Le droit des homosexuels est loin d’être respecté dans la grande majorité des pays africains.

Trois lesbiennes font facent à la justice au Cameroun

Le mot lesbianisme est souvent utilisé pour décrire l’attirance romantique et sexuelle entre deux femmes. On parle aussi d’homosexualité féminine pour qualifier cette attirance, ou parfois de saphisme.

Le droit des homosexuels est loin d’être respecté dans la grande majorité des pays africains.

Le droit des homosexuels est loin d’être respecté dans la grande majorité des pays africains.

Au continent noir, cette pratique intime n’est que très peu tolérée par les régimes en place, à quelques exceptions près. Suite à l’annonce de l’arrestation de dix lesbiennes au Cameroun au début de la semaine dernière, trois autres lesbiennes d’un triangle amoureux dans une région différente du pays ont été accusées de pratiquer l’homosexualité. Ce serait la première fois que l’on accuse formellement des femmes d’actes homosexuels au Cameroun. Si elles devaient être reconnues coupables, chaque femme encourt jusqu’à cinq ans de prison.

Apparemment, l’affaire concerne un couple de lesbiennes dans laquelle une femme a accusé l’autre d’avoir une liaison avec une troisième femme qui est mariée à un homme. Après des bousculades, le mari, a dénoncé l’une des femmes, en plus de sa propre femme, à la police. Dans la salle d’audience la semaine dernière dans une ville près de la frontière avec la Guinée équatoriale, une foule curieuse s’est attroupée dans la cour pour entendre les accusations portées contre les femmes.

Actuellement, les actes sexuels de même sexe sont interdits par l’article 347 du Code pénal camerounais.

Alice Nkom, fondatrice de l’Association pour la défense des homosexuels, a déclaré à l’Associated Press que la police torture souvent les détenus pour les amener à avouer. Elle a déclaré que le climat pour les personnes LGBT (Lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) en Afrique s’aggrave.

 » Les gens accusés d’homosexualité sont mis en prison tout de suite « , dit-elle.

En 2009, un militant Ougandais David Kato s’oppose à une proposition de loi du député David Bahati, tendant à l’interdiction de l’homosexualité, débattue au parlement ougandais. Sa vie, comme celle d’une vingtaine d’autres personnes, est menacée en octobre 2009 suite à la publication, par un tabloïd ougandais d’un appel à « pendre » des homosexuels ougandais dont il diffuse la liste avec sa photo en couverture. Le tabloïd annonce aussi qu’il publiera les noms d’une centaine d’homosexuels ougandais. L’affaire est portée en justice et David Kato. La publication est stoppée. Dans l’après-midi du 26 janvier 2011, David Kato Kisule est agressé dans son appartement dans la région de Mukono, 15 km à l’est de Kampala. Frappé à la tête avec une pierre, il meurt de ses blessures.

Au Liberia,  présidé par Ellen Johnson Sirleaf, corécipiendaire du prix Nobel de la paix en 2011, l’ancienne première dame du pays et sénatrice, Jewel Howard Taylor a récemment déposé un projet de loi qui rend l’homosexualité passible de mort, imitant ainsi le Soudan, la Mauritanie et le nord du Nigeria.

En Afrique, des femmes qui s’identifiaient comme lesbiennes ont été soumises à des viols censés les guérir, dans l’idée qu’un rapport sexuel avec un homme pouvait soigner le lesbianisme. Le gouvernement d’Afrique du Sud a été le premier du monde à bannir la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle malgré tout, le traitement réservé aux lesbiennes est brutal. Nombreux y sont les viols  » correctifs ».  En 2006, une jeune lesbienne de Kayelitsha, un township du Cap, a été poignardée et lapidée. Presque 6 ans plus tard la justice sud-africaine a reconnu que Zoliswa Nkonyana avait été la victime d’un crime homophobe et haineux. C’est une première.

Dans une région en proie à des préoccupations pour le bien-être des personnes LGBT, les observateurs internationaux seront attentifs et verront comment les femmes sont traitées pendant le procès. Le procès a été remis au 8 mars 2012.

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