Rafiki: Deux jeunes femmes se rencontrent, deviennent amies et tombent amoureuses l’une de l’autre. Elles sont confrontrées aux préjugés de leurs parents et de leurs voisins homophobes, à Nairobi.

Rafiki: un premier film kenyan sélectionné au Festival de Cannes en 2018

Rafiki de la réalisatrice Wanuri Kahiu est le premier film kenyan sélectionné au Festival de Cannes, le festival de films le plus médiatisé du monde. Rafiki est un drame humain qui dépeint la vie de deux jeunes femmes kenyanes saisies dans un amour lesbien, un sujet toujours tabou au Kenya.

Rafiki: Deux jeunes femmes se rencontrent, deviennent amies et tombent amoureuses l’une de l’autre. Elles sont confrontrées aux préjugés de leurs parents et de leurs voisins homophobes, à Nairobi.

Rafiki: Deux jeunes femmes se rencontrent, deviennent amies et tombent amoureuses l’une de l’autre. Elles sont confrontrées aux préjugés de leurs parents et de leurs voisins homophobes, à Nairobi.

Fille d’un businessman et d’une docteure, Wanuri Kahiu a été couronné (12 nominations, 5 trophées) aux Africa Movie Academy Awards en 2009 pour son film From a Whisper qui est basé sur les événements réels entourant les attentats à la bombe contre l’ambassade américaine à Nairobi en 1998. La réalisatrice qui vit entre Nairobi et Mombasa, a étudié le cinéma à l’Université Los Angeles aux États-Unis.

La nomination au Festival de Cannes est une excellente nouvelle pour le septième art africain qui transporte des drames émotifs, à fleur de peau, comme l’excellent film Timbuktu (Le Changrin des oiseaux) d’Abderrahmane Sissako,  le seul long métrage africain en compétition à Cannes en 2014.

Le Festival de Cannes, avec une sélection officielle qui se veut le reflet de la production cinématographique mondiale, choisie de mettre son certain regard, présidé cette année par le Portoricain Benicio de Toro, sur la production kenyane Rafiki qui se traduit par « ami » en Swahili, une langue est-Africaine qu’échange près de 150 millions de locuteurs.

Rafiki, un film de 83 minutes n’est pourtant pas bien reçu au Kenya, pays du tournage et de naissance de la réalisatrice Wanuri Kahiu qui représente la génération émergente de nouveaux cinéastes africains. Au-delà des préjugés de la société kenyane, Wanuri Kahiu a dû faire face à ceux de sa propre équipe de tournage. « Réaliser un film sur deux femmes amoureuses au Kenya revient à bousculer le cynisme profondément ancré dans la société concernant l’homosexualité à la fois auprès des acteurs, de l’équipe, de mes amis et de ma famille. »

Il semble bien que ce soient les films traitants d’homosexualités entre Noirs qui percent l’hymen de l’acceptation hollywoodienne dans le monde contemporain des films afros. Le film Moonlight  (2016) de Barry Jenkins a aussi été un précurseur important. C’est le premier film avec une distribution Noire, un premier film LGBT, à remporter la plus prestigieuse des statuettes, un Oscar, dans la plus prestigieuse des catégories, celui du meilleur film.

Malgré le franc succès du poignant long métrage kenyan, les autorités kényanes ne voient pas les choses du même œil. La société d’État Kenya Film and Classification Board  (KFCB)  a déclaré le jeudi 26 avril 2018 que Rafiki avait été interdit en raison de son intention de « promouvoir le lesbianisme » dans le pays. L’Article 45 de la Constitution de 2010 y interdit le mariage du même sexe. Et les sections 162, 163, 165 du Code pénal criminalisent les comportements homosexuels. Le communiqué officiel émis sur Twitter justifie: « Conséquemment, le film ne peut être distribué, présenté, diffusé, et ce, partout à l’intérieur des frontières de la République du Kenya et toutes personnes se trouvant en sa possession contrevient à la loi. », ceci en plus d’émettre des menaces de poursuites contres les producteurs et les bailleurs de fonds du film.

Qu’à cela tienne. Le réalisatrice Wanuri Kahiu a laissé entendre dans des interviews qu’elle avait été nerveuse quant à la réception du film au Kenya, mais qu’elle a réussi  à trouver un certain soutien aux gouvernement et dans l’industrie cinématographique locale.

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  1. Anonyme
    Avr 30, 2018 - 05:35

    C’est quoi ces betises ne mélangez pas mon Afrique à cette folie

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  2. Anonyme
    Avr 30, 2018 - 11:00

    A bat l’homosexualité et cette culture satanique de l’occident européen

    Répondre
    • Anonyme
      Mai 02, 2018 - 09:28

      Vos propos sont une des conséquence d’une colonisation par une religion européenne (christianisme)…

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    • Anonyme
      Mai 03, 2018 - 12:11

      Jamais. Moi je suis un akan et ni chez les akan ni chez les bantous on ne couche avec un individu du même sexe que soi. C’est le diable de la culture judeo -chrétienne qui tente de l’introduire chez nous. Mais ce dieu étranger sera vaincu par le Dieu de nos ancêtres

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    • Anonyme
      Mai 04, 2018 - 12:23
    • Anonyme
      Mai 04, 2018 - 12:26

      Je vous conseille de le lire attentivement (ouvrage d’un africain)! Le diable que vous citez ce n’est que l’arrogance des ignorants!

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    • Anonyme
      Mai 04, 2018 - 06:17

      Je ne sais pas d’où toi tu viens mais moi je sais d’où je viens. L’homosexualité est est un crime abominable. Abandonnez ça.

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    • Anonyme
      Mai 04, 2018 - 07:04

      Alain Diane Niangoran l’intollerance, la discriminatio et la haine sont des crimes beacoup plus graves que l’homosexualitée (qui a été crimisalisée, mais qui n’est certainnement pas un crime, elle n’est qu’une simple orientation sexuelle, comme tant d’autres).

      Répondre
    • Anonyme
      Mai 04, 2018 - 07:11

      Pourquoi donc les prétendus occidentaux criminalisent -ils la bigamie qui n’est qu’une orientation sexuelle et l’expression de la liberté d’association que proclament pourtant toutes les constitutions. C’est ça l’intolérance. L’homosexualité est un crime contre la nature elle même. Mes ancêtres l’ont, heureusement, si bien perçu

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    • Anonyme
      Mai 05, 2018 - 09:36

      Alain Diane Niangoran Mon cher ami moi je ne criminalise pas la polygamie, pourvu qu’on donne aux femmes le même droit d’avoir plusieurs hommes (polyandrie) ! Bigamie, polygamie, polyandrie ne sont pas d’orientation sexuelles, ce sont de coutumes sexuels, que je respect d’ailleurs !
      L’homosexualité c’est tout à fait naturelle et ça existe depuis la nuit des temps. Outre a l’homme elle a été d’ailleurs observée dans presque 300 espèces d’animaux différents (mammifères, oiseux, reptiles, poissons ….). Au vu de tout ça c’est l’homophobie qui est contre nature, car c’est un produit culturel et religieux qui n’a rien à avoir avec la vraie nature de l’homme.
      Pourquoi tu dis que chez tes ancêtres, les Akans, cette pratique n’existait pas, alors que les études menées à ce sujet montrent carrément le contraire ?

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    • Anonyme
      Mai 05, 2018 - 09:38

      T’as vu maintenant? Chez tes ancetres n’était pas du tout criminalisée, elle était bel et bien connue et pratiquée! Il faut connaitre les choses avant de se borner dans certaines convictions erronées!

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    • Anonyme
      Mai 05, 2018 - 10:25

      Je suis d’accord quand tu dis que cette pratique abominable existe chez certains animaux. Mais elle survient chez ceux-ci lorsqu’ils sont sujets à des mutations sur des chromosomes précis. Il n’est pas exclu que les humains victimes de cette deviance soient à de telles mutations. Malheureusement l’éthique ne permet pas d’étendre certaines recherches à l’humain. Mais je demeure convaincu que les pedes sont des malades, tout comme les daltoniens ou les albinos. Mais ni les albinos ni les daltoniens ne font la propagande de leur tares. Heureusement ni moi-même, ni mes ancêtres n’avons été affecté par cette mutation. Je crois même que ce genre d’affection tout comme celles qui poussent par exemple certaines personnes à assassiner leurs congénères sans raison n’affectent que les leucodermes c’est à dire ceux qui se font appeler les blancs. C’est ce genre d’affections qui pourraient expliquer leur violence gratuite au cours des siècles. Nous autres sommes différents de cette race mutante et malade qui tente vainement s’imposer ses maladies aux gens sains que sont les melanodermes et les xanthodermes.
      Bonne réception

      Répondre
    • Anonyme
      Mai 06, 2018 - 01:37

      Alain Diane Niangoran J’ai essayé mais, come l’adage le dit, il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Donc pas la peine de continuer cette discussion. Mais une chose je veux quand meme l’ajouter, arrete STP de parler de races! Il n’y a qu’une seule chez l’homme! Si cela te fait plaisir de considerer les peuples africains à la peau noire meilleurs que les autres, tu es libre de le croire, moi je ne pense pas que la valeur de la personne reside dans la couleur de sa peau, ni dans son orientation sexuelle! Bonne continuation

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    • Anonyme
      Mai 06, 2018 - 02:11

      Giovanni Barbagli moi je ne fais pas l’apologie des races. Au contraire, je sais que cette notion de race n’a aucun fondement biologique. Mais le fait de vouloir faire passer sa culture et ses coutumes comme des valeurs universelles m’écoeure. Nous autres ne sommes pas des homosexuels. Depuis les six derniers millénaires, cette pratique n’est pas l’une de nos valeurs. La polygamie si . Mais arrêtez ce pratique obscène et dangereuse pour vous mêmes. Arrêtez aussi d’en faire la promotion. C’est votre valeur et non la nôtre. Gardez la comme nous ne cherchons pas à vous convaincre d’être polygames comme nous.

      Répondre
    • Anonyme
      Mai 06, 2018 - 04:30

      Alain Diane Niangoran moi je me bats pour les droits humains! Que ce soit en Afrique ou en Occident peu importe! Donc je n’arreterai pas ma lutte pour faire reculer toute sorte de discrimination et d’injustice qui subissent les hommes, comme les femmes à travers le monde! Il y a des valeurs universels qui depassent les croiances, les coutumes ou les détails culturels. Il y a une déclaration universelle des droits de l’homme qui a été ratifié par tous les pays du monde (sauf la Somalie et le Vatican) et c’est à cette déclatation qui s’insipirent mes principes, mes valeurs et mes convictions! Vous continuer à repeter que les africains ne sont pas des homosexualité, moi je vous dis que le meme pourcentage de personnes homosexuelles qui naissent en Occident naissent aussi en Afrique, en Asie, ou encore en Australie. Puisque cette orientation sexuelles fait partie de notre espèce dépuis toujours. Elle était connue et pratiquée chez les Akans aussi, que cela vous plaise ou pas!

      Répondre
    • Anonyme
      Mai 06, 2018 - 04:31

      « En COTE D’IVOIRE: Les Akan de Côte-d’Ivoire, avaient créé au XVIIIe siècle un puissant empire guerrier où les esclaves de sexe masculin étaient utilisés comme des concubines ou des amoureuses. Une fois leur maître mort, ils étaient aussi mis à mort. Ce type de relation dans la société Ashanti était accepté et allait même jusqu’à se répandre chez les jeunes libres, qui se rendaient plus efféminés. Cette situation trouve son explication dans le fait que les Ashanti étaient une société matrilinéaire. De ce fait, il était avantageux d’être des « femmes », des « concubines », à cause du statut très élevé qui était attribué aux femmes et des avantages sociaux qui l’accompagnaient : respect, dignité, héritage… Il apparaît ainsi qu’être efféminé pour certains hommes libres, pouvait servir comme tactique de positionnement et d’autorité, capitalisée par l’acceptation, le consentement d’une relation homosexuelle.
      C’est dire que ces hommes-femmes n’étaient pas seulement symboliquement et socialement reconnus comme des femmes, mais à travers cette relation (homo) sexuelle socialement tolérée, ils devenaient de facto des femmes »

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  3. Anonyme
    Mai 02, 2018 - 12:15

    Quand est-ce que les africains accépterons la réalité telle qu’elle est? Ils sont encore convencus que l’homosexualité n’existait pas en Afrique avant la venue des occidentaux?

    Répondre
  4. Anonyme
    Mai 03, 2018 - 06:17

    Normal, ça traite de sujet qui les préoccupe et non les Africains.

    Répondre
    • Anonyme
      Mai 04, 2018 - 12:27

      ça traite d’un sujet qui concerne de milions d’hommes et de femmes africains (que cela vous plaise ou pas)!

      Répondre

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