De nombreux résidus dans le vin européen témoignent d’une utilisation très intensive de pesticides en viticulture. Parmi ces résidus trouvés de nombreuses molécules sont des cancérigènes possibles ou probables, des toxiques du développement ou de la reproduction, des perturbateurs endocriniens ou encore des neurotoxiques.

Le vin bio africain à la conquête de l’Europe

L’histoire commence en 1997, lorsque le Premier Ministre Chinois Li Peng encourage ses compatriotes à laisser l’alcool traditionnel produit à base de céréales pour le vin de raisin. Il s’agissait de laisser la céréale pour l’alimentation humaine, afin d’éviter les pénuries et la disette. Les Français et les Espagnols se sont engouffrés dans la brèche pour combler cet énorme marché, mais puisqu’en Europe, les superficies cultivées n’avaient pas augmenté, ils ont donc commencé à vendre aux Chinois n’importe quoi. La seule solution pour les Chinois était de se lancer eux-mêmes dans la production viticole afin de préserver la santé de sa population.

Pourquoi le vin  européen peut être mortel?

De nombreux résidus dans le vin européen témoignent d’une utilisation très intensive de pesticides en viticulture. Parmi ces résidus trouvés de nombreuses molécules sont des cancérigènes possibles ou probables, des toxiques du développement ou de la reproduction, des perturbateurs endocriniens ou encore des neurotoxiques.

De nombreux résidus dans le vin européen témoignent d’une utilisation très intensive de pesticides en viticulture. Parmi ces résidus trouvés de nombreuses molécules sont des cancérigènes possibles ou probables, des toxiques du développement ou de la reproduction, des perturbateurs endocriniens ou encore des neurotoxiques.

Le 12/02/2003, c’est le très sérieux journal américain le Washington Post qui, dans un article très alarmant, dénonçait la présence des engrais chimiques dans les vins en provenance de l’Europe pour le marché nord-américain.

5 ans plus tard, cette dangerosité du vin européen dénoncée par le quotidien américain allait être confirmée par une sérieuse étude européenne rendue publique le 26/03/2008, par les associations du Pesticides Action Network Europe (PAN-Europe),  dont le MDRGF pour la France (voir le rapport complet), Global 2000 pour l’Autriche et Greenpeace Allemagne, sur des bouteilles de vin venant d’Italie, Portugal, France, Allemagne et Autriche, on a constaté que 100 % du vin classique européen était contaminé, empoisonné. Ceci allait souvent jusqu’à 10 résidus différents de pesticides, avec un niveau de contamination très grave de 5800 fois supérieur à la limite consentie pour l’eau du robinet. Ces analyses ont montré que ces résidus étaient pour la plupart des molécules cancérigènes et toxiques, pouvant empêcher la reproduction humaine. En d’autres termes, boire fréquemment ces vins pouvait soit entraîner le cancer ou tout simplement la stérilité du buveur.  Dans sa conclusion, le PAN pointe du doigt la surutilisation des pesticides dans la viticulture qui n’occupe que 3% des terres agricoles européennes, mais accueille 20 % des pesticides utilisés. Car il faut produire toujours plus alors que la terre à disposition régresse; il ne reste plus que les produits chimiques pour compenser et c’est comme cela qu’on est arrivé en Europe à mettre sur le marché de véritables poisons (cancer) et un tueur de fœtus pour la stérilisation de masse.

Cliquez pour voir le Forum Vins et Pesticides Juin 2010

httpv://www.youtube.com/watch?v=UdaW6Me4OnA

Il ne s’agit pas de fraude, puisque seulement 3 mois après les résultats de cette étude et précisément le 29 mai 2008, c’est le gouvernement Sarkozy qui publie un document de 16 pages dénommé « Plan de modernisation de la filière viticole » — qu’on peut renommer « License pour tuer» –  où il est écrit à propos de la filière viticole que:

« Plus de liberté́, c’est, à la fois, alléger certaines procédures administratives, supprimer certaines contraintes, ouvrir la panoplie des pratiques techniques, culturales et œnologiques, et laisser aux professionnels des marges d’appréciation et de décision ». Lorsqu’on couple à cette liberté désormais laissée aux professionnels du secteur l’appât du gain et la rareté des terres, on est en droit de se demander à chaque fois, ce que contiennent véritablement les bouteilles de vin en provenance de l’Europe.

Quelles leçons pour la jeunesse africaine?

Lorsque j’étais tout jeune dans mon pays, le Cameroun, je m’étais promis à moi-même de ne jamais boire d’alcool et de ne jamais fumer, parce que j’avais été intrigué de constater que les seules entreprises que le pays avait héritées de la période de l’occupation britannique, allemande et française étaient justement des brasseries et des entreprises de cigarette. Les Européens n’avaient créé ni d’école, ni de routes ni d’hôpitaux, ni de laiteries, mais ils s’étaient concentrés uniquement sur ces 2 secteurs : l’alcool et la cigarette. Je trouvais cela très suspect. Et après avoir constaté que 100% des ingrédients provenaient d’Europe pour enrichir leurs agriculteurs et appauvrir les nôtres condamnés à la culture des inutiles café, cacao et coton, à ce jour, je n’ai jamais rien pris de ces deux produits malgré mes 20 années passées en Italie, le premier producteur de vin du monde, où le vin est une vraie tradition. Mon comportement avec le temps s’est révélé salutaire, mais très isolé. Autour de moi, l’alcool avait envahi la société, l’alcool européen (vin, bière) était devenu le seul vrai symbole des funérailles bamiléké (ouest du Cameroun) et c’est ce triste constat qui m’a fait me rendre compte que mon constat était erroné, et que le pragmatisme m’aurait orienté à me poser plutôt la question : « comment faire que chaque verre de vin, chaque verre de bière pris en Afrique ne soit pas un morceau de la souveraineté africaine qui est vendue ? Comment faire  que le pactole du vin, de la bière profite aux agriculteurs africains? La réponse à cette question est que ce n’est pas vrai que le houblon, le malt et le maïs qui entrent dans la production de la bière ne peuvent être produits qu’en Europe ou aux É.-U.. Ce n’est pas vrai que la viticulture ne peut être réalisée qu’en Europe et pas en Afrique.

La jeunesse africaine doit être capable de douter de toutes les vérités fabriquées pour tromper ses parents et grands-parents et foncer produire sa propre vérité, même lorsque c’est la science officielle qui affirmera que quelque chose n’est pas possible. Parce qu’en réalité, comme disait Giordano Bruno, “la mathématique ment, la géométrie ne raconte que ce qu’on veut qu’elle dit”, j’ajoute : la science ment et ne raconte que ce que le système dominant veut lui faire dire. Il n’existe aucune plante, aucun arbre qui peuvent pousser n’importe où dans le monde et qui ne peuvent pas être adaptés aux conditions favorables de végétation en Afrique. D’après une note réalisée par Madame Gihane RAMATOU IDI de la Mission Economique dit UBIFRANCE (organisme d’état sous le Consulat de France à Douala), mise à jour le 19/4/2012 par Gerald PETIT et envoyé aux producteurs français de vins, il est écrit que le Cameroun (comme la plupart des pays africains) est un Eldorado à conquérir par les producteurs français de vins. Madame Idi donne pour preuve la croissance des importations de 2009 à 2010 de 23,7 % à 10 millions d’Euros (6,6 milliards de FCFA), et les invite à venir à Douala en novembre 2012 pour prospecter une nouvelle clientèle. Je vous conseille d’aller voir Madame IDI à l’Immeuble Indigo à Bonapriso (Douala) pour vous faire inviter à cette cérémonie, mais en lui disant que vous cherchez des partenaires pour vous former à la création de la vigne au Cameroun. Il est certain qu’elle vous répondra que ce n’est pas possible, mais ce sera à vous de savoir rompre avec la « théorie de la dépendance » pour démarrer un nouveau parcours dans les relations Afrique-Europe. Beaucoup l’ont fait et ont bien réussi.

L’exemple le plus significatif est celui de la société espagnole Terra i Xufa, de Valencia, passée, en quelques mois, d’un simple distributeur de bière allemande sur son circuit de magasins spécialisés et de restaurants, à producteur d’une bière bio et exportateur vers l’Allemagne et a réussi à forcer son ancien fournisseur allemand à devenir son nouveau distributeur en terre allemande. C’est à ce genre de renversement de cette « théorie de la dépendance » que la jeunesse africaine doit s’évertuer. Et plutôt que de rester des ridicules consommateurs de vins européens à réciter la propagande de celui qui lui fait les poches, comme le « BON VIN », le « BON BORDEAU », le “BON BOJOLAIS”, la jeunesse africaine doit savoir rester abstinent en alcool pour avoir la tête très lucide et aller dans les vignes européennes comprendre le fonctionnement, pour enfin retourner la situation en sa faveur et proposer à l’Europe et au monde du vin bio; car dans les études du Pesticides Action Network Europe (PAN-Europe) citées plus haut, les seuls vins non contaminés étaient les vins bio. L’Afrique a l’espace et les personnes pour développer cette filière, il y a un gros marché à conquérir partout dans le monde. Le slogan est déjà prêt et si évident : « Arrêtez de vous empoisonner, buvez le vin bio africain« . En comparaison, sur un hectare de plantation, on produit environ 185 kg de café, 300 kg de cacao, 8 tonnes de raisin qui donneront environ 4500 bouteilles de 75 cl de vin soit 40-60 hectolitres de rentabilité à l’hectare. Pourquoi les Africains se sont confinés à des cultures les plus ingrates comme le café ou le cacao et n’ont jamais pensé à la vigne? La seule peur du climat justifie-t-elle tout? Cherchez l’erreur.

Nouvelles similaires

Laisser un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Copyrıght 2014 MILOTCHE MEDIA. All RIGHTS RESERVED.

Share