Le terme « Nollywood » est un mot-valise associant le « N » de Nigéria et le « ollywood » de Hollywood (suivant le même modèle que l'expression Bollywood : « B » de Bombay et « ollywood » de Hollywood)

Netflix s’empare de Nollywood

Netflix, le géant du streaming en ligne basé aux États-Unis investit un montant colossal de huit milliards de dollars dans le cinéma africain.

Fort de ses 125 millions d’abonnés en 2018, présent dans plus de 130 pays, Netflix qui offre des films et des séries en streaming ne pouvait qu’embrasser le cinéma original africain et spécialement celui de Nollywood qui est, devant Hollywood, juste derrière Bollywood, le second plus important producteur de films au monde.

Le terme « Nollywood » est un mot-valise associant le « N » de Nigéria et le « ollywood » de Hollywood (suivant le même modèle que l'expression Bollywood : « B » de Bombay et « ollywood » de Hollywood)

Le terme « Nollywood » est un mot-valise associant le « N » de Nigéria et le « ollywood » de Hollywood (suivant le même modèle que l’expression Bollywood : « B » de Bombay et « ollywood » de Hollywood)

Nollywood, qui évoque le cinéma nigérian, est une source abondante de créations cinématographiques. Chaque année, plus de 2000 titres y voient le jour pour un public estimé à plus de 100 millions de cinéphiles. Connu pour mettre l’accent sur l’abondance plutôt que sur la qualité du long métrage, cette variable a évolué pour maintenant offrir au spectateur une expérience plus léchée. C’est peut-être cet effort qui a attiré le regard de Netflix ou peut-être son manque de choix de créations non-américaines qui a mené leur flaire vers d’autres lieux.

Netflix a déjà acquis des droits pour des films de Nollywood, dont la comédie romantique The Wedding Party, ainsi que le thriller October 1 , mais seulement après qu’ils furent projetés dans les cinémas locaux.  Cette fois-ci, Netflix  a pris les devants et a racheté les droits mondiaux de la comédie de Geneviève Nnaji  Lionheart à la veille de sa première mondiale au Festival international du film de Toronto (TIFF). Netflix a annoncé l’accord il y a quelques semaines. Cette acquisition marque le premier film original de Netflix au Nigéria.

On sent le nouveau penchant de Netflix pour le cinéma black indépendant. Il y a quelques mois elle offrait un lucratif contrat de 100 M$ pour trois ans au producteur afro-américain Kenya Barris, auteur de la série Black-Ish qui déménagera sa série sur la plateforme en ligne ou, pense-t-il, il trouvera plus de liberté dans son scénario qui met en scène une famille afro-américaine.

Netflix peut désormais tenter le marché africain au côté de la plateforme lancé le 1er décembre 2011, iROKOtv surnommé le « Netflix of Africa ». Le succès d’iROKOtv qui compte plus de 5000 titres de Nollywood, est le premier service de streaming majeur à proposer du contenu Nollywood, offre une mesure du marché et de l’attrait des films africains. Iroko a également réussi à porter sa relation avec Nollywood à Nokia et dans des chaînes de diffusion internationales sur DStv (Afrique du Sud), Sky (Royaume-Uni) et de Canal Plus (France).

Comme partout ailleurs, les joueurs locaux de la télévision ont réagi à l’intrusion de ce nouveau compétiteur aux poches profondes.  Une demande de réglementation est un appel commun des monopoles établis qui trouvent leur emprise sur un marché local contesté par un perturbateur technologique, et MultiChoice, n’est pas différente. Au début, la société sud-africaine a tenté de concurrencer Netflix en lançant son propre service de diffusion en continu alors que la tendance des visionnements marquait un avantage pour le web. Maintenant, MultiChoice, la plus grande plateforme de télévision africaine, exige des règles plus strictes sur son propre marché.

Calvo Mawela, un exécutif de MultiChoice qui compte dans ses rangs 88 % de Noirs (56 % de femmes noires), a accusé Netflix d’avoir fait perdre à la compagnie présente dans au moins quinze pays africains plus de 100 000 abonnés l’année dernière et 40 000 dans l’année en court. Dans un entretien accordé le 12 juillet 2018 au journal Business Day en Afrique du Sud, M. Mawela a appelé les régulateurs à mettre un terme à Netflix et à d’autres services du genre.

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