Le 27 octobre 2002, Lula est élu président à l’élection présidentielle. Il est accusé d'avoir utilisé des fonds publics pour financer une campagne de promotion politique en 2004. En 2014, une enquête de la Police Fédérale du Brésil révèle l'existence d'une opération de blanchiment d'argent équivalant à plus de 3 milliards de USD au bénéfice de partis ou de représentants des partis de la coalition au pouvoir

L’ex-Président Lula arrêté dans une importante affaire de corruption

Attisant la crise politique brésilienne actuelle, l’ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a été brièvement détenu pour être interrogé vendredi dans une enquête fédérale sur un vaste système de corruption. Une investigation qui menace de renverser sa dauphine, la présidente Dilma Rousseff.

Le 27 octobre 2002, Lula est élu président à l’élection présidentielle. Il est accusé d'avoir utilisé des fonds publics pour financer une campagne de promotion politique en 2004. En 2014, une enquête de la Police Fédérale du Brésil révèle l'existence d'une opération de blanchiment d'argent équivalant à plus de 3 milliards de USD au bénéfice de partis ou de représentants des partis de la coalition au pouvoir

Le 27 octobre 2002, Lula est élu président à l’élection présidentielle. Il est accusé d’avoir utilisé des fonds publics pour financer une campagne de promotion politique en 2004.

En 2014, une enquête de la police fédérale du Brésil révèle l’existence d’une opération de blanchiment d’argent équivalant à plus de 3 milliards de USD au bénéfice de partis ou de représentants des partis de la coalition au pouvoir ainsi que des principales sociétés de construction du pays.

La mise en interrogation formelle de l’ex-président brésilien Lula sur cette affaire est l’aboutissement d’une enquête de deux ans centrée sur la compagnie pétrolière d’État Petrobras qui a secoué l’establishment politique et des affaires du Brésil. Ce nouveau tournant approfondit la pire récession que connait la plus forte économie d’Amérique latine depuis des décennies.

Parallèlement, l’enquête menace de ternir l’héritage de l’homme politique le plus adulé du Brésil dont les humbles racines et les programmes anti-pauvreté font de lui un héros populaire. Ces prétendues manœuvres met sous les projecteurs la façon dont le Parti des travailleurs, un parti politique d’essence marxiste initié par Lula lui-même, a consolidé sa position depuis sa montée au pouvoir, il y a 13 ans.

Les forces policières ont intercepté le premier Président brésilien de gauche dans sa demeure située dans la périphérie de Sao Paulo et l’ont libéré après trois heures d’interrogatoire. Ils ont ébruité que des preuves suggéraient que Lula a reçu des commissions occultes de la compagnie pétrolière Petrobras, sous la forme de rétributions monétaires et d’immobiliers luxueux.

Les preuves contre Lula conduisent l’enquête vers sa protégée Dilma Rousseff, l’actuelle Présidente du pays lusophone. Présentement, celle qui était la chef de cabinet de Lula, se bat contre rien de moins que la destitution pour avoir enfreint les règles budgétaires dans ses efforts pour tirer l’économie brésilienne hors de la récession.

Dilma Rousseff a exprimé son opposition d’emmener son mentor pour un interrogatoire en prétextant que cette démarche était «inutile» après qu’il ait volontairement témoigné. Mais elle a également répété son soutien pour faire la lumière sur ces malversations jusqu’à ce que les responsables soient punis.

« L’ex-président Lula, en plus d’être le chef du parti, était le seul responsable de la décision de mandater les administrateurs de Petrobras et il a été l’un des principaux bénéficiaires de ces crimes« , a indiqué la police dans un communiqué pour confirmer sa détention. « Il est prouvé que ces crimes l’ont enrichi et ont financé ses campagnes électorales ainsi que les caisses de son parti politique. »

De son coté Lula était outré, vociférant que les enquêteurs avaient un « manque de respect envers la démocratie» et proclamait avoir à faire un cirque médiatique plutôt qu’une enquête sérieuse. L’ancien syndicaliste ajoute aux militants du Parti destTravailleurs qu’il avait déjà répondu aux questions de la police vendredi et a répété aux enquêteurs qu’il n’est pas le propriétaire des luxueuses propriétés pour lesquelles il aurait reçu des pots-de-vin.

Quant à Dilma Rousseff, elle a nié toute malversation. Dans une déclaration publique, son ministre du Travail, Miguel Rossetto, a déclaré que la détention était « une attaque claire sur ce que représente Lula. »

Au Brésil, il n’y a pas de précédent à tout cela; il y a seulement une humeur nationale d’étonnement anxieux. Est-ce que les interrogatoires policiers s’étendront à la Présidente elle-même? Démissionnera-t-elle ou sera-t-elle chasser du pouvoir? Une histoire qui éclabousse toute la classe politique du cinquième plus grand pays de la planète.

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  1. Jean Claude Thoret
    Mar 06, 2016 - 09:01

    les mains sales ???

    Répondre

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