En Afrique, sur une population estimée à 1,3 milliards on dénombre 362 millions d’internautes soit un taux de pénétration de 29% et 168 millions d’utilisateurs de réseaux sociaux avec un taux de pénétration de 14%

Les réseaux sociaux, poison pour la solidarité des peuples ?

Solidarité, voilà un mot international, traduisible dans toutes les langues, conceptualisées dans toutes les cultures.  Quand nous nous remémorons que l’homme est animal social, le terme prend tout son sens.  En effet, se sentir solidaire, n’est-ce pas là une des manifestations les plus humaines ?

Même dans les sociétés les plus individualistes comme les États-Unis où « l’American Dream » ne se conjugue qu’au singulier, les taxes, impôts, et « food stamps » viennent rappeler aux plus fortunés qu’il est une obligation de faire un pas vers les plus précaires.

En Afrique, sur une population estimée à 1,3 milliards on dénombre 362 millions d’internautes soit un taux de pénétration de 29% et 168 millions d’utilisateurs de réseaux sociaux avec un taux de pénétration de 14%

En Afrique, sur une population estimée à 1,3 milliards on dénombre 362 millions d’internautes soit un taux de pénétration de 29% et 168 millions d’utilisateurs de réseaux sociaux avec un taux de pénétration de 14%

De même, lorsque l’on apprend qu’en Libye, en Mauritanie et ailleurs dans le monde des hommes sont mis en esclavages, l’être humain, partout où il se trouve, devrait monter au créneau contre ces pratiques irréelles avec la dernière énergie.

Curieusement, face à cet affront de la dignité humaine, la réponse est faible, ou plutôt, disproportionnée. C’est que la vague d’indignation sur les Facebook, Twitter et Compagnies, ne s’est pas traduite dans les rues, devant les ambassades ou dans les cotisations pour aboutir à des projets concrets.  La révolte est restée numérique, laissant la révolution sur le pavé.

En réagissant sur les réseaux sociaux, nous sommes dans l’illusion d’avoir fait notre part. Que quelqu’un quelque part se chargera de mener le combat plus loin ! Le problème est que tout le monde attend ce, « quelqu’un quelque part ».

Les réseaux sociaux sont comme l’argent : un bon serviteur, mais un bien mauvais maître. En effet, ces technologies sont d’excellents outils de communications, mais ils atteignent leur seuil d’incompétence lorsque l’on veut en faire un chef de file. Changer sa photo de profil Facebook pour contester l’esclavage d’êtres humains en Libye, c’est comme aller à la guerre avec un couteau de cuisine.

À l’instar des jeux vidéo, il y a quelque chose de « dangereusement confortable » dans les réseaux sociaux. Une sorte de bon vivre virtuel qui crée, lentement mais surement, une déconnexion bien réelle.  Ce que les spécialistes de la question appellent la cyberdépendance a subtilement empoisonné toutes les sphères de notre société. Nous sommes bien loin des années 60 où des manifestations spontanées dans les capitales du monde avaient eu lieu pour dénoncer l’assassinat d’un… jeune premier ministre congolais, Patrice Lumumba.  N’est-il pas ironique que près de 60 ans plus tard, nous ayons fait un grand pas en avant technologiquement pour faire un bond en arrière humainement ? Qu’un instrument crée pour nous rapprocher nous a distancés émotionnellement ?

La Ligue des Noirs du Québec aura le défi de répondre à ces questions. En effet, elle invite toute personne à participer au grand rassemblement qu’elle organise contre l’esclavage en Libye, ce samedi 16 décembre – 12h00 au parc Toussaint Louverture à Montréal.

Une initiative qui veut redonner à l’homme sa grandeur, une démarche ô combien salutaire à l’heure où tout se règle en ligne en moins de 140 caractères.

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  1. Francis Tervil
    Déc 16, 2017 - 05:23

    Pour régler ce problème il faut une intervention militaire et stopper tous ces gens qui ont contribué à l’esclavage et supporter financièrement les victimes. Les gens sur les réseaux sociaux sont impuissants, car la majorité qui voudraient aider ne sont pas des militaires et ne sont pas des personnes d’autorité. Nous pouvons envoyer de l’argent, mais il n’a rien qui prouve que l’argent va se rendre aux victimes. Le vrai problème c’est que le peuple Africain ne font pas peur aux Arabes et aux Européens. Si c’était des Chinois qui se faisaient trafiquer par des Africains, le gouvernent Chinois aurait réagi avec une opération militaire après un avertissement.

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    • Simba Olenga
      Déc 18, 2017 - 10:43

      … quelle est la réelle pertinence de cette dictée en rapport au sujet de cet article en premier lieu?
      En second lieu, en quoi une énième《 intervention militaire 》en Lybie puis en Mauritanie – comme il sied apparemment de nos jours à user de cet euphémisne pour ne pas ainsi dire《 occupation 》, 《 invasion 》voire 《 colonisation 》- de la part évidente des seuls en moyen de pouvoir le faire (c’est-à-dire l’ennemi) pourra t-il aider à changer quoi que ce soit hormis empirer les choses comme à leur habitude?

      Sachant entre autres que l’esclavage fût rétablie en Mauritanie grâçe à un putsch militaire organisée par une bourgeoisie financièrement et physiquement soutenu par l’une de ces fameuses 《 interventions 》 franco-américaines…

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    • Francis Tervil
      Déc 19, 2017 - 03:27

      Simba Olenga J’ai jamais dit que l’intervention doit être fait par des Européens. C’est le temps que nous les Africains développent une force militaire qui seraient capable de détruire des pays comme la Lybie qui forcent les Africains à l’esclavage. Cela va prendre de l’argent. Ça va prendre tous les Africans à financer une force militaire. Je suis prêt à mettre plus de 5000$ à 10000$ et être sur la première ligne pour détruire ces marchands d’esclaves en Lybie. Ce n’est pas des mots. Je suis prêt, mais cela va prendre beaucoup de gens pour que ça marche.

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    • Pulp Sita
      Déc 19, 2017 - 10:42

      Les forces militaires africaines étaient où quand le Mali fut envahi par des terroristes ?! Elle est où pour éradiquer la vermine de Boko Haram ?!
      Alors penser qu’ils feront quoi que ce soit en Libye c’est une hérésie

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    • Simba Olenga
      Déc 20, 2017 - 12:16

      … mais il n’y a pas de force militaire africaine, lol. Hormis cette milice fantôche au service de des mécènes de l’Union Européenne au sein de l’Union Africaine.

      Il n’y a donc point d’hérésie sans religion.

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    • Francis Tervil
      Déc 20, 2017 - 03:45

      Pulp Sita apprend à lire les commentaires avant de commenter. J’ai bien écrit  » Que les Africains développent une force militaire qui seraient capable de détruire des pays comme la Lybie. » J’ai jamais écrit que nous avons présentement une force militaire qui peut détruire les marchands d’esclaves en Lybie.

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    • Francis Tervil
      Déc 20, 2017 - 03:45

      Simba Olenga Alors c’est quoi la solution??? Simba. Si tu as une solution dis le moi.

      Répondre
  2. Tiguet Pays
    Déc 16, 2017 - 10:42

    Poison parce-que maintenant l’info on m’a directement avec preuve

    Répondre

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