Les affrontements ont commencé lorsque l'arbitre a sifflé la fin du match. Les fan se sont lancé des projectiles, déclenchant les violences.

Les Egyptiens se dressent suite aux 74 morts après un match de foot

Les affrontements ont commencé lorsque l'arbitre a sifflé la fin du match. Les fan se sont lancé des projectiles, déclenchant les violences.

Les affrontements ont commencé lorsque l'arbitre a sifflé la fin du match. Les fan se sont lancé des projectiles, déclenchant les violences.

Les Égyptiens révoltés par la mort de 74 personnes dans un stade de football manifestent, alors que les fans et les politiciens accusent l’armée au pouvoir de ne pas avoir empêché l’incident le plus meurtrier depuis le renversement d’Hosni Moubarak.

De jeunes hommes ont bloqué les routes à proximité du bâtiment de la télévision d’État et l’emblème de la capitale Place Tahrir. Une foule s’est assemblée à la gare ferroviaire principale du Caire, espérant apercevoir un parent après le match à Port-Saïd.

Pendant que l’on déchargeait les corps couverts de la pire catastrophe du football de l’Égypte, des milliers de gens offensés par la scène scandaient « A bas le régime militaire!»

« Où est mon fils? » Criait une femme, qui par ses appels téléphoniques frénétiques cherchait des nouvelles de son fils de 18 ans. « Au diable le match de foot…. Rendez-moi mon garçon. »

Au moins 1.000 personnes ont été blessées dans les violences mercredi soir quand les fans de football ont envahi la pelouse dans la ville méditerranéenne, après que l’équipe locale Al-Masry ait battu celle du Caire, Al Ahli, le club le plus titré de l’Égypte.

Des centaines de partisans d’Al-Masry ont bondi sur la pelouse poursuivant les joueurs du club des visiteurs. Les admirateurs d’Ahli ont paniqué et ont sprinté vers la sortie. Mais les portes d’acier étaient fermées et des dizaines de partisans ont été écrasés à mort dans la bousculade.

Les politiciens en colère ont dénoncé la quasi-absence des forces de sécurité étant donné l’accumulation de tensions au match et a accusé les dirigeants militaires égyptiens d’avoir permis, et même causé, ce carnage.

Le 11 février 2011, après 18 jours de révolte du peuple, le président Moubarak démissionne et laisse le pouvoir au ministre de la Défense et commandant en chef des forces armées égyptiennes, Tantawi. Il devient alors le chef de la junte militaire qui hérite du pouvoir sous le nom de Conseil suprême des forces armées, ce qui fait de lui le chef de l'État égyptien par intérim de facto.

Le 11 février 2011, après 18 jours de révolte du peuple, le président Moubarak démissionne et laisse le pouvoir au ministre de la Défense et commandant en chef des forces armées égyptiennes, Tantawi. Il devient alors le chef de la junte militaire qui hérite du pouvoir sous le nom de Conseil suprême des forces armées, ce qui fait de lui le chef de l'État égyptien par intérim de facto.

Le parlement a tenu une session d’urgence pour discuter des excès. Ils ont tenu une minute de silence en mémoire des victimes pour commencer l’intervention. Les Frères musulmans, qui dominent l’assemblée, ont déclaré « qu’une main invisible » était derrière la tragédie.

Le premier ministre Kamal Ganzouri a annoncé l’arrestation du chef de la sécurité de la ville, la démission du gouvernement de Port-Saïd et le limogeage de la direction de la fédération du football.

Le ministère de l’Intérieur a attribué cette violence à une section de la foule qui selon lui, a délibérément provoqué l’anarchie et l’émeute.

Des centaines de gens se sont rassemblés près du stade de Port-Saïd en scandant : « Les gens de Port-Saïd sont innocents. C’est une conspiration. »

Les critiques plus virulentes envers l’armée les accusent de semer le désordre pour perturber la transition vers un régime civil. L’armée a promis de se retirer du pouvoir d’ici la mi-année.

Des militants ont réalisé une marche vers 16 h, heure locale vers le ministère de l’Intérieur pour protester.

« Le conseil militaire veut prouver que le pays se dirige vers le chaos et la destruction. Ce sont des hommes de Moubarak. Ils appliquent sa stratégie quand ils disent : “Choisissez-moi ou choisissez le chaos », a déclaré Mahmoud El-Naggar, 30 ans, technicien de laboratoire et membre de la Coalition de la jeunesse révolutionnaire à Port-Saïd.

Le maréchal Mohamed Hussein Tantaoui, 76 ans, qui dirige le conseil militaire au pouvoir, a pris l’initiative inhabituelle de parler par téléphone à une chaîne de télévision appartenant à Al Ahli, jurant de traquer les coupables. L’armée a annoncé trois jours de deuil national.

“Je regrette profondément ce qui s’est passé au match de football à Port-Saïd. Je présente mes condoléances aux familles des victimes”, a déclaré M. Tantawi dans les commentaires diffusés à la télévision d’État.

Il n’a guère contribué à apaiser la colère des fans, qui, comme beaucoup d’Égyptiens, sont furieux que l’Égypte soit toujours en proie à l’anarchie et de fréquents épisodes de violence meurtrière près d’un an après Moubarak ait été chassé et remplacé par un conseil militaire.

«Le peuple veut l’exécution du maréchal», scandait la foule à la gare du Caire. ‘Nous allons nous assurer que leurs droits soient respectés, ou mourir comme eux” pouvait-on entendre pendant que l’on déchargeait les corps.

Apparemment, la révolution n’est pas terminée en Égypte.

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