La notion érotique du sous-vêtement s'installe dans les années 1980; le sous-vêtement devient un objet de mode.

Le Zimbabwe interdit le sous-vêtement de seconde main

Une nouvelle loi a rendu illégal au Zimbabwe le fait d’importer ou de vendre des dessous utilisés. Il est désormais interdit d’importer des sous-vêtements de seconde main sous toute forme, qu’ils soient achetés, donnés ou obtenus de toute autre manière.

La notion érotique du sous-vêtement s'installe dans les années 1980; le sous-vêtement devient un objet de mode.

La notion érotique du sous-vêtement s’installe dans les années 1980; le sous-vêtement devient un objet de mode.

L’interdiction a été introduite par le ministre des Finances Tendai Biti, qui affirme être choqué de découvrir que de nombreux Zimbabwéens dans le pays frappé par la pauvreté achètent des sous-vêtements usés dans des marchés aux puces ou sur les échoppes.

M. Biti a ajouté: « On m’a informé que nous importons maintenant des sous-vêtements féminins. Comment ça se fait-il? Si vous êtes un marié et votre femme achète ses sous-vêtements au marché aux puces, vous auriez échoué. »La pratique a été interdite en vertu de mesures de répression du gouvernement et est devenue effective le 30 décembre 2011.

La mauvaise économie du Zimbabwe a forcé de nombreux habitants à acquérir des sous-vêtements de marchés qui ont été soit fournis avec un stock de seconde main ou encore, les sous-vêtements ont été offerts par d’autres pays développés à travers le monde.

Selon la nouvelle législation, la Revenue Authority du Zimbabwe facturera des frais de 40 pour cent, en plus d’une taxe de 15 pour cent sur toutes les importations de sous-vêtements en plus d’une pénalité de 3 USD pour chaque kilogramme de dessous.

Les médias locaux ont rapporté que cette nouvelle interdiction est une mesure positive dans la bonne direction comme il se penchera sur les problèmes de santé liés au port de vêtements de seconde main. On croit aussi que cette loi pourrait aider à protéger l’industrie textile du Zimbabwe.

Certains journaux locaux ont salué ce geste en rapportant qu’il était indigne que les Zimbabwéens portent des dessous précédemment utilisés. « Une des meilleures lois que notre pays a mises en place ces dernières années est l’interdiction totale de l’importation de vêtements de seconde main » selon un papier local.

En janvier 2009, suite à une trop grande inflation, le dollar zimbabwéen est abandonné et la monnaie officielle du Zimbabwe devient le dollar américain. Suite à cet événement, les prix chutent en un mois de 3,1 %

« En fait, Tendai Biti, et ses prédécesseurs au ministère des Finances auraient dû depuis longtemps avoir rompu cette réalité humiliante où les Zimbabwéens portaient des sous-vêtements utilisés et jetés par d’autres personnes. »

« Le port de sous-vêtements utilisés est déshumanisant et aucun gouvernement digne de ce nom ne devrait permettre à ses citoyens d’être maltraités à ce point. Quelle nation sommes-nous devenus pour qu’en connaissance de cause elle soumette son peuple à l’humiliation et à la maladie? »

« Il est inconcevable pour un pays d’ouvrir ses frontières pour l’importation de sous-vêtements utilisés – pour permettre à nos femmes de porter des sous-vêtements que d’autres femmes dans d’autres pays ont utilisés et jetés. »

Cependant, le Zimbabwe n’est pas le premier pays africain à appliquer une législation interdisant la vente des petites culottes utilisées. Le gouvernement du Ghana a officiellement interdit la pratique en 1994, mais a commencé à appliquer la loi l’année dernière.

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