Les cas d'Ebola sont généralement éloignés, rares et imprévisibles, certains scientifiques voient l'épidémie actuelle du virus Ebola en Guinée comme une occasion de tester des vaccins potentiels ou des médicaments.

Le virus Ebola éclos en Afrique de l’Ouest

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) décrit l’épidémie d’Ebola qui sévit en Afrique de l’Ouest comme étant l’un des plus exigeants que le monde n’ait jamais connu.

Jusqu’à présent, la Guinée compte près de 160 cas suspects d’infection; plus de 100 personnes sont mortes de la maladie. Au Libéria voisin, il y a eu 10 morts à ce jour, avec 21 autres infections liées à la maladie.

Les cas d'Ebola sont généralement éloignés, rares et imprévisibles, certains scientifiques voient l'épidémie actuelle du virus Ebola en Guinée comme une occasion de tester des vaccins potentiels ou des médicaments.

Les cas d’Ebola sont généralement éloignés, rares et imprévisibles, certains scientifiques voient l’épidémie actuelle du virus Ebola en Guinée comme une occasion de tester des vaccins potentiels ou des médicaments.

Environ 65 pour cent des personnes infectées ne survivent pas au virus. Il n’existe aucun vaccin ou remède par contre plusieurs vaccins en sont au stade des essais, mais aucun n’est disponible pour un usage clinique. Il est donc crucial de détecter rapidement une infection et stopper la propagation de la maladie létale.

Cela fait trois semaines que l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest fait les manchettes. Les premiers cas, signalés en février, sont apparus dans le sud reculé de la Guinée. Quelques semaines plus tard, l’épidémie avait atteint la capitale, Conakry, une ville de plus de 2 millions d’habitants. Il y a eu des cas en Sierra Leone et également au Mali.

C’est la première épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest qui se révèle être un véritable défi pour les organisations d’aide internationale, car cette fois-ci, plusieurs foyers éclosent simultanément et les ressources doivent suivre rapidement l’évolution.

Le virus Ebola s’introduit dans la population humaine après un contact étroit avec du sang, des sécrétions, des organes ou des liquides biologiques d’animaux infectés. En Afrique, l’infection a été constatée après la manipulation de chimpanzés, de gorilles, de chauves-souris frugivores, de singes, d’antilopes des bois et de porcs-épics retrouvés malades ou morts dans la forêt tropicale.  Les premiers symptômes ressemblent à ceux de la grippe ou du paludisme : entre deux et 21 jours après l’infection, les patients commencent à ressentir des maux de tête faibles, des douleurs musculaires, des frissons et une irritation de la gorge. Puis, ils développent une forte fièvre associée à la diarrhée et des nausées. L’infecté meurt de graves hémorragies internes, en particulier de la région gastro-intestinale, de la rate et des poumons.

En mars 2014, l’Université du Texas et trois autres organisations ont reçu 26 millions de dollars de financement de la National Institutes of Health (NIH, qu’on peut traduire par Instituts américains de la santé), des institutions gouvernementales des États-Unis qui s’occupent de la recherche médicale et biomédicale, pour trouver un remède pour le virus Ebola et Marburg, un autre virus mortel.

Jusqu’à présent, les épidémies d’Ebola avaient seulement été recensées en Afrique centrale, comme au Soudan, au Congo ou en Ouganda.

Le virus pourrait se propager aux primates et aux humains qui manipulent de la viande infectée. En réaction à l’épidémie, la Côte-d’Ivoire a interdit la vente et la consommation de viande de brousse.  Le Sénégal n’a pas lésiné sur ses moyens et a fermé sa frontière le 29 mars dernier avec la Guinée.

Depuis le 1er avril, l’Arabie saoudite a cessé de délivrer des visas pour le pèlerinage vers La Mecque aux Guinéens et Libériens. En outre, le Maroc a renforcé la surveillance médicale à l’aéroport de Casablanca, une plaque tournante régionale pour les vols départ et d’arrivée vers l’Afrique de l’Ouest.

Inversement, la frontière entre la Guinée et le Libéria est restée ouverte; L’ambassadeur de Guinée à Monrovia, capitale libérienne, affiche la position de son gouvernement que les efforts pour lutter contre la maladie directement est selon lui plus efficaces que la fermeture des frontières.

Le nom « Ebola » provient du nom d’une rivière passant près de la ville de Yambuku, en République démocratique du Congo. C’est à l’hôpital de cette localité que fut identifié pour la première fois le virus, lors d’une épidémie qui débuta le  septembre 1976.

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