Le coût d’un avortement clandestin médicalisé au Maroc va de 1500 à 10 000 dirhams (190 à 1300 dollars canadiens). Une somme que toutes les femmes ne peuvent pas débourser. Les plus démunies s’orientent vers les « faiseuses d’anges » qui, à coups de mélanges d’herbes ou d’aiguilles à tricoter, pratiquent un avortement parfois fatal pour la femme enceinte.

Le Maroc s’ouvre à l’avortement légal

Le Maroc autorisera l’avortement dans quelques cas bien précis. Le viol, l’inceste, des malformations fœtales graves et une grossesse mettant en danger la vie de la mère seront désormais de possibles candidats à une interruption de grossesse, d’après une nouvelle recommandation émise vendredi du Palais Royal.

Le coût d’un avortement clandestin médicalisé au Maroc va de 1500 à 10 000 dirhams (190 à 1300 dollars canadiens). Une somme que toutes les femmes ne peuvent pas débourser. Les plus démunies s’orientent vers les « faiseuses d’anges » qui, à coups de mélanges d’herbes ou d’aiguilles à tricoter, pratiquent un avortement parfois fatal pour la femme enceinte.

Le coût d’un avortement clandestin médicalisé au Maroc va de 1500 à 10 000 dirhams (190 à 1300 dollars canadiens). Une somme que toutes les femmes ne peuvent pas débourser. Les plus démunies s’orientent vers les « faiseuses d’anges » qui, à coups de mélanges d’herbes ou d’aiguilles à tricoter, pratiquent un avortement parfois fatal pour la femme enceinte.

Le Maroc arrive à cette conclusion suite à une audience royale du Roi Mohammed VI, au cours de laquelle le ministre de la Justice Mostafa Ramid et Ahmed Toufiq , ministres des Habous et des Affaires islamiques ainsi que Driss el-Yazami, le président du Conseil national des droits de l’homme (CNDH), ont chacun donné leur aval.

Les écarts entre les partisans anti et pro avortement ont incité le roi à confier aux trois fonctionnaires la tenue de consultations à grande échelle et d’atteindre une opinion objective sur l’avortement. La question principale était de protéger l’intégrité des femmes tout en sauvegardant les préceptes de l’Islam et les principes de la société marocaine.

Au cours de l’audience royale, les deux ministres et le président du conseil ont soumis au roi les résultats de la vaste consultation de mars dernier que le Souverain leur avait demandé de mener avec toutes les parties concernées sur la question de l’avortement.

Ces diverses consultations ont révélé qu’une écrasante majorité de sujets se penche vers la criminalisation de l’avortement, sauf en cas de force majeure causée par des impacts négatifs sur la santé morale, physique et sociale de la mère, la famille et de l’enfant à naître.

Le Roi Mohammed VI a donné des instructions pour traduire les résultats de ces consultations par des dispositions juridiques qui seront incluses dans le Code pénal. Pour le reste, dans un pays de 34 millions d’habitants ou les relations extraconjugales sont encore illégales, les avortements seront encore punis par des peines variant d’un à cinq ans de prison pour quiconque pratique un avortement sur autrui, de 10 à 20 ans s’il y a décès de la patiente et jusqu’à 30 s’il y a récidive.

Comme la loi ne peut stopper complètement l’avortement illégal, le roi a également souligné la nécessité de sensibilisation, de prévention, et de transmission de connaissances scientifiques et d’éthique relative à l’avortement afin d’immuniser, selon le communiqué, la société contre ses causes.

Malgré la loi actuelle, l’avortement est très répandu au Maroc. 35 % des Marocaines âgées de 15 à 49 ans y ont eu recours au moins une fois et 13 % des cas de mortalité maternelle marocaine sont liés à l’avortement. Les organisations non gouvernementales estiment qu’entre 600-800 avortements se pratiquent quotidiennement dans l’illégalité.

Avoir un enfant hors mariage dans une société conservatrice comme le Maroc apporte le déshonneur sur la femme et sa famille entrainant ces mères à se tourner intuitivement vers l’avortement ou carrément l’abandon des leurs nourrissons.

La législation encadrant l’avortement n’est pas standardisée à travers les pays de la région. La procédure est légalement autorisée et, dans certains cas gratuitement, en Tunisie, en Turquie et à Bahreïn et fortement réprimée ailleurs. Dans la plupart des autres États de la région l’avortement est interdit, sauf dans le cas où la grossesse met en danger la vie de la mère ou si le fœtus présente de graves anomalies.

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  1. Christ Yviston Molotov
    Mai 18, 2015 - 08:13

    Loool

    Répondre
  2. Rodky Alcindor
    Mai 18, 2015 - 09:08

    Korupsyon ap anvayi ti sak rete an.
    Mmh.

    Répondre
  3. Niamkey Fabi
    Mai 19, 2015 - 10:17

    EH SGR

    Répondre
  4. Hairai Cheickby Choco
    Mai 19, 2015 - 01:15
  5. Sadik Cheik
    Mai 19, 2015 - 02:12

    Du grand n’importe quoi

    Répondre
  6. Bruno Best
    Mai 19, 2015 - 04:27
  7. Riich Kiid Djossmen
    Mai 19, 2015 - 05:26
  8. Thierry Kenzy Ouedraogo
    Mai 19, 2015 - 05:51

    comprenez bien en cas de viol.

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  9. Babily Dembele
    Mai 19, 2015 - 11:31

    méfions nous de ce monde trompeur.Rien n’apparait comme tel sinon si on me dit que le roi Mohamed 6 descendant du prophete Mohamed (PSL)qu’on peut violer une femme ds son pays,mais où est la charia islamique »La loi de Dieu créateur »qu’il nous en garde.Amina

    Répondre
  10. Marèma Bâ
    Mai 20, 2015 - 06:33

    Bonjour les degats.

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  11. Cisse Youssouf Agali
    Mai 20, 2015 - 04:14

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