La situation sécuritaire fragile ne fait que nourrir le besoin d’un bon nombre d'Égyptiens d’un homme fort qui peut rétablir la stabilité. Aux élections prévues à la fin du mois d’avril, al-Sissi balayera probablement le vote, compte tenu de sa popularité parmi un secteur important de la population, le manque d'alternatives, son appui quasi universel dans les médias égyptiens et une atmosphère qui envahit le pays où les critiques sont étouffés.

Le maréchal al-Sisi, candidat aux élections égyptiennes

Le chef de l’armée égyptienne Abdelfatah Khalil al-Sisi, qui a dirigé le coup d’État le 3 juillet 2013 pour évincer l’unique président élu de la longue histoire de l’Égypte, organise sa candidature pour remplacer Mohamed Morsi, issue du courant islamiste et qui fut investi président de la République arabe d’Égypte le 30 juin 2012. Le maréchal al-Sisi jouit de tout le soutien de l’armée pour l’élection présidentielle prévue pour la fin d’avril 2014.

Bien qu’il baigne sur vague de ferveur nationaliste le vantant comme étant le sauveur de la Nation qui apportera la stabilité au pays, sa candidature enflammera certainement une intense réaction du côté des islamistes.

La situation sécuritaire fragile ne fait que nourrir le besoin d’un bon nombre d'Égyptiens d’un homme fort qui peut rétablir la stabilité. Aux élections prévues à la fin du mois d’avril, al-Sissi balayera probablement le vote, compte tenu de sa popularité parmi un secteur important de la population, le manque d'alternatives, son appui quasi universel dans les médias égyptiens et une atmosphère qui envahit le pays où les critiques sont étouffés.

La situation sécuritaire fragile ne fait que nourrir le besoin d’un bon nombre d’Égyptiens d’un homme fort qui peut rétablir la stabilité. Aux élections prévues à la fin du mois d’avril, al-Sissi balayera probablement le vote, compte tenu de sa popularité parmi un secteur important de la population, le manque d’alternatives, son appui quasi universel dans les médias égyptiens et une atmosphère qui envahit le pays où les critiques sont étouffés.

La course par l’officier de 59 ans, formé dans une école militaire américaine (le United States Army War College), serait un nouveau tournant dans la transition tumultueuse de l’Égypte, qui a commencé en 2011, lors de la révolte contre le président Hosni Moubarak, au nom de ramener un régime civil et plus de démocratie au peuple.

Les élections qui ont suivi étaient premier vote démocratique du pays et ont amené les islamistes au pouvoir donc l’installation des Frères musulmans incarnés par Mohammed Morsi à la tête du pays. Puis, coup de théâtre, la population se retourne contre lui, accusant Mohammed Morsi de tenter de monopoliser le pouvoir avec une politique menée dans le seul intérêt de son organisation. De massives, de très lourdes protestations ont amené al-Sissi à un coup d’État et à prendre les rênes du pays.

Depuis l’éviction de Morsi, l’Égypte a connu une vague de ferveur nationaliste promilitaire et un retour des organismes de sécurité, qui sous Moubarak, ont été largement maudits pour leur abus de pouvoir.

Peu de temps après le coup d’État, le général Abdel Fattah al-Sissi, a appelé dans un discours « tous les Égyptiens honnêtes » à lui « manifester leur soutien massif pour en finir avec le terrorisme ». Ce discours a été qualifié d’« appel à la guerre civile » par les partisans de Morsi. La police a depuis mené une répression féroce des Frères musulmans, tuant des centaines de partisans et en arrêtant des milliers d’autres, dont l’ex-président Morsi. Dès lors, le pouvoir taxe les Frères musulmans d’organisation terroriste, l’accusant d’avoir orchestré des violences. Le groupe a rejeté cette accusation, affirmant qu’elle vise à justifier la répression.

La lourde répression a aussi balayé les militants de tendance laïques et les leaders de la jeunesse dans le cadre d’une vague d’intimidation, suscitant des craintes chez certains d’un retour à un état policier à la sauce Moubarak.

Bien que M. al-Sissi doit encore faire une annonce définitive pour se présenter, l’organe suprême de l’armée, le Conseil suprême des forces armées a approuvé l’idée après une réunion de plusieurs heures lundi pour discuter de la candidature du maréchal.

Dans une déclaration audio, le conseil a dit que c’était la volonté de la majorité. « Le conseil ne peut que regarder avec respect et hommage à la volonté de la majorité du grand peuple égyptien de désigner le général el Sissi à la présidentielle […]»

Pendant la réunion des généraux, le président par intérim Adly Mansour a annoncé la promotion du général al- Sissi au titre de maréchal, le plus haut rang de l’armée, apparemment comme un dernier honneur avant qu’il ne quitte ses fonctions.

Le journal Al-Ahram a déclaré que le conseil a également nommé le chef d’état-major Sedki Sobhi comme chef de l’armée et ministre de la Défense, remplaçant al-Sissi lorsqu’il quittera ses fonctions militaires. Fait étonnant, en 2004-05 M. Sobhi fréquentait la même école militaire américaine qu’al-Sisi. En plus, maintenant, en vertu de la nouvelle constitution, le président doit avoir l’approbation du Conseil suprême des forces armées pour consacrer un ministre de la Défense. Ce qui signifie que l’armée égyptienne nomme ses propres chefs.

À l’exception de Morsi, qui était en fonction depuis un an, l’Égypte a été gouvernée que par des hommes militaires depuis le renversement de la monarchie par un coup en 1952. Une présidence al-Sissi perpétuera la tendance.

Nouvelles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marquées d\un *

Copyrıght 2014 MILOTCHE MEDIA. All RIGHTS RESERVED.

Share