Les archives officielles de la guerre d'Algérie ne sont encore que partiellement disponibles et accessibles aux chercheurs en France ; elles sont inaccessibles en Algérie. La loi française du 15 juillet 2008 relative aux archives a raccourci les délais de communication des archives publiques, y compris pour certaines archives classifiées « secret défense » communicables après un délai de 50 ans. En 2008, au cours de la discussion de ce texte au Parlement, un amendement adopté par le Sénat français visait à prescrire un délai de 75 ans concernant les pièces « susceptibles de porter atteinte à la vie privée »

L’Algérie toujours dans l’attente de la France de récupérer ses archives

La Serbie répond favorablement à l’Algérie dans l’attente de la France

Un lot très important d’archives datant de la Révolution Algérienne, après l’ex-Yougoslavie de Tito, a été remis récemment aux autorités algériennes. Il s’agit de séquences de film pris sur le vif pendant la guerre de libération, ainsi que des documents « Top Secret » dévoilant la criminalité de l’armée d’occupation à cette époque.

Les archives officielles de la guerre d'Algérie ne sont encore que partiellement disponibles et accessibles aux chercheurs en France ; elles sont inaccessibles en Algérie. La loi française du 15 juillet 2008 relative aux archives a raccourci les délais de communication des archives publiques, y compris pour certaines archives classifiées « secret défense » communicables après un délai de 50 ans. En 2008, au cours de la discussion de ce texte au Parlement, un amendement adopté par le Sénat français visait à prescrire un délai de 75 ans concernant les pièces « susceptibles de porter atteinte à la vie privée »

Les archives officielles de la guerre d’Algérie ne sont encore que partiellement disponibles et accessibles aux chercheurs en France ; elles sont inaccessibles en Algérie. La loi française du 15 juillet 2008 relative aux archives a raccourci les délais de communication des archives publiques, y compris pour certaines archives classifiées « secret défense » communicables après un délai de 50 ans. En 2008, au cours de la discussion de ce texte au Parlement, un amendement adopté par le Sénat français visait à prescrire un délai de 75 ans concernant les pièces « susceptibles de porter atteinte à la vie privée »

La Serbie a toujours répondu favorablement à l’Algérie en ce qui concerne les archives, sachant que l’ex-Yougoslavie de Tito était tout à fait solidaire avec la Révolution Algérienne, notamment avec les expéditions d’armement au profit de l’ALN, à bord de bateaux de marchandise dans le port de Casablanca, où les services Algériens s’occupaient de les transporter vers la frontière Ouest. Souvent des douaniers marocains sans scrupule, faisaient barrage en arrêtant les agents algériens et la saisie des armes.

Par ailleurs, l’Algérie attend toujours de la France de libérer les archives de l’Algérie qui ont été transférées illégalement en France durant la période 1960/1961. À chaque fois et depuis 1962 le gouvernement Français fait la sourde oreille et continue de ne pas répondre favorablement aux revendications légitimes d’Alger.

Les responsables algériens durant les premières années de l’indépendance ont toujours cherché un terrain d’entente pour régler ce litige de confiscation de documents et archives de l’Algérie, tout en prenant en considération l’intérêt général des deux pays dans le respect des positions adoptées dans le domaine des archives. Ainsi dire, la France emporta d’une manière arbitraire de l’Algérie durant la période 1961-1962, des conteneurs entiers d’archives appartenant à l’Algérie. Les conservateurs en poste à cette époque avaient reçu des instructions et ordres pour photographier en miniature toutes les archives.

Le premier chargement et départ des archives d’Alger s’est effectué sur ordre direct de la direction générale des archives en France le 6 mars 1961. Au début de l’année 1962, la décision de déménagement vers le territoire français de tous les documents, manuscrits ou imprimés, a été prise au niveau local par la direction de l’administration générale dépendante de la délégation générale accréditée en Algérie, précisément par circulaire nº 2.AG.A534 DG AG, datée du 6 mars 1962. Selon le rapport préliminaire des directions des archives des wilayas d’Alger, Oran et Constantine. Toutes les archives sans exception aucune, ont été sans le moindre préjugé emportées en France, qu’elles soient administratives, politiques, culturelles, économiques et sociales de l’Algérie. Notamment en série Z : les archives historiques de l’État Algérien, datant de la période entre le quinzième et le dix-neuvième siècle avant l’occupation française.

Après l’indépendance, le Gouvernement Algérien avait sollicité, avec insistance, de la France, le rapatriement de ces archives, mais quelques lots seulement ont été rendus, durant les dates suivantes : 1967 : un lot de 450 registres. En 1975 : un lot de 153 registres. En 1981 : un lot de 183 registres. Depuis 1981, aucune autre récupération des restes d’archives de notre pays n’a été relevée, c’est-à-dire depuis l’accession du Président François Mitterrand au pouvoir, l’opération de rapatriement des archives a été gelée sur ordre de Mitterrand.

Une grande partie de ces archives est détenue à Aix-en-Provence et dans d’autres lieux. Ces documents qui concernent la période coloniale de l’Algérie sont déterminés comme nous l’avons constaté par série : ARCHIVES NATIONALES : série A archives d’avant 1835. Série B : les avantages en Afrique. Série C : archives Espagnoles au 12e siècle. Série D : Divers documents. Série E : Courrier général. Série F : Décrets et décidions. Série G : Les fonctionnaires et l’administration générale. Série H : Affaires des musulmans et du Sahara. Série I.J.K : affaires des Arabes d’Alger, Oran et Constantine. Série M : Les biens des Algériens. Série N : Les travaux publics. Série R : Les affaires militaires. Série T : La justice. Série W : Les cartes et plans. Série X : Les dons et réceptions. Série Z : Archives des Arabes et des Turcs. Ces documents étaient conservés auprès des services des archives officielles, Gouvernement Général de l’Algérie et sièges des préfectures et des mairies. ARCHIVES LOCALES : Série B : Archives du cabinet. Série C : Les fonctionnaires. Série D : Médailles d’honneur. Série E : Les élections. Série F : La police et la sécurité en générale. Série G : La population et l’état civil. Série H. L’agriculture, le commerce, l’industrie et l’approvisionnement. Série I : Les affaires musulmanes. Série K : L’administration et la comptabilité dans les départements. Série L : L’administration et la comptabilité dans les communes. Série M : Le colonialisme. Série N : Les biens des Algériens. Série P : Les biens. Série Q : Les affaires militaires. Série S : L’enseignement général des arts et la science. Série T : La justice. Série U : La religion. Série X : Les prisons et les centres de rééducation.

ARCHIVES ADMINISTRATIVES NON CLASSEES NI DATEES
Période du colonialisme

Il existe des documents d’une très grande importance de la première et seconde génération, qui étaient conservés dans les bureaux entre 1961 et 1962, réunissant dans leur totalité des différentes structures de l’administration coloniale, à savoir le gouvernement général, la préfecture, les mairies les communes mixtes, les prisons, les banques et les entreprises diverses. Ces documents à caractère administratif concernant la gestion des établissements dans le cadre quotidien, apolitique, touchent uniquement la situation économique, sociale, culturelle et technique. D’autres documents importés par la France se trouvent aussi à Aix-en-Provence, à l’exemple des livres, brochures, journaux, plans et autres. Ils sont estimés à 200 000 caisses, plus de 600 tonnes de documents. Les revendications algériennes et la position négative de la France depuis l’indépendance en 1962, l’Algérie n’a pas cessé de revendiquer ses droits de récupérer ses archives.

En 1967, selon le conservateur français, les responsables algériens ont demandé à la France, l’application des mesures adoptées lors de la table ronde sur les archives organisée à Varsovie en 1963, sans que la France réponde favorablement. En 1980, un groupe de travail commun entre Algériens et Français s’est réuni quatre fois, le 9 janvier, le 10 juin, les 3 et 4 décembre, puis en double reprise les 27 et 28 octobre 1981, sans résultat positif. Le 16 juin 1982, le Président français François Mitterrand, dans une lettre officielle, a formellement interdit toute discussion au sujet des archives de l’Algérie. Les Algériens continus à revendiquer les archives. Le Président François Hollande répondra-t-il favorablement à la demande d’Alger?

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