Entre 1994 et 1999, Charles Blé Goudé est emprisonné huit fois pour son engagement dans la lutte syndicale estudiantine. En 2001, il crée le Congrès panafricain des jeunes patriotes (COJEP), mouvement qui se déclare en lutte contre l'impérialisme et le néo-colonialisme.

La Côte d’Ivoire expédie Charles Blé Goudé vers la Cour pénale internationale

La Côte-d’Ivoire a remis Charles Blé Goudé, un leader de la jeunesse et proche allié de l’ex-président Laurent Gbagbo, à la Cour pénale internationale (CPI) , samedi, pour qu’il fasse face à des accusations de crimes contre l’humanité liés à la crise ivoirienne de 2010 à 2011.

La CPI, basée à La Haye, aux Pays-Bas, a annoncé en octobre dernier, qu’il avait lancé un mandat d’arrêt contre Blé Goudé, qui a dirigé et fondé le mouvement politique ivoirien ultra-nationaliste: l’Alliance des jeunes patriotes pour le sursaut national couramment appelée simplement Jeunes patriotes pendant la présidence de Gbagbo. M. Blé Goudé a été arrêté au Ghana en janvier 2013 après plus d’un an et demi de cavale.

Le gouvernement de l’actuel président de la Côte-d’Ivoire, Alassane Ouattara, a annoncé jeudi qu’il avait décidé de remettre Blé Goudé à la juridiction internationale permanente chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité, de crime d’agression et de crime de guerre.

Entre 1994 et 1999, Charles Blé Goudé est emprisonné huit fois pour son engagement dans la lutte syndicale estudiantine. En 2001, il crée le Congrès panafricain des jeunes patriotes (COJEP), mouvement qui se déclare en lutte contre l'impérialisme et le néo-colonialisme.

Entre 1994 et 1999, Charles Blé Goudé est emprisonné huit fois pour son engagement dans la lutte syndicale estudiantine. En 2001, il crée le Congrès panafricain des jeunes patriotes (COJEP), mouvement qui se déclare en lutte contre l’impérialisme et le néo-colonialisme.

« Le Gouvernement ivoirien informe la communauté nationale et internationale que M. Charles Blé Goudé a été transféré à la Cour pénale internationale à La Haye ce jour samedi 22 mars 2014 » a publié un communiqué du porte-parole du gouvernement Bruno Koné lu à la télévision d’État.

Environ 3.000 personnes sont mortes dans le conflit qui a éclaté après que Laurent Gbagbo ait refusé de concéder la victoire à Alassane Ouattara dans l’élection présidentielle vers la fin de 2010 en Cote-d’Ivoire.

Connu comme « Le General de la rue » pour ses discours enflammés et sa capacité à attirer des milliers de ses partisans dans les rues, Blé Goudé organise une grande manifestation de soutien au président Gbagbo près du palais présidentiel, dans la soirée du 26 mars 2011 avec un campement sur place dans la nuit suivante, qui rassembla entre 200 000 et 500 000 participants.

M. Gbagbo fut capturé à la fin des combats en avril 2011 par des combattants français, soutenus par l’ONU en appui à M. Ouattara. L’ancien président ivoirien est incarcéré par CPI depuis novembre 2011, accusé d’être responsable de viols, de meurtres, de persécutions et actes inhumains.
Fatou Bensouda, procureure en chef de la CPI, a accueilli la nouvelle du transfert de M. Blé Goudé avec joie et promis de nouvelles enquêtes sur les violences de 2010-11 qui selon elle, pourraient entraîner des poursuites de part et d’autre dans le conflit.

« Nous faisons un pas de plus pour aider à dévoiler la vérité dans un des pires épisodes qu’est connue la Côte d’Ivoire dans des violences de masse » dit-elle. «Ceux qui utilisent la violence et commettent des crimes de masse contre des civils en quête de pouvoir doivent être tenus responsables de leurs actes. »

Les avocats de Gbagbo et Blé Goudé affirment que M. Ouattara utilise le tribunal comme un outil politique pour se débarrasser de ses ennemis politiques au moment opportun. Ils ont critiqué vertement les procureurs pour avoir amené seulement les cas de Laurent Gbagbo et ses alliés devant la cour qui jusqu’à aujourd’hui n’ont su qu’amener devant ses juges, des cas africains.

L’avocat de Blé Goudé, l’israélien Nick Kaufman estime que son client a été privé de son droit de contester le mandat d’arrêt et le processus d’extradition.

« Le gouvernement a décidé ce qui doit arriver à Blé Goudé et non des tribunaux. Ici vous avez un gouvernement qui prend des décisions judiciaires. C’est mauvais », a dénoncé Kaufman.

La CPI a également lancé un mandat d’arrêt contre la femme de M. Gbagbo, Simone pour des accusations de crimes contre l’humanité. Cependant, le gouvernement de Ouattara a déclaré en septembre dernier qu’il envisageait de soumettre l’ancienne première dame, actuellement en résidence surveillée en Côte-d’Ivoire, à la justice ivoirienne.
M. Blé Goudé âgé maintenant de 42 ans, avait déjà demandé à être jugé par un tribunal ivoirien et de ne pas subir un procès hors de se patrie, à La Haye.

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