Mise à part le soutien de plates-formes internationales clés en Afrique telles que l'ONU et l'OMC, la manoeuvre est considérée comme une stratégie visant à renforcer l'image de la Chine pour faire suite aux perpétuelles accusations contre l'exploitation des ressources africaines.

La Chine applique la « Diplomatie de la Santé » en Afrique

La santé s’impose de plus en plus comme un élément inévitable des négociations mondiales apportant une nouvelle couche aux relations entre la Chine et Afrique. La liaison est louée par certains et critiquée par d’autres. L’appétit de la nation asiatique pour les ressources naturelles attire le regard intéressé occidental.  L’impact de ces remarques a, cependant, été éclipsé par d’importants investissements de Pékin dans le continent noir.

Mise à part le soutien de plates-formes internationales clés en Afrique telles que l'ONU et l'OMC, la manoeuvre est considérée comme une stratégie visant à renforcer l'image de la Chine pour faire suite aux perpétuelles accusations contre l'exploitation des ressources africaines.

Mise à part le soutien de plates-formes internationales clés en Afrique telles que l’ONU et l’OMC, la manoeuvre est considérée comme une stratégie visant à renforcer l’image de la Chine pour faire suite aux perpétuelles accusations contre l’exploitation des ressources africaines.

De l’Afrique du Sud à la Libye, du Sénégal à l’Éthiopie, l’Afrique est littéralement liée par des routes ultra-modernes. Parallèlement à cela, la Chine est en train de financer des projets énergétiques dans plus de 10 pays en Afrique afin de mettre fin aux coupures électriques erratiques et diminuer le coût énergétique.

Après avoir concrétisé d’importants gains et un soutien dans le secteur commercial, la Chine est en train de passer à la santé, une relativement nouvelle tactique pour courtiser l’Afrique.

Populairement étiquetée comme la « Diplomatie de la Santé », cette politique implique l’envoi d’équipes d’experts médicaux en l’Afrique, la construction de centres de santé, l’approvisionnement en équipement médical, et la formation du personnel médical.

À ce jour, la Chine a envoyé plus de 18.500 personnels médicaux dans plus de 48 pays africains. Les équipes chinoises ont traité environ 200 millions de personnes. En 2010 seulement, 1.000 spécialistes de la santé chinoises ont travaillé dans plus de 100 institutions dans 40 pays africains.

Plus de 39 milliards de dollars d’aide étrangère ont été absorbés dans la construction d’hôpitaux, la lutte contre le paludisme et de matériel médical.

Pour prévenir la malaria en République centrafricaine, en Guinée-Bissau, le Zimbabwe et le Tchad, près de 30 centres de traitement ont été construits. Environ 30 millions de dollars de médicaments antipaludiques ont été distribués. Et ce n’est pas tout.

L’assistance médicale en Afrique s’exécute également au travers d’entreprises chinoises.

Bien que considéré par le géant chinois comme faisant partie de leurs plans de responsabilité sociale, l’empire du Milieu soutient que ces méthodes sont une façon d’affermir les Africains.

Au Malawi et du Zimbabwe, le Groupe de l’Économie Extérieur et de Construction de l’Anhui (Anhui Foreign Economic Construction (Group) Co. AFECC), Hainan Airlines et Beijing Tongren Hospital ont joué un rôle important dans la stabilisation locale du niveau de santé.

AFECC a quant à lui bâti de nombreux édifices prestigieux. Les Bureaux du Parlement et l’aéroport au Mozambique. Un Hotel étoiles 5 à Madagascar, des écoles de formations en Éthiopie, un stade au Togo et au Mozambique, les bureaux du Ministères des affaires étrangères d’Ouganda, un camp militaire au Ghana et aussi un le Palais Présidentiel de Mauritanie pour ne nommer que quelques-uns…

Pour lutter contre le paludisme, par exemple, des firmes basées à Pékin distribuent gratuitement du Cotecxin, un des plus efficaces traitements antipaludéens développés par des laboratoires chinois.

Tandis que la nation asiatique met l’accent sur la prévention du paludisme, la tuberculose et le VIH/sida, le gouvernement chinois envisage maintenant d’étendre son attention sur la santé maternelle, pédiatrique et la lutte contre les maladies mortelles telles que le cancer.

L’Inde, un autre grand financier de l’Afrique, a par le passé lui aussi affirmer être prêt à mettre en place deux grands hôpitaux au Kenya et en Afrique du Sud.

Le succès relatif de soins médicaux des Chinois en Afrique semble émaner du fait qu’elle propose un cadre ou elle est disponible en tout temps, contrairement à la philosophie des nations occidentales qui proposent  une vision du besoin en santé de l’Afrique à des urgences fortuites.

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