Chaque 3 mai, la Journée mondiale de la liberté de la presse nous rappelle l'importance des médias dans nos différentes sociétés. Bâillonné, réprimé, homogénéisé par certaines puissances, le journalisme libre et indépendant est une muraille efficace contre l'action brutale du pouvoir lié aux intérêts d'une minorité aux idéaux cyniques.

Journée mondiale de la liberté de la presse 2016: l’Afrique plus libre que les Amériques

Dans notre imaginaire collectif, quand il s’agit de collusion, d’abus de pouvoir, de musellement médiatique, on a tôt fait de mettre sur le banc des accusés des régimes où le premier scandale sera ruminé par les médias internationaux consensuels. Des régimes sudistes, prétendument totalitaires, des régimes liberticides, que l’on paierait cash pour toutes civilités obtenues. Mais quand est-il vraiment en 2016?

Chaque 3 mai, la Journée mondiale de la liberté de la presse nous rappelle l'importance des médias dans nos différentes sociétés. Bâillonné, réprimé, homogénéisé par certaines puissances, le journalisme libre et indépendant est une muraille efficace contre l'action brutale du pouvoir lié aux intérêts d'une minorité aux idéaux cyniques.

Chaque 3 mai, la Journée mondiale de la liberté de la presse nous rappelle l’importance des médias dans nos différentes sociétés. Bâillonné, réprimé, homogénéisé par certaines puissances, le journalisme libre et indépendant est une muraille efficace contre l’action brutale du pouvoir lié aux intérêts d’une minorité aux idéaux cyniques.

Ayant pour leitmotiv « Sans une presse libre, aucun combat ne peut être entendu« , l’organisation non gouvernementale Reporters sans frontières (RSF), établi solidement depuis 1985, dévoile récemment l’édition 2016 du Classement mondial de la liberté de la presse. Ce palmarès exhaustif, scrute la latitude de journalistes dans 180 pays, l’ensemble du monde avancent-ils.

« L’évolution générale témoigne d’un climat de peur généralisée et de tensions qui s’ajoute à une emprise des États et des intérêts privés de plus en plus grands sur les rédactions.« , peut-on lire dans l’entête du rapport. Ainsi, la liberté de presse s’exercerait le plus en Europe, suivi par l’Afrique, l’Amérique et l’Asie.

« La violence institutionnelle (comme au Venezuela, 139ème, perte de 2 positions) ou en Équateur (109ème), celle du crime organisé (comme au Honduras, 137ème, perte de 4 positions), l’impunité (comme en Colombie, 134ème, perte de 6 positions), la corruption (comme au Brésil, 104ème, perte de 5 positions), la concentration des médias (comme en Argentine, 54ème), la cyber-surveillance (surtout aux États-Unis, 41èmes), constituent les principaux obstacles à la liberté de la presse » fixe le rapport mené par la Finlande.

En Amérique, le Costa Rica, en 6e avec un gain de 10 positions domine la région américaine. Haïti, 53e, fait mieux que sa voisine, la République Dominicaine au 62e rang. Notons que la Jamaïque (10e) devance le Canada (18e) qui perd 10 positions dû principalement au matraquage de l’information par l’ancien gouvernement de Stephen Harper. Fait intéressant, est la position cubaine qui reflète la permanente mainmise castriste sur les médias de l’ile qui se retrouve dans les pires élèves du classement, en 171e position, derrière l’Iran qui elle, gagne 4 positions pour atteindre la 169e position.

Dans le rigoureux classement, au Ghana, 26e rang, au Cap-Vert, 32e, au Burkina Faso, 42e et même au Botswana, 42e rang, la nouvelle sera moins sclérosée par les intérêts étatiques ou commerciaux qu’en France qui sied au 45e rang. L’Afrique du Sud (39e) de Zuma, domine les États-Unis (41e) d’Obama. Mais, là où le bât blesse en Afrique subsaharienne, sont les pays ou les Président s’accrochent au pouvoir, avec une censure féroce des médias orchestrée par les autorités: Congo (115e), Ouganda (102e), Djibouti (172e), Burundi (156e). L’Érythrée, 180e sur 180 demeure un désastre institutionnel comme avertit le rapport: « la liberté d’expression n’y est pas seulement bafouée mais littéralement abolie. » Une position diamétralement opposée à la Namibie qui trône en haut des pays africains, au 17e rang, qui avec sa Constitution, garantit une totale liberté de presse.

Entre terrorisme et abus de la lutte anti-terroriste, « L’Afrique du Nord/Moyen Orient reste la région du monde où les journalistes sont les plus soumis à des contraintes de toutes sortes (groupes radicaux, conflits armés) » précise le document. « La Syrie (177ème) demeure depuis près de quatre ans le pays de la zone où la situation est la plus dramatique, avec des exactions graves quand ce n’est pas barbares. Face à une impunité grandissante et des crises politiques aiguës dans des pays comme l’Irak (158ème, -2), la Libye (164ème, -10) et le Yémen (170ème, -2), exercer le journalisme relève de la bravoure. »

Par contre la Tunisie fait une forte progression vers l’émancipation journalistique, avec une progression de 30 positions pour s’installer au 96e rang.

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  1. Marie-Jeanne Blais
    Mai 04, 2016 - 01:01

    L »article devrait lire l’importance des médias ‘ libres ‘ dans nos différentes sociétés. Presque tous nos médias sont des produits de corporations telles que GESCA’ Québecor, ABC, BBC, CBC, FOX, CNN etc etc…..On ne peut jamais lire pour ainsi dire des articles sans partisanerie…Les journalistes ne sont pas libres d’écrire à leur guise…:( 🙁 🙁

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  2. Simba Tokonga
    Mai 05, 2016 - 10:47

    La liberté de presse est morte en 2001….

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  3. Sylvie Cluzel
    Mai 06, 2016 - 05:03

    Oui, c dramatique..

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