Malgré les efforts soutenus des États-Unis pour renverser le régime de Castro et le système lui-même, avec l'aide d'exilés cubains fanatiques sujets au terrorisme et au sabotage, cette paranoïa d'État n'est peut-être pas sans fondement. À tout prix il fallait empêcher un autre état de prendre ce virage qui ridiculise l'idée qu'il faut absolument jouer les subordonnées dans ses relations avec les États-Unis. En 1960, Lester D. Mallory, alors sous-secrétaire d'État assistant aux Affaires interaméricaines des États-Unis, écrivit dans un mémorandum que la seule façon de renverser Castro était de provoquer « la faim et le désespoir » parmi les Cubains, afin de les pousser à « renverser le gouvernement », soutenu par « la majorité des Cubains ». Il déclare que, dans cet objectif, le gouvernement américain doit utiliser « tous les moyens possibles pour miner la vie économique de Cuba » Les pertes occasionnées par l’embargo à l’économie cubaine s’élevaient en 2014 à plus de 116 milliards de dollars.

Fidel Castro mort et incinéré

Les cendres du révolutionnaire Fidel Castro ont été inhumées dimanche 4 décembre 2016 dans un cimetière de la ville de Santiago à Cuba – le berceau d’une révolution cubaine qui résonne toujours à travers les esprits. Les militaires ont tiré une salve de 21 coups de feu pour le héros national qui a marqué la géopolitique bien au-delà des frontières de l’île antillaise.

Au début, la cérémonie funèbre devait être diffusée en direct à la télévision, cela quelques heures avant que les médias officiels n’annoncent que l’enterrement historique serait « privée et solennelle ». A Santiago, que des membres de la famille de Castro et des hauts fonctionnaires proches de l’ancien dirigeant étaient présents à la cérémonie privée.

Fidel Castro est mort le 25 novembre 2016 à l’âge de 90 ans. Son dernier lieu de repos est près du mausolée de l’icône de l’indépendance du 19e siècle Jose Marti et d’autres héros nationaux.

Malgré les efforts soutenus des États-Unis pour renverser le régime de Castro et le système lui-même, avec l'aide d'exilés cubains fanatiques sujets au terrorisme et au sabotage, cette paranoïa d'État n'est peut-être pas sans fondement. À tout prix il fallait empêcher un autre état de prendre ce virage qui ridiculise l'idée qu'il faut absolument jouer les subordonnées dans ses relations avec les États-Unis. En 1960, Lester D. Mallory, alors sous-secrétaire d'État assistant aux Affaires interaméricaines des États-Unis, écrivit dans un mémorandum que la seule façon de renverser Castro était de provoquer « la faim et le désespoir » parmi les Cubains, afin de les pousser à « renverser le gouvernement », soutenu par « la majorité des Cubains ». Il déclare que, dans cet objectif, le gouvernement américain doit utiliser « tous les moyens possibles pour miner la vie économique de Cuba » Les pertes occasionnées par l’embargo à l’économie cubaine s’élevaient en 2014 à plus de 116 milliards de dollars.

Malgré les efforts soutenus des États-Unis pour renverser le régime de Castro et le système lui-même, avec l’aide d’exilés cubains fanatiques sujets au terrorisme et au sabotage, cette paranoïa d’État n’est peut-être pas sans fondement. À tout prix il fallait empêcher un autre état de prendre ce virage qui ridiculise l’idée qu’il faut absolument jouer les subordonnées dans ses relations avec les États-Unis. En 1960, Lester D. Mallory, alors sous-secrétaire d’État assistant aux Affaires interaméricaines des États-Unis, écrivit dans un mémorandum que la seule façon de renverser Castro était de provoquer « la faim et le désespoir » parmi les Cubains, afin de les pousser à « renverser le gouvernement », soutenu par « la majorité des Cubains ». Il déclare que, dans cet objectif, le gouvernement américain doit utiliser « tous les moyens possibles pour miner la vie économique de Cuba » Les pertes occasionnées par l’embargo à l’économie cubaine s’élevaient en 2014 à plus de 116 milliards de dollars.

Après deux jours d’événements à La Havane, le cortège funéraire de Castro part pour un périple de trois jours vers l’est, retraçant l’itinéraire que les rebelles triomphants ont pris lors du renversement du dictateur Fulgencio Batista soutenu par les États-Unis en 1959. Baignant dans les milieux mafieux américains, Cuba était alors un vaste casino où prostitution et drogue étaient rampantes. Dans son discours de 1960, Kennedy s’est plaint que Castro avait «confisqué plus d’un milliard de dollars de biens américains » — un clin d’œil aux motifs financiers derrière l’homme qui avait renversé la dictature oppressive et favorable aux entreprises de son ami Fulgencio Batista.

Samedi soir, le président Raul Castro,  frère et successeur de Fidel, a déclaré que des millions de personnes étaient venus rendre hommage au père de la nation. « Nous nous engageons à défendre la patrie et le socialisme » a déclaré en uniforme militaire Raúl Castro, devant des milliers de Cubains samedi soir à Santiago. « Celui qui tentera de prendre le contrôle de Cuba embrassera la poussière de son sol plein de son sang s’il ne meurt pas d’abord. » sermonnera-t-il.

Une urne contenant les cendres de l’ineffaçable Fidel Castro a été apportée par des soldats vers le cimetière de Santa Ifigenia à Santiago, à 800 km au sud-est de La Havane où git un autre immortel, José Martí, apôtre de la lutte de l’indépendance cubaine. Des milliers de personnes se sont alignées sur la route, brandissant des drapeaux cubains et criant « Vive Fidel!  Je suis Fidel ».

Les restes de l’homme qui a gouverné Cuba pendant un demi-siècle ont quitté la Place de la Révolution (Plaza de la Revolución)  à La Havane à 6 h 39 heure locale, plus de 20 minutes avant leur départ prévu.

Conformément à ses souhaits, l’image de Fidel Castro ne sera pas perpétuée par des statues ni aucun lieu public ne portera son nom, selon les dires de Raul Castro qui, flanqué de son frère, entama la révolution le 26 juillet 1953 avec un assaut contre la désormais mythique caserne de Moncada à Santiago.

Fidel Castro a construit un État communiste à 145 km des États-Unis et a survécu à un demi-siècle de tentatives de renversement ou d’assassinat par les services secrets américains.

Dans l’État insulaire des Caraïbes dépourvu de la liberté de presse ou de groupes d’opposition, avec ses maisons usées et voitures sans âge, les Cubains se sont fait imposer un système que les révolutionnaires ont mis en place, un système aplani, doctrinaire, qui fournirait tout aux Cubains, de l’éducation aux soins de santé. Pour résultat, les Cubains sont plus lettrés que les Canadiens et il est plus périlleux d’accoucher aux États-Unis qu’à Cuba.

Une loyauté indéfectible était ce que Fidel attendait en retour. Pourtant des milliers de personnes vomissent le marché qui troquera leurs libertés individuelles pour un bien-être collectif et tentent la mer des Caraïbes chaque année en espérant atteindre l’ étasunienne Floride, rêves de richesses en tête.

Papa Fidel, comme on l’appelait dans son île, n’a pas su combler tous les tiens. Tandis que la plupart des habitants de Santiago manifestaient de l’affinité pour le révolutionnaire mort, il y a tout de même dissidence. En Floride, à Miami où vivent plus d’un million de Cubains, on célébrait dans la plus grande joie la mort du leader Maximo.  Absous de l’idéologie castriste, ils espèrent, une main forte du Président élu Donald Trump dans la « résistance» dans l’île communiste. Un espoir de démocratie renait subitement.

Bien que Cuba ne se qualifie pas comme une société objectivement libre, il est important de rappeler que les restrictions à la liberté cubaine ne se sont pas produites de manière fortuite. Ils se sont dressés sur une petite île exposée au plus aguichant des impérialistes, qui ne soupèse que ses propres intérêts, qui  pendant des décennies destitua et mandata des chefs accommodants, des dictateurs belliqueux, qu’ils soient amis ou ennemis, voisins ou lointains. Les cas de ce délire interventionniste foisonnent.

Alors que les Américains ont toujours fait valoir que la seule liberté des Cubains les importait, ils occupent encore aujourd’hui une partie de l’ile ou tous les droits fondamentaux de l’homme sont totalement annihilés, bafoués dans la prison de Guantanamo. Les prisonniers politiques cubains et l’absence de liberté de presse et d’expression dénoncée par Washington palissent à la lumière de moeurs américaines d’institutionnaliser la censure avec le célèbre cas d’Edward Snowden et celui de Bradley Edward Manning.  Ce dernier fut incarcéré pour « trahison » pour avoir transmis en 2010 à Wikileaks différents documents militaires classifiés sur la mort arbitraire de civils. Ce geste lui vaut d’être condamné le 21 août 2013 à trente-cinq ans de prison. Pour Snowden, un film de 2016 vous expliquera pourquoi cet ex-agent des États-Unis fuit toujours son pays.

Parmi les libertés que Fidel Castro n’a pas emmurées se trouve la liberté d’exister sans avoir à se préoccuper de l’accès à la nourriture, au logement, aux soins de santé et à l’éducation – dont l’État cubain fournit tous les résidents. C’est dans ce contexte que l’héritage de Fidel Castro doit être analysé. Et c’est ce contexte qui lui donne la légitimité d’être un symbole de la résistance contre les affres de l’hégémonie.

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  1. Fernand Michel Cloutier
    Déc 06, 2016 - 02:18

    « Parmi les libertés que Fidel Castro n’a pas emmurées se trouve la liberté d’exister sans avoir à se préoccuper de l’accès à la nourriture, au logement, aux soins de santé et à l’éducation – dont l’État cubain fournit tous les résidents. C’est dans ce contexte que l’héritage de Fidel Castro doit être analysé. Et c’est ce contexte qui lui donne la légitimité d’être un symbole de la résistance contre les affres de l’hégémonie. »

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