Le président nigérian Goodluck Jonathan a mis sur pied un comité présidentiel afin de se rendre dans l'État de Borno pour établir une stratégie pour la libération des filles de pair avec la communauté locale.

Enlèvements de 276 jeunes écolières au Nigeria

Le groupe armé islamiste nigérian Boko Haram a revendiqué sa responsabilité dans l’enlèvement de 276 écolières lors d’un raid le mois dernier dans le village de Chibok dans le nord du Nigeria.

« J’ai enlevé vos filles », a déclaré Abubakar Shekau, le chef du groupe lundi dans la vidéo de 57 minutes, se référant à des centaines d’étudiantes enlevées, le 15 avril dans leur école à Chibok, situé dans l’État de Borno.

« Par Allah, je vais les vendre sur le marché » défie-t-il dans la vidéo qui débute avec des combattants soulevant des armes automatiques et tirant en l’air en scandant « Dieu est grand. »

Cet ignoble enlèvement a pris des proportions internationales. À Washington une marche s’est formée et les participants exigeaient une action plus vigoureuse du gouvernement. À Londres, même des célébrités ont pris les rues pour dénoncer ce triste rapt d’enfants et les efforts vains du gouvernement nigérian pour retrouver ces étudiantes qui doivent vivre des moments plus qu’atroces.

Le président nigérian Goodluck Jonathan a mis sur pied un comité présidentiel afin de se rendre dans l'État de Borno pour établir une stratégie pour la libération des filles de pair avec la communauté locale.

Le président nigérian Goodluck Jonathan a mis sur pied un comité présidentiel afin de se rendre dans l’État de Borno pour établir une stratégie pour la libération des filles de pair avec la communauté locale.

Boko Haram auraient pris d’assauts une école secondaire pour filles et entassé les centaines adolescentes, qui étaient en examen dans des camions. Ils ont disparu dans une région éloignée le long de la frontière avec le Cameroun.

Boko Haram est désormais considérée comme la principale menace pour la sécurité du premier producteur de pétrole d’Afrique. L’organisation terroriste est de plus en plus audacieuse dans ses coups et tend à étendre sa portée.

Le manque apparent de la capacité des forces de l’ordre d’empêcher l’attaque de Chibok ou de sauver les jeunes filles après trois semaines a déclenché la colère et les protestations dans le nord-est et dans la capitale Abuja.

Cinquante-trois des filles ont réussi à échapper aux ravisseurs, qui veulent introduire la loi islamique dans le pays, mais 223 étaient encore en détention, a déclaré la police de l’État vendredi dernier.

L’enlèvement de masse et l’incapacité de sauver les filles, qui vivent maintenant leur quatrième semaine de captivité, est une source de profonde d’embarras pour le gouvernement nigérian. On accuse ouvertement le gouvernement de Goodluck Jonathan d’être insensible au sort des filles et ne pas faire tout son maximum pour les sauver.

Dans une émission télévisée dimanche soir, le président Jonathan a promis que son administration faisait tout son possible et a appelé à l’aide internationale pour trouver les filles. Il a assuré que la « disparition » des filles ne serait pas un « mystère » mondial en référence à l’avion de Malaisie manquant qui n’a pas été retrouvé, malgré la vaste recherche multinationale déployée. Ainsi, le Nigéria s’est tourné vers les Américains, les Britanniques, les Français et aussi la Chine.

Samedi, le secrétaire d’État américain John Kerry a promis de l’aide. « L’enlèvement de centaines d’enfants par Boko Haram est un crime inadmissible, et nous ferons tout notre possible pour soutenir le gouvernement nigérian pour ramener ces jeunes femmes dans leurs foyers et les auteurs du crime devant la justice », a déclaré M. Kerry qui se trouvait à Addis-Abeba en Éthiopie.

Des rapport non-vérifiés stipulaient que les filles ont été vendu par leurs ravisseurs pour la somme de 12$.

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