Le Congolais Vérone Mankou, créateur de l’Elikia, a pour mission de sortir l’Afrique de L'Afro-pessimisme et contribuer activement à l’essor du continent

Elikia, le premier smartphone africain

Vérone Mankou, un entrepreneur congolais de 26 ans ne s’est pas arrêté à créer la première tablette de conception africaine, le Way-C en 2011, il poursuit avec le premier téléphone intelligent qui émane du continent noir, le Elikia.

C’est avec un certain scepticisme que cette technologie fut accueillie. D’autres tablettes et smartphones qui se prétendaient « africain » se sont révélés être plus des modèles chinois avec une esthétique adaptée.

Le Congolais Vérone Mankou, créateur de l’Elikia, a pour mission de sortir l’Afrique de L'Afro-pessimisme et contribuer activement à l’essor du continent

Le Congolais Vérone Mankou, créateur de l’Elikia, a pour mission de sortir l’Afrique de L’Afro-pessimisme et contribuer activement à l’essor du continent

Les premières images de l’Elikia affichent «Conçu en République du Congo, assemblé en Chine » pour intentionnellement faire un pied de nez à Apple avec « Conçu par Apple en Californie. » Tout comme Apple, VMK a eu à répondre de la fabrication de ses produits par la Chine. Ici, il faut savoir séparer l’assemblage du produit et la conception du produit. Même la marque canadienne de téléphones intelligents Blackberry est assemblée hors de ses frontières, au Mexique. Et on ne se pose pas la question à savoir si Nokia est chinoise ou finlandaise.

Plus tôt cette année M. Mankou a affirmé à l’AFP que VMK voulait conserver son produit le plus africain que possible, mais a décidé de le fabriquer en Chine pour la simple raison que le Congo n’a pas d’usines de ce type et pour des raisons de prix.

Le mois dernier,  M. Mankou s’est confié lors de la conférence de Tech4Africa. Ce forum d’idées et de haute technologie en est à sa troisième année et prenait place en 2012 à Johannesburg. Le discours de l’entrepreneur a porté sur les difficultés de fonctionnement de son entreprise VMK du Congo. Il a également souligné que, malgré les différents obstacles, pourquoi il pensait qu’il était important pour la société africaine d’investir dans le téléphone intelligent et le marché local de la tablette numérique. « Seuls les Africains peuvent savoir ce dont l’Afrique a besoin », a-t-il précisé.

« Apple est énorme aux États-Unis, Samsung est énorme en Asie, et nous voulons VMK soit énorme en Afrique. » L’origine de VMK vient du mot kikongo Vumbuka (langue parlé majoritairement au sud-ouest du Congo, dans la ville de Pointe-Noire), qui signifie « Réveillez-vous ! ».

Le Way-C, ou «la lumière des étoiles » en lingala est une petite tablette de la taille de la Galaxy Tab de Samsung. Il mesure 7.4″ X 6.7″ X 0.5  » avec une connectivité Wi-Fi. Il est offert pour un prix qui avoisine les 300 $.

Le Elikia (« Espoir ») est un smartphone qui repose sur Android avec un écran de 3,5 pouces, avec une caméra arrière et vers l’avant. Il coûte environ 170 $.

Il y a eu une réaction négative sur certains blogues technos, et une grande partie semble provenir de la conviction que ces produits sont fabriqués par ce qu’on appelle un fabricant d’équipement d’origine ou OEM.

Un OEM est un produit fabriqué en grand nombre, mais sans marque, puis vendu par plusieurs distributeurs sous plusieurs labels différents : Aucun de ses distributeurs n’a conçu (si ce n’est qu’ils ont conçu le carton du produit) le produit d’origine, tous ils achètent le produit en grande quantité et font imprimer dessus leur nom (ou de leur marque).

Il y a quelques années, on découvre que la “première” tablette africaine était un OEM disponible non seulement au Nigeria, mais dans le monde entier et vendu sous plusieurs noms différents. Ses revendications d’être africain ont été renversées, et la compagnie est maintenant considérée comme un autre commerçant qui vend des produits étrangers sur les marchés locaux.

Ce n’est catégoriquement pas le cas avec les produits de VMK, il y consacre même une page sur son site web pour répondre à la possible accusation.

Brazzaville, la capitale de la République du Congo et port d’attache de VMK, est plus connu pour son industrie qui repose sur la production de biens principalement destinés à la consommation locale qu’une localité pour les entreprises innovantes.

Mais c’est là que M. Mankou choisit de faire des affaires.
« Le Congo a les mêmes problèmes que tous les pays d’Afrique subsaharienne : il est difficile d’obtenir du financement, de sorte qu’il est difficile de créer de grands projets », a-t-il déclaré sur un blogue techno. Dédié à l’épanouissement de Brazzaville, on peut lire sur son blogue qu’il compte créer un espace de travail partagé dans le secteur des Technologies de l’Information et des Communications (TIC) pour les travailleurs indépendants. Ce projet permettra à la ville fondée le 3 octobre 1880 d’approfondir sa culture des TIC.

Vérone Mankou envisage d’exporter ses produits à l’extérieur du Congo dans un proche avenir. Il a déjà des points de vente dans plusieurs pays africains, en France en Inde.

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