À soixante-dix ans, Donald Trump devient le plus vieil élu de l'histoire des présidentielles américaines.

Donald Trump : le choix des Américaines

Une semaine après une élection américaine historique, qui aurait dû, selon les sondages et le bon sens, voir la première femme américaine présidente de l’Histoire des États-Unis élue, le monde est aux prises avec ce macho, climato-sceptique,  intolérant, xénophobe qu’est Donald Trump.

À soixante-dix ans, Donald Trump devient le plus vieil élu de l'histoire des présidentielles américaines.

À soixante-dix ans, Donald Trump devient le plus vieil élu de l’histoire des présidentielles américaines.

Un Trump apolitique, un Trump mégalo qui parle cash, un Trump raciste, comment ce milliardaire, le souffre- douleur des médias, qui a affirmé dans une vidéo « tenir les femmes par la chatte » a pu a transcender les mailles de la pudeur américaine? Qui sont celles et ceux qui ont voté pour Donald Trump, le choix du Ku Klux Klan (KKK)?

Les plus importants supporteurs du misogyne sont  visiblement les femmes blanches peu éduquées. 62% d’entre elles n’ont pas hésité à favoriser celui qui fut dénoncé de multiple fois pour viol et dont la femme, au puissant accent russe,  nue comme un ver, lascive, a fait la couverture de magazines new-yorkais.

Fait surprenant, 45 % des femmes blanches avec une éducation supérieure ont-elles aussi accroché aux discours bonbons du clan Trump qui ont frappé leurs imaginaires avec des phrases creuses comme:  « L’emploi le plus important qu’une femme peut avoir est d’être mère. » « Nous modifierons les lois pour favoriser les femmes et les familles. » alors que Trump tweetait qu’Hillary, mère de famille, ne pouvait satisfaire son mari!

Traçant une distinction marquée entre ces groupes, que 4% des femmes noires se sont alignées derrière Trump pour 26% du vote des Latinas malgré ces propos envers cette communauté. Ceci reflète peut-être leur inquiétude au sujet du traitement des Noirs dans le système de justice ainsi qu’une probable reconnaissance du soutien plus fort des Clinton aux minorités et les appuis enthousiastes du président Obama et de la première dame envers Hillary Clinton.

En prenant ces chiffres de front, on perçoit vite que le schisme ici est la race. Le prochain Président des États-Unis a promis la déportation massive des « illégaux », de construire un mur à l’israélienne, et de mettre fin à l’entrée des immigrants musulmans aux États-Unis avant de se raviser devant l’anticonstitutionnalité  de cette ambition. L’Islam qu’il conçoit plus comme une action politique qu’une religion, chose confirmée par le choix de sa garde rapproché où l’ont retrouve racistes et antisémites notoires. En attente d’être investi pour le poste de procureur général des États-Unis par Trump, Jeff Sessions aurai déclaré qu’il pensait que le KKK était «OK jusqu’à ce qu’il découvre qu’ils fumaient du pot».

Avec sa Fondation Clinton, Clinton n’a pas su convaincre les électeurs. Avec la faible participation au vote, autour de 50%, cela prouve l’inexistante confiance des Américains envers ses actions caritatives.  La Fondation se voit mouillée dans des affaires avec les Rockafeller,  la banque suisse UBS, une banque russe, des corrélations établies avec des nominations et des dons. L’Associated Press établissait en 2016 que plus de la moitié des individus qui ont eu accès à Hillary Clinton, Secrétaire d’États des États-Unis, sont de généreux donateurs. La douteuse implication de la Fondation Clinton en Haïti après le séisme de 2010, ou la Fondation, incarnée par Bill Clinton qui y ferai la pluie et le beau temps, tout comme un chef d’État, avec des milliards de dollars en poche amassés en don, a soulevé la suspicion voire la colère d’une diaspora engagée.

On n’a pas eu à attendre le lendemain pour ressentir l’onde de choc de l’élection américaine de 2016. Le soir même et chaque jour depuis, des manifestations ont lieu par ceux qui refusent de se faire imposer Donald Trump comme chef d’État. Les géants Google et Facebook ont réagi. Outil de propagande diverse et véhicule haute-vitesse des opinions, Facebook a promis de nettoyer ses fils de fausses nouvelles et Google, qui selon le groupe Anonymous penchait fermement du côté d’Hillary, partira en guerre contre les sites qui « dénaturent, déforment ou dissimule des informations sur le contenu ou la mission première du site » en les mettant dans un genre de liste noire. Porte ouverte au dérapage et contrôle abusif de l’information, on se demande bien comment Google déterminera ce qu’est la vérité…

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  1. Christian Delattre
    Nov 20, 2016 - 10:53

    parce que la soi-disant « pudeur américaine » n’est qu’hypocrisie!!!

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  2. Yan Langlois
    Nov 21, 2016 - 02:08

    parceque la classe moyenne aux USA est en train de disparaitre …. au profit de la classe moyenne chinoise (délocalisations) et que ces délocalisations affectent le peuple Américain sans discrimination de sexe ou de Race …. cette élection représente avant tout une lutte de classe …. c’était Sanders ou Trump … malheureusement le parti démocrate a saborder Sanders au profit de la voleuse Clinton …

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  3. Yan Langlois
    Nov 21, 2016 - 02:08

    le peuple a en effet choisi

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    • Deeclan Mulqueen
      Nov 21, 2016 - 05:30

      les grands electeurs c est pas le peuple

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    • Mohamed Mohamed Toure
      Nov 21, 2016 - 07:11

      Le peuple a choisit Hillary Clinton, mais le système avec leurs arnaque ds grands électeurs a choisit trompeur Trump.

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    • Yan Langlois
      Nov 21, 2016 - 08:21

      ce que vous appelez le peuple est concentré principalement en Californie et à New-York … alors d’après vous les citoyens par exemple de Iowa ou du Kansas seraient des citoyens de seconde zone … Un grand pays comme le Canada les USA la Russie ou la Chine ne peuvent avoir un scrutin proportionnelle comme en Israel….et à ce que je sache aucun régime démocratique n’est parfait … même si Israel a une représentation proportionnelle pur je ne peux qualifier Israel d’Exemple démocratique (peut être en représentation mais ça s’arrête là) Ce que je déplore le plus est la réforme d’Obama sur les super-pac qui octroie encore plus de pouvoir aux lobbys qui financent les campagnes depuis 2012 alors que le financement des partis politique par des lobbys ou des entreprises privés devraient être limité voir même interdit dans une DémoCratie véritable …. qu’un type comme George Soros par exemple donne 17000 000 aux démocrates …. on peut se douter qu’il attend un retour sur son investissements si les démocrates auraient eu le pouvoir …. la même critique est faites aux Républicains…. Les juges, le sénat et la chambre des représentants peuvent tous se faire financer …. et par la suite ils sont redevable à Qui? aux électeurs ou aux donateurs? en ce qui me concerne le problème se situe plus à ce niveau qu’au niveau du nombre de votes puisque dès le départ un système politique à genoux face aux donateurs n’est en aucun cas démocratique et ce même si on a un simulacre de démocratie au 4,5,6 ou 7ans ….

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  4. Armelle Fleury
    Nov 21, 2016 - 12:11

    les Américains n’ont plus de morale, et d’où cela vient il ?

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  5. Mohamed Mohamed Toure
    Nov 21, 2016 - 07:04

    Il est le choix du système, sinon les américains ont choisit Hillary,
    Si avec 220.000 voix de plus pour Hilary Trump est le choix c’est que vous n’avez rien compris de ce qu’on appelle le choix populaire ou de la population américaine,

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