L'Explosion du minibus le 18 novembre 2012 à Nairobi a été attribuée au groupe Al-Shabbaab. PHOTO AP

Al-Shabbaab frappe le Kenya

Une bombe a détruit un minibus dans le quartier Eastleigh surnommé « Petite Mogadiscio » à Nairobi la capitale kényane, tuant six personnes dans une attaque mettant en évidence les risques de sécurité que confronte le  Kenya en raison de son intervention en Somalie dans sa lutte contre le groupe Al-Shabaab.

L'Explosion du minibus le 18 novembre 2012 à Nairobi a été attribuée au groupe Al-Shabbaab. PHOTO AP

L’Explosion du minibus le 18 novembre 2012 à Nairobi a été attribuée au groupe Al-Shabbaab.
PHOTO AP

Le Kenya a subi une série d’attaques meurtrières dans la capitale Nairobi, dans la ville portuaire de Mombasa, ainsi que la ville orientale de Garissa au cours de la dernière année.

Les attaques ont été imputées à des militants somaliens et leurs sympathisants, en représailles pour le déploiement des troupes kenyanes dans la Somalie voisine pour chasser les rebelles d’Al-Shabaab.

Un photographe de Reuters a déclaré avoir vu des corps déchirer par l’explosion. Il a vu cinq cadavres enveloppés dans des sacs et emmenés dans véhicule de police.

La force de l’explosion n’a laissé du minibus, communément appelé matatu, qu’un squelette carbonisé. Les vitres d’un café à proximité ont été brisées et deux autres voitures ont été endommagées.

Selon le commandant de la police régionale de Nairobi, l’explosion a été causée par une bombe et possiblement qu’elle a été à l’intérieur du matatu quand il a détoné.

En septembre dernier, la police kenyane annonçait qu’ils ont saisi plus de 150 détonateurs à Nairobi.

La Croix-Rouge kényane a annoncé sur Twitter que sept personnes avaient été tuées et 24 personnes avaient été emmenées à l’hôpital.

« J’ai entendu un bruit. Je pensais avoir frappé quelque chose. La fourgonnette a été soudainement projetée vers le haut », se confie Bernard Kibe, le conducteur du matatu, aux journalistes sur les lieux. Il a déclaré que le matatu avait été rempli à pleine capacité, avec environ 25 personnes à son bord.

Les attaques au Kenya se sont intensifiées depuis que les troupes kenyanes, aux côtés des forces de l’Union Africaine ont lancé une offensive en Somalie. Effectivement, vendredi 28 septembre 2012 les forces kényanes entrèrent dans Kismaayo après avoir débarqué sur la plage somalienne avec un soutien héliportée et d’artillerie, et annoncent avoir pris le port. Dans la nuit, les Shebabs annoncent leur repli de la ville.

« Il y a un laxisme de la part du gouvernement. Il s’agit de la quatrième attaque en trois semaines », selon les dires d’un témoin.

Le 24 octobre 2011, une grenade explose dans une discothèque de la capitale kényane, Nairobi, blessant 14 personnes. La police locale accuse les islamistes d’Al-Shabaab d’avoir perpétré l’attentat, faisant suite une semaine après le début de l’intervention kényane en Somalie.

Durant le mois de décembre 2011, on recense 15 attaques à la grenade et utilisation d’engin explosif improvisé dans les régions du nord du Kenya, où vivent environ 463 000  réfugiés, principalement Somaliens.

Le 24 mars 2012, les opérations continuent et le ministère de la Défense demande une rallonge urgente de 12,5 milliards de shillings kényan (140 millions de dollars) pour financer les opérations mais ce sont plus de 21 milliards qui sont nécessaires pour terminer l’année fiscal.

Des attentats au Kenya frappent régulièrement. Un coup important a lieu le 1er juillet dernier, lorsque dix-sept personnes ont été tuées dans l’attaque de deux églises menée par des hommes armés à Garissa, une ville de l’est du Kenya proche de la Somalie

L’intervention militaire du Kenya en Somalie, nom de code opération Linda Nchi (« protéger le pays » en swahili), est une offensive coordonnée des armées kényane et somalienne du gouvernement fédéral de transition dans le cadre de la guerre civile somalienne. Elle a lieu depuis la mi-octobre 2011 lorsque des troupes en provenance du Kenya ont franchi la frontière dans les zones de conflit du sud de la Somalie. Les soldats étaient à la poursuite de miliciens d’Al-Shabaab, accusés d’avoir enlevé plusieurs touristes étrangers et travailleurs humanitaires au Kenya. Cependant, le groupe islamiste Al-Shabaab nie officiellement avoir enlevé des travailleurs étrangers.

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