Alpha Condé, né le 4 mars 1938 à Boké (Basse-Guinée), En 1970, il est victime du régime du président Sékou Touré, qui le condamne à mort par contumace1, et contraint, comme bon nombre de ses compatriotes intellectuels, de rester en exil hors de son pays. De retour à Conakry le 17 mai 1991, chef du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), il est emprisonné pendant plusieurs mois. Il devient président de la République de Guinée le 21 décembre 2010, à la suite du premier scrutin libre depuis l'indépendance.

37 arrestations dans l’affaire de la tentative de meurtre du président Guinéen

Les autorités guinéennes ont arrêté 37 soldats mercredi en réponse à la tentative d’assassinat contre le Président Alpha Condé, élu il y a 7 mois, dans leurs tentatives de diminuer les tensions dans le pays

Alpha Condé, né le 4 mars 1938 à Boké (Basse-Guinée), En 1970, il est victime du régime du président Sékou Touré, qui le condamne à mort par contumace1, et contraint, comme bon nombre de ses compatriotes intellectuels, de rester en exil hors de son pays. De retour à Conakry le 17 mai 1991, chef du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), il est emprisonné pendant plusieurs mois. Il devient président de la République de Guinée le 21 décembre 2010, à la suite du premier scrutin libre depuis l'indépendance.

Alpha Condé, né le 4 mars 1938 à Boké (Basse-Guinée), En 1970, il est victime du régime du président Sékou Touré, qui le condamne à mort par contumace1, et contraint, comme bon nombre de ses compatriotes intellectuels, de rester en exil hors de son pays. De retour à Conakry le 17 mai 1991, chef du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), il est emprisonné pendant plusieurs mois. Il devient président de la République de Guinée le 21 décembre 2010, à la suite du premier scrutin libre depuis l'indépendance.

Alpha Condé, le premier chef élu démocratiquement en Guinée depuis l’indépendance, est sorti indemne après qu’une roquette ait touché sa maison à Conakry mardi matin, mais un membre de sa garde présidentielle a été tué lors d’une fusillade qui a duré deux heures.

Le premier ministre Mohamed Said Fofana a convoqué une réunion d’urgence de ses chefs de sécurité, mardi, en soulignant qu’ils doivent agir vite »pour empêcher que la situation ne s’envenime » tout juste sept mois après les élections.

« Il nous a demandé de calmer la population et les soldats », a déclaré Rabiatou Serah Diallo, président du Conseil National de Transition, qui supervise les élections législatives du parlement.

Le gouvernement a cherché à contenir la portée de l’attaque. 37 soldats ont été détenus au siège de la police nationale à Conakry et l’ancien chef de l’armée Thiam Nouhou fut arrêté mardi, était toujours en garde à vue et considérée comme un suspect.

Une source militaire a déclaré que parmi les personnes arrêtées, se retrouvent des alliés de l’ancien chef de la junte militaire Moussa Dadis Camara. Cet officier militaire Guinéen s’autoproclame président de la République de Guinée le 24 décembre 2008 et a dirigé le pays entre 2008 et 2009.

Également questionné, des soldats en liens avec le général Sékouba Konaté, le président de la transition après que Moussa Dadis Camara ait été tiré dans la tête par un proche collaborateur jusqu’à l’élection de Condé en novembre 2010. Suite à cette blessure à la tête le 3 décembre 2009, M. Camara est hospitalisé au Maroc, puis au Burkina Faso.

Un colonel influent surnommé « De Gaulle » qui a des liens avec M. Konaté figure aussi parmi les personnes arrêtées, ainsi que Alpha Oumar Diallo, un commandant et un allié de l’ancien président Lansana Conté, lui-même victime de plusieurs tentatives de renversement et d’assassinat, il décède des suites d’une « longue maladie », après 24 ans de pouvoir sans partage.

Pendant ce temps un dirigeant de la principale opposition politique guinéenne, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Mamadou Oury Bah,  est disparu depuis que des soldats ont saccagé et pillé sa maison à Conakry, mardi soir, selon sa famille.

Quelques heures après l'annonce de la mort de Lansana Conté, deuxième président de la République de Guinée, le capitaine Moussa Dadis Camara, jusqu'alors inconnu du grand public, apparaît à la radio-télévision guinéenne pour annoncer la suspension de la Constitution et de toutes les institutions républicaines ainsi que la dissolution du gouvernement. Ce coup d'État de décembre 2008 entraîna la suspension du pays au sein de l'Union africaine

Quelques heures après l'annonce de la mort de Lansana Conté, deuxième président de la République de Guinée, le capitaine Moussa Dadis Camara, jusqu'alors inconnu du grand public, apparaît à la radio-télévision guinéenne pour annoncer la suspension de la Constitution et de toutes les institutions républicaines ainsi que la dissolution du gouvernement. Ce coup d'État de décembre 2008 entraîna la suspension du pays au sein de l'Union africaine

Alpha Condé a réagi rapidement pour faire valoir que l’attaque, condamnée par le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, n’était pas un coup d’État. « Ce fut une tentative d’assassinat, et non un coup d’État », a déclaré Alpha Condé à Radio France Internationale.

Alpha Condé qui a fait l’objet d’une grâce présidentielle de la Guinée le 18 mai 2001, 28 mois après son arrestation et huit mois après son procès organisé par la « Cour de sûreté de l’État guinéen» dit la télévision d’État que les membres de sa garde présidentielle, dont l’un est mort dans la fusillade, et deux autres ont été blessés, ont combattu «héroïquement» dans une bataille de deux heures jusqu’à ce que les secours arrivent à l’aube.  D’après lui,  il en est sorti indemne, car il ne dormait pas dans sa chambre quand elle a été la cible de bazookas et des lance-roquettes.

“ Je vous demande de rester calme, mais (aussi) de vigilance et d’unité nationale», dis M. Condé aux Guinéens. “Je ne veux pas de réaction populaire, aucune réaction contre quiconque; laisser l’armée et les forces de sécurité faire leur travail.”

Ces tensions interviennent sept mois après qu’Alpha Condé ait pris ses fonctions suite à sa victoire sur son rival et chef de l’UFDG Cellou Dalein Diallo.

Cello Dalein Diallo, premier ministre de 2004 à 2006, qui a récemment dénoncé les « tendances autocratiques » du nouveau gouvernement a annoncé à l’AFP qu’il espérait que l’attaque n’affectera pas «l’unité, le processus démocratique et le fragile tissu social» de l’ancienne colonie française. M. Diallo est arrivé en tête au premier tour avec 43,69 % des voix, devant Alpha Condé, mais s’incline au second avec 47,48 % des voix.

Alpha Condé a suggéré l’attaque pourrait avoir été orchestré par des officiers dissidents de l’armée déplu lors des récentes mesures anticorruption. L’ONG Transparency International classe régulièrement la Guinée parmi les pays où la perception de la corruption est la plus forte. Le thème de la corruption est récurrent dans les revendications des opposants et des organisations syndicales en Guinée.

Alpha Condé âgé de 73 ans fait face à l’énorme tâche de stopper l’hémorragie d’une nation en proie à des décennies de violence politique meurtrière et dissensions ethniques, de coups d’états et d’oppression par ses forces de sécurité.

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