Plus on sait, moins on affirme

Eunice Bélinor nommée Conservatrice de l’Art Québécois et Canadien contemporain du Musée des Beaux-Arts de Montréal

Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) se réjouit d’annoncer la nomination d’Eunice Bélidor à titre de conservatrice de l’art québécois et canadien contemporain (1945 à aujourd’hui), titulaire de la Chaire Gail et Stephen A. Jarislowsky. Mme Bélidor mettra son expérience pluridisciplinaire des milieux de l’art et de la recherche au profit du Musée, de sa programmation et de sa collection d’art contemporain québécois et canadien.
 
« Eunice Bélidor s’est démarquée en tant que commissaire et critique avant-gardiste dans le domaine des arts contemporains québécois et canadiens, et c’est une joie immense de l’accueillir dans l’équipe de la conservation du MBAM. Son parcours, ainsi que son intérêt à susciter le dialogue et à mettre en lumière les thèmes et les discours trop souvent marginalisés, font d’elle un atout essentiel pour notre Musée. Sa contribution permettra d’enrichir notre conception de l’art québécois et canadien et nous attendons avec impatience de découvrir la programmation qu’elle mettra sur pied », explique Mary-Dailey Desmarais, conservatrice en chef du MBAM.

Dynamique commissaire et auteure, Eunice Bélidor est titulaire d’un baccalauréat en histoire de l’art de l’Université Concordia (Montréal), ainsi que d’un diplôme d’études supérieures en pratiques commissariales et d’une maîtrise en histoire de l’art de l’Université York (Toronto). On a pu lire ses textes et essais dans différentes publications telles qu’Espace Art Actuel, Hyperallergic, Canadian Art et Inuit Art Quarterly. CREDIT PHOTO: Charlène Daguin

« Je suis ravie de faire mon entrée au MBAM, une grande institution de Montréal, ma ville natale. J’aurai la chance d’y poursuivre mon travail de soutien aux artistes et de faire rayonner l’art contemporain québécois et canadien à Montréal, au Canada et à l’international. Être conservatrice au MBAM représente une étape importante de ma carrière et je suis fébrile à l’idée de pouvoir m’investir dans ce rôle. Je me sens déjà accueillie à bras ouverts par Mary-Dailey Desmarais et toute l’équipe du musée qui partagent mes sensibilités », ajoute Eunice Bélidor, conservatrice de l’art québécois et canadien contemporain (1945 à aujourd’hui), titulaire de la Chaire Gail et Stephen A. Jarislowsky, MBAM. 

À propos d’Eunice Bélidor
Née à Montréal, Eunice Bélidor a fait sa marque dans le monde de l’art comme commissaire indépendante, critique, auteure et chercheuse. À la tête de la Galerie FOFA de l’Université Concordia depuis 2019, elle a travaillé auparavant au centre d’artistes articule de Montréal, à la galerie d’art contemporain The Power Plant de Toronto, à la galerie Black Artists’ Networks In Dialogue (BAND) de Toronto et à la revue Journal of Curatorial Studies. Sa pratique de commissaire, qui préconise les voix d’artistes de divers horizons, se développe autour du questionnement et porte entre autres sur le féminisme, le design et la correspondance.

Récipiendaire en 2018 du Prix du commissaire émergent de la fondation Hnatsyshyn, Eunice Bélidor a développé au cours de sa carrière plusieurs expositions et projets qui ont été présentés à Montréal, à Toronto et à Berlin : la série d’infolettres Isolate in Style (2020), pour diffuser la parole des artistes de la Galerie FOFA ; l’exposition IGNITION 16 (avec Michèle Tériault, 2020), présentée à la galerie Leonard & Bina Ellen ; les expositions Over My Black Body (2019) cocommissariées avec Anaïs Castro à la Galerie de l’UQAM ; et Futures Mémoires et Code : corps présentées dans le cadre du festival Les HTMlles (2016 et 2018).

Très active dans le milieu de l’art canadien, Eunice Bélidor fait partie du groupe de travail du recteur de l’Université Concordia sur le racisme contre les Noirs, siège au comité d’acquisition d’art actuel et contemporain du Musée National des Beaux-Arts du Québec (MNBAQ) et au comité d’acquisition d’art international postérieur à 1900 du MBAM. Elle a été membre du comité d’évaluation des arts visuels du Conseil des arts de Montréal de 2015 à 2018.

Exposition Diversité et variation

Visions sur l’art Québec, organisme à but non lucratif qui a pour mission de promouvoir le développement artistique professionnel chez les personnes en situation de handicap, propose du 4 au 30 juin, une exposition collective. L’exposition Diversité et variation prend place à l’Espace Mushagalusa et présentera huit artistes en situation de handicap et d’origines diverses. Ils nous offrent une vitrine collective, une variété de propositions, de démarches, de recherche, de médiums et de créativité. Cette diversité d’oeuvres évoque les formes de diversité humaine et questionne sur leur accueil dans nos sociétés. La rencontre propose une réflexion profonde en réponse à l’urgence de dialoguer sur l’inclusion, la reconnaissance positive et autres aspects concernant des citoyens à besoins particuliers. En concordance avec la Semaine québécoise des personnes handicapées, le vernissage aura lieu le 4 juin de 18 h à 20 h et inclura un volet performatif où des artistes de la scène: chanteur, poète et danseuse, sont particulièrement encouragés à nous sensibiliser sur la diversité culturelle, l’équité et les groupes sous-représentés.

Exposition d’un collectif d’artistes en situation de handicap d’origines diverses à l’Espace Mushagalusa, 533, Ontario E. du 4 au 30 juin. Vernissage, 4 juin, durant la Semaine québécoise des personnes handicapées de 18 h à 20 h. En prolongation sur Internet jusqu’à la fin juillet.

À travers cette exposition, VSAQ pose un regard actuel sur les enjeux auxquels nous sommes confrontés en tant qu’individus, artistes et société. VSAQ s’est donné le mandat de soutenir la création issue de diverses pratiques culturelles et d’encourager l’innovation, l’expérimentation, l’échange d’idées et le partage du savoir. L’objectif de VSAQ par cette exposition est de susciter la réflexion dans le domaine artistique et dans la société en général et de contribuer à une ouverture à la différence. Dans l’optique de continuer nos efforts au-delà de la Semaine québécoise des personnes handicapées et de poursuivre nos actions à l’année, l’exposition se prolongera sur le Net de la mi-juin à la fin juillet.

Ce rendez-vous avec la diversité dans tous les aspects est une incursion dans l’art d’inspiration berbère avec Majid (l’art) Arekmane, un saut dans l’art contemporaine et urbaine avec Marven Clerveau, mais empreint d’une touche d’impressionnisme avec Michel Leblanc, des couleurs qui nous parlent et qui communiquent un message avec Gaëtane Cummings et Khalid Fensab, une immersion dans l’art social et de recherche avec Lucila Guerrero et Véro Leduc et un appel dans la simplicité d’un beau réalisme avec Mathieu St-Martin. Les artistes qui participent à l’exposition Diversité et variation sont tous des membres de Visions sur l’art Québec avec un handicap physique ou auditif et un immense talent qui sera aussi célébré sur scène avec un poème d’Yves Alavo, une performance en danse par Marie-Josée Blais et par des chants de Carl E’ly. Pour englober le tout, en invitation spéciale, David Leblanc, le frère jumeau de Michel, saura donner une ambiance musicale jazz, bohème ou classique à la soirée.

Bien que la galerie accueille des visiteurs, l’Espace Mushagalusa prend toutes les mesures de précaution pour assurer la sécurité des artistes et visiteurs. Puisqu’à une exposition, les gens sont toujours en mouvements, il y aura un maximum de 50 personnes à la fois. Évidemment, tous devront porter un couvre-visage. Pour le vernissage, nous avons mis en place un système de réservation pour les personnes qui veulent y assister en personnes. La réservation, se fait sur Facebook sur la page de VSAQ dans la section événement. Aussi, lors du vernissage, il n’y aura ni cocktail ni boisson afin d’éviter la propagation du virus. Tous sont encouragés à apporter leur boisson dans un contenant réutilisable puisque l’exposition se veut également un événement sans déchet. Toutefois, le bar de l’Espace Mushagalusa sera ouvert. L’exposition Diversité et variation sera également diffusée sur notre site dès la mi-juin. Les liens vers l’expo en version numérique seront communiqués sous peu.

Visions sur l’Art Québec Inc. (VSAQ) est un organisme sans but lucratif incorporé depuis mai 1993 dont la mission est de promouvoir le développement de la créativité et les talents artistiques chez les personnes ayant des limitations et des besoins particuliers.

Les lauréats de la 5e édition du Gala Dynastie dévoilés

Les lauréats et lauréates de la 5e édition virtuelle du Gala Dynastie ont été honoré.e.s lors de la remise de prix qui s’est déroulée à l’Espace Yoop en direct de la Place des Arts. Onze prix ont été décernés à des personnalités et des organismes qui militent pour les droits et libertés et l’empowerment des communautés noires au cours cette cérémonie sous le thème L’ascension des engagés. Chaque année, le Gala vient consacrer le talent et l’excellence des artisans des milieux culturels, artistiques et médiatiques issus des communautés noires du Québec.

Fabrice Vil: Personnalité média engagée de l’année (radio / télé) .
Le Gala Dynastie a eu lieu le 6 mars 2021

Une soirée sous le signe de la reconnaissance
La soirée riche en émotions a débuté en force par une rétrospective des grands événements qui ont marqué l’année 2020 avec l’animatrice Vanessa Destiné entourée de ses invités : le reporter de TVA Sports, Andy Mailly-Pressoir, l’artiste hip-hop, Webster et la journaliste de Radio-Canada, Valérie-Micaela Bain.

Poursuivant sa tradition, le Black Carpet animé par Gaël Comtois s’est déroulé en mode virtuel. Vingt-cinq personnes ont eu la chance d’assister au gala gratuitement et vivre l’expérience du Black Carpet en direct de leur salon via la technologie de Yoop. Les participants ont eu droit à un accès privilégié au studio, célébrant cette 5e édition en grand. Aux commandes du gala pour la 3e année consécutive, l’humoriste et personnalité web Preach a animé avec brio cette soirée ponctuée de plusieurs prestations musicales des artistes Ilam, Shah Frank, Freddy V and the Foundation, Imposs, Shreez, Tizzo, Rosalvo, Meryem Saci ainsi que l’auteure compositrice et interprète Dominique Fils-Aimé.

Parmi les temps forts du Gala, soulignons la remise du Prix Hommage aux travailleurs essentiels de la santé. Cette reconnaissance vient souligner l’apport des femmes et des hommes qui sont à l’oeuvre au quotidien et qui veillent au front au risque de leur propre vie pour lutter contre la pandémie. Madame Beverley John, directrice des soins infirmiers du CIUSS de l’Ouest-de-l’île-de-Montréal, a reçu le trophée au nom de tous les travailleurs et travailleuses.

M. Mamadi Camara était aussi sur place pour présenter symboliquement un prix.

« Je tiens à féliciter les lauréats et lauréates de cette année. Ils ont élevé leur voix pour dénoncer les injustices. Leur courage, leur implication et leur détermination commandent le respect. Je remercie la banque TD pour son soutien indéfectible depuis les débuts du Gala. », a déclaré, Carla Beauvais, cofondatrice et directrice générale de la Fondation Dynastie.

De nombreux prix pour les lauréats
Plusieurs lauréat.e.s se sont vu remettre des bourses en argent en vue de soutenir la réalisation de leur projet. Le Conseil des arts de Montréal a remis une bourse de 3 000 $ au récipiendaire du prix Artiste engagé.e. Deux bourses d’une valeur de 2 000 $ chacune offerte par Bell ont été attribuées aux lauréats des catégories Personnalité web engagée et Production web engagée. En plus de remettre une bourse de développement de 2 000 $ à l’équipe lauréate du prix Podcast engagé, Radio-Canada offre une formation Démarrer mon podcast donnée par Magnéto ainsi qu’une banque d’heures de mentorat par l’équipe OHdio.

Le public a eu l’occasion de se prononcer sur le choix des lauréat.e.s en votant pour leur personnalité engagée dans chacune des catégories. 6 128 votes ont été comptabilisés entre le 3 et le 15 février. Les votes du public (/60 %) ont été combinés à ceux du jury (/40 %) pour déterminer les récipiendaires dans chacune des catégories.

 

Catégorie

Lauréats

Activiste / Militant.e Will Prosper
Réalisateur, Cofondateur, Hoodstock
Organisation communautaire de l’année
Présentée par :
Table ronde du Mois de l’histoire des Noirs
My Mental Health Matters
Emithe Edmond, Fama Tounkara
Entreprise engagée de l’année
Présentée par :
Pharmacie Beverly Salomon
Librairie Racines
Gabrielle Kinte
Artiste engagé.e de l’année
Présentée par :
Conseil des arts de Montréal
Niti Marcelle Mueth
Artiste multidisciplinaire
Personnalité média engagée de l’année (radio / télé)
Présentée par :
Groupe Publicis
Fabrice Vil
Fondateur, Pour 3 Points
Chroniqueur, conférencier
Personnalité web engagée de l’année
Présentée par :
Bell
Jessica Prudencio
Animatrice et créatrice de contenus
Production web engagée de l’année
Présentée par :
Bell
Black Girls From Laval
Personnalité média écrit engagée de l’année (web et imprimé) Émilie Nicolas
Chroniqueuse
Initiative engagée de l’année
Présentée par :
Mon Comptable CPA
Marche contre le racisme
(La Ligue des Noirs Nouvelle Génération)
Podcast engagé de l’année
Présentée par :
Radio-Canada
Woke or Whateva
(Tihitina Semahu et Rebecca G Joachim)
Entrepreneur.e de l’année ayant fait rayonner la culture Black
Présentée par :
CN
Gabrielle Kinte
(Librairie Racines)

La présentation du Gala Dynastie a été rendue possible grâce au soutien de précieux partenaires qui permettent de poursuivre la mission de rayonnement des artisans des milieux culturels, artistiques et médiatiques ainsi que la tenue du Gala : Ville de Montréal, Gouvernement du Québec (partenaires institutionnels); Yoop, Place des Arts (partenaires événementiels); Table ronde du Mois de l’histoire des Noirs (partenaire collaborateur); Cook it, Avance (partenaires amis).

Le chlordécone, tueur des Martiniquais

La dangerosité du chlordécone pour l’environnement et la santé est bien connue des autorités publiques francaise depuis les années 1960. Bien qu’interdit, le chlordécone a continué à être utilisé pendant plus de 20 ans, de 1972 à 1993, dans les bananeraies de la Martinique et de la Guadeloupe pour lutter contre l’invasion des charançons. Tout ceci, dans une impunité totale et avec la bénédiction des autorités françaises de l’époque.

Ce pesticide américain empoisonne, et ceci pour les 500 prochaines années, les sols, les rivières, la mer, l’eau et la santé des populations locales. Selon une étude de Santé publique France publiée en 2018, plus de 92% de la population adulte en Guadeloupe et Martinique est contaminée par le chlordécone.

Aujourd’hui, la Martinique bat le record du taux de cancer de la prostate parmi les plus élevés au monde (soit 227 nouveaux cas pour 100 000 hommes chaque année).

Les sols étant pollués, la population locale ne peut plus cultiver leurs jardins pays, les eaux étant polluées, les pécheurs ne sont plus autorisés à pêcher le long de certaines côtes, ils sont obligés d’aller plus loin en mer, ce qui nécessite de plus gros moyens donc plusieurs d’entre eux ont abandonnés leurs métiers.

Au niveau de la santé, cela a augmenté les cas de tyroïde, notamment d’endométriose précoce et sévère. A cela se rajoute les risques de puberté précoce chez les filles, de naissances prématurées et d’infertilité, pour ne citer que ceux-là. « Ce qu’il faut savoir, c’est que les résidus de pesticides sont encore autorisés dans l’alimentation en Martinique » déclare l’activiste, Rodhney Robert.  « Ce qui signifie que tous les jours, nous continuons de nous empoisonner à petits feux. C’est un désastre économique, culturel et sanitaire, c’est un génocide, un crime colonial ».

Le collectif ZÉRO Chlordécone Objectif ZÉRO Poison appelle la population à rester mobilisée et à les rejoindre pour participer à la mise en place de modalités d’actions pour exprimer leur refus solidaire et Collectif à l’épandage aérien et à l’empoisonnement des Martiniquais.

La vie des Martiniquais et des Guadeloupéens compte.

Rappelons que les responsables de cette intoxication à ciel ouvert sont encore vivants et continuent de prospérer en toute impunité, bénéficiant de dérogation et de complaisance à tous les niveaux de l’appareil politique et judiciaire français. A ce jour, aucun n’a été officiellement mis en examen, ni entendu dans le cadre des deux commissions parlementaires mises en place. Pire encore, la plainte qui a été déposée en 2006 par un collectif d’associations et de syndicats martiniquais et guadeloupéens, pour mise en danger de la vie d’autrui, risque de tomber sous le coup d’une prescription, alors que cela va faire plus de 14 ans que les militants se battent pour que justice soit rendue.

Un appel à manifester pour s’opposer au non-lieu qu’entraînerait la prescription a été entendu.

Le 27 février 2021, des milliers de manifestants se sont rassemblés en Martinique, en Guadeloupe et à Paris, pour dire « non à l’impunité » et rappeler aux responsables politiques français que la vie des martiniquais et des guadeloupéens compte.

Français à part, entièrement à part

Le combat est loin d’être terminé. Si la plainte n’aboutit pas, les associations envisagent de saisir les juridictions européennes, et notamment la Cour européenne des droits de l’homme pour faire valoir leurs droits.

« Les victimes doivent être indemnisées, les auteurs poursuivis et condamnés et les sols décontaminés » déclare le militant Rodhney Robert.

« Une fois de plus, les autorités et la justice françaises démontrent que les guadeloupéens et les martiniquais sont des citoyens de seconde zone « des français entièrement à part » constate-t-il tristement.

 Ils ont voulu fermer ma bouche

« Cet après-midi du 13 janvier 2020, restera à jamais gravé dans ma mémoire et dans ma bouche. » confie Rodhney Robert. « Alors que se tenait à huit clos le procès de sept militants contre l’empoisonnement au Chlordécone, dans une ambiance plutôt décontractée, je faisais partie d’un cortège de manifestants qui marchaient vers le palais de justice pour soutenir sept de leurs camarades dont le procès se tenait à huit clos.

J’arborais fièrement ma pancarte sur laquelle était inscrite ‘non à la violence coloniale’. L’ambiance était décontractée, autour de moi, il y avait des femmes, des enfants, et des personnes âgées.

Nous avons malheureusement été accueillis par une garnison de gendarmes armée jusqu’aux dents. Sans faire cas, des femmes, des personnes âgées et surtout des enfants présents dans le cortège, ils [les forces policières françaises] nous ont bombardés de bombes lacrymogènes et tiré des flashballs », raconte Rodhney Robert. « J’ai reçu à moins de cinq mètres de distance, un flashball dans la bouche, ce qui m’a défiguré à vie. C’est comme si la France avait volontairement visé ma bouche, comme pour me dire ‘ ferme ta gueule ’. C’est comme ça que je l’ai ressenti » conclut-il dans un soupir.

Notons une récente avancée avec l’accès gratuit au dépistage du taux de chlordécone dans le sang pour l’ensemble de la population martiniquaise.

Un moment dans l’espace de Guy Mushagalusa Chigoho

Les gens se fréquentent mais ne se connaissent pas” communique Guy Mushagalusa dans l’entrevue donné dans l’émission Homme et Pouvoir animé par Carole Da Silva et moi-même en février 2021.

Objectif de Guy Mushagalusa Chigoho: Partager sa passion pour l’art africain tout mettant en lumière le discours et le travail qui animent les artistes contemporains.

Grand homme aux origines camerounaises, Guy Mushagalusa est un passionné. Passionné de culture, passionné d’arts, passionné des gens, Guy Mushagalusa est le fondateur en 2014 de l’Espace Mushagalusa ,”une Galerie d’art qui est devenue un centre culturel” affirme-t-il.  L’Espace Mushagalusa enraciné dans le centre-ville montréalais est aujourd’hui un incontournable voire indispensable pour toutes personnes qui s’intéressent et flirtent avec les cultures afro-descendantes.

Né dans une famille de collectionneurs d’arts, Guy affectionne l’art depuis l’enfance. Calme et posé, de plus, propulsé par cette passion que l’on peut que constater, il a cet atout d’être un excellent communicateur.

En tout temps “fier de son africanité” comme il le proclame aisément, Guy Mushagalusa a la culture contagieuse. A l’Espace Mushalagusa, projections, ateliers, défilés, donc plusieurs activités y prennent pied pour acclimater tous visiteurs à la réalité de l’art africain et par extension la densité de la culture africaine.

L’infatigable planche maintenant sur le musée Afro-Canadien ou l’Afro Musée pour les futurs initiés. Ceci est une première canadienne. Finalement un musée sera dédié à l’art afro dans la partie septentrionale de l’Amérique du Nord.

Ce musée africain en promet beaucoup. Ce projet a vue le jour précocement en 2001 selon ce que nous rapporte Guy. En tant que cofondateur de l’Afro musée, qui devra naitre en juillet 2021, Guy Mushagalusa, se montre fédérateur avec un projet plus précis, plus réalisable. Le conseil d’administration de cette entreprise d’économie sociale est exceptionnel. Ici, le mot est même faible. L’historien haïtien Frantz Voltaire, une véritable encyclopédie humaine y préside avec, siégeant dans ce comité paritaire (trois femmes, trois hommes), la distinguée philosophe Zab Maboungou, danseuse d’excellence aux idées avant-gardistes.

Ecoutez cette courte entrevue pour en savoir plus sur M. Mushagalusa Chigoho

Benoit Charrette, le nouveau Ministre responsable de la Lutte contre le racisme du Québec, affiche ses couleurs

Au Canada le racisme est abordé différemment selon la province ou l’on habite. Le Québec, comme à son habitude, aime bien faire les choses différemment du ROC  (Rest of Canada). Société distincte, ses politiques le sont aussi, même sur l’épineux dossier du racisme, le Québec fait mouton noir.

Le 24 février 2021, en plein Mois de l’Histoire des Noirs, rentrait en fonction le nouveau Ministre québécois responsable de la Lutte contre le racisme : Benoit Charrette.

Le 18 mars 2015 à l’Université Laval, Pierre-Karl Péladeau (PKP), héritier et grand patron de Québécor Média Inc, propriétaire du Journal de Montréal, s’est excusé après avoir affirmé en pleine course à la chefferie du Parti Québécois, qu’il remporta d’ailleurs, vouloir réduire le poids de l’immigration québécoise pour parvenir à son idéal politique. Sur la photo: Benoit Charette et l’auteure de l’article du Journal de Montréal.

Issue de la Coalition Avenir Québec (CAQ), le gouvernement porté au pouvoir avec 37% du vote en 2018, Benoit Charrette, cet homme blanc dorloté par tous les privilèges blancs imaginables, est la bouée qu’envoie le gouvernement de François Legault aux québécois marginalisés, ostracisés, dépréciés par la couleur de leur peau. Faut-il le mentionner, François Legault, chef de la CAQ, un ancien du Parti Québécois (PQ), nie sur toutes les tribunes l’existence du racisme systémique au Québec, contrairement à son homologue ontarien, la province voisine la plus peuplée du pays, ou encore même face au Premier Ministre canadien, Justin Trudeau.

Benoit Charrette, 44 ans, est marié à une haïtienne. De ce seul fait lui provient sa légitimité de défenseur des minorités visibles selon le gouvernement Legault. C’est comme ça.

Donc aujourd’hui, ce protecteur officiel des Noirs, Asiatiques, Magrébins, Latinos  et Autochtones, sur son fil Twitter, montre ses couleurs. Il applaudit un article du Journal de Montréal avec ces mots: « Je vous invite à lire ce texte. Personnellement, il m’a fait le plus grand bien ». Cette chronique publié par le Groupe Québécor, appartenant à Pierre-Karl Péladeau (PKP) plus précisément, un media contrôlant un lourd, un incontournable 40% des médias Québécois, cet article en questions raffermit donc la ligne directrice de ce torchon publique. L’article en question « Je rejette le concept du racisme systémique », écrit par Murielle Chatelier, une pigiste, une femme noire de surcroit, se rallie aux autres titres des aficionados de PKP : Sois Blanc et tais-toi, L’antiracisme raciste, Ta gueule homme blanc, Le déclin des Blancs et de nombreux autres titres du genre qui ferait jouir de plaisir les membres de Proud Boys, l’organisation américaine néo-faciste pro-Trump qui a tout de même une présence marqué au Canada.

En 2007, cinq militaires des forces armées canadiennes, perturbant une manifestation autochtone lors des célébrations du Canada Day s’autoproclament membres des Proud Boys. Ainsi, une centaine de membres de l’organisation de droite jugé terroriste le 3 février 2021 par le gouvernement de Justin Trudeau évolue au Canada.

Chroniques du Journal de Montréal. Crédit pour la recension et la réunion des articles sur une même image: Xavier Camus. Image pris sur Facebook

Le gouvernement québécois joue à un jeu dangereux.  François Legault y installe, tout doucement, comme on dit,  une atmosphère propice aux dérives raciales. Le Québec se referme sur lui-même, sur ses convictions délétères qui sont propres aux électeurs de la CAQ. Ce gouvernement élu exclusivement à l’extérieur de la métropole montréalaise, dans les régions dira-t-on, trouve sa force dans ce milieu homogène.

Durant les derniers jours, la star du football Thierry Henry, qui fut à la barre du Club de Foot de Montréal (anciennement l’Impact de Montréal)  quittait ses fonctions pour retourner précipitamment dans le vieux continent. Le Québec n’a pas su retenir ce talent de niveau international. Ce Français, cet afro-descendant, a sans doute rencontré la réalité raciale québécoise. Le déni de l’évidence (oui « évidence » si l’on regarde froidement les chiffres)  du racisme systémique par le gouvernement du Québec, le profilage racial avec l’affaire Camara, la tragique mort de l’amérindienne Joyce Echaquan, la monomanie des médias de la belle province à conforter la  population blanche dans leur racisme héréditaire alors que du coté des Noirs et Autochtones, ils sont brutalisé, abattue sans appel par un système qui n’a aucun compte à leurs rendre. Tout ceci alimente ce climat dysfonctionnel.

« Il n’y a pas de racisme systémique au Québec » dira encore le Premier Ministre québécois François Legault ainsi que Benoit Charrette, Ministre-pantin québécois responsable de la Lutte contre le racisme, avec, on le sait bien, la machine Québécor Média à l’appui.

Lahou Keita : un élan vers le Ciel

Franco-guinéenne, Lahou Keita explose les stéréotypes. Avec sa sœur, Fatou Keita, elle co-fonde  Keitas Systems en 2011 à Nantes en France pour ensuite étaler ses activités au Canada, dans la ville de Québec en 2019.

Entrevue avec Lahou Keita, PDG de Keitas Systems, le 1er février 2021

PDG de Keitas Systems, cette pionnière aéronautique est une fière et même une prestigieuse représentante de l’OBAP (Organization of Black Aerospace Professionals).

Fondée en 1976, l’Organisation des professionnels noirs de l’aérospatiale est une organisation à but non lucratif vouée à l’encouragement et à l’avancement des minorités dans les carrières liées à l’aviation et de l’aérospatiale.

Depuis son tout jeune âge, devant le petit écran, l’attrait de Lahou Keita pour l’aérospatial se cristallise.  Cette adepte des véhicules volants et de technologies de fine pointe est aujourd’hui, contre vents et marées, on peut le comprendre, la première femme noire inspectrice d’avions.  Pour citer Henri Ford, l’avion décolle face au vent, et non avec lui.

Inspirée aussi par sa mère, c’est dignement que la main de Lahou Keita est toujours tendue pour aider à parfaire la représentativité des Femmes et des Noirs au sein des métiers qui tutoient l’infinité du ciel.

BAnQ souligne le Mois de l’Histoire des Noirs

À l’occasion du Mois de l’histoire des Noirs, en février, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) propose aux petits et grands une programmation numérique spéciale.

De gauche à droite:
– L’Heure du conte en créole haïtien
L’auteure Marie-Célie Agnant
– Débat de la série Les porte-voix
L’artiste et chorégraphe Rhodnie Désir
L’artiste hip-hop Ricardo Lamour
– Lecture en ligne dans la série De vive voix
L’auteur Edem Awumey

Au menu : l’auteure montréalaise d’origine haïtienne, Marie-Célie Agnant, présentera aux enfants une série d’heures du conte en créole haïtien. Le 25 février, Rhodnie Désir, chorégraphe d’origine haïtienne et récipiendaire du Grand Prix de la danse de Montréal, et Ricardo Lamour, artiste hip-hop québécois-haïtien, joindront leur voix pour un débat dans le cadre de la série Les porte-voix. Le lendemain, ce sera au tour de l’auteur gatinois, Edem Awumey, de lire des extraits d’un de ses romans dans le cadre de la série De vive voix. Edem est originaire du Togo.

Toutes les activités sont gratuites. Programmation et accès : https://bit.ly/2YufsJD

***

Activités en détails

Tous les dimanches de février (les 7, 14, 21 et 28 février)

L’Heure du conte TD en créole haïtien

À 10h30

Les enfants ont rendez-vous tous les dimanches de février pour une heure du conte en créole haïtien avec l’auteure Marie-Célie Agnant. Celle qui a plusieurs livres jeunesse à son actif profitera de l’occasion pour leur faire découvrir la riche culture haïtienne. Les histoires seront présentées en créole et en français. Marie-Célie Agnant est notamment l’auteure de L’oranger magique (éditions Les 400 coups).

En collaboration avec la Fondation de BAnQ.

*** Série Les porte-voix

Débat : Comment les artistes québécois, par leurs créations, racontent-ils les cultures noires?

Jeudi, le 25 février

À 19h

Création artistique et cultures noires seront au cœur de l’événement Les porte-voix du 25 février, grand thème de la soirée qui sera incarné par les points de vue de trois jeunes artistes dynamiques issus de cette communauté. L’artiste et chorégraphe Rhodnie Désir et l’artiste hip-hop Ricardo Lamour figurent parmi les panélistes.

Le débat sera animé par l’animatrice et chroniqueuse Marie-Pier Élie. Les participants pourront y prendre part en répondant à trois questions sur le site web de BAnQ.

En collaboration avec Savoir média.

***

Série De vive voix

Lecture en ligne avec Edem Awumey

Vendredi, le 26 février

À 17h

L’écrivain afrocanadien, Edem Awumey, lira des extraits de son roman Rose déluge (éditions du Boréal / éditions du Seuil). Il est l’auteur de plusieurs livres primés, dont Les pieds sales publié aux mêmes éditions.

En collaboration avec le Salon du livre de l’Outaouais.

***

Le mois de l’histoire des Noirs (anglais : Black History Month ou nommé également African-American History Month) est une commémoration annuelle de l’histoire de la diaspora africaine qui a été célébrée pour la première fois aux États-Unis en 1976. D’autres pays ont emboîté le pas des États-Unis comme le Canada, depuis 1995 et le Royaume-Uni depuis 1987.

L’affaire Mamadi Camara nous oblige à réfléchir sérieusement à l’attitude du SPVM.

Cette organisation dénoncée publiquement par un membre du barreau du Québec se défend d’avoir mené une enquête bâclée dans le cas de Mamadi Camara et invoque l’extraordinaire complexité de l’enquête.

Pour nous l’argument de la complexité de l’enquête est de la simple poudre aux yeux.

Nous sommes contraints de soulever l’évidence que n’importe quel citoyen raisonnable et intelligent n’aura pas manqué de voir:

Si l’enquête était si ardue, si complexe c’était une raison de plus pour ne pas faire en sorte de détenir Mamadi Camara pendant 6 jours. Il fallait le libérer sous simple promesse de comparaître éventuellement s’il était si complexe que cela d’arriver à conclure que Mamadi Camara aurait été
l’auteur de l’agression.

Une centaine de personnes se sont rassemblées, vendredi 5 février 2021 en fin d’après-midi, pour dénoncer le profilage racial et apporter leur soutien à Mamadi Camara, qui a été incarcéré injustement pendant six jours. Une heure plus tard a le SPVM s’excusait publiquement.

Nous sommes tout à fait en accord avec l’avocat de Mamadi Camara. Le Service de police de la Ville de Montréal  (SPVM) a agi avec beaucoup trop de précipitation en décidant d’ emprisonner Mamadi Camara et il l’a au surplus détenu pendant 6 jours alors que dès le début de l’analyse menée par le bureau de l’avocat de monsieur Camara la faiblesse de la preuve était évidente.

Quelqu’un a décidé d’arrêter et ensuite de détenir Mamadi Camara pendant 6 jours. Des personnes ont décidé et ce sont des personnes du système. Après avoir été obligé de libérer Mamadi Camara dont l’avocat a dénoncé publiquement les résultats de l’enquête trop rapide le SPVM ajoute de l’huile sur le feu.

Hola Hola le SPVM n’en avait donc pas déjà assez fait selon lui . Après avoir atteint le droit à l’honneur, le droit à l’image, le droit à la réputation, le droit à la liberté de circulation et le droit de ne pas être emprisonné arbitrairement le SPVM continue sur sa lancée.

En effet le SPVM dont l’opiniâtreté et l’hostilité est bien connue dans certains dossiers s’obstine à présenter au public Mamadi Camara comme étant toujours possiblement le criminel ayant attaqué son agent malgré la preuve vidéo et les témoins.

Il y a des limites à vouloir prendre les gens pour des idiots.

Les citoyens du Québec sont loin d’être stupide et sont capable d’additionner les faits et de comprendre. Nous avons un policier soit une victime qui n’est pas dans le coma et dont le témoignage ne peut en aucun cas avoir incriminé Mamadi Camara. Logique si celui ci avait vu Mamadi Camara l’attaquer il l’aurait dit lors de l’enquête de plus on a des témoins et une vidéo. Aurons nous droit plus tard à un faux rapport de police?

Nous sommes très à l’aise de souligner que la chose est possible puisque certains policiers du Québec et du SPVM ont déjà eu une très légère tape sur les doigts pour avoir fabriqué de toute pièce des preuves en faisant de faux rapports de police. Pourtant faire un faux rapport de police est un acte criminel. On ne peut s’empêcher de revenir au cas d’Alexandre Lamontagne qui a été faussement accusé de voies de fait contre un agent de la paix par le SPVM. Encore une fois c’est une cassette vidéo qui aura sauvé la tête d’un homme noir faussement accusé.

Le cas de Mamadi Camara ainsi que celui de l’avocat victime de profilage racial récemment s’ajoute cette année à une longue liste de victimes du racisme systémique.

Quand la Ligue des Noirs du Québec communiquera les résultats des statistiques concernant le pourcentage de personnes racisées que la police décide de garder en prison au lieu de libérer sous promesse de comparaître vos cheveux se dresseront sur vos têtes. Le système a bel et bien une tendance
une couleur quand certains sont favorisés et d’autres stigmatisés et traités différemment. Nous saluons néanmoins la réactivité de la mairesse Valérie Plante qui a exigé une enquête indépendante. Cependant où diable se cache la nouvelle commissaire à la lutte contre le racisme et la discrimination systémique de la Ville de Montréal.

Nous devions normalement entendre Mme Bochra Manaï or elle se terre dans le silence selon toute vraisemblance. Si celle-ci ne se manifeste pas dans les moments de crises comme celui de l’Affaire Mamadi Camara que penser?

Nous voulons avoir des réponses :
On veut savoir ce qui sera fait ou pas et surtout nous désirons avoir un agenda concernant ce qui sera fait relativement aux recommandations du rapport de l’OCPM.

On veut savoir si la ville de Montréal entend suivre la politique consistant à écraser les citoyens qui osent demander une indemnisation pour le profilage racial dont ils sont victimes en menant une guerre juridique destinée à fermer la bouche des victimes.

La saga de Joel de Bellefeuille est un exemple récent d’acharnement du système. Heureusement au bout de plusieurs années et jugements le profilage racial, la discrimination systémique dont Joel de Bellefeuille a été la victime ont été publiquement dénoncée par un juge qui au surplus à ordonner diverses mesures pour lutter contre la discrimination systémique dans la ville de Longueuil.

Montréal et Longueuil sont bel et bien situé au Québec et non au pôle nord : on n’a donc pas à chercher bien loin la discrimination systémique quand on veut ouvrir les yeux.

Le profilage racial: ce virus social systémique qui nous ronge

Le fait qu’un avocat ait récemment été victime de profilage racial n’est que la partie visible de l’iceberg. Il y a eu d’autres victimes de profilage racial depuis la nouvelle politique d’interpellation du  Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM). Cette politique n’était qu’une façade et une insulte à l’intelligence des citoyens et des élus. En 2020, la Ligue des Noirs du Québec et plusieurs élus ont été contraints de contester publiquement le contenu déficient de la nouvelle politique d’arrestation policière du SPVM. La problématique demeure en 2021.

Dans le contexte où le SPVM était visé par le profilage racial pour discrimination systémique, le directeur de la police du SPVM a déclaré publiquement en 2019 qu’il faudrait du temps pour changer la culture policière au Québec :
Nous ne sommes pas idiots au Québec quand le chef de police dit qu’il veut dire que les lois et règlements qui sont violés par les policiers continueront d’être violés pour longtemps et que nous, citoyens et organismes de défense, n’aurons d’autre choix que de continuer à intenter des poursuites.

Le profilage racial désigne le comportement discriminatoire d’une autorité, en particulier la police, à l’égard d’un individu ou d’un groupe d’individus en fonction de son origine ethnique, nationale ou religieuse, réelle ou perçue. On parle aussi de contrôle au faciès.

et aucune obligation claire de remplir une fiche de contrôle.

Dans un monde idéal, les lois serait respectée et appliquée de manière impartiale, sans profilage racial. Hélas, nous ne sommes pas dans un tel monde. Le profilage racial existe et, malheureusement, certains veulent l’ignorer ou, pire encore, veulent s’assurer que le problème du profilage racial reste présent. La réalité brutale que la vie de toute personne racialisée peut, en tout temps, être arbitrairement remise en question par un homme ou une femme qui représente une menace pour elle au Québec. Ce n’est pas parce qu’on donne un fusil et un insigne aux policiers qu’on en fait des anges.

Croire que les policiers respectent les lois et les règlements en tout temps serait complètement stupide et les Québécois sont tout sauf simples d’esprit. Ils ne sont que trop conscients de l’existence de jugements au Québec qui condamnent des policiers qui ont violés des lois et des règlements. La pratique du profilage racial est illégale et inconstitutionnelle. La constitution est même la loi suprême du Canada.

Les policiers ne sont pas tous exemplaires. Si c’était le cas, la Ligue des Noirs du Québec n’aurait pas poursuivi la ville de Montréal pour le profilage racial commis par des policiers de la ville de Montréal.

La réalité du profilage racial, c’est-à-dire la discrimination systémique, a été traduite en chiffres par nul autre que des chercheurs mandatés par le SPVM lui-même : Surprise, un chat est à nouveau sorti du sac avec le rapport indépendant sur l’analyse des données d’arrestation policière publié en août 2019.

Celles-ci confirment les données déposées par la Ligue des Noirs du Québec dans le cadre de sa poursuite de plusieurs millions de dollars contre la ville pour profilage racial. Il aurait fallu être vraiment téméraire pour croire une seconde que des chercheurs indépendants
pouvaient modifier les données et supprimer la discrimination systémique d’un simple trait de plume.

Les chercheurs indépendants mandaté par le SPVM ont clairement indiqué dans leur rapport qu’il y avait un préjugé systémique dans les interpellations policières. Cette réalité de 2019 n’a pas changé en 2020 ni en 2021. Pour que le changement se produise, il faut au moins que des mesures efficaces soient adoptées et nous en sommes loin.

À Longueuil, ils ne font pas mieux dans un jugement de décembre dernier Le Service de police de l’Agglomération de Longueuil (SPAL) et un policier ont été condamnés à payer 12 000 $ de dommages-intérêts à Joël DeBellefeuille, un homme noir victime de profilage racial. Le Tribunal des droits de l’homme a également ordonné qu’une politique sur le profilage racial soit adoptée et que SPAL mette en place un programme de formation complet sur le profilage racial à l’intention des agents et des gestionnaires dans un délai de deux ans. En outre, le Tribunal des droits de l’homme a ordonné que SPAL collecte et compile des données sur la perception de l’identité raciale des personnes interrogées, à partir de cette année.

Entre guillemets, lorsque les juges se prononcent en faveur des victimes, ils prennent soin de souligner que le profilage racial est un problème systémique : Les juges précisent et répètent que le profilage racial est une discrimination systémique et doit être combattu. Je vous renvoie aux passages pertinents de ce jugement de décembre 2020.

Le niveau de résistance du système est élevé et manifeste lorsqu’un tribunal doit intervenir c’est souvent au terme d’une saga et croyez-moi les montant de 12000$ sont une misère il faudrait que les sommes données aux victimes soient beaucoup plus élevées : A titre d’exemple pendant le temps que cela a pris pour trancher en justice la victime a versé en taxes municipales et scolaires à la ville beaucoup plus que le montant que la ville a été condamné à lui verser. Le moyen de se faire entendre sérieusement est la méthode collective d’où la poursuite collective de 171 millions de dollars pour profilage racial.

Quand le salaire des policiers sera révisé à la baisse ou le budget de la police révisé a la baisse du fait de l’obligation devoir payer plusieurs millions le message va passer. Des poursuites il peut y avoir en fonction du nombre de victime. A partir du moment où la discrimination systémique deviendra chère et aura un coût trop élevé les autorités concernées n’auront plus le choix.

L’Afrique crée le plus important marché unique au monde

Alors qu’un bloc économique est ébranlé, un autre démarre.  Le Royaume-Uni se sépare de l’Union européenne, l’Afrique s’unit dans le cadre d’un accord de libre-échange historique, ce qui en fait l’un des plus importants depuis la création de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Selon l’économiste Jeff Gable, l’Afrique devrait être soutenue et applaudie pour avoir choisi la collaboration quand le reste du monde choisit l’isolationnisme. En créant ce marché partagé entre 54 pays africains, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) changera définitivement le visage du commerce africain et accélérera le développement économique du continent noir.

La décision de lancer le projet de zone de libre-échange continentale est prise en janvier 2012, lors de la 18e session ordinaire de la Conférence de l’Union africaine. Le 1er janvier 2021, la ZLECA est mise en place pour les pays ayant ratifié l’accord, alors que cette mise en place était initialement prévue pour le 1er juillet 2020, mais elle a été retardée à cause de la pandémie de Covid-19.

En bref, la ZLECA crée le 1er janvier 2021 un marché unique pour les biens et services, dans l’espoir de stimuler le commerce entre ses nations. L’Afrique a toujours eu un commerce intérieur faible. En 2017, les exportations intra-africaines représentaient 16,6 % des exportations totales, contre 68% en Europe et 59% en Asie.

Cette zone de libre-échange s’appuie sur les progrès réalisés par huit Communautés Économiques Régionales (CER) existantes, telles que le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest ( CEDEAO). Ces CER ont joué un rôle déterminant dans la prévention des perturbations de l’approvisionnement alimentaire pendant la pandémie.

Dans son discours du jour de l’an, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a évoqué son enthousiasme pour le nouveau partenariat: «Nous sommes à quelques heures de la naissance de la zone de libre-échange continentale africaine, qui changera fondamentalement le sort économique de notre continent. . C’est le début d’une nouvelle ère de commerce entre les pays africains… quand [le continent] réalisera son grand potentiel de ses abondantes ressources naturelles et humaines.»

L’accord commercial, qui couvrira un marché de 1,2 milliard de personnes et un PIB combiné de 3 billions de dollars, a été signé par 54 des 55 États membres de l’Union africaine; L’Érythrée n’a pas encore adhéré. Selon le Ministre de l’information érythréen , la position du pays est ancrée dans sa position historique en faveur de l’intégration régionale par rapport à ces aspirations continentales.

Ceci étant, en favorisant des niveaux plus élevés de commerce continental et en investissant les bénéfices dans des infrastructures améliorées, telles que des installations de transformation et de stockage, les économies africaines peuvent ajouter de la valeur à des produits comme le cacao sur le continent pour obtenir une prime, tout en créant de nouvelles opportunités d’emploi.

La Banque africaine de développement fait partie de ceux qui ont reconnu cette opportunité, investissant des milliards dans la création de zones spéciales de transformation agro-industrielle, dont 500 millions de dollars pour le Nigéria uniquement pour soutenir une plus grande intégration de la production et de la transformation.

Quoi qu’il en soit, il y a de grands espoirs pour l’accord. «Nous voulons éloigner l’Afrique de ce modèle économique colonial qui consiste à être perpétuellement un exportateur de matières premières destinées à être transformées ailleurs», s’est confié le premier secrétaire de la Zone de libre-échange continentale africaine, le Sud-Africain Wamkele Mene, un ancien employé de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) au Financial Times.

Reste maintenant a tuer le Franc CFA, M. Wamkele Mene …

De nouvelles acquisitions qui enrichissent la diversité de la collection du Musée des Beaux-Arts de Montréal

En ces temps de gratitudes et de réjouissances, le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) souhaite souligner de récentes donations qui bonifient sa collection encyclopédique et diversifient sa représentation artistique. Le MBAM poursuit, dans un esprit de vivre-ensemble et d’engagement interculturel, sa volonté de multiplier les voix et les points de vue qui s’expriment dans sa collection, en l’enrichissant d’œuvres contemporaines qui font écho au monde global.

La collection accueille ainsi une œuvre de Firelei Báez, artiste dominico-américaine basée à New York, qui fait ainsi son entrée dans une collection de musée canadien par la voie de notre institution; de Beau Dick, artiste et chef Kwakwaka’wakw de Colombie-Britannique; de Stanley Février, artiste multidisciplinaire canadien d’origine haïtienne; de Duane Linklater, artiste cri vivant à North Bay (Ontario); et de Manuel Mathieu, artiste d’origine haïtienne vivant à Montréal.

Firelei Báez (née en 1981), Sans titre (Terra Nova), 2020, peinture à l’huile et à l’acrylique, impression laser sur toile. MBAM, achat, fonds Fête-champêtre W. Bruce C. Bailey, fonds Douglas Bensadoun, fonds Diana Billes et fonds du Cercle Forces Femmes du MBAM. Photo Dan Bradica

Sans titre (Terra Nova) de Firelei Báez
Née en 1981 en République dominicaine, Firelei Báez immigre avec sa famille aux États-Unis à l’âge de 8 ans. Dans ses créations, Báez explore les relations entre les expériences des populations issues de la diaspora, leur imaginaire traditionnel et l’histoire coloniale. Plusieurs de ses œuvres brouillent les frontières spatiales et temporelles par la surimpression de créatures colorées issues du folklore dominicain sur des documents historiques trouvés qu’elle se réapproprie. Elle y inscrit des figures mythiques, symboles de résistance, au cœur des représentations coloniales des territoires, comme le démontre la peinture Sans titre (Terra Nova) (2020) acquise par le MBAM.

Le Musée remercie chaleureusement les fonds qui ont permis l’acquisition de cette œuvre : Fête-champêtre W. Bruce C. Bailey, Douglas Bensadoun, Diana Billes et le Cercle Forces Femmes du MBAM.

Beau Dick (1955-2017), Ghost [Spectre], 2012, bois, fibres végétales, plumes, peinture. MBAM, don de W. Bruce C. Bailey. Photo MBAM, Christine Guest

Ghost [Spectre] de Beau Dick
Natif de Colombie-Britannique, Beau Dick (1955-2017) est l’un des sculpteurs les plus talentueux de sa génération. Il était aussi chef héréditaire de la nation Kwakwaka’wakw et militant politique, défendant des causes telles que la souveraineté autochtone et la protection de l’environnement. Il participait activement aux différentes cérémonies Kwakwaka’wakw et maîtrisait le langage et les usages des masques de danses cérémonielles. Le masque Ghost [Spectre] (2012) était utilisé pour représenter les disparus dans le monde des vivants lors des cérémonies hivernales. Il démontre toute la créativité de Beau Dick dans l’art de faire vivre la tradition sculpturale de sa nation. Le public peut voir cette œuvre dans l’exposition Riopelle : à la rencontre des territoires nordiques et des cultures autochtones.

Le Musée remercie chaleureusement W. Bruce C. Bailey pour le don de cette œuvre.

Stanley Février (né en 1976), Yes, We Love You, 2020, ciment Hydrocal renforcé. MBAM, achat, don d’An-Lap Vo-Dignard et de Jennifer Nguyen. Photo Jean-Guy Turgeon

Yes, We Love You de Stanley Février
Né à Port-au-Prince en 1976, Stanley Février explore la critique institutionnelle, les enjeux identitaires, la violence et les inégalités. Ses œuvres sont politiques et engagées. Elles s’inspirent des enjeux de pouvoir découlant de la globalisation, en plus d’aborder des questions plus intimes, comme le rapport à soi et à l’autre. L’œuvre percutante Yes We Love You (2020) dénonce l’impunité dont jouit la violence institutionnalisée. Elle renvoie à la mort de l’Afro-américain George Floyd lors de son interpellation par le policier blanc Derek Chauvin, le 25 mai 2020, à Minneapolis, aux États-Unis. Ici, Février propose un autoportrait sculpté dans la position où Floyd a été maintenu lors de son arrestation.

Le Musée remercie chaleureusement An-Lap Vo-Dignard et Jennifer Nguyen qui ont permis l’acquisition de cette œuvre.

Duane Linklater (né en 1976), un cadeau de Doreen, 2016‐2019, toile teinte à la main, toile de tipi, extrait de bleuet, œillets, clous. MBAM, achat, fonds commémoratif Louise Lalonde‐Lamarre. Photo MBAM, Christine Guest

Un cadeau de Doreen de Duane Linklater
Né en 1976, en Ontario, Duane Linklater est un artiste cri de la nation Omaskêko Ininiwak. À travers sa démarche artistique, il explore les structures
physiques et théoriques du musée, en les confrontant aux conditions actuelles et historiques des peuples autochtones, et aux liens qui les unissent à leurs objets utilitaires et sacrés. Ses explorations convoquent plusieurs moyens d’expression, dont la sculpture, la photographie, le cinéma, la vidéo, l’installation, l’écriture et la performance. Ici, l’œuvre un cadeau de Doreen (2016-2019) est composée de la toile d’un tipi qui appartenait à Doreen, voisine de l’artiste. Un orage ayant détruit son tipi, Doreen avait demandé à Linklater de l’aider à récupérer la toile. Elle l’a ensuite généreusement offerte à l’artiste. Linklater expose ici cette offrande pour célébrer et symboliser un échange « sans intermédiaire » entre peuples autochtones. L’œuvre est la première de l’artiste à entrer dans la collection du MBAM. Le public peut l’admirer dans l’exposition Riopelle : à la rencontre des
territoires nordiques et des cultures autochtones.

Le Musée remercie chaleureusement le fonds commémoratif Louise Lalonde‐Lamarre qui a permis l’acquisition de cette œuvre.

Manuel Mathieu (né en 1986), The Redemption [La rédemption], 2020, acrylique, craie, fusain et papier-cache sur toile, avec blocs de résine de silicone. MBAM, don de Manuel Mathieu. Photo Guy L’Heureux

The Redemption de Manuel Mathieu
L’artiste d’origine haïtienne Manuel Mathieu, né en 1986 et vivant à Montréal, tient présentement au MBAM son premier solo muséal en Amérique. Parfois abstraite, parfois figurative, la peinture de Mathieu est énergique, fluide, charnelle. On détecte dans son travail une posture conceptuelle où les idées et les enjeux sont codés à travers une diversité de signes. Ses œuvres explorent les thèmes de la violence historique et de l’effacement, ainsi que la physicalité de la culture visuelle haïtienne, de la nature et du symbolisme. Sa peinture The Redemption (2020) réfère à un abandon spirituel ressenti par la jeune femme peinte. Le public peut voir cette œuvre dans l’exposition Manuel Mathieu : Survivance.

Le MBAM remercie chaleureusement l’artiste pour le don de cette œuvre.

Le commerce intra-africain est essentiel pour amortir les effets des tensions commerciales et des chocs extérieurs, selon Afreximbank

Afreximbank a publié hier son Rapport annuel sur le commerce en Afrique (ATR). Ce rapport passe en revue l’évolution commerciale et économique en Afrique, lors d’une année 2019 dominée par les guerres commerciales et la hausse des droits de douane qui ont entraîné un fort ralentissement du commerce mondial. Cette situation a été aggravée par le Covid-19, et de ce fait, après une baisse de 2,8 % l’an dernier, le commerce mondial devrait se contracter de 9,2 % en 2020.

Le Rapport annuel sur le commerce en Afrique propose une étude approfondie du commerce transfrontalier informel (CTI). C’est la première fois que l’on tente de mesurer de manière détaillée le volume et la composition du commerce informel. Malgré les variations régionales, le rapport souligne l’importance du CTI pour la création d’emplois et de revenus, estimant qu’il apporte une source de revenus à environ 43 % de la population africaine et qu’il est dominé par les femmes. En Afrique australe (le bloc de la SADC), les femmes représentent environ 70 % du commerce transfrontalier informel. En Afrique de l’Ouest, les produits alimentaires et agricoles constituent 30 % du commerce intra-régional.

Prof. Benedict Oramah,
Président d’Afreximbank

Commentant le rapport, Prof. Benedict Oramah, Président d’Afreximbank, a précisé : “Même si le commerce transfrontalier informel représente une part importante des achats intérieurs et est devenu une source majeure de revenus permettant de maintenir les niveaux de consommation des ménages, sa contribution au PIB n’est guère reconnue.

En s’appuyant sur des données factuelles pour mesurer le CTI, le rapport met en évidence les transformations à apporter pour développer le commerce intra-africain et faire passer le CTI dans le secteur formel. Par exemple, la suppression des obstacles techniques et non tarifaires au commerce, ainsi que la simplification des processus, l’amélioration de l’accès aux financements et la création de systèmes de paiements numérisés réduisant les risques permettront aux commerçants de se développer et de progresser dans la chaîne de valeur. Dans le commerce transfrontalier informel, les transactions s’effectuent uniquement en espèces.

Le rapport contient de nombreuses recommandations qui deviendront encore plus pertinentes avec le lancement de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA). Afreximbank, pour sa part, met en place son Système panafricain de paiements et de règlements (PAPSS) pour permettre aux acheteurs et aux vendeurs d’effectuer des transactions en monnaie locale, tout en réduisant le risque associé aux transactions en espèces.

Commerce mondial

Entre janvier et août 2020, le commerce de marchandises de l’Afrique s’est contracté de 12 % par rapport à la même période de l’an dernier, les mois d’avril et de mai ayant affiché les plus forts reculs. Les perspectives pour 2021 sont bonnes : le commerce de l’Afrique devrait connaître un rebond important, dans le sillage de la reprise de l’activité économique mondiale et l’augmentation de la demande en matière d’exportations africaines.

La part des exportations africaines à destination de l’Asie a augmenté pour atteindre 30,79 % en 2019, tandis que la part de l’Union européenne est tombée à 24,6 %. La Chine et l’Inde ont été les principaux moteurs de l’essor des échanges commerciaux entre l’Afrique et l’Asie, ces deux pays ayant absorbé 27 % des exportations totales de marchandises de l’Afrique en 2019.

  • Le commerce mondial devrait se contracter de 9,2 % en 2020, après une baisse de 2,8 % en 2019.
  • La part de l’Afrique du commerce mondial est retombée à 2,7 % en 2019, à comparer aux 4 % enregistrés dans les années 1970.
  • Le commerce transfrontalier informel (CTI), qui est une composante essentielle du commerce intra-africain, est d’une composition très diverse.
  • Le Rapport sur le commerce en Afrique estime qu’en Afrique australe, le CTI est très élevé et pourrait représenter 80 % de la valeur du commerce officiel dans certains pays.
  • L’Afrique du Sud est le pays qui a le plus contribué au commerce intra-africain en 2019, avec 23 % des échanges. Le plus grand bond est venu de la RD Congo, qui est devenue le deuxième acteur du commerce intra-africain, totalisant 10,4 % du total des échanges. Le Nigeria s’est classé au troisième rang, avec 7 %.
  • Le continent demeure trop dépendant des exportations de matières premières, le pétrole et le gaz représentant plus de 37 % des exportations totales.
  • L’indice des produits de base d’Afreximbank a décliné de 20 % depuis l’an dernier, mais affiche une reprise en forme de V depuis le creux du mois d’avril.
Le commerce intra-africain est essentiel pour amortir les effets des tensions commerciales et des chocs extérieurs, selon Afreximbank

On observe une tendance similaire dans la provenance des importations des pays africains. Même si l’UE a toujours constitué la principale source, sa part dans les importations africaines n’a cessé de diminuer et l’Asie rivalise aujourd’hui avec l’UE.

Commerce intra-africain

La valeur du commerce intra-africain total a diminué de 5,2 % en 2019, réduisant sa part dans le commerce africain, qui est passée d’environ 15 % en 2018 à 14,4 % en 2019.

L’Afrique du Sud est le pays qui contribue le plus au commerce intra-africain, avec 23,1 % du total des échanges commerciaux intra-africains en 2019. La République démocratique du Congo (RDC) a consolidé sa position : avec une part de 10,4 % des échanges commerciaux intra-africains, elle est devenue le deuxième acteur du commerce intra-africain en 2019. Malgré une baisse de 4,7 % des échanges en valeur, la part du Nigeria est restée constante à environ 7 %, plaçant ce pays au troisième rang du commerce intra-africain.

Matières premières

Le poids des matières premières dans la valeur des exportations africaines est très élevé. Le pétrole et le gaz, malgré une baisse significative des cours, représentaient encore 37 % du total des exportations africaines en 2019. Afreximbank, à travers son African Commodity Index, un indice pondéré qui suit les 13 principales matières premières africaines, a présenté une reprise en forme de V entre février et octobre. Bien que l’indice soit environ 30 % inférieur à ce qu’il était en décembre 2018 et 20 % inférieur à ce qu’il était au début de l’année.

À propos de Afreximbank
La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) est une institution financière multilatérale panafricaine dédiée au financement et à la promotion du commerce intra et extra-africain. Afreximbank a été créée en octobre 1993 et est détenue par des gouvernements africains, la Banque africaine de développement (BAD), des investisseurs privés et institutionnels africains et des investisseurs publics et privés non africains. La Banque a été créée en vertu de deux documents constitutifs de base à savoir l’Accord signé par les États membres, qui lui confère le statut d’organisation internationale, et la Charte, paraphée par les actionnaires, qui régit sa structure et son fonctionnement. Afreximbank déploie des structures innovantes pour fournir des solutions de financement qui favorisent la transformation de la structure du commerce africain et accélèrent l’industrialisation et le commerce intrarégional, soutenant ainsi l’expansion économique en Afrique. Au 31 décembre de 2019, le total des actifs et des garanties de la Banque s’élevait à 15,5 milliards de dollars US et les fonds de ses actionnaires s’élevaient à 2,8 milliards de dollars US. Élue « Banque Africaine de l’année » en 2019, Afreximbank a décaissé plus de 31 milliards de dollars US entre 2016 et 2019. Afreximbank est notée A- par GCR International Scale, Baa1 par Moody’s et BBB- par Fitch. La Banque a son siège social au Caire, en Égypte

Les recommandations du groupe d’Action contre le racisme et les mesures annoncées ne sont pas des arrêtés ou des décrets ou des lois ou même des règlements

Dans un monde idéal la parole de chaque représentant du gouvernement aurait la valeur d’une loi ou si vous préférez représenterait une assurance en béton armé. La réalité connue est que les propos des autorités en conférence de presse n’ont pas force de loi.

Au Québec il importe de souligner que ce sont les arrêtés et les décrets qui établissent les règles. Les recommandations vont et viennent et ne restent que des recommandations tant qu’elles ne sont pas concrétisées et mises en pratique: Toute personne qui est le moindrement informé des us et coutumes du Québec sait que ce qu’un officiel dit un jour peut changer le lendemain aussi facilement et rapidement que les annonces faites concernant la météo.

Depuis le 18 octobre 2018, Nadine Girault est Ministre des Relations internationales et de la Francophonie au gouvernement du Québec.

Nous le répétons les recommandations du groupe d’Action contre le racisme et les mesures annoncées ne sont pas des arrêtés ou des décrets ou des lois ou même des règlements. En ce sens, rien ne nous dit que les recommandations et mesures annoncées ne seront pas mises sous tablettes. Cela ayant déjà été fait dans le passé rien ne nous assure donc que toutes les recommandations seront suivies et appliquées et ce dans un délai rapide. Par conséquent à la Ligue des Noirs du Québec on garde les pieds sur terre. On sait que face à de simples mesures annoncées, à de simples recommandations il faut demeurer prudent.

Au regard du contenu de ce qui a été annoncé il est évident que le gouvernement a su écouter les préoccupations soumises mais il n’a pas livré tout ce qui avait été requis. On est loin. Nous voulions des assurances et non de simples paroles ou promesses pouvant disparaître du jour ou lendemain. Est ce que le gouvernement est de bonne foi? Nous ne pouvons pas dire le contraire ni affirmer que c’est le cas.

Les mesures annoncées seront elle mises en oeuvre dans l’immédiat nous ne le savons pas à l’instar du Québec. Nous savons que l’espoir n’a aucune valeur tant que non concrétisé par les faits ou minimalement par la confirmation d’une assurance. Pour ce qui est de notre premier ministre on l’aura vu rarement revenir sur la parole donnée: ici il ne s’est pas engagé s’il le fait que l’on aime ou pas celui-ci cela aura une signification et enverra un message partout au Québec.

Ce que dit un premier ministre revêt une importance particulière puisque la population le juge en fonction du respect de ses paroles. Le québécois moyen sait exactement à quoi s’en tenir sur les paroles de la plupart des politiciens. Certains sont honnêtes et vertueux au point où l’on peut les
croire immédiatement sur parole. La Ligue des Noirs du Québec veut croire et avoir l’image d’un premier ministre vertueux.

Si le gouvernement respecte les recommandations ou si vous préférez les annonces faites par le groupe d’action contre le racisme et les applique il est évident que l’on ne pourra que dire bravo celui-ci était vraiment décidé à agir. Dans une telle éventualité seule une personne de mauvaise foi pourrait contester le fait que la CAQ incarne bel et bien le changement soit la raison principale pour laquelle on l’a élu au pouvoir au départ.

On veut pouvoir être fier de notre gouvernement et du Québec. On veut un Québec inclusif un Québec où tous auraient leur place et ne seraient pas victimes ou exposés au racisme. Que ce racisme provienne d’individus ou du système en lui-même l’important est qu’il soit reconnu publiquement et éradiqué à sa source légalement par les instances au pouvoir.

Dans le cas d’actions véritables menant à un changement positif et social profond on ne pourra que remercier le gouvernement et lui renouveler la confiance placée en lui. Un gouvernement qui tient ses promesses est un gouvernement sur lequel on peut compter.

Nous allons donc observer pour le moment aucune somme précise n’est sur la table nous n’avons aucun plan précis sous les yeux nous ne savons pas ce que va coûter l’ensemble des mesures nous ne connaissons même pas l’échéancier. Tout ce que nous savons est que ce qui avait été mis de l’avant était une réalisation concrète et rapide. Gardons donc cela à l’esprit et demeurons vigilant.

Ecrivez sur https://lencrenoir.com
Vous voulez faire connaitre votre point de vue? Vous cherchez un audience captif? Faites-nous parvenir vos textes à articles@lencrenoir.com
Vous avez un communiqué de presse signalant un événement ou la sortie d'un livre? Communiquez avec nous à contact@lencrenoir.com
Articles populaires de la semaine
Facebook

Copyrıght 2019 MILOTCHE MEDIA. All RIGHTS RESERVED.

En continuant sans modifier vos paramètres de cookies, nous supposons que vous acceptez cela.
Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience de notre site.
Ok, J'accepte
Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience de notre site.
En continuant sans modifier vos paramètres de cookies, nous supposons que vous acceptez cela.
OK, j'accepte
Soyez informé!
Inscrivez-vous à notre Newsletter exclusive
Soumettre
Restez informé!
Inscrivez-vous à notre Newsletter exclusive
Soumettre