Plus on sait, moins on affirme

Mariana Djelo Baldé met la lumière sur la maladie mentale

Dans les communautés afrodescendates la maladie mentale demeure un sujet tabou. Ces spasmes de l’esprit qui engagent vers des comportements erratiques, effraient, éloignent même, perturbent surement. Plus souvent qu’autrement schizophrénies, psychoses, bipolarité, dépression ou encore les troubles graves de l’anxiété sont évacués vers de commodes superstitions.

Pour mettre de la lumière dans cette obscurité assommante, l’auteure, directrice de création et intervenante psychosocial, Mariana Djelo Baldé, proposa en 2020 un premier livre qui s’intitula L’enfant derrière le miroir. Un an plus tard,  le 25 septembre 2021, ce livre s’incarna dans une pièce de théâtre musical sur la scène du Bain Mathieu situé dans l’est de Montréal.

Avant-première du spectacle multidisciplinaire, L’enfant derrière le miroir de Mariana Djelo Baldé au Bain Mathieu le 25 septembre 2021

En deux mois, Mariana Baldé, native de la Guinée équatoriale, boucle la boucle de la pièce de théâtre musical : L’enfant derrière le miroir. « Après plusieurs mois de pandémie, les gens autour de nous, qu’on le veuille ou pas, passent par des moments difficiles. En tant qu’adulte vivant à Montréal, en tant qu’artiste, en tant que créatrice, le fait de créer sans savoir que ton œuvre va être vu ou lu, le fait de se poser la question, ca développe une certaine anxiété. Mais on ne sait pas que cela s’appelle anxiété parce qu’on n’est pas habituer à ce langage. Et quand on fait des recherches, on se rend compte que l’anxiété fait aussi partie des troubles de santé mentale. Puis, finalement on fini par comprendre qu’on connait une personne qui l’a vécu ou qui le vit. Comment en parler? Comment sensibiliser? Alors ce show, au-delà de faire la caricature, l’humour, la danse, on utilise l’art comme véhicule pour communiquer l’essentiel sans passer par un filtre de logique » nous confie Mariana sur la pertinence d’un tel exercice lors de cet avant-première.

Mariana Djelo Baldé semble avoir tapé dans le mille. Aucune chaise vide dans la soirée du 25 septembre 2021 au 2915 Rue Ontario Est. La communauté afrodescendante, assidue cette fois, s’est présentée accompagné, pour plusieurs, de leurs marmailles et pour d’autres, de leurs ami.e.s.

Rebecca, une Nigériane, fut invitée par une amie pour assister au spectacle. Ghislaine Bissalo, qui a lu le livre, est venu supporter sa meilleure amie, auteure du livre. Gotta Lago, Ivoirien à la naissance, artiste lui-même, s’est dit fasciné par le projet d’un théâtre musical. « Je n’ai jamais assisté, jamais vu le coté théâtre de la diaspora africaine » et de plus, ce percussionniste promet de se familiariser avec le livre suite au spectacle. Quant à Adeline Niyonkuru, 30 ans, d’origine rwandaise, elle est venue accompagnée de son amie par curiosité. « Pour moi c’est important de favoriser et de supporter la communauté noire. »  révèle-t-elle.

Sur scène, Mariana Baldé s’est magistralement approprié le rôle principal, celle d’une jeune femme tantôt déchirée, tantôt réconfortée par une voix intérieure et ce, devant un public en transe. La musique fut assurée par la l’auteure-compositrice-interprète Rebecca Jean. D’origine haïtienne, elle incarna la Nuit dans la pièce signée Mariana Djelo Baldé.

Mariana Djelo Baldé

Les chorégraphies, nées de la danse contemporaine furent concoctées par un talentueux Colombien, danseur depuis 20 années, Fabian Silguero aidé par Lucca Bella Stothers. « La santé mentale et l’immigration sont liés. On passe toujours par un processus d’adaptation.  Quand l’être humain quitte un endroit, il passe par des moments difficiles comme la dépression, l’anxiété, l’angoisse. On passe tous par là, même moi comme immigrant. » nous livre Fabian.

La santé mentale nous touche tous, oui tous. « Chacun sa folie », me glisse épisodiquement mon père atteint de schizophrénie.

L’auteure ni échappe pas. « J’ai moi-même pendant mon enfance souffert d’anxiété sociale. A l’école les autres enfants me trouvaient différente, parfois on jouait avec mes cheveux. Et tout cela a créé un coté introverti, la peur de s’exprimer, la peur de prendre sa place parce qu’on a peur d’être jugé, peur du regard de l’autre. Au fur et à mesure qu’on vit ces troubles d’anxiété on imagine toujours le pire. Alors cela gâte nos relations, cela fait en sorte que lorsque vous entreprenez quelque chose, vous n’allez pas au bout, signe de dépression. A certain moment, j’ai imaginé, du moins j’ai cru imaginer, la voix d’une enfant qui me parle. Je l’ai appelé L’enfant derrière le miroir » conclut Mariana Djelo Baldé.

Interviews réalisés par M-P Bourget

Danse Danse de retour à la Place des Arts: Ebnflōh

Pour sa première venue à Danse Danse,  Ebnflōh, compagnie dirigée par la chorégraphe Alexandra ‘Spicey’ Landé, présentera en première mondiale son spectacle le plus ambitieux à date, La Probabilité du Néant, avec la complicité de huit danseurs de street dance qui habitent son travail chorégraphique : Banks, ‘Bibiman’, ‘Jigsaw’, ‘Kiddi’, Kosi, ‘Tealeaf’, ‘Hurricane Tina’ et ‘Rawss.’ Elle réunit sur un même plateau ces solistes virtuoses, et invite les spectateurs à les rejoindre au cœur du mouvement, en s’installant directement sur la scène du Théâtre Maisonneuve.

La Probabilité du Néant, du 5 au 9 octobre, au Théâtre Maisonneuve, Place des Arts.

La compagnie de danse Ebnflōh a été fondée en 2015 par la chorégraphe Alexandra ‘Spicey’ Landé.

Le témoin est-il observateur ou complice ?

L’indifférence à l’Autre aura-t-elle raison de nous ? Comment donner un sens à nos actes alors que nous sommes témoins de situations extrêmes qui nous entraînent aux confins du néant ? Poursuivant son exploration de la psyché humaine, Spicey établit la genèse de cette œuvre dans le « Bystander Effect » (« l’effet du témoin »). Le témoin est-il observateur ou complice ? Spicey brouille les pistes et les perspectives selon l’œil qui regarde. Sur scène, les spectateurs sont entourés de toiles de projection. Influencée depuis toujours par le cinéma et le théâtre, c’est la première fois que l’artiste joint la vidéo à son travail chorégraphique.

Plus que jamais, La Probabilité du Néant veut rendre hommage à la volonté de nous unir, dans la force de ce qui nous rassemble, et la curiosité de ce qui nous distingueAlexandra ‘Spicey’ Landé, chorégraphe et directrice artistique d’Ebnflōh

Avec sa danse incisive, La Probabilité du Néant interroge nos perceptions, nos jugements, et les conséquences de nos choix. Dans l’étrange possibilité de notre propre autodestruction, elle nous rappelle aussi notre lumineuse capacité de résistance et de résilience.
La Probabilité du Néant est la sixième œuvre de ‘Spicey’.

Alexandra ‘Spicey’ Landé

Chorégraphe montréalaise et figure majeure de la danse hip-hop au Québec, c’est en 2005 que ‘Spicey’ débute sa carrière de chorégraphe.

Chorégraphe montréalaise et figure majeure de la danse hip-hop au Québec, c’est en 2005 que ‘Spicey’ débute sa carrière de chorégraphe. Elle puise sa matière première dans la danse et la culture  hip-hop dont elle n’a de cesse d’élargir le champ d’exploration. Sa création précédente, In-Ward, remporte le Prix de la danse de Montréal, catégorie Découverte, en 2019, et est finaliste au Grand Prix du Conseil des arts de Montréal en 2020.

À titre de chorégraphe indépendante, ‘Spicey’ présente trois créations au Québec entre 2008 et 2015 dont Retrospek, une œuvre remarquée qui influence une génération de street dancers montréalais. Dans le même temps, le Festival Bust A Move qu’elle a fondé en 2005 (jusqu’en 2015) s’impose comme la plus grande compétition de danses de rue au Canada ; la TOHU en devient le coprésentateur.

Désirant pousser loin ses aspirations artistiques, et faire rayonner la création en street dance sur les scènes de danse contemporaine, ‘Spicey’ fonde en 2015 la compagnie Ebnflōh. Elle y aborde le langage hip-hop sous un nouvel angle chorégraphique, à la fois exploratoire, original et authentique, entourée de complices et de pairs qui alimentent le processus créatif. La compagnie imagine de nouvelles façons de créer et de partager ses réflexions sur des enjeux sociaux, politiques et artistiques. Spicey crée Complexe R au MAI en 2015, une œuvre inspirée de nos obsessions humaines. Le spectacle voyage jusqu’à New York et à Amsterdam. En 2019, elle présente In-Ward, avec 6 interprètes, coproduit avec le CCOV. Le spectacle remporte un franc succès et se joue à guichets fermés à neuf reprises à Montréal (MAI et Agora de la danse).

Alexandra ‘Spicey’ Landé est aussi interprète et professeure de danse hip-hop depuis plus de deux décennies. Elle est régulièrement invitée à offrir des classes de maître ici et à l’international.

Ebnflōh

La compagnie de danse Ebnflōh a été fondée en 2015 par la chorégraphe Alexandra ‘Spicey’ Landé. Son langage et son esthétique originaux s’élaborent dans la danse et la culture hip-hop, ainsi qu’à travers la recherche et l’innovation. La compagnie est reconnue pour son implication dans la communauté canadienne du street dance, et sa contribution au développement de la discipline et des danseurs. Elle crée, produit et diffuse ses œuvres à de larges publics, et déploie ses activités au Canada et à l’international.

Gala Socan: Shreez courroné au FME

Surpris par la SOCAN en plein concert au Festival de Musique Émergente en Abitibi-Témiscamingue (fme), le rappeur au parcours sans faute s’est vu récompensé d’un prix dans la catégorie musique hip-hop/rap.

Shreez est originaire de la ville Laval dans la rive-nord de Montréal

La chose s’avère incontestable : il n’aura fallu que peu de temps pour que Shreez se taille une place importante au cœur de l’écosystème rap de la belle province. Avec son initiateur album — On Frap —, cumulant aujourd’hui plus de 7 millions d’écoutes sur les plateformes en ligne, il aura en effet frappé le mille:

« On frap marquera les esprits comme l’un des premiers albums de drill montréalais, propulsé par les singulières productions d’une nouvelle génération de beatmakers (…) le Montréalais fait une magistrale démonstration de la force et de l’inventivité de cette forme musicale » – Philippe Renaud, Le Devoir

«Un des meilleurs album hiphop de 2020 » — Nicolas Ouellet, ICI Première

«Shreez n’est plus seulement un espoir du rap keb, mais bien une des plus grandes pointures de cette scène » — PAN M 360

Capable de fracasser les codes par la force de son franc-parler, le rappeur ayant récemment rejoint les rangs de 7ième Ciel en booking continue de s’attirer les éloges dans un genre où il se détache de la rue, ainsi que de son passé, sans toutefois cracher dessus.

PRIX SOCAN : une récompense aussi méritée qu’inattendue
Pour le coup d’envoi de la remise de prix, la SOCAN s’est rendue, le 3 septembre dernier, au Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue (FME) pour remettre un premier trophée surprise à Shreez dans la catégorie Musique Hip-Hop/Rap, lors de son spectacle devant une foule chargée à bloc.

Ce premier prix SOCAN dévoilé en primeur au FME annonce par la même occasion la date du dévoilement des autres gagnants du Gala SOCAN qui se déroulera le 5 octobre, à Montréal : « Shreez a connu une année 2020 exceptionnelle malgré la pandémie et le FME est un fier licencié de la SOCAN qui a toujours compris l’importance d’une rémunération équitable et de la promotion des créateurs et des éditeurs de musique. Cette cérémonie de remise de prix surprise lance notre célébration annuelle du talent et de la créativité incroyables des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique du Québec qui ont réussi à nous étonner malgré les obstacles qu’ils ont dû surmonter. Le 5 octobre, ce sera notre tour de les faire briller de mille feux », affirme Jean-Christian Céré, chef des services aux membres de la SOCAN.

Après avoir raflé le prix de la chanson SOCAN 2019 avec «On fouette» aux côtés de Tizzo et Soft, l’artiste devient ainsi le 8e récipiendaire de ce prix après, entre autres, Souldia (2020), Alaclair Ensemble/FouKi (2019), Loud (2018) et Dead Obies (2017). « C’est le plus grand bonheur d’être récipiendaire de ce prix SOCAN. Moi et mon équipe sommes fiers et reconnaissants de voir que tout le travail que nous avons accompli dans cette campagne porte ses fruits », confie le principal intéressé.

Shreez sera en spectacle le 10 septembre en première partie de Souldia au Stade Canac à Québec, et le 16 septembre dans le cadre du festival LVL UP.

Une cuisine unie

Le Centre Lasallien vise à lancer une nouvelle cuisine communautaire pour lutter contre l’insécurité alimentaire et sensibiliser les jeunes aux saines habitudes de vie.

C’est dans le cadre de son 4e BBQ annuel du Directeur qui s’est déroulé le 17 juillet dernier, et en présence de nombreuses personnalités publiques que le Centre Lasallien lançait sa campagne de sociofinancement « Une cuisine unie » visant à doter l’organisme de nouvelles installations pour sa cuisine communautaire afin de lutter contre l’insécurité alimentaire du quartier Saint-Michel.

Le 4e BBQ annuel du Directeur du Centre Lasallien a eu lieu le 17 juillet dernier avec la participation, entre autres, de Paul Evra, Fayolle Jean Jr, Andy Mailly-Pressoir, Anthony Jacques. Patrice Bernier, Philippe Fehmiu, Salimo, Yves Ulysse (de gauche à droite, debout) et d’Anne-Lovely Étienne, Woody Belfort (de gauche à droite, assis) | crédit photo : Do Phan Hoi

Comme à l’habitude, l’événement festif a réuni plusieurs partenaires et collaborateurs du Centre Lasallien. Cette année, l’objectif était de livrer 500 paniers de denrées et repas à des familles des nouveaux arrivants. Tout au long de la journée, 40 personnalités publiques se sont relayées pour distribuer les paniers de denrées alimentaires ainsi que des trousses de soins aux familles.

Au nombre des personnalités, on compte la participation de Philippe Fehmiu, Anne-Lovely Étienne, Yves Jr. Ulysse, Patrice Bernier, Izzy-S, Louis Jean, Andy Mailly-Pressoir, Vincent Destouches, Preach, Kim Clavel, Fayolle Jean Jr, Schelby Jean-Bapstiste, Julie-Anne Ho, Dorothy Rhau, Salimo, Hassoun Camara, Kevin Raphaël, Patrick Marsolais, Dolino, Raccoon, Shah Frank, Dramatik et Woody Belfort.

« Cette période de crise m’a permis de réaliser à quel point de simples gestes peuvent faire toute une différence dans la vie des gens. Je suis touché par l’esprit de solidarité et d’entraide au sein de ma communauté. Tout le monde se serre les coudes. » – Andy Mailly-Pressoir, animateur et journaliste sportif à TVA Sports et porte-parole du Centre Lasallien.

La tenue du BBQ a été rendue possible grâce aux soutien de nombreux partenaires, collaborateurs, entreprises et donateurs : le Fonds de la Mission, la Fondation Choix du Président, Deuxième Récolte, Moisson Montréal, Chef On Call, Réchaud-Bus, Vivre Saint-Michel en santé, le député de Viau, M. Frantz Benjamin, et le conseiller de ville du district Saint-Michel, M. Josué Corvil.

Promouvoir des saines habitudes de vie

Le quartier Saint-Michel est l’un des quartiers les plus défavorisés de Montréal. Entre désert et insécurité alimentaire, bon nombre de familles de ce quartier rencontrent de véritables problèmes pour se nourrir de façon saine et équilibrée. Les enjeux alimentaires ont des répercussions importantes sur l’éducation des jeunes qui, le ventre vide, ne peuvent s’éduquer et apprendre de façon optimale.

Le Centre Lasallien œuvre depuis plusieurs années auprès de la population micheloise afin de créer un milieu de vie attrayant pour les familles et les jeunes du quartier Saint-Michel qu’il dessert. Durant la pandémie, l’organisme a mis en place divers programmes visant à réduire considérablement l’insécurité alimentaire dans le quartier et promouvoir les saines habitudes de vie chez les jeunes. Le programme de distribution alimentaire « Agir Ensemble » consiste en une distribution de panier repas livrés chaque semaine à plus de 150 familles vulnérables du quartier. Quant au programme « Santé Physique », celui-ci vise à éduquer les jeunes à développer un esprit sain dans un corps sain par le biais d’activités physiques qui contribuent au développement de leur plein potentiel.

Une cuisine unie

Constatant les besoins croissants de la population micheloise, l’organisme a lancé une campagne de sociofinancement pour l’agrandissement et l’amélioration des installations de sa cuisine communautaire. L’objectif visé par cette campagne, qui s’inscrit dans le cadre du « Fonds Mille et UN pour la jeunesse » de La Ruche, est de récolter 50 000 $. La Ruche, via le Secrétariat à la Jeunesse du Québec, s’engage à doubler ce montant pour la réalisation du projet.

Grâce aux sommes amassées, le Centre Lasallien pourra entièrement rénover et agrandir sa cuisine et se doter d’équipements professionnels, modernes, ergonomiques et sécuritaires. L’organisme pourra ainsi poursuivre et assurer la pérennité de sa mission socio-éducative auprès des jeunes à travers ses différents programmes liés aux saines habitudes alimentaires et à la lutte contre l’insécurité alimentaire.

L’amélioration, l’agrandissement et la mise aux normes de la cuisine permettra notamment de :

  • préparer plus de panier repas pour les familles les plus vulnérables du quartier Saint-Michel ;
  • augmenter le nombre de familles vulnérables bénéficiant des paniers repas ; donner des clés aux jeunes pour lutter et réduire l’insécurité alimentaire ;
  • préparer des collations pour les jeunes qui fréquentent le centre quotidiennement, et permettre à certains de prendre leur seul repas de la journée ;
  • organiser des activités d’apprentissage et de sensibilisation aux saines habitudes alimentaires pour les jeunes ;
    faire découvrir des nouveaux produits aux jeunes (fruits, légumes, nouvelles recettes, etc.) pour leur apprendre l’autonomie alimentaire.

« Ce projet permet non seulement de donner vie aux rêves des jeunes et leur offrir des opportunités d’apprendre à cuisiner et à aider leur communauté, mais aussi de développer leur autonomie alimentaire. Nous voulons leur donner les outils afin qu’ils contribuent à leur propre développement et bien-être. » – Paul Evra, directeur général du Centre Lasallien

Pour faire un don à la campagne « Une cuisine unie » du Centre Lasallien, visitez le site laruchequebec.com/fr/projet/une-cuisine-unie. La campagne se termine le 16 septembre 2021.

À propos du Centre Lasallien

Le Centre Lasallien est un centre socioéducatif qui se consacre au développement intégral des jeunes, selon une approche inclusive qui priorise les plus vulnérables. Par notre action éducative, auprès des jeunes et de leur famille, nous visons à réduire les inégalités et à augmenter les chances de réussite sociale et scolaire. En proposant un milieu de vie stimulant, nous aidons les jeunes à devenir des citoyens engagés, ouverts, proactifs et responsables.

Qui a assassiné le Président haïtien Jovenel Moïse?

En Haïti, à Pétion-Ville, dans les petites heures du matin du 7 juillet 2021, un commando de tueurs professionnels accède à la propriété privée du Président haïtien Jovenel Moïse et l’assassine. Apparemment, le tiers occidental de l’ile d’Hispaniola attire toujours les convoitises, que ce soit par la France, États-Unis, Chine et surtout les Haïtiens eux-mêmes.

L’assassinat de Jovenel Moïse, est survenu le 7 juillet 2021 lorsque le 58e président de la République d’Haïti Jovenel Moïse a été assassiné par un groupe d’hommes armés à son domicile à 1 heure du matin (heure locale)

Assumant les fonctions présidentielles le 7 février 2017, Jovenel Moïse a eu sa part de manifestations violentes contre son gouvernement. Avant son saut en politique,  Jovenel Moïse  PDG d’Agritrans,  reçoit une subvention de 6 millions de dollars de la part de nul autre que le Président en place de l’époque, Michel Martelly, un proche ami.

Dans cette nuit du 6 au 7 juillet 2021, un groupe de 28 hommes comportant au moins 21 mercenaires colombiens et  quelques américano-haïtiens pénètre chez le Président haïtiens. Ces 28 hommes armés jusqu’aux dents, le tueront sauvagement (on lui casse les bras, lui crève un œil, le crible de douze balles) et blesseront son épouse. Ceci arrive sans aucune résistance de l’imposante garde présidentielle et de plus, dans cette ville qui abrite l’immuable bourgeoisie haïtienne, une oligarchie persistante composé d’arabo-haïtiens corrompus qui conduisent le pays à leur guise depuis belle lurette.

Donc, Jovenel Moïse, fils du peuple dira-t-on, arrive au pouvoir financé, comme son prédécesseur Michel Martelly, par ce cartel d’oligarques ripous bien connus. Corrompu lui-même, accusé dans un rapport de la cour des comptes sur PetroCaribe (dilapidation de 3.8 milliards de dollars américains), Jovenel nageait allègrement avec ces requins. Certaines vidéos récentes  de Jovenel Moise laissent croire que ce dernier s’est investit d’une mission plus salutaire devant l’appétit insatiable des ces richissimes Haïtiens.  Une de ces vidéos présente un Jovenel Moïse possiblement éméché divulguant un complot des oligarques haïtiens qui siphonnent MENSUELLEMENT un pactole de 42 millions de dollars (vidéo ci-dessous) aux coffres de l’État haïtien depuis des décennies.

Et maintenant, la piste américaine. Aucun assassinat de Présidents dans les Amériques ne se passe sans l’aval des organisations extraterritoriales américaines. Le défunt Président cubain Fidel Castro en sait quelque chose puisque ciblé plus d’une cinquantaine de fois par des nébuleuses américaines comme la CIA (Central Intelligence Agency) ou la DEA (Drug Enforcement Administration). Les Yankees ont tenté l’invasion de Cuba avec le débarquement de la Baie des Cochons dans les années 60, on envahit la Grenade en 1983, bombardé Mouammar Kadhafi en 1986, le Président serbe Slobodan Milosevic en 1999 et le Président iraquien Saddam Hussein en 2003. Cette funeste liste est quasiment interminable. Ils ont même joué un rôle décisif dans la mort du Président congolais Patrice Lumumba qu’ils jugeaient trop proche de la Russie.

Jovenel Moïse a aussi eu son rapprochement avec la nation russe au grand dam de l’Amérique russophobe. Très récemment, le Président haïtien recevait en grande pompe, au Palais National, un nouvel ambassadeur de la fédération russe à Port-aux-Princes. Le 2 juin 2021, sur son compte Twitter, le 58e Président de la république haïtienne émet : « J’ai reçu, ce mercredi 2 juin, les Lettres de créance accréditant Sergey Melik-Bagdasarov, en tant qu’Ambassadeur de la Fédération de Russie en Haïti. Au cours des échanges, nous avons évoqué les perspectives de renforcement des relations bilatérales entre les deux pays. »  Pour appuyer cette thèse funeste, on laisse couler que l’un des mercenaires assassin de Jovenel Moise aurait contacté le FBI (Federal Bureau of Investigation) durant sa cavale avant de se rendre. De plus, un autre des ces mercenaires qui s’est infiltré chez le Président haïtien le 7 juillet 2021 était un informateur de la DEA.

Dans les prochains mois, Haïti surchauffera de partout avec d’inévitables élections anticipés. Comme dit ce proverbe: « Changement de bouc met la chèvre en chaleur. »

Deux femmes entrepreneures à la conquête du marché des produits de cheveux naturels et crépus pour les femmes noires

Schamma Rosidor et Fabiola Fleurimar sont fières de dévoiler la toute nouvelle identité de leur entreprise de produits capillaires pour cheveux naturels. Anciennement connu sous le nom de Ayacaona, désormais la marque portera le nom de Royalty.

Schamma Rosidor et Fabiola Fleurimar

C’est en 2017 que les cofondatrices font l’acquisition de l’entreprise de produits pour cheveux naturels Ayacaona. Après plusieurs années d’opération et des investissements en recherche et développement (R&D), les deux entrepreneures décident de repositionner l’entreprise pour miser sur l’éducation et la valorisation de la femme et de ses cheveux naturels. C’est ainsi que Royalty voit le jour. Leur philosophie : plus qu’un fabricant de produits pour les cheveux, Royalty a pour mission de donner confiance aux femmes et de favoriser leur bien-être.

« Les femmes sont de plus en plus conscientes de ce qu’elles utilisent pour leurs soins personnels. Elles veulent des produits efficaces et une routine simple qui leur permettent de prendre soin d’elles et de se sentir belles. Royalty fait référence à l’allure distinguée des femmes noires. Leur chevelure est leur couronne. Nous voulions que les femmes qui utilisent nos produits se sentent en confiance, qu’elles aient de l’assurance et qu’elles puissent utiliser facilement nos produits. », a déclaré Schamma Rosidor, présidente et cofondatrice de l’entreprise Royalty.

Plus que des cheveux, une mission d’éducation

Fabriqués au Québec dans leur laboratoire avec une équipe de chimistes qui sélectionne minutieusement les ingrédients qui entrent dans la composition des produits capillaires. Chaque produit est testé et conçu avec soin afin d’assurer un rendement maximum.

« En tant que femmes noires, on connaît l’importance que les femmes des communautés noires accordent à leurs cheveux. C’est plus que des cheveux. Cela fait partie de leur identité, de leur personnalité. Elles s’expriment à travers leur chevelure. », a indiqué Fabiola Fleurimar, cofondatrice et directrice du service client chez Royalty.

Beurre-crème hydratant Royalty

La gamme Royalty a été conçue pour répondre aux besoins des différents types de cheveux des femmes noires qu’ils soient ondulés, bouclés, frisés ou crépus. La formulation de plusieurs produits a été revue et améliorée. Un système comprenant des codes de numéros a également été développé afin d’aider les femmes à élaborer une routine simple. La gamme propose tous les soins capillaires, allant du shampooing au sérum nourrissant en passant par le beurre pour cheveux.

Pour les cofondatrices, il était important d’accompagner leurs clientes et les aider à trouver les produits adéquats selon leur type de cheveux. « Nous avons une équipe dédiée qui est disponible pour répondre aux questions des clientes pour connaître leur type de cheveu, déterminer leur état de santé, les conseiller sur les types de produits les plus appropriés. Nous voulons éduquer les femmes à aimer leurs cheveux et leur donner des conseils afin qu’elles en prennent soin. » d’ajouter Schamma Rosidor.

« Ce qu’on désire, c’est de rendre accessible aux femmes noires des produits naturels de qualité. Que vous ayez des cheveux rebelles, abîmés, secs, bouclés, frisés ou crépus, vous trouverez sûrement votre bonheur avec Royalty ! », de conclure Fabiola Fleurimar.

Pour en savoir plus sur les produits et connaître les points de vente, visitez le site Internet royaltynatural.com.

La Fondation Dynastie lance la création des Prix Médias Dynastie et la 6e édition du Gala Dynastie

La Fondation Dynastie est fière d’annoncer la création des Prix Médias Dynastie visant à célébrer le talent et le dynamisme des professionnels des médias issus des communautés noires. La première édition de remise de prix qui se tiendra en ouverture du Mois de l’histoire des Noirs en février 2022 sera l’occasion unique de découvrir des personnalités et professionnels de l’industrie des médias qui se démarquent par leurs actions, leurs initiatives, leur créativité et leur capacité d’innover. Le Gala Dynastie qui récompense l’excellence des artisans des milieux culturels et artistiques des communautés noires du Québec est quant à lui de retour pour une 6e édition. La date limite pour soumettre une candidature à l’un de ces prix est le 13 août 2021.

Présenté en clôture des festivités du Mois de l’histoire des Noirs, le Gala Dynastie vise à récompenser des personnalités issues des communautés noires du Québec qui s’illustrent dans les domaines des arts et de la culture et dont les réalisations et les accomplissements méritent d’être reconnus. L’événement initié par la Fondation Dynastie est produit en collaboration avec le Groupe NDM.

Prix Médias Dynastie
Noir Futur : mettre en lumière les professionnels issus des communautés noires de l’industrie des médias au Québec

Le manque de représentativité dans les médias a longuement été décrié ces dernières années. L’émergence de diverses plateformes (émissions, séries web, blogues, podcasts, etc.) est venue pallier cette absence de diversité, où plusieurs personnalités, chroniqueurs.euses et journalistes issus des communautés noires explorent des sujets et des thèmes qui les interpellent : le racisme, la santé mentale, la justice sociale, les enjeux politiques et la culture. Leur présence dans la sphère médiatique démontre combien la pluralité des voix est nécessaire pour exposer différentes perspectives et points de vue sur des sujets d’actualité. Sous le thème Noir Futur, les Prix Médias Dynastie visent à reconnaître et célébrer l’excellence de ces professionnels qui persistent et signent en créant du contenu pertinent et innovateur.

« La sous-représentation des minorités dans les médias et les milieux culturels au Québec ne date pas d’hier. Notre but ultime est de faire rayonner la diversité et sensibiliser le public sur les enjeux entourant la représentativité dans le milieu médiatique. », a déclaré Carla Beauvais, fondatrice et directrice générale de la Fondation Dynastie.

Prix Médias Dynastie 
Dix prix seront attribués dans les catégories suivantes : 

  • Personnalité web de l’année
  • Blogue de l’année
  • Série ou Émission web de l’année
  • Podcast de l’année
  • Animateur / Animatrice radio de l’année
  • Animateur / Animatrice télé de l’année
  • Journaliste de l’année (presse écrite)
  • Éditorialiste de l’année (presse écrite)
  • Journaliste / Reporter de l’année (télé/radio)
  • Chroniqueur / Chroniqueuse de l’année (télé/radio)

Hommage à une personnalité socialement engagée

Lors de la soirée de remise des Prix Médias Dynastie, un prix Hommage sera décerné à une personnalité s’étant illustrée par son engagement social, son rayonnement et ses actions en faveur d’une société plus juste et équitable.

Gala Dynastie 
Noir Culture : célébrer la culture noire sous toutes ses formes

Depuis 2017, le Gala Dynastie vient consacrer le talent et l’excellence des artisans des milieux culturels et artistiques issus des communautés noires francophones et anglophones du Québec. Cette grande célébration qui clôture le Mois de l’histoire des Noirs, en est à sa 6e édition. Sous le thème Noir Culture, le Gala Dynastie honorera des personnalités dans une dizaine de catégories.

Gala Dynastie
Treize prix seront attribués dans les catégories suivantes : 

  • Artiste ou groupe musique du Monde de l’année
  • Artiste ou groupe musical anglophone de l’année
  • Artiste ou groupe musical francophone de l’année
  • Révélation musicale de l’année (Choix du public)
  • Artiste ou groupe s’étant illustré à l’international
  • Cinéaste / Réalisateur.trice de l’année
  • Artiste Arts Visuels de l’année
  • Humoriste de l’année
  • Auteur.e / Écrivain.e de l’année
  • Vidéoclip de l’année
  • Danseur.euse / Groupe de danse de l’année
  • Comédien.ne de l’année (théâtre)
  • Acteur.trice de l’année (cinéma/télé)

Prix Doudou-Boicel et Grand Prix Dynastie

Pour la première fois cette année, le Gala Dynastie décernera le prix Doudou-Boicel visant à reconnaître l’engagement culturel d’un.e citoyen.ne. Ce prix rend hommage à l’impresario Rouè-Doudou Boicel (1938-2020) qui a contribué à faire de Montréal une destination de prédilection pour les artistes de jazz et de blues les plus célèbres au monde. En 1978, il fonde le Rising Sun Festijazz, un festival international de jazz et de blues, qui attire pendant de nombreuses années de véritables légendes et vedettes mondiales de jazz et de blues à Montréal. En 2011, le Mois de l’histoire des Noirs, le nomme parmi les 20 personnalités dont les actions ont marqué Montréal et le Québec sur les plans social et culturel. La même année, l’arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce l’a nommé Grand Citoyen dans la catégorie Sports et culture. En 2013, la Ligue des Noirs du Québec lui a remis le prix Mathieu Da Costa pour sa contribution à la société québécoise. En 2018, il reçoit le Grand Prix Dynastie et est nommé Chevalier de l’Ordre de Montréal de la Ville de Montréal.

Le Grand Prix Dynastie, quant à lui, récompense la carrière et l’engagement exceptionnel d’un membre de la communauté noire du Québec.

La période de soumission des candidatures est ouverte

Toute personne issue des communautés noires ayant des réalisations comprises durant la période allant du 1er janvier 2020 au 31 juillet 2021 peut soumettre une candidature dans l’une ou plusieurs des catégories des Prix Médias Dynastie et du Gala Dynastie. Les projets ou les réalisations soumises doivent avoir fait l’objet d’une mise en marché ou avoir connu un rayonnement notable au Québec et / ou à l’échelle internationale. La date limite de soumission des candidatures pour les Prix Médias Dynastie et le Gala Dynastie est le 13 août 2021.

Pour connaître tous les détails au sujet des catégories de prix ainsi que le processus de soumission des candidatures, visitez le site Internet galadynastie.com et le prixmediasdynastie.com.

À propos de la Fondation Dynastie

La Fondation Dynastie, qui a vu le jour en 2016, milite activement pour favoriser la diversité et l’inclusion dans le milieu des arts, de la culture et des médias. Par l’entremise de différentes initiatives de médiation culturelle, elle aborde les enjeux de la diversité et propose des actions pour réduire les disparités au niveau de la représentativité des communautés noires dans le secteur culturel.

fondationdynastie.com

Attaque de London (Ontario, Canada)

Encore un autre attentat, un autre crime raciste et haineux

Il fallait s’y attendre c’était prévisible. Pouvons-nousempêcher ces tragédies?

Chose certaine que ce soit par indifférence ou pour tout autre motif permettre aux médias sociaux d’agir de manière à répandre des discours racistes et haineux n’a sûrement pas aidé: nous avons tous et toutes pour devoir d’éveiller les consciences et de dénoncer vivement et publiquement toutes les sources de haine et de discours haineux.

Ce sont de tels discours qui incitent des gens à utiliser des véhicules comme armes pour tuer: aimeriez-vous avoir à trembler de peur à la vue ou au son du moindre véhicule en approche.

Attaque de London (Ontario, Canada)

L’attaque de London est une attaque à la voiture-bélier contre des piétons musulmans survenue le 6 juin 2021 à London, en Ontario, au Canada. Quatre personnes ont été tuées et une autre a été blessée, toutes de la même famille.

Ne pas agir comporte un trop grand risque un coût élevé qui se traduit en blessures psychologiques, physiques ou pire en pertes de vie humaine. La Ligue des Noirs du Québec en a conscience ainsi que plusieurs autres personnes.

La haine de l’autre, l’intolérance, la xénophobie, le racisme ce ne sont pas que des simples mots: Peu importe la province ou la ville dans laquelle il se manifeste le mal reste et demeure une réalité à laquelle nous devons faire face.

Chaque nouvelle victime est un cruel rappel du défaut de notre société à régler le mal qui la ronge de l’intérieur: les mots ont un poids et prennent corps de la pire des façons au moment où on s’y attend le moins.

La tragédie de London est malheureuse mais il y en aura d’autres si rien n’est fait. Triste à dire mais c’est la vérité. La Ligue des Noirs du Québec et la Commission des droits de la personne et de la jeunesse avaient pourtant lancé un message d’alerte: Nous ne devons pas nous contenter de réagir mais d’être actif tant en amont qu’en aval, être partout où la haine, le racisme, l’intolérance, la xénophobie se manifestent et dire NON publiquement dans le cadre d’un message collectif joint aux actions concrètes sur le terrain. Nous aurions voulu que plusieurs personnes et compagnies manifestent une conscience sociale publique pour lutter contre l’intolérance, la haine, contre le racisme et la discrimination illégale sous toutes ses formes. Nous devons agir pour changer en mieux notre société et cette démarche doit être axée dans le cadre de projet ayant un caractère de pérennité.

Il y a quelques mois déjà le chef d’une entreprise de courtage immobilier appelée Barcelona Capital dirigée par Jean François Courcy a abordé la Ligue des Noirs du Québec et trouvé moyen de prendre position publiquement contre l’intolérance, contre le racisme et contre la haine en publiant sa position dans une page complète dans un hebdomadaire publié dans le quartier où se trouve physiquement la Ligue des Noirs du Québec. Si nous avions régulièrement autant de personnes engagées il est certain que nous pourrions empêcher de nombreux drames.

Plus nous serons nombreux à agir et plus nous serons à même de pouvoir éviter le pire. Agissons maintenant pour le présent et le futur. Tolérance zéro au racisme, Tolérance zéro àla haine en ligne, Tolérance zéro à l’intolérance, Tolérance zéro au profilage racial levez-vous et montrez-nous votre volonté d’avoir un meilleur Canada où les citoyens de chaque province pourront avoir les mêmes chances et surtout avoir la chance de vivre: une fois tué par la Haine ou l’Intolérance on ne revient pas des rives de la mort.

Nous présentons nos condoléances à toutes les familles et aux proches des victimes qui n’ont pas été épargnées par la haine,l’intolérance,et le racisme en apprenant la mort ou les graves blessures des leurs.

Les changements au niveau des pratiques policières?

La Ligue des Noirs du Québec a pris connaissance que le Comité consultatif sur la réalité policière doit présenter son rapport aujourd’hui le 25 mai 2021. Verra-t-on inscrit sur papier les bonnes pratiques qui se retrouvent ailleurs qu’au Québec? Est-ce que ce Comité se positionnera en fonction d’une refonte véritablement musclée de la Loi sur la police impliquant la création de disposition légales venant renforcer les chartes des droits et libertés de la personne? Nous attendons avec impatience: la réalité policière n’est pas nécessairement la réalité des citoyens.

En août 2019, un rapport remis au SPVM intitulé Les interpellations policières à la lumière des identités racisées des personnes interpellées a établi que des disparités systémiques étaient observables dans la pratique des interpellations au SPVM.

La réalité est que lorsqu’un policier commet des fautes ou des violations aux lois ou aux règlements le système actuel les protège et fait en sorte de les encourager à recommencer avec des peines si légères que l’on ne peut parler vraiment de peines exemplaires.

Les citoyens ont compris depuis un moment déjà qu’il y a deux poids et deux mesures selon l’identité des personnes concernées et les fautes commises. Poursuivre un policier et son employeur pour fautes est en soi plus souvent qu’autrement le début d’une saga judiciaire au bout de laquelle le citoyen victime reçoit une misérable pitance en guise d’indemnisation au bout de plusieurs années. Au cours de celles-ci il aura bien entendu déjà versées en taxes diverses à la ville plusieurs fois le montant qu’on lui aura donné en indemnisation s’il gagne le recours.

Certains policiers sont tannés de la mauvaise presse faite à leur égard. Ils étaient ou et faisaient quoi pour empêcher les mauvais comportements de certains de leur collègue . Les chiffres ont ne les invente pas il y a une problématique grave de profilage racial et le profilage racial est en soi un problème de nature systémique. À partir du moment où vous savez qu’il y a du profilage racial quelque part c’est qu’il y a forcément de la discrimination systémique.

Bien que le premier ministre du Québec n’ait pas voulu reconnaître l’existence de la discrimination systémique. Celui ci a agi et agi encore contre le racisme : nous avons une série de mesures qui ont déjà été annoncées par le gouvernement québécois. Lorsque le gouvernement du Québec a créé le ministère contre le racisme après avoir été sollicité en ce sens il était clair qu’il y aurait du changement au Québec.

Ce que nous voulons est que les artisans des changements à venir pour régler les problématiques de profilage racial et de racisme soit aussi dynamique sinon encore plus que le premier ministre du Québec François Legault.

Si on pouvait voir ne serait-ce que la moitié de l’énergie déployée par François Legault dans ce qu’il considère être des dossiers importants alors là oui on pourra penser être à bord d’un navire sécuritaire et égalitaire pour tous.

La Tanzanie republiera ses chiffres sur la COVID-19

Sous la présidence de son ex-dirigeant John Magufuli, un coronasceptique décédé 17 mars 2021 d’un problème cardiaque, la Tanzanie a cessé de publier les données de la COVID-19 en avril 2020 alors que les  derniers chiffres révélaient 509 infections et 16 décès.

La Tanzanie n’a pas demandé de vaccins via COVAX, une initiative ayant pour but d’assurer un accès équitable à la vaccination contre la Covid-19. L’OMS affirme que la Tanzanie fait partie d’une douzaine de pays, qui n’ont pas encore reçu de vaccins. Les derniers en ligne sur le continent noir à recevoir le vaccin sont, avec la Tanzanie, le Burkina Faso, le Burundi et l’Érythrée. Sur la photo: Samia Suluhu Hassan

Un nouveau groupe de travail tanzanien sur le coronavirus a recommandé hier que le gouvernement reprenne la publication de chiffres sur la propagation de l’infection quelque 13 mois après avoir cessé de fournir ces données.

Depuis la mort de John Magufuli plus tôt cette année, Samia Suluhu Hassan qui lui a succédé comme Présidente de la Tanzanie, une première femme pour ce pays qui borde l’océan Indien, a adopté une approche différente en créant un groupe de travail d’experts pour conseiller son gouvernement sur la meilleure façon de gérer la pandémie.

Les recommandations a donc été officiellement présentées à Samia Suluhu, née au Zanzibar, qui, contrairement à son prédécesseur, a pris l’habitude de porter un masque lors de ses manifestations publiques. Dirigé par Said Aboud de l’Université de Muhimbili (Muhimbili University of Health and Allied Sciences (MUHAS)), le comité a recommandé au gouvernement de fournir des statistiques précises sur la COVID-19 au public et à l’Organisation mondiale de la santé pour que les citoyens obtiennent des informations pertinentes sur la maladie et aussi dans le soin de respecter des accords internationaux.

Reconnu pour sa lutte contre la corruption John Magufuli a été élu pour un second mandat fin 2020. Le cinquième Président de la République de Tanzanie a passé la majeure partie de la pandémie à minimiser le virus. John Magufuli a affirmé qu’une chèvre et une papaye avaient été testées positif et promouvaient des médicaments alternatifs tout en éliminant la pertinence des vaccins. Mais alors que les cas montaient en flèche plus tôt cette année et que de hauts responsables étaient affectés par la maladie, le défunt président a admis que le virus circulait toujours.

Le gouvernement a déclaré que John Magufuli, surnommé le « Bulldozer» pour son style de leadership sans compromis, était décédé d’une maladie cardiaque à la fin du mois de mars après une mystérieuse absence de trois semaines.

Ses opposants politiques ont prétendu qu’il était atteint du coronavirus.

Depuis que sa vice-présidente Samia Suluhu a prêté serment, la Tanzanie a suspendu les vols en provenance de l’Inde et imposé des restrictions aux visiteurs, invoquant des inquiétudes concernant les nouvelles variantes de la maladie.

Tous les voyageurs entrant en Tanzanie doivent présenter la preuve d’un test COVID-19 négatif, tandis que ceux qui arrivent de hotspots ou de pays avec de nouvelles variantes peuvent être soumis à des tests supplémentaires ou à une mise en quarantaine obligatoire.

Fémi l’incomprise: 13 mai 2021

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Homme engagé aux multiples talents, illustrateur, graphiste de formation, Maxime a toujours milité pour l’émancipation des peuples noirs. Son désir de participer positivement au développement identitaire des jeunes afro-descendants a inspiré la création du personnage Manu, un petit garçon curieux, pétillant et idéaliste qui découvre à travers des scènes de son quotidien, sa riche histoire et son héritage culturel. Apercu de son travail >>

Des jeunes filles à la barre d’un avenir meilleur!

Plus de 20 équipes de filles âgées de 10 à 18 ans de la région métropolitaine de Montréal et d’Ottawa-Gatineau sont en train de bâtir un avenir meilleur grâce à la technologie. Depuis sept ans déjà, Technovation Montréal guide ces jeunes montréalaises dans ce parcours en animant le chapitre local de Technovation Girls, un programme mondial d’éducation en entrepreneuriat et en technologie qui enseigne aux jeunes filles à identifier des problèmes du monde réel et de les résoudre grâce au développement d’une application mobile.

En tant que participantes de Technovation Girls, les équipes locales se sont mises au travail pour coder des applications mobiles qui visent à résoudre des problèmes dans leurs communautés. Leurs solutions innovantes seront présentées dans le cadre de cette compétition mondiale, où elles auront l’opportunité de présenter leurs idées à un panel de juges experts et de recevoir des bourses pour faire progresser leur projet ainsi que leur éducation en science, technologie, ingénierie et mathématiques (STIM). Douze équipes finalistes présenteront leurs projets lors du Sommet mondial de Technovation qui se tiendra en ligne du 12 au 13 août 2021.

« Notre but est de bâtir la relève féminine en technologie en offrant aux jeunes filles une immersion complète dans les domaines de l’entrepreneuriat et de la technologie grâce à un programme de formation développé avec des expert.e.s du milieu. Nous voulons qu’elles se perçoivent comme des créatrices, des innovatrices et réalisent qu’elles peuvent avoir un impact positif dans leur communauté grâce à la technologie. », affirme Stéphanie Jecrois, cofondatrice de Technovation Montréal.

Fondé en 2014, Technovation Montréal est un organisme à but non-lucratif qui vise à réduire le fossé qui existe entre les hommes et les femmes dans le domaine de la technologie, en encourageant les filles à développer leur esprit entrepreneurial, leur leadership, leurs compétences techniques ainsi que leur capacité à générer un impact social positif par le biais de la technologie.

CÉLÉBRER LE TRAVAIL EXCEPTIONNEL DE JEUNES ENTREPRENEURES

Au cours des cinq derniers mois, les participantes ont appris à développer leur startup, à coder des applications mobiles et à les commercialiser. Inspirés par les Objectifs de développement durable des Nations Unies, elles ont abordé plusieurs enjeux notamment, la lutte contre le gaspillage alimentaire, l’aide aux enfants et adolescents souffrant de dépression, de santé mentale et d’anxiété, la saine gestion des finances chez les jeunes, la diffusion d’informations utiles sur le COVID-19, etc.

JOURNÉE DÉMO

Plus d’une vingtaine d’équipes composées d’étudiantes d’écoles primaires et secondaires de Montréal et d’Ottawa-Gatineau, accompagnées de leurs mentors, présenteront leur projet le samedi 15 mai à 13 h, devant un jury d’entrepreneur.e.s et d’expert.e.s en TI :

Mona-Lisa Prosper | Directrice, Entrepreneur.e.s noir.e.s – Futurpreneur
Wemba Opota | Chef de solutions de l’intelligence artificielle pour les entreprises – Microsoft
Étienne Mérineau | Cofondateur – Heydai.ai
Naysan Saran | Cofondatrice et PDG – Cann Forecast

Bien que les dons soient les bienvenus, l’événement est gratuit et ouvert à tous. Pour s’inscrire : Technovation Montréal JOURNÉE DÉMO 2021 Eventbrite

L’AVENIR EST AU FÉMININ

Les retombées du programme vont bien au-delà de la compétition mondiale – après avoir participé à Technovation, 70 % des participantes du monde entier expriment un plus grand intérêt pour la technologie et le leadership, et 58 % d’entre elles s’inscrivent à davantage de cours d’informatique. Par la suite, de nombreuses anciennes participantes créent leurs propres entreprises et reviennent même pour soutenir les prochaines cohortes de Technovation Girls.

Exposition d’un collectif d’artistes en situation de handicap d’origines diverses

Visions sur l’art Québec, organisme à but non lucratif qui a pour mission de promouvoir le développement artistique professionnel chez les personnes en situation de handicap, présentera toujours son exposition collective du 5 au 30 juin. Bien que la galerie accueille des visiteurs, l’Afromusée de l’Espace Mushagalusa prend toutes les mesures de précaution pour assurer la sécurité des visiteurs.

Exposition d’un collectif d’artistes en situation de handicap d’origines diverses à l’Afromusée de l’Espace Mushagalusa, 533, Ontario E. du 5 au 30 juin, réservation : 514- 649-3898. Vernissage et exposition accessible sur le Net dès la mi-juin, et ce, jusqu’à la fin du mois de juillet.

Puisqu’à une exposition, les gens sont toujours en mouvements, il y aura un maximum de 10 personnes à la fois sur réservation. Évidemment, tous devront porter un couvre-visage. L’exposition Diversité et variation sera également diffusée sur le site Internet de l’Afromusée et sur celui de VSAQ ainsi que sur ses réseaux sociaux dès la mi-juin. Les liens vers l’expo en version numérique seront communiqués sous peu.

On pourra y découvrir les oeuvres de huit artistes en situation de handicap et d’origines diverses. Ils nous offrent une vitrine collective, une variété de propositions, de démarches, de recherche, de médiums et de créativité. Cette diversité d’oeuvres évoque les formes de diversité humaine et questionne sur leur accueil dans notre société. La rencontre propose une réflexion profonde en réponse à l’urgence de dialoguer sur l’inclusion, la reconnaissance positive et autres aspects concernant des citoyens à besoins particuliers. Bien que l’exposition débutera avec la Semaine québécoise des personnes handicapées, le vernissage sera mis sur le site qu’à partir de la mi-juin.

À travers cette exposition, VSAQ pose un regard actuel sur les enjeux auxquels nous sommes confrontés en tant qu’individus, artistes et société. VSAQ s’est donné le mandat de soutenir la création issue de diverses pratiques culturelles et d’encourager l’innovation, l’expérimentation, l’échange d’idées et le partage du savoir. L’objectif de VSAQ par cette exposition est de susciter la réflexion dans le domaine artistique et dans la société en général et de contribuer à une ouverture à la différence. Dans l’optique de continuer nos efforts au-delà de la Semaine québécoise des personnes handicapées et de poursuivre nos actions à l’année, l’exposition se prolongera sur le Net jusqu’à la fin du mois de juillet.

Ce rendez-vous avec la diversité dans tous ses aspects est une incursion dans l’art d’inspiration berbère avec Majid (l’art) Arekmane, un saut dans l’art contemporaine et urbaine avec Marven Clerveau, mais empreint d’une touche d’impressionnisme avec Michel Leblanc, des couleurs qui nous parlent et qui communiquent un message avec Gaëtane Cummings, une immersion dans l’art social et de recherche avec Lucila Guerrero et Véro Leduc et un appel dans la simplicité d’un beau réalisme avec Mathieu St-Martin et Diane Côté. Les artistes qui participent à l’exposition Diversité et variation sont tous des membres de Visions sur l’art Québec avec un handicap physique ou auditif et un immense talent qui sera aussi célébré sur scène avec un poème d’Yves Alavo et par les chants de Carl E’ly. Ces chanteurs et poètes sont particulièrement encouragés à nous sensibiliser sur la diversité culturelle, l’équité et les groupes sous-représentés. Ce volet performatif sera, toutefois, diffusé que sur le Net.

En tant qu’organisme pour les artistes en situation de handicap, il était important pour nous et l’Afromusée que l’expo soit totalement accessible. Donc, toutes les mesures ont été prises afin de prendre en considération les différents types de limitations et apporter l’adaptation appropriée, tel qu’une rampe d’accès sur les lieux, des interprètes en langues des signes pour le volet performatif virtuel et un guide sur place pour accompagner les non-voyants. Surtout, l’expo sera accessible sur les sites Internet et réseaux sociaux.

Visions sur l’Art Québec Inc. (VSAQ) est un organisme sans but lucratif incorporé depuis mai 1993 dont la mission est de promouvoir le développement de la créativité et les talents artistiques chez les personnes ayant des limitations et des besoins particuliers. Promouvoir l’intégration de ces artistes à la collectivité artistique québécoise et faire reconnaître à sa juste valeur leur apport à la vie culturelle de la communauté. Visions sur l’Art Québec est affilié à Very Special Arts (VSA) dont le siège social est situé à Washington, D.C. Fondé en 1974, VSA rassemble plus de 60 pays dans la poursuite d’un but commun : ouvrir, aux quatre coins du globe, les portes du monde des arts à tous ceux qui ont des besoins particuliers. Plus de six millions de personnes participent activement aux programmes de VSA.

Fémi l’incomprise: 3 mai 2021

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Homme engagé aux multiples talents, illustrateur, graphiste de formation. Maxime a toujours milité pour l’émancipation des peuples noirs. Son désir de participer positivement au développement identitaire des jeunes afro-descendants a inspiré la création du personnage Manu, un petit garçon curieux, pétillant et idéaliste qui découvre à travers des scènes de son quotidien, sa riche histoire et son héritage culturel. Apercu de son travail >>

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