Plus on sait, moins on affirme

Placé sous le signe de l’Amour, Reini B nous présente “Venus” son nouvel EP

Après le titre “Juju Love”, la montréalaise revient aujourd’hui son EP “VENUS”. Entre afro-pop et R’n’B, c’est aussi bien en français qu’en anglais que l’artiste nous embarque sur la planète de l’amour.

QUI EST REINI B ?

Née en France, installée à Montréal et d’origine bénino-nigériane, Reini B a cette double culture franco-anglophone que l’on retrouve dans ses titres au croisement du R’n’B et de la pop française avec une pointe d’afrobeats. Auteure, compositrice et interprète, Reini B est une artiste complète. De la danse au chant en passant par le piano et la trompette, la jeune femme de 21 ans maîtrise la musique aussi bien que l’art de la scène.

Elle commence le piano à l’âge de 9 ans et intègre rapidement un groupe musical avec lequel elle fait de nombreux concerts à travers le Canada pendant 5 ans. À 14 ans, la jeune chanteuse est sélectionnée parmi plus de 250 participants, pour le concours de chant du Camp de Blues de Montréal, puis participe au festival international de Jazz à Montréal. En 2020, tout en poursuivant ses études à McGill, elle compose ses propres chansons, d’abord en anglais, marquant ainsi le début d’une carrière professionnelle en solo avec son tout premier titre The L Word.

Bercée par les classiques du jazz et influencée par les grands noms de la musique africaine et américaine, Reini B s’inspire de ses contemporains tels que Dadju ou Aya Nakamura ou encore des légendaires Alicia Keys, Beyoncé ou Rihanna pour transporter ses auditeurs dans un univers au croisement de la pop, de l’afrotrap, et du R’n’B.

Comptant désormais 8 singles dans sa discographie et de nombreux concerts, dont la première partie de Dadju en juillet 2021, au Palais des Congrès du Bénin, Reini B oscille entre les titres anglophones et les titres récemment chantés en français. Après le succès de son single Juju Love, la chanteuse revient avec VENUS, un EP autoproduit, prémices d’un album à venir…

Le Black Theatre Workshop se relance avec Pipeline

Après une interruption de deux années, le Black Theater Workshop (BTW) qui comme son nom l’indique, diffuse théâtralement les idées, les acquis, les épreuves auxquelles font face les individus dont la mélanine s’exprime plus vigoureusement, présentait sa première pièce de théâtre post-pandémie: Pipeline.

Tamara Brown et ahdri zhina mandiela à la Licorne, le 12 avril 2022

De la dramaturge afro-américaine Dominique Morisseau, Pipeline s’est mis en scène par l’interprétation de la poète, productrice de théâtre ahdri zhina mandiela (sans majuscule…) à la Licorne situé sur la rue Papineau à Montréal.

Alors, de quoi parle cette pièce de la dramaturge qui a grandi dans la ville de Détroit? De beaucoup de souffrance, d’inégalité des chances et aussi de violence. De celle que l’on subit, de celle que l’on fait.  Pipeline est un cri du cœur que l’on tait de notre apathie générale.

La pièce exécutée pour la première fois en 2017 à New York regroupe six personnages. Nya, Jenny Brizard, premier rôle, institutrice d’une école secondaire et mère monoparentale d’Omari, Grégory Yves, second rôle, qui fait face aux sentiments de la société devant une réaction brutale de celui-ci dans son école secondaire. « Je ne peux pas me battre contre la gravité » réplique dans les premières minutes Nya face à son impuissance devant la dévorante situation.

Dans une interview faite 2 jours avant la première qui s’est tenue le 14 avril, soit le 12 avril 2022 à la Licorne, la torontoise native de la Jamaïque Ahdri Zhina Mandiela, nous précise sa vision du jeu : « Ceci n’est pas une histoire ordinaire. C’est une histoire racontée de façon détaillée, nuancée à propos des Noirs. Des Noirs que nous connaissons tous, des Noirs avec qui l’on a grandi. Ce n’est pas ce que l’on peut voir dans les média traditionnels. C’est une histoire qui nous affecte tous mais que nous effaçons de nos mémoires. Pourtant, nous devrions y porter plus attention puisque nous sommes tous affecté par ce pipeline entre École et Prison  ».

Jenny Brizard et Gregory Yves

Dans le même entretien, Tamara Brown, directrice associée de Pipeline communique : « Prétendre que ces histoires-là n’ont pas rapport avec nous, avec nos vies présents, ici, est faux. Ce qui est arrivé avec la petite fille de 10 ans qui s’est fait attaquer démontre que l’on vit ces choses-là. Nous vivons les mêmes enjeux. »

Par contre la violence inhérente à la pièce fut traitée de manière créative. « Une des choses qui est arrivée dans les premiers moments entre Tamara et moi était de savoir comment nous allions dealer avec cette violence. Tamara a avancé l’idée d’utiliser le Krump. Le Krump a émergé comme une danse contemporaine urbaine des communautés noires. Nous l’avons intégré à la pièce afin de ne pas nous traumatiser nous-mêmes ainsi que les acteurs et les spectateurs […] La violence devient émotion ».

Gloria Mampuya et Gregory Yves

Gloria Mampuya qui tient le rôle de Jasmine (petite amie d’Omari) retient une réplique « They make you feel that you dont belong even when you’re here ». Elle poursuit «  Pipeline est le struggle d’une mère noire. Pipeline expose les effets du système en place sur les gens. Cela affecte toutes les personnes qui ne sont pas favorisées par le système parce que tout est fait pour les taire au lieu de les supporter et valoriser leur humanité. Pipeline nous permet de voir cette humanité derrière, pas juste la souffrance. »

Anie Pascale, québécoise de souche dira-t-on, tient le rôle de Laurie, seule Blanche de la distribution, émet : « Quand on parle de Pipeline, on ne parle pas que du système américain, c’est ici aussi. Le flot est assez continue entre une enfant, surtout Noir, qui pose un geste répréhensible et le lien que l’on fait directement entre l’école et la prison. Il n’y a comme pas d’entre deux […] Le privilège blanc donne beaucoup de chance […] les Blancs partent avec le vent dans le dos ».

Anie Pascale et Schubert Pierre-Louis

Pour le public montréalais, Pipeline est traduit en français et interprété de façon plus que remarquable par les mêmes acteurs que pour la version anglaise originale. Remarquable est faible pour le niveau atteint. Tous ces acteurs sont aussi bilingues qu’un ambassadeur. Ils ont donc activement participé à la traduction française. « On va s’entendre, on va se reconnaitre » promet Tamara Brown.

Pour ahdri zhina mandiela et Tamara Brown Pipeline se résume en cette réplique tenue par Naya, une phrase qu’illumine toutes ces incarcérations de trop, ces jeunes mineurs Noirs condamnés précocèment, étouffés à la source en devenant le stéréotype réclamé par la masse.

« He is a man, young, still growing, not fully anything, don’t lock away what hopes he can become. » Traduction : C’est un homme, jeune, encore en croissance, pas tout à fait quelque chose, n’enfermez pas ce qu’il peut devenir.

Distribition:

Xavier – Jean Bernard
Nya – Jenny Brizard
Jasmine – Gloria Mampuya
Laurie – Anie Pascale
Dun – Schubert Pierre-Louis
Omari – Grégory Yves

Representation:

April 14-23, 2022 in English à la Licorne
Première le 26 Avril – 8 Mai 2022 en Français à la Licorne

Collaboration M-P Bourget

Pour son 25e anniversaire, Danse Danse offre deux œuvres de Pina Bausch au public montréalais

Après le remarquable Vollmond à Danse Danse en 2014, les chorégraphies de Pina Bausch seront de retour à Montréal avec Le Sacre du printemps, pièce mythique, et Palermo Palermo, portrait mordant de l’Italie du 20e siècle.

En ouverture de saison, Le Sacre du printemps de Pina Bausch, dansé par une trentaine d’interprètes issu.e.s de 14 pays africains. Emblème de la modernité, le chef-d’œuvre de Stravinsky, d’une puissance tellurique inouïe, n’a cessé d’inspirer les chorégraphes contemporains.

Le Sacre du printemps de Pina Bausch, dansé par une trentaine d’interprètes issu.e.s de 14 pays africains

Ce « grand rite sacral païen » selon le compositeur est un monument dans l’œuvre de Pina Bausch. Pendant des mois, à l’École des Sables, au sud de Dakar, une équipe d’artistes du Tanztheater Wuppertal a transmis à des interprètes de 14 pays d’Afrique l’essence du Sacre chorégraphié par Bausch en 1975. Sur le sol recouvert de terre, danseurs et danseuses s’opposent, et se livrent à une lutte sauvage et poétique jusqu’au sacrifice de l’Élue.

En première partie, common ground[s] témoigne de la rencontre entre Germaine Acogny, grande dame de la danse africaine contemporaine et fondatrice de l’École des Sables, et Malou Airaudo, icône de la première heure du Tanztheater Wuppertal. Deux destins de femme et deux traditions de danse s’entrecroisent dans un duo sensible et émouvant, reflet de leurs échanges et de leur riches histoires respectives.

En février, c’est la troupe même de Pina Bausch, le Tanztheater Wuppertal, qui présentera Palermo Palermo à la salle Wilfrid-Pelletier. Les cloches de Palerme résonnent bien fort dans cette œuvre mythique de Pina Bausch, dont l’empreinte reste inégalée. La danse-théâtre à son sommet! Pièce-charnière du répertoire du Tanztheater Wuppertal, Palermo Palermo fait partie d’une longue série de portraits dansés de villes dans l’œuvre de la regrettée Pina Bausch.

En 1989, peu de temps avant la chute du mur de Berlin, la chorégraphe allemande, alors en résidence à Palerme, imagine un mur de briques qui s’effondre, métaphore des « murs invisibles qui existent partout dans le monde, dans nos têtes ». Sur les gravats, danseurs et danseuses à la forte individualité enchaînent une succession de saynètes, en talons hauts ou pieds nus. Secousse sismique d’une ampleur inoubliable, Palermo Palermodépeint une humanité ébranlée dans une Sicile sensuelle et haute en couleur, où la rue est un spectacle permanent… Aujourd’hui, une nouvelle génération reprend le flambeau aux côtés de figures familières de la troupe pour donner un nouveau souffle aux nombreux personnages de cette création baroque et poétique. Renversant.

À propos de l’École Des Sables, Sénégal

‘École des Sables est un centre international de danses africaines traditionnelles et contemporaines, une école d’enseignement théorique et pratique, un laboratoire de recherche, un espace de rencontres et d’échanges, de conférences et de résidences artistiques.

L’École est dédiée à la formation professionnelle des danseurs de toute l’Afrique aux danses africaines traditionnelles et contemporaines. Ses objectifs sont de professionnaliser les danseurs africains, afin qu’ils puissent vivre de leur art, et d’encourager la communication et la collaboration entre les danseurs, les chorégraphes et les compagnies d’Afrique et du reste du monde ; en bref, de développer et de promouvoir la danse africaine contemporaine.

Depuis 1998, l’école organise régulièrement des ateliers de formation professionnelle réunissant des danseurs et chorégraphes d’Afrique, de la diaspora africaine et du monde entier.L’École des Sables a été créée en 1998 par Germaine Acogny, considérée comme « la mère de la danse africaine contemporaine », et son mari Helmut Vogt. Germaine Acogny est l’ancienne directrice de Mudra Afrique (1977-1982), une école panafricaine fondée par Léopold Sedar Senghor et Maurice Bejart, dont l’objectif est de donner une formation professionnelle aux danseurs et citoyens africains afin de les rendre responsables et autonomes à travers cet art.

Pina Bausch (1940-2009)

Pina Bausch s’impose comme l’une des figures dominantes de la danse des 40 dernières années par sa contribution à l’influent mouvement de la danse-théâtre. Première chorégraphe de formation moderne à pénétrer l’institution théâtrale très fermée de l’Allemagne d’après-guerre, elle défraie la chronique des années 1970 avec les tableaux macabres et violents de ses premières œuvres et ses versions iconoclastes de classiques tels qu’Orphée et Eurydice(1975), Le Sacre du printemps (1975) et Barbe-Bleue (1977).

La claque de Will Smith qui a fait mal

C’était dimanche le 27 mars 2022, aux Oscars. Will Smith (53 ans), Le Will Smith, le charismatique Will Smith, Le Men in Black, le Mohamed Ali, l’oscarisé allait mettre une gifle à Chris Rock (57 ans), un humoriste afro-américain  très couru, acteur et réalisateur du documentaire Good Hair.

Des clubs de comédie à travers les États-Unis, dont Laugh Factory, Stand Up NY et Carolines à Broadway, ont annoncé qu’ils renforceraient les mesures de sécurité à la suite de l’incident.

Ce soufflet, c’est tout ce que l’on retiendra de cette cérémonie de cette 94e cérémonie des Oscars. Rien d’autre.  En présentant la statuette du meilleur documentaire, la super star Chris Rock se fait gifler par la méga star Will Smith. Deux hommes Noirs, dans une cérémonie des Oscars s’y battent, c’est du délire.

Will Smith a réagit à la blague de Chris Rock qui faisait référence aux cheveux de son épouse, Jada Pinkett Smith (50 ans) ou sur plutôt sur la réaction de celle-ci, attaquée par la plaisanterie de mauvais gout. Sous les regards menaçants de sa belle, le Prince of Belair a trouvé judicieux de se lever et d’aller gifler l’humoriste afro-américain, live et sans préavis, devant les yeux du monde entier.

Will Smith a bien saisi sa victime : Chris Rock, un afro-américain dans le pays de l’Oncle Sam. Même s’il réussi bien sa vie, pèse près de 400 millions de dollars, ca reste un Black. Dans un monde construit, forgé, guidé par les finesses d’Hollywood, les Noirs ne comptent pas autant. Dur est à concevoir qu’un Ben Affleck, ou un Brad Pitt aurait été émasculé d’une gifle au visage devant leurs confrères par un afro-américains, un Will Smith grossit spontanément de testostérone pendant cette soirée chic qui en 2016 ne nominait aucun afro-américain.

Certains affirment que la gifle était méritées du au l’acharnement des blagues sur Jada Pinkett qui, il y a quelques temps mettait le mot « entanglement » sur toutes les langues de par son affaire avec le rappeur August Alsina (29 ans).

Contrairement à Will Smith qui s’est empressé de s’excuser, premièrement à l’Académie puis à Chris Rock, l’humoriste de son coté est resté de marbre. Même après la claque au visage, Chris Rock n’a rien laissé ventiler. Par contre, ce que l’on peut constater est que le prix des billets des shows d’humour de Chris Rock a augmenté de presque 700%.

Ne vous inquiétez pas trop pour les acteurs de cette histoire hollywoodienne.  A Hollywood, on ne vieillit pas, on ne meurt pas, tous finira toujours par bien aller. C’est ca le rêve. Dans quelques temps il devrait, sous quelques lumières éclatantes et sourires radieux, y avoir des excuses officielles, confortés par des accolades plus qu’affectueux. Un jeu télévisé, pourquoi pas? Une co-animation… inévitable. Vous serez diverti, c’est garanti. The show must go on.

L’agression de la jeune fillette noire de 10 ans, la pointe de l’iceberg?

L’agression sauvage dont la brutalité inhumaine a secoué non seulement Montréal mais le Québec tout entier montre encore en quoi les problématiques du racisme et de la haine peuvent être dévastatrice. Le racisme blesse et tue à chaque année.

La multiplication d’actes racistes et haineux est particulièrement inquiétante. Les chiffres et les données la Ligue des Noirs du Québec les regarde toujours attentivement et c’est en fonction de ceux-ci qu’elle s’adresse aux autorités dans le cadre de son mandat :

Citation : https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/220317/dq220317a-fra.htm

Lundi, le 14 mars 2022 à Pointe-aux-Trembles, une fillette de 10 ans se fait battre en pleine rue par un inconnu.

Le nombre de crimes motivés par la haine augmente fortement de mai à décembre 2020, le nombre de crimes motivés par la haine (+52 %) a augmenté considérablement.

Selon les données de l’Enquête sociale générale (ESG) de 2019 sur la sécurité des Canadiens (victimisation), au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête, les Canadiens ont été victimes de plus de 223 000 incidents criminels qui, selon eux, étaient motivés par la haine Parmi ceux-ci, environ 1 incident sur 5 (22 %) a été signalé à la police.

Voir sur le même sujet :
https://lactualite.com/actualites/2020-forte-hausse-des-crimes-haineux-au-canada-surtout-contre-la-race-et-lethnie/

Ouvrons les yeux

Statistique Canada rapporte que les services de police du Canada ont déclaré 2669 affaires de crimes haineux en 2020, 37 % de plus qu’en 2019. C’était aussi le nombre le plus élevé de crimes du genre enregistré depuis que des données comparables sont devenues disponibles en 2009.

Les Noirs sont les personnes les plus ciblées et touchées par la haine au Canada.

L’agence fédérale a observé en 2020 que le nombre de crimes haineux ciblant la race ou l’origine ethnique a bondi de 80 % par rapport à un an plus tôt. Les plus fortes augmentations ont ciblé, dans l’ordre, les Noirs, les Asiatiques de l’Est ou du Sud-Est, les Autochtones et les Sud-Asiatiques. En 2020, le nombre de tels crimes contre chacun de ces groupes a atteint un sommet inégalé depuis 2009.

Les victimes ne jouent pas aux victimes elles sont atteintes et ciblées. Dénoncer inacceptable et agir est nécessaire. L’attaque subie par la jeune fillette noire de 10 ans n’est malheureusement que la pointe de l’iceberg. Les gens des communautés atteintes sont pleinement conscientes d’être des cibles être noir et asiatique est être une cible et à ce jour aucune mesure n’a permis une baisse appréciable c’est à dire quantifiable du racisme bien que les autorités aient commencé à s’attaquer à la problématique de racisme.

La Ligue des Noirs du Québec attend des résultats quantifiables observables montrant une
amélioration.

Citation 1. du journal la presse auteur Henri Ouellette-Vézina
https://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-faits-divers/2022-03-16/fillette-agressee-a-pointe-aux-trembles/l-accuse-sera-detenu-a-l-institut-philippe-pinel.php

Tanvir Singh, accusé de voies de fait graves, voies de fait armés, voies de fait causant des lésions corporelles et possession d’une arme dans un dessein dangereux, a comparu par visioconférence en fin d’après-midi. Il sera détenu à l’Institut de psychiatrie légale Philippe-Pinel d’ici son retour devant la Cour, le 23 mars.

Des criminels racistes désaxés ou des monstres racistes sans foi ni loi existent pour les voir il suffit d’ouvrir les yeux. Pour eux assouvir leur plus bas instinct est ce qui compte. Certains ont même été filmés en pleine action dans le métro de Montréal :

Qui seront les prochaines victimes ?

Lorsque la société n’envoie pas un message clair cela entraîne toujours des conséquences à court ou à long terme. La jeune fillette gardera vraisemblablement sa vie durant en mémoire les souvenirs de son agression et donc des séquelles.

Que fera notre société? Fera-t-elle en sorte qu’un message clair et non équivoque passe publiquement pour faire comprendre que toute attaque sauvage et raciste est non seulement inacceptable mais entraîne de lourdes conséquences?

Si ce message n’est pas lancé il y a fort à parier que plus tard nous aurons à le regretter. Il y en effet d’autres fillettes et des criminels qui regardent et observent. Il était prévisible qu’une enfant fasse les frais du racisme publiquement tôt ou tard.

Le gouvernement du Québec a commencé à agir pour lutter contre le racisme sur une base nationale et a commencé à appliquer plusieurs recommandations de la Ligue des Noirs du Québec et d’autres organismes. C’est un début mais il y cependant possibilité de faire mieux nous devons faire mieux. Dans sa haine le gouvernement fédéral et provincial l’ont bien compris un raciste pourrait commettre un acte ou une série d’actes qui toucherait non seulement ses cibles mais aussi une partie de la majorité blanche de la population : Pour des raisons de sécurité et d’intérêt public nous n’avons pas donné d’exemples précis. Ce qu’il importe de retenir c’est que la lutte contre le racisme est l’affaire de tous.

La Ligue des Noirs du Québec travaille en ce moment même sur un projet de loi aux fins de rendre plusieurs actes racistes partie intégrante du code criminel canadien comme c’est déjà le cas dans d’autres pays. Le projet de loi 229 du fédéral sur la haine est loin d’être la panacée et devrait être accompagné d’un autre si ce n’est de plusieurs portant sur le racisme.

Adam Pendleton pour une première au Canada

Adam Pendleton, artiste afro-newyorkais, arrive au Musée des Beaux-Arts de Montréal (MBAM) en mars 2022 pour une exposition solo qui aboutira en juillet 2022.  C’est une première pour cet artiste établi, encensé, collectionné par plusieurs dont Venus Williams et Leonardo DiCaprio.

Nous fûmes accueillis un certain lundi 14 mars 2022 au MBAM, situé sur la rue Sherbrooke O. à Montréal. Le plus ancien musée d’arts du Canada avançait l’idée de l’exposition  « Adam Pendleton : Ce qu’on fait ensemble » devant une pognée de journalistes. « Une exposition non-prévue » nous annonce en entrée de jeu le musée. Toutes des œuvres nouvelles nous annonce fièrement le musée.  Quatre peintures monumentales, quatre dessins aussi nouveaux puis quatre autre dessins qui s’inscrivent dans de la série Black Dada.

Adam Pendleton, 14 mars 2022

Le « Black Dada » d’Adam Pendleton trouve ses racines dans le poème de 1964 d’Amari Baraka «Black Dada Nihilismus ». Ce poème afrocentriste critique la dominance du Blanc dans l’art occidental et en suggère un lien avec la violence ethnique et l’idéologie religieuse.

Adam Pendleton est éponge de son Amérique natal. En plus de ses toiles inédites, l’expo y inclut le court métrage « Just Back from Los Angeles : A Portrait of Yvonne Rainer ». Cette vidéo en dit beaucoup sur Adam Pendleton, né en 1984 dans l’état de la Virginie aux Etats-Unis. L’artiste, jeune, Noir, s’y oppose à Yvonne Rainer, chorégraphe, Blanche, juive, de 50 ans son ainé. Un constat s’y fait. La chorégraphe, émue, accepte un texte d’Adam Pendleton qu’elle lit à haute voix tout en se livrant à un échange avec le jeune artiste.

Cet exercice rappel bizarrement l’entièreté de l’œuvre de Pendleton. Comme ses œuvres, tout y est contraste, tout y est en couche, en layer. Les matériaux sont désignés pour appuyer l’idéologie de l’artiste. Ses toiles sont sur Mylar, un matériau qui ne se laisse pas imprégner de couleurs mais la supporte, l’expose. « Presque comme un matériau de sculpture » avance Adam Pendleton.

Les magistrales toiles (4) de plus de 10 pieds de large qui sont au centre de l’exposition affichent, martèlent « We Are Not » (nous ne sommes pas). Des toiles entres « Abstraction et Représentation » nous confie Adam Pendleton. Le We (nous) d’Adam est inclusif. C’est nous tous, l’Humanité. Ceci veut aussi  exprimer la tension qui existe entre l’individu et la collectivité. Le « We Are Not » d’Adam Pendleton est  une affirmation dans la négation, une déclaration.

Ainsi, comme l’affirme l’artiste, chacune des toiles, représentation de la série « Black Dada », en supporte une autre. Elles sont liées, en transmutation, en transition, « interrupted. I don’t think one can exist wihtout the other  » ajoutera Adam Pendleton.

Adam Pendleton, à connaitre, ou découvrir.

5 minutes avec Reini B.

Reini B. est une chanteuse bien de son temps. Née en France, vivant au Canada depuis 2007, cette artiste franco-canado-bénino-nigériane assure avec son dernier single JuJu Love dont la vidéo a été tourné à Cotonou au Bénin en été 2021.

 

Adepte du piano depuis le jeune âge de 9 ans, l’auteure-compositrice-interprète et bachelière en commerce, se dit inspirée des plus grands de la Pop et du R&B avec Alicia Keys et Bruno Mars  mais aussi, Reini B. absorbe le son unique de l’afrobeat nigérian par des artistes comme WizKid et PSquare.

Sportive (patinage artistique, natation, basketball et baseball), âgée alors de 14 ans, cette aficionado de la mode foulait  déjà les planches du prestigieux Festival International de Jazz de Montréal pour ensuite en 2021 se retrouver au Bénin en spectacle au coté de nul autre que du chanteur franco-congolais Dadju, lauréat de l’artiste masculin francophone de l’année au NRJ Music Awards 2021.

« A travers mon art, je désire connecter avec mon public, c’est une grande opportunité de pouvoir communiquer la joie, l’espoir, l’amour, la résilience à travers mes compositions que je dédie à mon merveilleux public. » – Reini B.

 

Reini B. nous promet un nouvel EP pour 2022 avec des collaborations surprises!  C’est à suivre.

Maintenant, découvrez-en plus sur Reini B. au travers de ses autres titres (Wish You Well, Outside) disponibles aussi sur Youtube, des mélodies où l’Amour trouve toujours sa place.

24 janvier: la Journée Mondiale de la Culture Africaine et Afro-descendante

Le continent noir, l’Afrique, à tant donné à l’Humanité et l’Humanité lui a tant pris. Entre l’extraction des gisements musculaire de l’homme Noir qu’avançait le poète exilé à Cuba René Depestre et les mots de Maya Angelou  qui comme la poussière  s’élève pourtant (And Still I Rose), la culture ambiante est teinté d’africanité, de négritude dirait Césaire, Aimé de son prénom.

Le 25 septembre 2019, la réunion préparatoire du Conseil Exécutifde l’UNESCO a retenu le Projet de Résolution portant sur la JMCA – Journée Mondiale de la Culture Africaine et Afro-descendante.

Depuis 2019, lors de la 40ième conférence générale, défendue par le Togo, l’UNESCO (en anglais : United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization, UNESCO), fort d’un vote unanime des 193 pays membres, le 24 janvier est promulguée Journée Mondiale de la Culture Africaine et Afro-descendante (JMCA).

En tant que source riche du patrimoine mondial commun, la promotion de la culture africaine et afro-descendante est indispensable pour le développement du continent et pour l’humanité en général.” résume sur sa page web l’UNESCO, l’institution spécialisée internationale de l’Organisation des Nations unies (ONU), créée le 16 novembre 1945.

Et cette fois-ci, ce sont les Afro-descendants qui ont choisi cette date.  Rejoins une journée avant la Journée par l’Encre Noir, John Ayité Dossavi, l’homme derrière cette journée-reconnaissance, nous communique son excitation de part son invitation par l’Union Africaine pour célébrer la JMCA: “Nous vous invitons [ Afro-canadiens ] à vous accaparer de cette date, de cette Journée qui est la notre. C’est la seule date dans l’année qui nous permet d’être en immersion, en communion et en partage.” tout en n’omettant pas de remercier chaleureusement le Premier Ministre canadien, Justin Trudeau, d’avoir fait une déclaration à l’endroit de la Journée Mondiale de la Culture Africaine et Afro-descendante en 2021.

En 2022, c’est le Ghana qui officiellement accueille l’événement. Mais nous tous, nous nous devons vraisemblablement de nous accaparer de cette date. Cela se décline en sublimant notre Culture, nos frémissements, nos accomplissements,  nos visions  et toutes ces inspirations qui nous ont construit.

Le 24 janvier nous rend hommage. Nous, Africains et Afro-descendants, pouvons être fiers de rythmer la Culture mondiale aux travers nos récits, nos créations, notre sensibilité. Et comment célébrer? En s’immergeant jusqu’au cou dans le culture afro. Le 24 janvier on partage nos lectures comme La plus secrète mémoire des hommes de Mohamed Mbougar Sarr, Prix Goncourt 2021, on se tape des séries afrocentristes aussi loufoques que la guadeloupéenne On sèl manjé kochon et que votre telephone portable scintille d’images afrocentristes avec l’application Android, Afrolicious Wallpaper. Au Canada , à Montréal, vivez, immergez-vous dans l’Espace Mushagalusa sur la rue Ontario et soyez les premiers avertis du premier Afromusée qui s’ouvrira au public le mois prochain.

En 1966, en visite en Martinique, devant son éclatante beauté, le général  De Gaulle s’exclamait: “Mon Dieu, comme vous êtes Français!“, il est temps repenser cette ligne et que le monde entende haut et fort: “Mon Dieu, comme vous êtes Africain!

La Soup Joumou fait son entrée à l’UNESCO

Le 1er janvier 1804, pour crier son indépendance à la face du monde, Jean-Jacques Dessalines rebaptise l’ile Hispaniola, nom donné par nul autre que Christophe Colomb, à son nom taino d’origine « Haïti », en honneur de ce peuple amérindien qui jadis peuplait exclusivement l’ile. Depuis lors, la soup joumou, mémoire délectable de cet Indépendance durement acquis, réunit Haïtiens et ses Aficionados de partout au monde autour de ce potage orangée infusée de courges.

La soup joumou est un mélange copieux de giraumon, d’un peu de pate, de pommes de terre, de courges, de boeuf, de piments. On ne peut y omettre les ingrédients essentiels que les Haïtiens y ont imprégné à travers les âges : Fierté, Résilience, Fraternité et beaucoup d’Espoir.

C’est donc après un peu plus de deux siècles que la première République Noire du monde peut s’enorgueillir d’avoir une des plus importantes soupe au monde. Sa traditionnelle soupe dite la « Soupe de la liberté », dégustée à tous les 1er Janvier depuis 217 ans, a été classée patrimoine culturel protégé par l’UNESCO.

L’ancien Premier Ministre, Ancien Ministre des Affaires étrangères et des Cultes haïtien, Claude Joseph, a salué l’ajout de la soup joumou à l’UNESCO en déclarant sur Twitter « Le 16 décembre, notre soup joumou vient d’être inscrit sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’Humanité. J’accueille cette nouvelle avec beaucoup de fierté et d’émotions. »

Comme le souligne RFI (Radio France International) : « Parmi les ambassadeurs, ceux du Brésil, d’Arabie saoudite, du Maroc, de Pologne, de Suisse, de Tunisie, de Djibouti, du Japon, du Pérou, du Sri Lanka, du Cameroun, de Côte d’Ivoire, de Suède, de Pologne, notamment, ont défendu cette candidature, dès cette année puisqu’elle devait initialement être examinée l’an prochain. »

Lorsque colonie, Haïti, sous un joug sanguinaire mené par les Français et leur héros national Napoléon Bonaparte, la fameuse soupe était préparée par des esclaves. Ces derniers ne pouvaient y goûter parce que jugés trop primitifs pour ce délectable repas. Ainsi, le jour de l’Indépendance, le Premier Empereur d’Haïti, Jean-Jacques Dessalines, appuyé de son épouse, déclare qu’il s’agit désormais de la soupe nationale du premier peuple noir libre de l’histoire de l’humanité.

Bien plus qu’un simple plat, la soup joumou ou soupe au giraumon raconte l’histoire des héros et héroïnes de l’indépendance haïtienne, leur lutte pour les droits humains et leur liberté.

Haïti est le premier pays au monde issu d’une révolte d’esclaves.

L’abolitionniste Frederick Douglass (1818-1895) aura ces mots le 2 janvier 1893, à l’occasion de l’inauguration du pavillon haïtien de l’exposition universelle de Chicago : « Nous ne devons pas oublier que la liberté dont vous et moi jouissons aujourd’hui… est en grande partie due à la position courageuse prise par les fils noirs d’Haïti il y a quatre-vingt-dix ans… se battant pour leur liberté, ils se sont battus pour la liberté de chaque homme noir dans le monde. »

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Un bilan prometteur pour l’avenir du Québec

Le bilan actuel présenté par le ministre Benoit Charette lors de sa conférence du 9 décembre 2021 concernant la lutte contre le racisme et l’intolérance démontre l’existence d’une écoute et d’une volonté de changement

La campagne nationale de sensibilisation contre le racisme et la nomination d’un ministre à la lutte contre le racisme en plus des cours de sensibilisation contre le racisme répondaient à certaines des recommandations faites par la Ligue des Noirs du Québec.

En 2011, les Québécois membres des minorités visibles forment environ 11% de la population et sont concentrés principalement dans la ville de Montréal.

Les changements ne doivent pas être purement cosmétiques. A cet égard ils doivent entre autres être de nature à permettre une réelle représentativité de l’ensemble des habitants du Québec que ce soit dans les domaines administratifs ou ailleurs.

La Ligue des Noirs du Québec est attentive aux détails : il ne lui a pas échappé que le projet de loi 60 a été approuvé par la majorité des élus de l’Assemblée nationale. En d’autres termes la majorité des députés qui ont été élus travaillent pour améliorer le Québec et son image au Canada et dans le monde.

Tant mieux : l’image du Québec et des Québécois est importante. Dans cette optique le gouvernement a reconnu d’emblée qu’il y avait encore beaucoup à faire et qu’il allait faire plus. Il n’a pas tenté de dissimuler la réalité et a admis que des outils permettant d’obtenir des chiffres c’est à dire des données précises sur le racisme au Québec et ses conséquences sont manquants.

La franchise et l’honnêteté sont bien accueillis. Le gouvernement prendra vraisemblablement les mesures requises pour obtenir les meilleurs résultats possibles dans le cadre de son action. Ce que l’on doit retenir en ce moment est que le gouvernement a commencé à agir.

Lorsque le feu a commencé à s’attaquer à une maison on ne traîne pas on agit. Avec ses 25 mesures qui seront bonifiées selon l’annonce faite lors de la conférence du 9 décembre 2021 ce sont les vies de plusieurs citoyens qui seront soit sauvées ou meilleures: En agissant le gouvernement Québécois évite vraisemblablement des tragédies futures comme celles de la mort de Joyce Echaquan ou de celle de la mort de l’américain George Flyod qui aurait tout aussi bien pu survenir au Québec.

A cet égard, l’actualité récente nous a démontré que certains policiers sont extrêmement violents envers les citoyens et cela doit cesser. Notre société n’a rien à gagner à tolérer la violence policière illégale.

Nous devons la dénoncer et punir les coupables sévèrement c’est à dire de manière exemplaire.  Les formations c’est bien mais il faut nécessairement faire plus. Le Québec peut faire plus et mieux et nous attendons beaucoup de ceux en qui nous avons placé notre confiance. Être Québécois doit pouvoir être en tout temps une fierté peu importe l’origine d’une personne.

Les mots avenir et Québec qui font partie de la désignation sociale CAQ ont une importance. L’avenir québécois ne peut se construire qu’avec la participation de l’ensemble des québécois. Avant de pouvoir courir on apprend nécessairement à marcher : le gouvernement du Québec vient de commencer le travail il n’est qu’au début de son calendrier de cinq ans de la lutte contre le racisme. Nous pouvons regarder en avant…

Black Theatre Workshop ramène sur scène le théâtre en direct en 2022

Après 20 mois de scènes sombres, le Black Theatre Workshop (BTW) revient en force. BTW a célébré son 50e anniversaire pendant cette période inhabituelle et est maintenant prêt à entamer sa 51ème année en grande pompe. Nous avons hâte de vous présenter une nouvelle saison de théâtre novateur et merveilleux.

Black Theatre Workshop est fier de présenter la première mondiale d’une nouvelle comédie musicale hip-hop, Black and Blue Matters par Omari Newton, réalisée par Diane Roberts et présentée par le Centre Segal des arts de la scène. Black and Blue Matters suit la même chronologie que Sal Capone : The Lamentable Tragedy of (2013), pièce louangée par les critiques. L’œuvre décortique le système judiciaire et la suprématie blanche pour ensuite confronter directement le racisme anti-Noir et les manières que cela nous affecte tous et toutes! Black and Blue Matters sera présenté du 20 février au 6 mars 2022.


Black Theatre Workshop (BTW) est la compagnie de théâtre se dédiant à l’œuvre de la communauté noire et diasporique qui a le plus de longévité au Canada. La mission de BTW est de réaliser des pièces de théâtre exceptionnelles et d’en faire la promotion dans le but d’éduquer, de divertir et d’inspirer. La compagnie remet en question le statu quo en créant un espace de dialogue, d’échange et de compréhension transculturels. BTW offre une meilleure représentation des artistes canadiens noirs, tout en encourageant le rapprochement culturel, en unissant les cœurs, les têtes et les communautés.

Pipeline par Dominique Morisseau sera présentée au Théâtre La Licorne en français et en anglais. Pipeline met en vedette une troupe bilingue talentueuse qui explore des enjeux liés à la parentalité, à l’éducation et à l’identité. On investigue aussi comment la classe sociale et la race influent sur l’égalité des chances. Pipeline sera présenté du 12 au 23 avril 2022 en anglais et du 26 avril au 8 mai 2022 en français.

Cette saison, le Black Theatre Workshop a été nommé compagnie en résidence inaugurale auprès du Théâtre anglais du Centre national des Arts. BTW est reconnaissant pour cette collaboration et espère pouvoir mieux partager des histoires Noires avec de nouveaux publics et ce, sur une échelle nationale. La saison 2021-2022 inclura, entre autres, les œuvres suivantes : The Last Epistle of Tightrope Time, Black and Blue Matters et Calpurnia. La contribution de BTW terminera avec le Vitrine professionnelle du Programme de mentorat aux artistes à Ottawa. Cela marquera la première expansion nationale de notre programme de mentorat, mené par les coordonnatrices Mariah Inger et Warona Setshwaelo.

Nous sommes fiers d’annoncer que notre Tournée des écoles pour le mois de l’Histoire des Noirs est de retour! Le programme, mené par un nouveau membre de notre équipe, Becks Lefranc, respecte la tradition de BTW de partager des histoires avec les jeunes montréalais par le biais du théâtre. Cette saison, la pièce Our Fathers, Sons, Lovers and Little Brothers, gagnant de plusieurs prix, de Makambe K. Simamba pourra être jouée dans les écoles qui le souhaitent. Les dramaturges eux-mêmes interprètent la pièce. Les jeunes seront captivés par les nombreux personnages et l’histoire qui encourage à la réflexion. Le grand public aura aussi l’occasion d’assister à cette production au MAI du 22 au 26 février 2022.

Soyez des nôtres le 29 janvier 2022 pour notre Célébration Vision annuelle, lors de laquelle nous honorons l’héritage, les réalisations et l’excellence Noirs dans la communauté et dans les arts canadiens. Pour la deuxième fois, la célébration aura lieu en ligne. Venez en grand nombre!

Nous avons récemment démarré notre saison avec une présentation numérique de Poetry Jam, lancé sur les réseaux sociaux le 18 novembre 2021. Une nouvelle édition du projet numérique Belonging sera lancée le 14 décembre 2021. BTW collabore également avec le English-Language Arts Network (ELAN) afin d’offrir une série d’ateliers d’éducation artistique. Ces ateliers virtuels, offerts dans le cadre du programme Artists Inspire Grants, seront disponibles pour les écoles admissibles à travers le Québec et seront animés par des facilitateurs formés par la codirectrice artistique de BTW, Lydie Dubuisson.

L’équipe de BTW a connu quelques changements cette saison. Tyrone Benskin, auparavant directeur et président du conseil d’administration, est maintenant directeur artistique intérimaire.

« Nous célébrons 50 + 1 années de création et d’excellence. Les défis de la dernière année ont apporté beaucoup de changements dans nos vies, incluant ici-même à BTW. Je suis heureux de mettre mon expérience à profit afin d’assurer que la vision de notre équipe continue à se développer et que leurs efforts portent fruit. Je remercie le conseil d’administration et les employés de BTW pour leur confiance. » Tyrone Benskin (Directeur artistique intérimaire, Black Theatre Workshop)

Nous accueillons au sein de l’équipe Laurie-Anne Jean-Baptiste au poste de coordonnatrice marketing, Becks Lefranc au poste d’agent de liaison avec les écoles, Neelam Patel au poste de responsable des médias sociaux et Tristynn Duheme au poste de directrice de production. Lydie Dubuisson et Princess Symonds reprennent leurs rôles respectifs en tant que codirectrice artistique et Coordonnatrice à la sensibilisation.

Black Theatre Workshop aimerait remercier toutes les personnes qui nous soutiennent et qui se dévouent à notre organisme. Black Theatre Workshop est la compagnie de théâtre Noir ayant le plus de longévité au Canada et continue à faire la promotion de la compréhension interculturelle et la diversité dans les arts grâce aux histoires Joignez-vous à nous alors que nous nous apprêtons à remonter sur scène!

Controverse sur la présence de Miss Afrique du Sud en Israël

Cette controverse se cristallise autour du fait que le gouvernement sud-africain refuse que Lalela Mswane, Miss Afrique du Sud 2021, se présente à Miss Universe 2021, puisque la compétition de beauté la plus en vue du globe, la 70e, doit avoir lieu en Israël, le mois prochain, en décembre 2021.

Lalela Mswane est à 24 ans Miss Afrique du Sud 2021

Plus tôt cette année, l’ONG Human Rights Watch qui se passe maintenant de toute présentation ainsi que le groupe israélien de défense des droits B’Tselem ont déclaré que les politiques d’Israël, un pays proche-orientale né du plan de partage de la Palestine en 1947, équivalaient à de l’apartheid. Ceci tisse  des comparaisons avec le système brutal, deshumanisant de discrimination basée sur la race qu’a connue l’Afrique du Sud qui prit fin seulement en 1994.

Alors, rebelote, mais inversement cette fois… En 1980, c’était l’Afrique du Sud qui était sur le banc des accusés, éclaboussant par la bande le concours de beauté Miss Universe. Alors que la position internationale s’affermissait contre le régime raciste d’apartheid d’Afrique du Sud dans les années 1980, le pays fut fermement interdit de participer aux concours Miss Monde et Miss Univers. L’Afrique du Sud a seulement été réadmise après avoir mis un terme à son Apartheid qui prit pied par la libération de Nelson Mandela et de ses premières élections démocratiques.

Avec cette perspective en tête, le gouvernement sud-africain a annoncé cette semaine qu’il retirait son soutien à la candidature de Lelela Mswane à Miss Univers 2021 pour protester contre la politique d’Israël envers les Palestiniens. Selon The Times Of Israel, le gouvernement sud-africain se retire en solidarité des Palestiniens.

« Les atrocités commises par Israël contre les Palestiniens sont bien documentées et le gouvernement, en tant que représentant légitime du peuple sud-africain, ne peut en toute conscience s’y associer », sont les mots de Nathi Mthethwa, Ministre actuel des Arts, des Sports et de la Culture dans un communiqué émis en début de semaine.

Le parti au pouvoir en Afrique du Sud,  l’African National Congress (ANC), le parti d’opposition de gauche d’Afrique du Sud, les Economic Freedom Fighters, et d’autres organisations pro-palestiniennes, dont la fédération syndicale COSATU, ont également accru la pression publique sur Lalela Mswane, la Miss Afrique du Sud 2021 pour qu’elle se retirent de l’événement Miss Univers en Israël.

Fikile Mbalula ancien Ministre des Sports et Ministre de la Police sous Jacob Zuma a tweeté son appel à la Reine de beauté d’Afrique du Sud qui devait bientôt partir pour Eilat en  Israël pour le concours de Miss Univers 2021: « Prenez position, l’histoire sera de votre côté, on se souviendra de vous pour toujours […] N’allez pas en Israël ».

L’Afrique du Sud a connu un bon parcours dans le concours Miss Univers ces dernières années, Miss Afrique du Sud Zozibini Tunzi remportant la couronne de Miss Univers en 2019 et Demi-Leigh Peters qui en 2017 devenait ainsi la seconde Sud-Africaine a remporter le titre après Margaret Gardiner en 1978.

Jusqu’à présent, Lalela Mswane, une diplômée en droit de 24 ans qui a remporté le concours Miss Afrique du Sud le mois dernier, est restée silencieuse sur sa participation ou non au concours en Israël.

L’Afrique du Sud ou la nation arc-en-ciel, concept forgé par Desmond Tutu, compte environ 50 000 personnes de confession juive sur une population de 57 millions d’habitants. Ce chiffre est en net décroissance selon le Kaplan Center de l’Université du Cap.

Dévoilement de la programmation de la 22e édition du Festival du Monde Arabe de Montréal

Montréal, mardi 5 octobre 2021. C’est aujourd’hui que le Festival du Monde Arabe de Montréal a dévoilé la programmation de sa 22e édition, qui se tiendra du 29 octobre au 13 novembre 2021 en format hybride.

Arts de la scène, Salon de la Culture, Cinéma et « Espace Aleph »

Fes$val du Monde Arabe de Montréal – 22e édi$on numérique
À la Place des Arts et en salles : du 29 octobre au 13 novembre 2021
www.fes1valarabe.com
La présenta1on de l’événement se fera dans le respect des consignes émises par la santé publique afin d’assurer la
santé et sécurité des fes1valiers, des ar1stes et des employés.

La vaste et diverse programmation du FMA mettra en valeur des artistes, cinéastes et penseurs de tous horizons, à travers les volets Arts de la Scène, Espace Aleph (volet présentant des spectacles gratuits), Salon de la Culture et Cinéma.Une programmation numérique, qui pourra être visionnée via la nouveau site web du Festival, se tiendra également à travers une série de spectacle, débats et conférences impliquant des artistes, journalistes et penseurs internationaux.

« Cette édition-retour reflète l’inébranlable volonté de notre équipe de poursuivre sa quête d’un espace qui rend possible autant les rencontres artistiques que les débats d’idées émanant d’artistes, de créateurs et de penseurs issus de toutes origines et tous horizons. Nous avons pu inviter des artistes internationaux venant des États-Unis, d’Europe et du Liban et avons produit à distance des spectacles qui seront présentés en primeur à Montréal. Malgré les restrictions, aucune concession n’a été faite au niveau artistique. » – Emily Aouad, directrice des communications du FMA.

Les spectacles des Arts de la Scène

  • Damas, du Nil à l’Euphrate – soirée d’ouverture : Une odyssée musicale en hommage à une Syrie plurielle, explorant l’immense richesse et diversité de cette région du monde. A travers la voix d’or de l’illustre chanteuse Lubana Al Quntar, les chants araméens, soufis, arméniens, kurdes et turcs seront mis à l’honneur, en plus du répertoire classique ->29 octobre à la 5e
  • Sommet soufi – soirée de clôture: Une rencontre au sommet de l’art sacré, un voyage mystique avec des artistes d’exceptions issus de traditions soufies différentes avec Khaled Al Hafez (Syrie), Abir Nasraoui (Tunisie), Habib Hosseini (Iran), Abdelkarim Shaar (Liban) et Mushfiq Hachimi (Afghanistan/Pakistan) ->13 novembre au Rialto.
  • Bassem Youssef: Le célèbre satiriste égyptien, icône absolue de la liberté d’expression, dans un one-man-show exclusif en anglais ->30 octobre au National.
  • Oum par lui :Un hommage à l’immense diva du chant arabe Oum Kalthoum porté par une voix masculine, celle du grand Abdelkarim Shaar qui maîtrise avec brio le répertoire de la légende du chant arabe ->30 octobre à la 5e
  • Beyrouth, mon étoile :une immersion, à travers la superbe voix de la chanteuse Ranine Chaar, dans la scène musicale libanaise, entre chants patriotiques et nostalgiques, reflétant une ville lumineuse mais dévastée par la guerre et les conflits->5 novembre à la 5e
  • El Far3i: un concert en solo du co-fondateur et vedette du célèbre groupe palestinien 47soul ->11 novembre au Club Soda.
  • Raconte-moi la Palestine:Un parcours des diverses traditions musicales palestiniennes, des poèmes de Mahmoud Darwich aux célébrations de mariage, avec la chanteuse montréalaise Ghada Derbas ->7 novembre à la 5e 
  • Cantiques de la Sainte Syrie : Un concert du groupe Taraf Syriana qui nous livre 2000 ans de chants de Noël des terres des premiers chrétiens d’Orient en langues syriaques, araméen, arabe et grec ->12 novembre à l’Eglise du Gesù.
  • Ahmed Moneka Arabic Jazz : Un mélange subtil entre les racines afro-irakiennes du chanteur Ahmed Moneka et les improvisations du jazz et du blues ->6 novembre à la 5e
  • La diva du désert : Uneinterprétation lyrique du répertoire maghrébin et arabe par la soprano canado-algérienne Fairouz Oudjida ->31 octobre à la 5e
  • Abbas Righi :Le maître du malouf de retour au FMA pour un concert de musique andalouse encore plus exalté ->12 novembre au Gesù.
  • Lila Gnawa: Une invitation à redécouvrir le guembri, instrument typique de la culture gnawa, dans un spectacle explosif et enivrant, porté par un jeune maître du genre, Amine Benraqia ->31 octobre à la Sala Rossa.
  • Tarab, du Maghreb au Machrek : un concert virtuel de la chanteuse tunisienne Meherzia Touil qui reprendra les grands classiques musicaux des plus grands artistes du monde arabe ->Disponible pour visionnement en ligne du 1er au 13 novembre.

 Espace Aleph – Arts de la Scène à accès gratuit

La série des Arts de la Scène à entrée libre, rebaptisée « Espace Aleph », mettra l’accent sur la création originale des artistes de la relève et des artistes confirmés : L’Ensemble Tessala nous emmène, entre traditions et modernité, au cœur des chants arabo-andalous et des musiques juives, l’Ensemble Al Zahawi nous plonge dans les traditions vibrantes du maqam irakien, alors que le Syrian Trio&Jad Estifo nous livrent un bouquet de Muwashahat, poèmes chantés originaires de Syrie et d’Andalousie. Le groupe Mashreq quartet (Toronto) explore les croisements entre musique arabe, flamenco et perse, le trio Moussafir navigue entre mélodies des Balkans et sonorités orientales et indiennes, Ayham Abu Ammar et Mona El Mestrany rendent un hommage poignant aux géants de la chanson libanise Wadih El Safi et Ziad Rahbani. Trois chanteuses aux voix remarquables – Miray Dahab, Mona Buhmaid et Najlaa Jaffal – interprètent, chacune à sa façon, les incontournables du tarab et de la chanson classique, de Fairouz à Oum Kalthoum. Le raï algérien sera aussi de la partie avec Cheb Fayçal qui reprend la scène dans une décharge festive.

 Salon de la Culture – Présenté par TV5

Forum de rencontres mettant un coup de projecteur sur la richesse culturelle de la société québécoise, le Salon de la culture du FMA œuvre, à travers l’ensemble de ses activités, à développer une plus grande curiosité culturelle et ainsi, à une meilleure compréhension de l’Autre.

Une panoplie d’intellectuels, de journalistes et d’artistes nationaux et internationaux, aux univers et aux opinions différents, seront invités à enrichir le débat et à partager leurs visions du monde. Parmi les activités proposées en présentiel ou en ligne : Un hommage à de grandes figures du monde arabe comme la féministe égyptienne Nawal El Saadawi ou le « poète de l’ivresse » Omar Khayyam ; un débat sur la situation de la gauchepolitique dans le monde avec la participation du politicien français et ex-candidat aux présidentielles Benoit Hamon ; une réflexion sur la démocratie au Liban et en Tunisie ainsi que sur les problématiques de l’identité libanaise ; des projections inédites de documentaire ou de webséries comme Tenir Salon (TV5), Matrimoine (TV5) ou Des femmes (de Merzak Allouache) ; des discussions autour de livres passionnants comme Azag et les enfants (de Rita Amabili) reflétant le vécu des enfants en Palestine ou La tristesse est un mur entre deux jardins (de Wassyla Tamzali et Michelle Perrot) qui réfléchit sur  le féminisme, la France et l’Algérie ; une causerie sur l’apprentissage de la langue arabe en Occident, ainsi que des témoignages d’artistes montréalaises sur leur parcours d’immigrantes.

Cinéma – Au cinéma du Musée

200 meters d’Ameen Nayfeh (Palestine)met en scène une famille habitant à distance de seulement 200 mètres, mais scindée par un mur, celui de la frontière israélo-palestinienne. L’homme qui a vendu sa peau de Kaouther Ben Hania (Tunisie), nominé aux Oscars dans la catégorie du « Meilleur film étranger », revisite le parcours presque faustien d’un réfugié syrien contraint à tatouer son corps pour émigrer en Europe. Le film Hendi et Hermozd’Abbas Amini (Iran) porte une réflexion sincère et touchante sur les mariages précoces arrangés comme échappatoire aux conditions sociales intenables, alors que Between the two seas d’Anas Tolba (Egypte) met en lumière les différents problèmes de société auxquels sont confrontées les femmes, en particulier dans les zones rurales. Enfin, Vent divin de Merzak Allouache plonge dans le quotidien et le parcours psychologique de deux jeunes gens avant un attentat suicide.

Festival du Monde Arabe de Montréal – 22e édition numérique

À la Place des Arts et en salles : du 29 octobre au 13 novembre 2021

www.festivalarabe.com

La présentation de l’événement se fera dans le respect des consignes émises par la santé publique afin d’assurer la santé et sécurité des festivaliers, des artistes et des employés

Af-Flux : biennale transnationale noire | Conférences et performances gratuites au MBAM

Af-Flux : biennale transnationale noire a pour mission d’honorer les diverses identités noires et d’éclairer les enjeux qui touchent les artistes afro-descendants, à travers leur culture et leurs créations. Fier partenaire de la première édition de la biennale intitulée Monde bossale, le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) présentera, les 29 et 30 octobre et les 6 et 7 novembre prochains, une série de conférences et de performances gratuites données entre autres par les artistes Kama La Mackerel et Zab Maboungou.

Kama La Mackerel et Zab Maboungou

Originaire de l’île Maurice, l’artiste multidisciplinaire Kama La Mackerel (prix Joseph-S.-Stauffer en arts visuels 2020) conçoit des œuvres empreintes de résilience. Ses performances mêlant rituels, chants, poésie et mouvement évoquent notamment des stigmates issus de violences coloniales et misogynes. Iel offrira au public une création inédite qui fait revivre de façon poignante la figure de l’esclave.

L’artiste-chorégraphe franco-congolaise Zab Maboungou (lauréate du Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle 2021), pionnière de la danse au Canada et fondatrice de la Compagnie Danse Nyata Nyata, présentera pour sa part deux chorégraphies, dont une nouvelle création qui explore les notions d’espace et de liberté à travers le mouvement.

Des conférences auxquelles prendront part ces deux artistes montréalaises, ainsi que la chorégraphe et danseuse Lena Blou, l’autrice et metteuse en scène guadeloupéenne Gerty Dambury et la spécialiste du genre et du féminisme Thérèse St-Gelais, aborderont par ailleurs la représentation, la symbolique et la relation à l’altérité du « corps noir » dans l’histoire et dans l’art.

« Fidèle à sa mission d’inclusion et animé par le désir de célébrer la pluralité des expressions artistiques, le MBAM souhaite multiplier les occasions de dialogue interculturel. Nous nous réjouissons de notre participation à la première biennale d’art contemporain consacrée aux artistes de la diaspora noire, qui révèlera entre autres de nouvelles créations de Kama La Mackerel et de Zab Maboungou, deux artistes de l’avant-garde montréalaise », souligne Iris Amizlev, conservatrice – Projets et engagement communautaires au MBAM.

« Af-Flux : biennale transnationale noire est une invitation au dialogue lancée depuis Montréal, l’un des centres urbains les plus cosmopolites et polyglottes au monde. Elle s’interroge sur l’apport des multiples communautés noires au débat de l’art contemporain à travers des conférences et des créations comme celles de Kama La Mackerel et de Zab Maboungou qu’Af-Flux est heureux de présenter au MBAM », a déclaré Eddy Firmin, commissaire de Monde bossale, première édition d’Af-Flux : biennale transnationale noire.

AU PROGRAMME

VENDREDI 29 OCTOBRE
14 h | Performance
Not Just Dance
Zab Maboungou / Compagnie Danse Nyata Nyata

Cette reprise de Not Just Dance, conçue par Maboungou en 2018, met en évidence le corps, la forme de l’esprit et la danse. Elle sera interprétée par Karla Etienne et Marie-Denise Bettez, avec Elli Miller Maboungou au tambour, et mettra en lumière les types de danses qui émergent des cultures contemporaines du rythme.

SAMEDI 30 OCTOBRE
10 h 30 | Conférence
Corps et mémoire : la corpopolitique du savoir

Dans les cultures dites « traditionnelles », le corps dansant, chantant ou en scansion organise l’acte de transmission, et la figure du cercle y apparaît comme l’une de ses régularités systémiques. Dans cette conférence animée par Eddy Firmin, Zab Maboungou, artiste-chorégraphe, et Lena Blou, chorégraphe, danseuse et formatrice guadeloupéenne, discuteront de ces constats en évoquant leur pratique respective.

15 h | Performance
Mover
Zab Maboungou / Compagnie Danse Nyata Nyata

Accompagnée de Bruno Martinez au tambour, Zab Magoungou interprétera Mover, une nouvelle performance et une réflexion sur le mouvement et les frontières, dans lesquelles l’artiste-chorégraphe tentera de répondre à la question « Sommes-nous capables de nous déplacer librement ? ».

SAMEDI 6 NOVEMBRE
13 h 30 | Performance
Le Morne : sekinn ekrir pa efase
Kama La Mackerel

Le Morne est une montagne du sud-ouest de l’île Maurice qui servait de refuge aux esclaves en fuite (ou marrons) au XIXe siècle. Après l’abolition de l’esclavage, en 1835, une délégation de soldats britanniques a été dépêchée pour informer les fugitifs qu’ils étaient désormais juridiquement libres. Mais ceux-ci, croyant qu’on allait les arrêter et les enchaîner de nouveau, ont grimpé jusqu’au sommet de la montagne et plongé vers la mort. Kama La Mackerel ranimera la figure de l’esclave et celle de la montagne – maintenant reconnue comme un lieu de résistance –, dans une performance inédite qui honore les morts et leur donne une voix.

15 h | Conférence
Corps et mémoire : identité, genre et colonisation

Terme forgé à l’origine par Kimberlé Williams Crenshaw pour désigner les difficultés systémiques rencontrées par les femmes noires au quotidien, l’intersectionnalité désigne la superposition de diverses formes d’oppression. Dans cette conférence animée par Eddy Firmin, Kama La Mackerel, artiste multidisciplinaire, Gerty Dambury, autrice et metteuse en scène française d’origine guadeloupéenne, et Thérèse St-Gelais, professeure titulaire au Département d’histoire de l’art et directrice de l’Institut de recherches et d’études féministes de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), discuteront de ce concept qui permet de mieux penser les inégalités auxquelles font face les minorités et les femmes d’aujourd’hui.

DIMANCHE 7 NOVEMBRE
13 h 30 | Performance
Le Morne : sekinn ekrir pa efase
Kama La Mackerel

 

Musée des beaux-arts de Montréal
Entrée au 1379, rue Sherbrooke Ouest
(Pavillon Michal et Renata Hornstein)
Accès gratuit. Places limitées.

Preuve de vaccination avec code QR exigée,
accompagnée d’une pièce d’identité avec photo délivrée par un organisme gouvernemental.

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