Plus on sait, moins on affirme

L’Afrique crée le plus important marché unique au monde

Alors qu’un bloc économique est ébranlé, un autre démarre.  Le Royaume-Uni se sépare de l’Union européenne, l’Afrique s’unit dans le cadre d’un accord de libre-échange historique, ce qui en fait l’un des plus importants depuis la création de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Selon l’économiste Jeff Gable, l’Afrique devrait être soutenue et applaudie pour avoir choisi la collaboration quand le reste du monde choisit l’isolationnisme. En créant ce marché partagé entre 54 pays africains, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) changera définitivement le visage du commerce africain et accélérera le développement économique du continent noir.

La décision de lancer le projet de zone de libre-échange continentale est prise en janvier 2012, lors de la 18e session ordinaire de la Conférence de l’Union africaine. Le 1er janvier 2021, la ZLECA est mise en place pour les pays ayant ratifié l’accord, alors que cette mise en place était initialement prévue pour le 1er juillet 2020, mais elle a été retardée à cause de la pandémie de Covid-19.

En bref, la ZLECA crée le 1er janvier 2021 un marché unique pour les biens et services, dans l’espoir de stimuler le commerce entre ses nations. L’Afrique a toujours eu un commerce intérieur faible. En 2017, les exportations intra-africaines représentaient 16,6 % des exportations totales, contre 68% en Europe et 59% en Asie.

Cette zone de libre-échange s’appuie sur les progrès réalisés par huit Communautés Économiques Régionales (CER) existantes, telles que le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest ( CEDEAO). Ces CER ont joué un rôle déterminant dans la prévention des perturbations de l’approvisionnement alimentaire pendant la pandémie.

Dans son discours du jour de l’an, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a évoqué son enthousiasme pour le nouveau partenariat: «Nous sommes à quelques heures de la naissance de la zone de libre-échange continentale africaine, qui changera fondamentalement le sort économique de notre continent. . C’est le début d’une nouvelle ère de commerce entre les pays africains… quand [le continent] réalisera son grand potentiel de ses abondantes ressources naturelles et humaines.»

L’accord commercial, qui couvrira un marché de 1,2 milliard de personnes et un PIB combiné de 3 billions de dollars, a été signé par 54 des 55 États membres de l’Union africaine; L’Érythrée n’a pas encore adhéré. Selon le Ministre de l’information érythréen , la position du pays est ancrée dans sa position historique en faveur de l’intégration régionale par rapport à ces aspirations continentales.

Ceci étant, en favorisant des niveaux plus élevés de commerce continental et en investissant les bénéfices dans des infrastructures améliorées, telles que des installations de transformation et de stockage, les économies africaines peuvent ajouter de la valeur à des produits comme le cacao sur le continent pour obtenir une prime, tout en créant de nouvelles opportunités d’emploi.

La Banque africaine de développement fait partie de ceux qui ont reconnu cette opportunité, investissant des milliards dans la création de zones spéciales de transformation agro-industrielle, dont 500 millions de dollars pour le Nigéria uniquement pour soutenir une plus grande intégration de la production et de la transformation.

Quoi qu’il en soit, il y a de grands espoirs pour l’accord. «Nous voulons éloigner l’Afrique de ce modèle économique colonial qui consiste à être perpétuellement un exportateur de matières premières destinées à être transformées ailleurs», s’est confié le premier secrétaire de la Zone de libre-échange continentale africaine, le Sud-Africain Wamkele Mene, un ancien employé de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) au Financial Times.

Reste maintenant a tuer le Franc CFA, M. Wamkele Mene …

De nouvelles acquisitions qui enrichissent la diversité de la collection du Musée des Beaux-Arts de Montréal

En ces temps de gratitudes et de réjouissances, le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) souhaite souligner de récentes donations qui bonifient sa collection encyclopédique et diversifient sa représentation artistique. Le MBAM poursuit, dans un esprit de vivre-ensemble et d’engagement interculturel, sa volonté de multiplier les voix et les points de vue qui s’expriment dans sa collection, en l’enrichissant d’œuvres contemporaines qui font écho au monde global.

La collection accueille ainsi une œuvre de Firelei Báez, artiste dominico-américaine basée à New York, qui fait ainsi son entrée dans une collection de musée canadien par la voie de notre institution; de Beau Dick, artiste et chef Kwakwaka’wakw de Colombie-Britannique; de Stanley Février, artiste multidisciplinaire canadien d’origine haïtienne; de Duane Linklater, artiste cri vivant à North Bay (Ontario); et de Manuel Mathieu, artiste d’origine haïtienne vivant à Montréal.

Firelei Báez (née en 1981), Sans titre (Terra Nova), 2020, peinture à l’huile et à l’acrylique, impression laser sur toile. MBAM, achat, fonds Fête-champêtre W. Bruce C. Bailey, fonds Douglas Bensadoun, fonds Diana Billes et fonds du Cercle Forces Femmes du MBAM. Photo Dan Bradica

Sans titre (Terra Nova) de Firelei Báez
Née en 1981 en République dominicaine, Firelei Báez immigre avec sa famille aux États-Unis à l’âge de 8 ans. Dans ses créations, Báez explore les relations entre les expériences des populations issues de la diaspora, leur imaginaire traditionnel et l’histoire coloniale. Plusieurs de ses œuvres brouillent les frontières spatiales et temporelles par la surimpression de créatures colorées issues du folklore dominicain sur des documents historiques trouvés qu’elle se réapproprie. Elle y inscrit des figures mythiques, symboles de résistance, au cœur des représentations coloniales des territoires, comme le démontre la peinture Sans titre (Terra Nova) (2020) acquise par le MBAM.

Le Musée remercie chaleureusement les fonds qui ont permis l’acquisition de cette œuvre : Fête-champêtre W. Bruce C. Bailey, Douglas Bensadoun, Diana Billes et le Cercle Forces Femmes du MBAM.

Beau Dick (1955-2017), Ghost [Spectre], 2012, bois, fibres végétales, plumes, peinture. MBAM, don de W. Bruce C. Bailey. Photo MBAM, Christine Guest

Ghost [Spectre] de Beau Dick
Natif de Colombie-Britannique, Beau Dick (1955-2017) est l’un des sculpteurs les plus talentueux de sa génération. Il était aussi chef héréditaire de la nation Kwakwaka’wakw et militant politique, défendant des causes telles que la souveraineté autochtone et la protection de l’environnement. Il participait activement aux différentes cérémonies Kwakwaka’wakw et maîtrisait le langage et les usages des masques de danses cérémonielles. Le masque Ghost [Spectre] (2012) était utilisé pour représenter les disparus dans le monde des vivants lors des cérémonies hivernales. Il démontre toute la créativité de Beau Dick dans l’art de faire vivre la tradition sculpturale de sa nation. Le public peut voir cette œuvre dans l’exposition Riopelle : à la rencontre des territoires nordiques et des cultures autochtones.

Le Musée remercie chaleureusement W. Bruce C. Bailey pour le don de cette œuvre.

Stanley Février (né en 1976), Yes, We Love You, 2020, ciment Hydrocal renforcé. MBAM, achat, don d’An-Lap Vo-Dignard et de Jennifer Nguyen. Photo Jean-Guy Turgeon

Yes, We Love You de Stanley Février
Né à Port-au-Prince en 1976, Stanley Février explore la critique institutionnelle, les enjeux identitaires, la violence et les inégalités. Ses œuvres sont politiques et engagées. Elles s’inspirent des enjeux de pouvoir découlant de la globalisation, en plus d’aborder des questions plus intimes, comme le rapport à soi et à l’autre. L’œuvre percutante Yes We Love You (2020) dénonce l’impunité dont jouit la violence institutionnalisée. Elle renvoie à la mort de l’Afro-américain George Floyd lors de son interpellation par le policier blanc Derek Chauvin, le 25 mai 2020, à Minneapolis, aux États-Unis. Ici, Février propose un autoportrait sculpté dans la position où Floyd a été maintenu lors de son arrestation.

Le Musée remercie chaleureusement An-Lap Vo-Dignard et Jennifer Nguyen qui ont permis l’acquisition de cette œuvre.

Duane Linklater (né en 1976), un cadeau de Doreen, 2016‐2019, toile teinte à la main, toile de tipi, extrait de bleuet, œillets, clous. MBAM, achat, fonds commémoratif Louise Lalonde‐Lamarre. Photo MBAM, Christine Guest

Un cadeau de Doreen de Duane Linklater
Né en 1976, en Ontario, Duane Linklater est un artiste cri de la nation Omaskêko Ininiwak. À travers sa démarche artistique, il explore les structures
physiques et théoriques du musée, en les confrontant aux conditions actuelles et historiques des peuples autochtones, et aux liens qui les unissent à leurs objets utilitaires et sacrés. Ses explorations convoquent plusieurs moyens d’expression, dont la sculpture, la photographie, le cinéma, la vidéo, l’installation, l’écriture et la performance. Ici, l’œuvre un cadeau de Doreen (2016-2019) est composée de la toile d’un tipi qui appartenait à Doreen, voisine de l’artiste. Un orage ayant détruit son tipi, Doreen avait demandé à Linklater de l’aider à récupérer la toile. Elle l’a ensuite généreusement offerte à l’artiste. Linklater expose ici cette offrande pour célébrer et symboliser un échange « sans intermédiaire » entre peuples autochtones. L’œuvre est la première de l’artiste à entrer dans la collection du MBAM. Le public peut l’admirer dans l’exposition Riopelle : à la rencontre des
territoires nordiques et des cultures autochtones.

Le Musée remercie chaleureusement le fonds commémoratif Louise Lalonde‐Lamarre qui a permis l’acquisition de cette œuvre.

Manuel Mathieu (né en 1986), The Redemption [La rédemption], 2020, acrylique, craie, fusain et papier-cache sur toile, avec blocs de résine de silicone. MBAM, don de Manuel Mathieu. Photo Guy L’Heureux

The Redemption de Manuel Mathieu
L’artiste d’origine haïtienne Manuel Mathieu, né en 1986 et vivant à Montréal, tient présentement au MBAM son premier solo muséal en Amérique. Parfois abstraite, parfois figurative, la peinture de Mathieu est énergique, fluide, charnelle. On détecte dans son travail une posture conceptuelle où les idées et les enjeux sont codés à travers une diversité de signes. Ses œuvres explorent les thèmes de la violence historique et de l’effacement, ainsi que la physicalité de la culture visuelle haïtienne, de la nature et du symbolisme. Sa peinture The Redemption (2020) réfère à un abandon spirituel ressenti par la jeune femme peinte. Le public peut voir cette œuvre dans l’exposition Manuel Mathieu : Survivance.

Le MBAM remercie chaleureusement l’artiste pour le don de cette œuvre.

Le commerce intra-africain est essentiel pour amortir les effets des tensions commerciales et des chocs extérieurs, selon Afreximbank

Afreximbank a publié hier son Rapport annuel sur le commerce en Afrique (ATR). Ce rapport passe en revue l’évolution commerciale et économique en Afrique, lors d’une année 2019 dominée par les guerres commerciales et la hausse des droits de douane qui ont entraîné un fort ralentissement du commerce mondial. Cette situation a été aggravée par le Covid-19, et de ce fait, après une baisse de 2,8 % l’an dernier, le commerce mondial devrait se contracter de 9,2 % en 2020.

Le Rapport annuel sur le commerce en Afrique propose une étude approfondie du commerce transfrontalier informel (CTI). C’est la première fois que l’on tente de mesurer de manière détaillée le volume et la composition du commerce informel. Malgré les variations régionales, le rapport souligne l’importance du CTI pour la création d’emplois et de revenus, estimant qu’il apporte une source de revenus à environ 43 % de la population africaine et qu’il est dominé par les femmes. En Afrique australe (le bloc de la SADC), les femmes représentent environ 70 % du commerce transfrontalier informel. En Afrique de l’Ouest, les produits alimentaires et agricoles constituent 30 % du commerce intra-régional.

Prof. Benedict Oramah,
Président d’Afreximbank

Commentant le rapport, Prof. Benedict Oramah, Président d’Afreximbank, a précisé : “Même si le commerce transfrontalier informel représente une part importante des achats intérieurs et est devenu une source majeure de revenus permettant de maintenir les niveaux de consommation des ménages, sa contribution au PIB n’est guère reconnue.

En s’appuyant sur des données factuelles pour mesurer le CTI, le rapport met en évidence les transformations à apporter pour développer le commerce intra-africain et faire passer le CTI dans le secteur formel. Par exemple, la suppression des obstacles techniques et non tarifaires au commerce, ainsi que la simplification des processus, l’amélioration de l’accès aux financements et la création de systèmes de paiements numérisés réduisant les risques permettront aux commerçants de se développer et de progresser dans la chaîne de valeur. Dans le commerce transfrontalier informel, les transactions s’effectuent uniquement en espèces.

Le rapport contient de nombreuses recommandations qui deviendront encore plus pertinentes avec le lancement de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA). Afreximbank, pour sa part, met en place son Système panafricain de paiements et de règlements (PAPSS) pour permettre aux acheteurs et aux vendeurs d’effectuer des transactions en monnaie locale, tout en réduisant le risque associé aux transactions en espèces.

Commerce mondial

Entre janvier et août 2020, le commerce de marchandises de l’Afrique s’est contracté de 12 % par rapport à la même période de l’an dernier, les mois d’avril et de mai ayant affiché les plus forts reculs. Les perspectives pour 2021 sont bonnes : le commerce de l’Afrique devrait connaître un rebond important, dans le sillage de la reprise de l’activité économique mondiale et l’augmentation de la demande en matière d’exportations africaines.

La part des exportations africaines à destination de l’Asie a augmenté pour atteindre 30,79 % en 2019, tandis que la part de l’Union européenne est tombée à 24,6 %. La Chine et l’Inde ont été les principaux moteurs de l’essor des échanges commerciaux entre l’Afrique et l’Asie, ces deux pays ayant absorbé 27 % des exportations totales de marchandises de l’Afrique en 2019.

  • Le commerce mondial devrait se contracter de 9,2 % en 2020, après une baisse de 2,8 % en 2019.
  • La part de l’Afrique du commerce mondial est retombée à 2,7 % en 2019, à comparer aux 4 % enregistrés dans les années 1970.
  • Le commerce transfrontalier informel (CTI), qui est une composante essentielle du commerce intra-africain, est d’une composition très diverse.
  • Le Rapport sur le commerce en Afrique estime qu’en Afrique australe, le CTI est très élevé et pourrait représenter 80 % de la valeur du commerce officiel dans certains pays.
  • L’Afrique du Sud est le pays qui a le plus contribué au commerce intra-africain en 2019, avec 23 % des échanges. Le plus grand bond est venu de la RD Congo, qui est devenue le deuxième acteur du commerce intra-africain, totalisant 10,4 % du total des échanges. Le Nigeria s’est classé au troisième rang, avec 7 %.
  • Le continent demeure trop dépendant des exportations de matières premières, le pétrole et le gaz représentant plus de 37 % des exportations totales.
  • L’indice des produits de base d’Afreximbank a décliné de 20 % depuis l’an dernier, mais affiche une reprise en forme de V depuis le creux du mois d’avril.
Le commerce intra-africain est essentiel pour amortir les effets des tensions commerciales et des chocs extérieurs, selon Afreximbank

On observe une tendance similaire dans la provenance des importations des pays africains. Même si l’UE a toujours constitué la principale source, sa part dans les importations africaines n’a cessé de diminuer et l’Asie rivalise aujourd’hui avec l’UE.

Commerce intra-africain

La valeur du commerce intra-africain total a diminué de 5,2 % en 2019, réduisant sa part dans le commerce africain, qui est passée d’environ 15 % en 2018 à 14,4 % en 2019.

L’Afrique du Sud est le pays qui contribue le plus au commerce intra-africain, avec 23,1 % du total des échanges commerciaux intra-africains en 2019. La République démocratique du Congo (RDC) a consolidé sa position : avec une part de 10,4 % des échanges commerciaux intra-africains, elle est devenue le deuxième acteur du commerce intra-africain en 2019. Malgré une baisse de 4,7 % des échanges en valeur, la part du Nigeria est restée constante à environ 7 %, plaçant ce pays au troisième rang du commerce intra-africain.

Matières premières

Le poids des matières premières dans la valeur des exportations africaines est très élevé. Le pétrole et le gaz, malgré une baisse significative des cours, représentaient encore 37 % du total des exportations africaines en 2019. Afreximbank, à travers son African Commodity Index, un indice pondéré qui suit les 13 principales matières premières africaines, a présenté une reprise en forme de V entre février et octobre. Bien que l’indice soit environ 30 % inférieur à ce qu’il était en décembre 2018 et 20 % inférieur à ce qu’il était au début de l’année.

À propos de Afreximbank
La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) est une institution financière multilatérale panafricaine dédiée au financement et à la promotion du commerce intra et extra-africain. Afreximbank a été créée en octobre 1993 et est détenue par des gouvernements africains, la Banque africaine de développement (BAD), des investisseurs privés et institutionnels africains et des investisseurs publics et privés non africains. La Banque a été créée en vertu de deux documents constitutifs de base à savoir l’Accord signé par les États membres, qui lui confère le statut d’organisation internationale, et la Charte, paraphée par les actionnaires, qui régit sa structure et son fonctionnement. Afreximbank déploie des structures innovantes pour fournir des solutions de financement qui favorisent la transformation de la structure du commerce africain et accélèrent l’industrialisation et le commerce intrarégional, soutenant ainsi l’expansion économique en Afrique. Au 31 décembre de 2019, le total des actifs et des garanties de la Banque s’élevait à 15,5 milliards de dollars US et les fonds de ses actionnaires s’élevaient à 2,8 milliards de dollars US. Élue « Banque Africaine de l’année » en 2019, Afreximbank a décaissé plus de 31 milliards de dollars US entre 2016 et 2019. Afreximbank est notée A- par GCR International Scale, Baa1 par Moody’s et BBB- par Fitch. La Banque a son siège social au Caire, en Égypte

Les recommandations du groupe d’Action contre le racisme et les mesures annoncées ne sont pas des arrêtés ou des décrets ou des lois ou même des règlements

Dans un monde idéal la parole de chaque représentant du gouvernement aurait la valeur d’une loi ou si vous préférez représenterait une assurance en béton armé. La réalité connue est que les propos des autorités en conférence de presse n’ont pas force de loi.

Au Québec il importe de souligner que ce sont les arrêtés et les décrets qui établissent les règles. Les recommandations vont et viennent et ne restent que des recommandations tant qu’elles ne sont pas concrétisées et mises en pratique: Toute personne qui est le moindrement informé des us et coutumes du Québec sait que ce qu’un officiel dit un jour peut changer le lendemain aussi facilement et rapidement que les annonces faites concernant la météo.

Depuis le 18 octobre 2018, Nadine Girault est Ministre des Relations internationales et de la Francophonie au gouvernement du Québec.

Nous le répétons les recommandations du groupe d’Action contre le racisme et les mesures annoncées ne sont pas des arrêtés ou des décrets ou des lois ou même des règlements. En ce sens, rien ne nous dit que les recommandations et mesures annoncées ne seront pas mises sous tablettes. Cela ayant déjà été fait dans le passé rien ne nous assure donc que toutes les recommandations seront suivies et appliquées et ce dans un délai rapide. Par conséquent à la Ligue des Noirs du Québec on garde les pieds sur terre. On sait que face à de simples mesures annoncées, à de simples recommandations il faut demeurer prudent.

Au regard du contenu de ce qui a été annoncé il est évident que le gouvernement a su écouter les préoccupations soumises mais il n’a pas livré tout ce qui avait été requis. On est loin. Nous voulions des assurances et non de simples paroles ou promesses pouvant disparaître du jour ou lendemain. Est ce que le gouvernement est de bonne foi? Nous ne pouvons pas dire le contraire ni affirmer que c’est le cas.

Les mesures annoncées seront elle mises en oeuvre dans l’immédiat nous ne le savons pas à l’instar du Québec. Nous savons que l’espoir n’a aucune valeur tant que non concrétisé par les faits ou minimalement par la confirmation d’une assurance. Pour ce qui est de notre premier ministre on l’aura vu rarement revenir sur la parole donnée: ici il ne s’est pas engagé s’il le fait que l’on aime ou pas celui-ci cela aura une signification et enverra un message partout au Québec.

Ce que dit un premier ministre revêt une importance particulière puisque la population le juge en fonction du respect de ses paroles. Le québécois moyen sait exactement à quoi s’en tenir sur les paroles de la plupart des politiciens. Certains sont honnêtes et vertueux au point où l’on peut les
croire immédiatement sur parole. La Ligue des Noirs du Québec veut croire et avoir l’image d’un premier ministre vertueux.

Si le gouvernement respecte les recommandations ou si vous préférez les annonces faites par le groupe d’action contre le racisme et les applique il est évident que l’on ne pourra que dire bravo celui-ci était vraiment décidé à agir. Dans une telle éventualité seule une personne de mauvaise foi pourrait contester le fait que la CAQ incarne bel et bien le changement soit la raison principale pour laquelle on l’a élu au pouvoir au départ.

On veut pouvoir être fier de notre gouvernement et du Québec. On veut un Québec inclusif un Québec où tous auraient leur place et ne seraient pas victimes ou exposés au racisme. Que ce racisme provienne d’individus ou du système en lui-même l’important est qu’il soit reconnu publiquement et éradiqué à sa source légalement par les instances au pouvoir.

Dans le cas d’actions véritables menant à un changement positif et social profond on ne pourra que remercier le gouvernement et lui renouveler la confiance placée en lui. Un gouvernement qui tient ses promesses est un gouvernement sur lequel on peut compter.

Nous allons donc observer pour le moment aucune somme précise n’est sur la table nous n’avons aucun plan précis sous les yeux nous ne savons pas ce que va coûter l’ensemble des mesures nous ne connaissons même pas l’échéancier. Tout ce que nous savons est que ce qui avait été mis de l’avant était une réalisation concrète et rapide. Gardons donc cela à l’esprit et demeurons vigilant.

La plus ancienne compagnie de théâtre Noir au Canada célèbre son 50e anniversaire!

Le Black Theatre Workshop (BTW), la compagnie de théâtre Noir ayant le plus de longévité au Canada, a atteint un jalon important dans sa trajectoire : son 50e anniversaire.

Depuis 50 ans, BTW est un pilier dans le monde du théâtre canadien. La compagnie se consacre au développement et à la promotion d’histoires qui célèbrent la société et la culture noires. La compagnie a connu ses débuts au sein du Comité d’arts dramatiques de l’Association Trinidad & Tobago de Montréal pour devenir une compagnie de théâtre professionnelle de renom. Lauréat de plusieurs prix, BTW a fait preuve de persévérance, de résilience et d’innovation. En grandissant, elle s’est imposée comme une compagnie de théâtre prééminente à Montréal et à travers le pays. Maintenant dans sa 50e année, BTW est heureux de lancer une saison qui donnera le ton pour un avenir fort prometteur.

La pandémie du coronavirus a forcé BTW à abandonner sa programmation initiale et la plupart de ses productions ont été repoussées à 2021-2022. Malgré cela, BTW puise dans ses cinq décennies d’expérience pour produire une 50e saison sans égal : la compagnie met les bouchées doubles pour présenter leurs évènements de façon virtuelle et pour créer de nouvelles œuvres.

UN MOT DU DIRECTEUR ARTISTIQUE

« Après toutes ces années, Black Theatre Workshop existe, réussit et évolue grâce aux artistes dévoués et aux gens qui soutiennent la compagnie et qui font partie de sa riche histoire des cinq dernières décennies, dit Quincy Armorer, directeur artistique de BTW. Cette longévité n’est pas accidentelle. Nous sommes juchés sur les épaules de plusieurs pionniers qui ont lutté afin d’assurer que les histoires des Noirs aient leur place au sein du théâtre québécois et canadien. Nous sommes fiers de cet héritage, et nous continuerons à l’honorer dans toutes nos initiatives. »

« L’approche de notre 50e anniversaire nous a porté à réfléchir profondément à notre avenir. Nous avons une grande responsabilité envers les communautés systématiquement défavorisées que nous représentons. Cette responsabilité n’est pas prise à la légère, explique Quincy Armorer. Il y a une prise de conscience grandissante du mouvement mondial pour mettre fin au racisme anti-Noir. Nous sommes donc en questionnement. Quel genre de compagnie de théâtre voulons-nous être? Quelles sont les histoires qui doivent être racontées? Comment notre compagnie peut-elle demeurer pertinente dans une société et une industrie constamment en changement? »

« Nous sommes à une croisée des chemins au même moment où nous approchons un point tournant. Ces réflexions sur notre place dans le paysage artistique de Montréal, du Québec et du Canada nous ont aidé à mieux déterminer notre direction. Notre 50e saison devait être la plus importante que notre compagnie ait jamais connue avec, pour la première fois, trois productions de scène principale! Nous avons malheureusement dû repousser tous ces projets, mais nous sommes heureux de marquer cette année importante avec une saison intime qui inclut des évènements en direct et virtuels, nous menant au prochain demi-siècle de BTW, et bien au-delà. »

NOUVELLES EXCITANTES, ÉQUIPE GRANDISSANTE

Black Theatre Workshop (BTW) est la compagnie de théâtre se dédiant à l’œuvre de la communauté noire et diasporique qui a le plus de longévité au Canada. La mission de BTW est de réaliser des pièces de théâtre exceptionnelles et d’en faire la promotion dans le but d’éduquer, de divertir et d’inspirer. La compagnie remet en question le statu quo en créant un espace de dialogue, d’échange et de compréhension transculturels. BTW offre une meilleure représentation des artistes canadiens noirs, tout en encourageant le rapprochement culturel, en unissant les cœurs, les têtes et les communautés.

Pour sa 50e saison, BTW est heureux d’annoncer la nomination de Lydie Dubuisson comme nouvelle associée artistique. Dramaturge et réalisatrice bilingue émergente, elle est une ancienne élève du Programme de mentorat d’artistes de BTW. Elle a une carrière très prometteuse devant elle, autant dans le théâtre anglophone que francophone. En tant que membre de l’équipe BTW, elle travaillera étroitement avec le directeur artistique Quincy Armorer sur la future programmation de la compagnie, ainsi que sur les initiatives de développement de pièces de théâtre et d’autres projets artistiques.

BTW accueillera aussi deux concepteurs en résidence pour les productions de scène principale de la 50e saison, qui ont été repoussées en raison de la pandémie. La costumière et scénographe Nalo Soyini Bruce et le concepteur lumière Tim Rodrigues ont travaillé avec BTW sur plusieurs projets. Ils collaboreront ainsi au développement des futurs projets de BTW et seront responsables de la direction artistique des productions qui auront lieu en 2021-2022.

Les performances en direct ont également été interrompues à cause de la pandémie, mais BTW continue à mettre l’emphase sur la création de nouvelles œuvres. BTW, en partenariat avec BradyWorks, mettra en scène un nouvel opéra de chambre, Backstage at Carnegie Hall par le compositeur Tim Brady et la librettiste Audrey Dwyer. Financée par le Fonds national de création du Centre national des Arts, Backstage at Carnegie Hall est inspirée par la vie du guitariste Charlie Christian. L’œuvre sera développée au cours des deux prochaines années et connaîtra sa première mondiale à l’automne 2022. Les scénaristes Donna-Michelle St. Bernard et Kym Dominique-Ferguson travaillent actuellement sur des œuvres commandées. Une traduction française commandée de Simone Half and Half par Christine Rodriguez est aussi en cours.

PROGRAMMATION DE LA 50e SAISON

Le premier évènement de la 50e saison sera la Série Découverte annuelle, une lecture d’une nouvelle œuvre en développement. La pièce de choix cette année est Sanctuary par l’associée artistique nouvellement nommée de BTW, Lydie Dubuisson. Sanctuary est une discussion féministe entre une adolescente et sa sœur, sa marraine, sa meilleure amie, son pasteur et Dieu. Elle se réfugie dans le sanctuaire de son église, à la recherche de réponses sur son avenir. À cause de la pandémie, la Série Découverte sera un évènement virtuel cette année, diffusé en direct sur la page Facebook de BTW le 11 décembre 2020.

Le 50e anniversaire de Black Theatre Workshop marque aussi le 35e anniversaire du Gala Vision Célébration. Cet évènement annuel rend hommage aux Québécois et aux Canadiens noirs qui ont grandement contribué aux arts du spectacle. Cette année, le prestigieux Prix de la réussite Dr. Martin Luther King Jr. sera présenté à Eddy Toussaint, danseur, chorégraphe, enseignant et directeur artistique d’origine haïtienne. Le Prix de service communautaire Dr. Clarence Bayne et les deux prix jeunesse seront aussi présentés au gala, qui sera tenu en ligne cette année, en direct sur la page Facebook de BTW. Le Gala Vision Célébration aura lieu le samedi 30 janvier 2021 à 19h et présentera des performances d’artistes montréalais, incluant une performance spéciale de la chanteuse Ranee Lee, lauréate de nombreux prix!

BTW est surtout connue comme une compagnie de théâtre anglophone, mais elle s’engage à élargir sa programmation afin d’offrir des productions et des performances en français. Après avoir collaboré avec l’Espace Libre (Black Boys) et le Théâtre d’Aujourd’hui (Angélique), BTW est heureux de s’associer au Théâtre La Licorne pour un atelier sur la traduction anglaise/française faite par Mishka Lavigne de l’œuvre Pipeline de Dominique Morisseau, qui sera présentée au printemps 2021. Pipeline raconte l’histoire d’une mère et sa lutte pour protéger son fils adolescent. Elle fait tout pour l’empêcher de tomber dans la « pipeline école-prison », qui envoie les jeunes sous-privilégiés directement de l’école publique au système judiciaire pénal. La pièce souligne non seulement les problèmes raciaux graves des États-Unis, mais aussi nos propres déséquilibres systémiques raciaux, ici au Canada. Cette collaboration entre BTW et La Licorne sera prolongée à la saison 2021-2022. Une troupe bilingue jouera simultanément la pièce dans ses deux versions, en anglais et en français.

Dans le nouvel an, BTW présentera aussi un Jam de poésie en ligne! Cet évènement rassemblera les artistes de création parlée les plus talentueux de Montréal, lors duquel chaque poète présentera une œuvre sur un thème choisi à l’avance. Après la présentation, les poètes participeront à une discussion en direct et à une séance de questions-réponses avec le public. Soyez inspirés et laissez-vous emporter par le pouvoir de la parole au Jam de poésie BTW. Visitez le site de BTW pour plus de renseignements.

Plusieurs des projets de BTW dans la saison à venir portent sur le mouvement Black Lives Matter. Plus que jamais, nous avons besoin d’histoires de membres de la communauté noire. Les projets de la deuxième moitié de la saison répondent à ce besoin urgent d’attirer l’attention vers les difficultés et les injustices souffertes par les communautés noires à travers le monde.Quincy Armorer, directeur artistique de BTW

Plus tôt cette année, BTW a été sélectionné parmi 11 compagnies à travers le pays pour participer dans l’initiative Envolées théâtrales du Centre national des Arts, présentant, au courant de la pandémie, des performances à grande échelle devant un public en direct qui respectent l’éloignement physique. Puisque Montréal est en zone rouge, la performance initialement prévue pour la fin de semaine de l’Action de grâce a été reportée au printemps. Black and Blue Matters – Track 1: No One Gives a F*ck About A Cop est un extrait d’une production à venir de BTW. Black and Blue Matters est une comédie musicale satirique et interactive de hip-hop, écrite par Omari Newton et réalisée par Diane Roberts. Cette installation-performance est une lutte rap entre Sammir Frederique, un ado noir qui fut touché par neuf balles par un policier, et David Harrison, le policier blanc qui lui a tiré dessus. L’histoire vise à décortiquer le système judiciaire, la suprématie blanche et la nature du trauma post- et néo-colonial. La date exacte de cette présentation sera bientôt déterminée en collaboration avec le Centre national des Arts.

Le Programme de mentorat d’artistes (AMP) est dans sa huitième année. Cette saison, le programme accueille un ensemble de 11 artistes PANDC émergents du monde du théâtre. Le programme leur permet de développer et de renforcer leurs compétences tout en les préparant à des carrières professionnelles dans les arts de la scène. Grâce au soutien continu du ministère du Patrimoine canadien, ainsi que la nouvelle commandite de la DAN School of Drama & Music à l’Université Queen’s, le programme continue à être une ressource indispensable pour les artistes de théâtre émergents. L’évènement Industry Showcase du Programme de mentorat d’artistes aura lieu du 22 au 25 avril 2021 en direct sur la page Facebook de BTW. C’est un rassemblement qui permettra à ces jeunes artistes de créer des liens avec des réalisateurs, des directeurs artistiques, des agents et d’autres membres de l’industrie à Montréal et à travers le pays.

 

Un long chemin vers la liberté: Une murale commémorative en hommage à Nelson Mandela dévoilée à Montréal

La Table ronde du Mois de l’histoire des Noirs et l’Église Union Unie ont dévoilé aujourd’hui une œuvre murale en hommage à Nelson Mandela, leader mondial pour la paix, la justice sociale, les droits humains et l’égalité pour toutes et tous. Réalisée en collaboration avec l’organisme MU, cette murale commémorative vise à souligner la célèbre visite de Nelson Mandela à Montréal, il y a 30 ans.

Franco Égalité, l’artiste principal de la murale en hommage à Nelson Mandela à Montréal intitulée « Un long chemin vers la liberté » (crédit photo : Olivier Bousquet)

La fresque Intitulée « Un long chemin vers la liberté » (Long Walk to Freedom) titre du récit autobiographique de Nelson Mandela, a été réalisée par l’artiste visuel Franco Égalité, avec la collaboration de Kevin Ledo. L’œuvre est visible sur le mur de l’Église Union Unie, sur Atwater au coin de la rue Delisle.

Visite historique de Nelson Mandela à Montréal, il y a 30 ans
Le 19 juin 1990, dans les mois suivant sa libération en février 1990, Nelson Mandela fait une visite-éclair de trois heures et demi à Montréal, une des premières villes du monde à militer activement contre l’apartheid. Invité dans le cadre de sa tournée mondiale de reconnaissance, le leader sud-africain se rend à l’Église Union Unie pour saluer les membres de la congrégation qui sont à l’avant-plan du combat pour la libération des prisonniers politiques de l’ANC (Congrès National Africain) et la lutte contre les lois de l’apartheid en Afrique du Sud. Mandela est également reçu à l’hôtel de ville par le maire de Montréal, Jean Doré, où il sera acclamé par près de 20 000 personnes sur la place Champ-de-Mars, derrière l’hôtel de ville.

« La murale Nelson Mandela contribuera à garder les thèmes de la justice et de l’égalité gravés de manière indélébile dans l’esprit de tous ceux qui verront l’image d’un homme dont la vie a été consacrée aux idéaux les plus élevés », a déclaré Mme Erene Anthony, ancienne présidente du Conseil d’administration et membre de l’Église Union Unie.

Une lutte constante contre la discrimination et le racisme
Les récents événements survenus dans la foulée de la mort de George Floyd le 25 mai dernier, rappellent tristement que la discrimination raciale envers les personnes noires demeure encore très présente. La fracture raciale et les injustices auxquelles beaucoup sont encore confrontés aujourd’hui doivent être bannies de notre société. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « C’est notre vrai Montréal » qui est appuyé par Patrimoine Canada et qui a pour but de mettre en valeur la contribution et la riche histoire des Noirs à Montréal.

« Cette œuvre d’art public constitue un geste fort destiné à infléchir l’augmentation des pratiques raciales discriminatoires ici et ailleurs, et porter un message d’espoir, de tolérance, de paix et de justice sociale », a souligné M. Michael P. Farkas, président du conseil d’administration de la Table ronde du Mois de l’histoire des Noirs.

«  MU est très fier de s’associer à ce projet qui a une portée significative et symbolique pour les communautés noires et pour toute la communauté montréalaise. L’art mural joue historiquement un rôle d’éducation, et cela est encore plus vrai pour cette murale. Par l’histoire qu’elle raconte, elle marque le temps, rappellera le rôle qu’a joué Montréal dans la lutte contre l’apartheid et notre engagement dans la lutte contre le racisme. Surtout, elle est porteuse de lumière, de dignité et d’un message d’espoir », a indiqué Mme Elizabeth-Ann Doyle, directrice générale et artistique de MU.

À propos de La Table ronde du Mois de l’histoire des Noirs
La Table ronde du Mois de l’histoire des Noirs est une organisation sans but lucratif créée afin de promouvoir les activités relatives aux différents aspects de l’histoire des communautés noires dans un esprit privilégiant autant les dimensions historiques que contemporaines.

À propos de l’Église Union Unie
Fondée en 1907 par plusieurs membres de la communauté noire de Montréal, l’Église Union Unie est l’une des plus ancienne congrégation noire du Canada.

À propos de MU
MU est un organisme de bienfaisance qui a pour mission de transformer l’espace public montréalais en réalisant des murales ancrées dans les communautés. MU contribue à susciter une réflexion sur l’impact des arts visuels auprès des citoyens en les intégrant dans son approche de développement. Cette approche allie la création d’œuvres d’art dans l’espace public à une requalification urbaine et une création de sens commun.

Si les États-Unis peuvent lutter contre le racisme systémique le Québec aussi le peut

C’est avec une grande joie que La Ligue des Noirs du Québec félicite Joe Biden et Kamala Harris pour leur victoire suprême à la présidence des États Unis. La victoire de Jo Biden sur Trump est possiblement le début d’une nouvelle Amérique beaucoup plus égalitaire. Trump a perdu vive le roi. Sans faire de jeu de mot il était évident pour plusieurs que Trump avait peu de chance de l’emporter à partir du moment où les électeurs qui en avaient assez du racisme systémique et de la discrimination systémique se sont lancés dans la lutte. Il y a une limite à la tromperie sans faire de jeu de mots.

Avec Joe Biden les Américains avaient devant eux une personne qui avait promis de lutter contre le racisme systémique et contre la discrimination systémique et surtout un politique qui n’était pas connu pour être fiéfé menteur. Une fois élus le président Joe Biden et la vice présidente Kamala Harris se sont publiquement engagés à agir contre le racisme systémique.

Sérieusement lorsque même les réseaux de télévision doivent vous censurer c’est que vous êtes reconnu comme étant une personne que l’on ne peut plus tolérer.

Manifestation pour le Black Lives Matter à Montréal. (Juin 2020)

Le départ est lancé et quoiqu’il se passe il serait très improbable que le nouveau président fasse pire que l’ancien. Une nouvelle page de l’histoire aura été tournée. L’émotion était à son comble au point ou même un commentateur politique aura pleuré en ondes en exultant sa joie qu’il ne pouvait retenir.

Avoir un homme politique dont on peut être fiers change la donne et de beaucoup. Le peuple pourra respirer et avoir foi en l’avenir pour lui même et ses enfants.

Bonne partie de Golf Trump…

Au Canada et particulièrement au Québec nous attendons des politiciens qui auront des convictions aussi profondes et une intention aussi ferme que Joe Biden concernant la lutte contre le racisme systémique et contre la discrimination systémique. Ceux qui nient encore au lieu de regarder la réalité en face ne sont pas de notre époque pas de notre temps et vraisemblablement déconnecté de l’ensemble de la population.

Quand on pense à ce qui se passe parfois dans nos écoles on se doit d’assister à un réveil collectif : le scandale concernant le fait qu’un professeur ait pu harceler régulièrement des élèves et se soit comporté en personne raciste et haineuse envers plusieurs mineurs dont il avait la charge à l’école secondaire Henri Bourrassa en toute impunité pendant plusieurs années révèle l’ampleur de la problématique du racisme systémique au Québec.

Si vous osez dénoncer inacceptable certains tenants du racisme ou leurs sympathisants s’empressent de vous traiter de raciste. D’imbécile, d’épais, de chialeurs ou voire de nom d’oiseaux exotiques quand ils ne vous disent pas que vous êtes dans les patates.

Heureusement ce ne sont pas toute s les personne s qui sont insensibles ou qui font preuve d’absence d’empathie. En effet, le Québec est rempli de personnes censées et merveilleuses qui ont ouvert les yeux et savent ce qu’est le racisme ce qu’est le racisme systémique et ce qu’est véritablement la discrimination systémique.

L’ensemble du Québec ne peut qu’être fier de ces personnes qui ne font pas semblant d’être et qui réfléchissent avant de faire des commentaires. On aura beau dire mais la culture demeure importante et celle ci doit refléter les valeurs actuelles de notre temps.

Prenons ce qui est positif et donc bénéfique pour le présent et le futur le reste laissons le où il se trouve pour éviter de contaminer les esprits. Comme le diront plusieurs le racisme sous toute s ses formes est pour ainsi dire l’équivalent d’un virus. Le propager est un non sens surtout lorsque cela permet de blesser ou d’humilier une catégorie de la population. Agissons intelligemment pour le présent et l’avenir. Faisons en sorte de pouvoir être fier et de rendre le monde meilleur qu’il ne l’est actuellement.

L’énergie monstre d’un “street dancer”

Handy Yacinthe est né à Montréal en 1985, d’une mère qui faisait partie d’une troupe professionnelle de danse folklorique haïtienne. Son frère aîné était également doué pour le sixième art, et c’est en traînant avec lui dans les quartiers de leur enfance que le jeune homme est tombé dans l’univers de la danse de rue dès son jeune âge, jusqu’à en vouloir faire sa propre carrière. C’est ainsi que de manière autodidacte, en voyageant ici et là, en rencontrant des grands du street dance à travers les États-Unis, et le Monde, qu’il prend son nom de scène en 2005. On disait de lui qu’il dansait comme un monstre, et comme il faisait du « popping », on l’a baptisé MonstaPop.

La culture du street dance

Si vous avez déjà dansé dans la rue, de n’importe quelle manière, vous comprenez alors le sentiment que cela procure. Vous savez que danser dans la rue, c’est livrer une part de nous-même et c’est se sentir totalement libre.

MonstaPop

Lorsqu’on parle de street dance, il s’agit d’une danse à fort caractère identitaire qui puise ses sources dans la culture afro-américaine, le mouvement pour les droits civiques des années soixante étant le contexte qui l’ont vue naître. L’aspect folklorique et communautaire de cette danse est au centre de son fonctionnement. Une partie essentielle et spécifique au street dance gît dans l’improvisation et le besoin d’exprimer librement une forme d’émancipation et de libération. Les “street-dancers” ont leur propre langage, et pour comprendre les rouages de leur message, il faut apprivoiser tout un lexique. Pour les non-initiés, en fréquentant ce milieu apparemment clandestin, vous aurez peut-être l’impression de vous retrouver dans un monde sous-terrain et méconnu, en entendant des mots à consonance totalement étrangère au commun des mortels, tels que : popping, breaking, locking, waacking, housing… Autant de termes pour caractériser le type spécifique de danse dans lequel chacun évolue à sa manière.

Pour apprendre le street dance, MonstaPop se veut rassurant en notant qu’il n’est pas nécessaire d’être svelte ni athlétique, bien que lui ait l’allure d’un colosse ayant une indubitable force. Il ne suggère pas d’aller simplement dans un studio de danse conventionnel où l’on pourrait recevoir des théories qui entrent dans de petites cases. Il nous incite plutôt à naviguer et à sauter dans le bain même de la culture du street dance, en allant directement vers la communauté. Mais bien sûr, si vous avez comme atouts la coordination et le sens du rythme, vous aurez probablement un petit pas d’avance. La transmission du street dance se fait un peu comme la tradition orale, d’un ancien à un autre. Lorsque Handy Yacinthe nous parle de ses mentors et de ses collègues, on comprend l’immense considération qu’il leur porte et on ressent toute sa volonté de transmettre au suivant les connaissances acquises au fil des ans.

Nul n’est prophète en son pays

En dehors de Montréal, il existe un gigantesque réseau de street dance, alors qu’ici, au Québec, ce milieu reste encore en marge. MonstaPop a participé à plusieurs dizaines de concours et de grands évènements à l’international, du Japon à la Hollande, en passant par l’Italie et plusieurs états américains, pour ne nommer que ceux-là. Comme plusieurs de ses collègues street-dancers, il s’est fait une réputation certaine et a réussi à se frayer un chemin envié qui lui permet depuis quelques années de bien vivre de ce métier qui est aussi sa passion.

Le 21 février 2019, le Comité d’organisation des Jeux olympiques propose l’introduction de 4 nouvelles disciplines en 2024 : l’escalade, le surf, le skateboard et le breakdance…

Si on veut parler de l’éléphant dans la pièce, en d’autres termes, le milieu culturel québécois est traditionnellement peu enclin à mettre en lumière les artistes issus des communautés culturelles. C’est la raison pour laquelle nombreux sont les artistes forcés de quitter la province pour recevoir la notoriété légitime qu’ils méritent. Ce phénomène s’observe d’ailleurs dans tous les milieux artistiques. MonstaPop nous parle d’une crainte possible de la part des gardiens de la Culture, et même d’un mépris, lié sûrement au fait que cette sorte de danse vienne d’abord des quartiers populaires, de la rue, et des gens « différents » en grande majorité. Il nous confirme heureusement que les gouvernements semblent évoluer sur la question et le milieu ressent enfin, depuis peu, plus d’encouragement que dans les années passées.

Le Québec d’aujourd’hui n’est plus tout à fait le même que lors de la création des grandes institutions du milieu de la Culture. Pourquoi existe-t-il donc encore autant de réserve lorsqu’il s’agit de remettre des subventions importantes afin de propulser les artistes et les formes artistiques diverses qui émanent de nos communautés? Faire rejaillir la culture québécoise à l’international et intramuros, ce n’est plus simplement de l’ordre des traditions conservatrices et séculaires. Les métissages génétiques et culturels ont changé le visage de la culture québécoise et, par le fait même, prouvent que plusieurs styles d’art sont à reconnaitre comme « arts de chez nous ».  Il serait grand temps d’arrêter cette forme de snobisme condescendant et d’embrasser la Culture québécoise avec de plus grands bras qu’auparavant.

Plus qu’optimiste, il s’agit d’être optimal

Depuis le mois de mars 2020, Handy Yacinthe a vu plusieurs de ses projets annulés. Il n’a pas pu se rendre tel que c’était prévu, ni en Malaisie, ni au Mexique, ni en Chine, ni en Europe. De nature optimiste, résilient devant les épreuves difficiles qu’il a vécues, il nous dit que cela lui a permis de prendre une pause et de mieux réfléchir sur la manière dont il se renouvellera.

MonstaPop est plus qu’un danseur, il porte des chapeaux qui lui vont par ailleurs très bien : gestionnaire de projets, directeur artistique, juge pour des évènements importants, cofondateur de festival, etc. En s’impliquant ainsi de multiples façons, il désire mieux faire reconnaître les pratiques artistiques de notre communauté plutôt que d’attendre que cette reconnaissance vienne « de l’extérieur ». On n’est jamais si bien servi que par soi-même, dit le dicton, et Yacinthe semble l’avoir bien compris.

Après plusieurs mois « dans sa grotte », comme il s’amuse à dire, il sera ce dimanche 15 novembre 2020, à la Place des Arts, où se tiendra pour la première fois un événement virtuel important pour le milieu : le Joat Battle.  « Joat », étant l‘acronyme du festival que MonstaPop a cofondé en 2014, The Jack of all Trades. « Battle », étant ce nom distinctif que l’on donne aux tournois de street dance, à travers le Monde. Le Joat Battle est une expérience de street dance propre à Montréal. Les danseurs qui y performeront sont reconnus sur le plan international. C’est le moment ou jamais de s’initier à cet univers!

En temps normal (entendre ici « hors covid »), l’ambiance d’un battle est digne des antiques combats de gladiateurs, nous raconte MonstaPop. Pour un peu, on se sentirait dans un colisée, les lions en moins. La scène est circulaire, le public est en délire, les danseurs s’affrontent en solo à tour de rôle, face à face, et les juges observent scrupuleusement leur performance, en notant la technique, le rythme, l’expression, l’engagement des danseurs. Musique. Deux tours. Trois tours. Silence. Délibération. Le vainqueur est pointé du doigt et acclamé en recevant son nouveau titre prestigieux.

Ce dimanche cependant, les choses se passeront un peu différemment. MonstaPop et son équipe espèrent que l’esprit « match de boxe » sera conservé malgré les règles de distanciation et l’absence physique du public dans la salle. Il y aura les écrans. Ce sera animé. Ce sera un battle nouveau genre, adapté à cette époque étrange que nous vivons. Mais il y aura du talent, et ça sera local. Du street dance, tout bleu.

Derrière les frontières: docu-café-causerie

Dans le cadre des Journées québécoises de la solidarité internationale (JQSI), le CSI Corcovado vous convie à une primeur québécoise : la projection du documentaire « Derrière les frontières» de Solène Anson et Vincent Bélanger, diplômés de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue en Création et nouveaux médias.

Le concept de « justice migratoire » a pour objectifs de proposer un regard juste et solidaire, une analyse basée sur les faits et des solutions aux enjeux actuels et futurs autour des migrations, en particulier les déplacements forcés et les enjeux d’injustices, de vulnérabilités et de droits humains.

Ce court documentaire tourné en grande partie en Abitibi-Témiscamingue a remporté le concours POLIDOC 2019-2020.
Il met en scène des personnes immigrantes venues d’Algérie, du Cameroun et de la France qui se sont installées, pour plusieurs, en Abitibi-Témiscamingue.

La réalisatrice Solène Anson sera présente à distance, de même que quelques personnes participantes au projet.

Date : dimanche 8 novembre 2020
Heure : 10h30
Lieu : Salle Témabex (Rouyn-Noranda)
Coût : 5,00 $ (gratuit pour les membres du CSI Corcovado)

Places limitées. Inscription à csi@csicorcovado.org

Événement Facebook: www.facebook.com/events/933493950513057/

Résumé :

Le Québec en pleine pénurie de main-d’œuvre  attire de plus en plus d’étrangers. En 2018, plus de 321 000 nouveaux immigrants s’y sont installés . Notre projet documentaire Derrière les frontières montrera un portrait en région et en ville de cinq individus âgés de 20 et 60 ans venus du Cameroun, de l’Algérie en passant par la France ou encore la Colombie, afin de comprendre qui sont-ils et les raisons de leur installation au Québec, tant pour leurs études que l’emploi. Étudiants étrangers, travailleurs temporaires ou permanents, ils se confient sur leur histoire migratoire, leur quotidien depuis leur arrivée, le choix de tout quitter, leur intégration et les sacrifices. De ce fait, la montée de la droite au Québec, les manifestations racistes et haineuses, notamment sur les réseaux sociaux permettront d’aborder certaines questions xénophobes de façon explicite.

J’ai réalisé ce film durant l’hiver 2019, en tant que réalisatrice et étudiante française en échange à l’UQAT, pour mon année de finition en Création et Nouveaux Médias avec un Québecois, directeur de la photographieSolène Anson

Nos enfants vivent le racisme systémique et la discrimination systémique

La Ligue des Noirs du Québec a un rôle important à jouer dans la société Québécoise. Celle-ci ne va rester inactive elle doit et va dénoncer les comportements racistes, xénophobes ou haineux qui s’inscrivent dans la discrimination systémique ou dans le cadre du racisme systémique.

Notre ligne de conduite reste la même : tolérance zéro pour les comportements de ce genre et c’est ce que tout citoyen du Québec devrait avoir pour norme. Penser à dénoncer est bien le faire encore mieux.

Nous avons souligné à chaque fois que nous avons pu le faire, l’importance de dénoncer et de soumettre des preuves puisque certaines autorités dont le gouvernement du Québec lui même regardent ailleurs et affiche une attitude de négation qui permet vraisemblablement au racisme systémique à la discrimination systémique de se répandre et de se reproduire.

Il n’est pas toujours facile de parler du racisme à ses enfants. Certains parents ont peur d’exposer trop tôt leurs enfants à des problèmes comme le racisme ou la discrimination.

Les béliers solidaires sont ni plus ni moins que l’expression ou si vous préférez la voix de plusieurs victimes mineures et de mineurs devenus maintenant adultes qui dans le passé n’ont pas été entendues alors même que celles-ci avaient manifestement besoin d’aide face à la discrimination systémique face au racisme systémique.

On peut légitimement se demander où se trouvaient le gouvernement du Québec, la direction de l’école, la commission scolaire et qu’ont-ils fait de concret pour l’ensemble des victimes de l’école Henri Bourrassa qui se comptent par plusieurs centaines. Si plusieurs centaines de victimes ont pu être blessé c’est en raison du racisme systémique et de la discrimination systémique.

Ces victimes ont demandé de l’aide mais le système a joué au sourd, a protégé de par son silence et son inaction les professeurs coupables ainsi que les élèves coupables qui ont commencé à suivre ou à reproduire les comportements racistes et xénophobes des enseignants coupables. En effet, le professeur Vincent Ouellette n’est pas le seul et unique coupable d’autres professeurs selon les témoignages des victimes l’auraient soutenu à l’instar semble t-il du directeur même de l’école. Le professeur Vincent Ouellette a fait du tort à plusieurs centaines d’élèves mineurs par des propos injurieux et racistes accompagnés de plusieurs agressions dirigées régulièrement contre des élèves mineurs issus de minorités visibles.

Toutes ces victimes n’auraient possiblement pas existé si le gouvernement du Québec avait édicté une loi contre le racisme systémique et contre la discrimination systémique assorties de sanctions exemplaires. Malheureusement le gouvernement du Québec même s’il reconnaît l’existence du racisme insiste pour ne pas reconnaître le racisme systémique et la discrimination systémique alors même que les tribunaux du Québec et du Canada ont clairement admis l’existence de ces réalités en prononçant plusieurs jugements.

Ne pas reconnaître l’existence de la discrimination systémique et du racisme systémique revient à soutenir ou à encourager indirectement la discrimination systémique et le racisme systémique.

La Ligue des Noirs du Québec constate que son message exhortant les victimes du racisme systémique et de la discrimination systémique à se faire connaître a été écouté et qu’il commence à porter fruit. Il faut maintenant passer à l’étape supérieure qui consiste à poursuivre en justice.
Dans cette optique nous annonçons officiellement un recours collectif contre la commission scolaire qui mettra en cause le gouvernement du Québec qui malheureusement a nié l’existence du racisme systémique et de la discrimination systémique.

Quand les autorités n’agissent pas, n’écoutent pas, les victimes n’ont d’autre choix que de s’adresser aux tribunaux pour faire reconnaître leurs droits et libertés fondamentales et pour obtenir un dédommagement.

En tant qu’organisme de défense des droits et libertés la Ligue des Noirs du Québec ne restera pas inactive devant la souffrance de plusieurs centaines d’élèves mineurs et de jeunes devenu adultes qui ont vécu l’enfer du fait de multiples agressions répétées par un enseignant de l’école secondaire Henri Bourassa.

On ne le dira jamais assez le mal ne peut survivre en pleine lumière, les propos soulignant que Vincent Ouellette serait intouchable, protégé par la puissance de son syndicat, par le directeur de l’école Henri bourras et par un juge lui même seront examinés en pleine lumière dans le cadre d’une action judiciaire.

Non au racisme systémique

Non à la discrimination systémique

Tolérance zéro

Dénonciation = justice et indemnisation

Cabaret de la diversité : carrefour de l’interculturalité et du mieux vivre ensemble

Acteur incontournable dans l’Est-du-Québec en ce qui a trait à la promotion de la diversité culturelle, au rapprochement interculturel et surtout au mieux vivre ensemble, la contribution enrichissante de M. Lenine Nankassa Boucal à la vie culturelle bas-laurentienne, et par ricochet québécoise est indéniable. M. Boucal s’est vu décerner le prestigieux prix Charles-Biddle (volet régional) pour son apport à la société québécoise. Le dévoilement a été fait conjointement jeudi dernier par la ministre des Relations internationale et de la Francophonie et ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, madame Nadine Girault, et madame Brigitte Melançon, directrice, communication et éducation de l’organisme Culture pour tous.

Alexandre Jardin, sous l’Arbre à palabres du Cabaret de la diversité | Salon du livre de Rimouski 2018 (avant COVID-19)

Le Cabaret de la diversité est une initiative citoyenne qui promeut le vivre ensemble et célèbre la diversité.

« Il s’agit d’une invitation à revenir à l’essence de nos Êtres, et se veut des espaces et des moments privilégiés de rencontre, de socialisation, de réseautage, de partage d’informations et de sensibilisation sur les grands enjeux du vivre ensemble. je crois fondamentalement que NOUS avons le devoir moral de léguer à nos enfants un monde meilleur d’amour, de tolérance, de paix, de justice, d’équité et de mieux vivre ensemble où chaque Humain compte; sans distinction aucune de race, de religion, de sexe ou de statut socio-économique. » estime Lenine Nankassa Boucal.

Le prix Charles-Biddle souligne l’apport exceptionnel de personnes ayant immigré au Québec et dont l’engagement personnel ou professionnel contribue au développement culturel et artistique du Québec. Par leurs réalisations, ces femmes et ces hommes sont des modèles de réussite, tant dans leur domaine que pour l’ensemble de la société québécoise. Le prix Charles-Biddle comporte deux volets (régional et national/international) assortis chacun d’une bourse de 5 000 $.

« M. Boucal est un entrepreneur social à l’origine de nombreux projets favorisant le rapprochement interculturel dans sa région (Bas-Saint-Laurent). Il est notamment le fondateur et coordonnateur du Cabaret de la diversité et l’instigateur du Mois de l’histoire des Noirs dans le Bas-Saint-Laurent. Félicitations M. Nankassa Boucal ! »- Nadine Guirault, ministre des Relations internationales et de la Francophonie et ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration.

« C’est un honneur pour Culture pour tous de contribuer à la gestion et au rayonnement du prix Charles-Biddle depuis plus de dix ans. Les artistes et et les travailleuses et travailleurs culturels qu’il récompense constituent de véritables modèles d’intégration et d’inspiration tant pour leurs paires que pour leurs communautés. »- Brigitte Melançon, directrice, communications et éducation, Culture pour tous.

« Ce prix est collectif. Je suis vraiment très honoré de recevoir un tel prix. Tout d’abord, je tiens à remercier et rendre hommage à mes parents, qui m’ont inculqué de telles valeurs. Je remercie ma famille (élargie). Je remercie toute personne ou institution, qui de près ou de loin à faire rayonner chacun des projets que j’ai proposés (…). Ensemble, continuons les bonnes graines d’un monde meilleur à pouvoir léguer à nos enfants. » -Lenine Nankassa Boucal, fondateur du Cabaret de la diversité et instigateur du Mois de l’histoire des Noirs Bas-Saint-Laurent.

Visionner le portrait vidéo que lui a consacré La Fabrique culturelle de Télé-Québec en suivant ce lien.

Visionner le dévoilement des lauréats du Prix Charles-Biddle 2020 en suivant ce lien.

Entre autres des réalisations de Lenine Nankassa Boucal depuis son arrivée au Bas-Saint-Laurent :

2017 : Fondation de l’initiative citoyenne Cabaret de la diversité

2018 : Prix Lys de la diversité du Québec, Grands Prix Mosaïque

Banque Nationale du Canada – Média Mosaïque

2018 : Personnalité de l’année « coup de coeur » du public Bas-Saint-Laurent

Radio-Canada

2020 : Instigateur du Mois de l’histoire des Noirs Bas-Saint-Laurent

Ministère de l’immigration, de la Francisation et de l’Intégration – Culture pour tous

La Semaine québécoise des rencontres interculturelles est l’occasion de mettre en valeur la contribution importante des Québécoises et des Québécois de toutes origines au développement du Québec, d’encourager le dialogue et de susciter le rapprochement interculturel. Elle vise également à faire connaître la réalité de l’immigration et de la diversité ethnoculturelle du Québec et à lutter contre les préjugés et la discrimination.

La France… vers une nouvelle Saint-Barthélemy

Personne ne peut nier que l’assassinat de Paty est un acte ignoble. Or le fait d’insister sur la cause de sa mort n’est pas innocent et plongera le pays dans l’incertain.

Le massacre de la Saint-Barthélemy est le massacre de protestants par des catholiques déclenché à Paris, le 24 août 1572, jour de la saint Barthélemy. Résultat: entre 10 000 et 30 000 assassinats dans la France entière.

Sous différents prétextes, ceux qui croient que le republication de quelques dessins est un acte de détermination manquent énormément de lucidité. On dirait alors que c’est une valeur de la République… Mais aucune communauté, et plus encore une Nation qui se respecte, ne ferait baser ses principes sur la provocation.

On dirait que c’est de la détermination et du courage qui prouverai qu’on n’a peur de personnes !!! Mais personne, à ma connaissance, n’avait accusé la France d’avoir peur si ce n’est des médias téléguidés qui font de cette pratique leur raison d’exister. La France a peur…en voici l’une des expressions les plus utilisées depuis bien longtemps. Ça relève du classique!

On me dirait que c’est du patriotisme ! Et je répondrai que l’amour de la partie n’a jamais été un acte d’injures ni d’imprécation et si on appelle blasphème patriotisme, je préfère mettre un terme à ce débat avec ces personnes qui ignorent la notion du sacré.

e que gagnera la France de ce geste d’entêtement est une montée de tension qui rendrait crispée une cohabitation entre les compatriotes, sans parler des pertes économiques… déjà un hashtag est lancé pour boycotter les produits français partout dans le monde.

L’opiniâtreté de provocation vise à pousser ceux qui ne se maîtrisent pas à tomber dans le piège. Un piège qui nous rappelle un autre tendu il y a 448 ans. L’histoire nous apprend qu’en août 1572, des milliers de protestants étaient égorgés par des catholiques fanatisés. L’appât pour attirer les huguenots était le mariage de la sœur du roi Charles IX, la très catholique Marguerite de Valois, fille de Catherine de Médicis, au prince protestant Henri de Navarre. Croyant que ce mariage serait la réconciliation des élites catholiques et protestantes, les huguenots avaient mordu à l’hameçon et la fine fleur des protestants étaient massacrés dont leur chef, le très rapproché du roi, l’amiral Gaspard de Coligny, grand soldat et fin politique.

Aujourd’hui le piège est tendu par la provocation et l’injure pour induire en erreur les croyants d’une communauté afin de justifier la démonstration de force et surtout d’avoir une montée aux sondages.

Repenser le Musée

Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM), en collaboration avec Nigra Iuventa, une organisation célébrant les cultures et l’histoire afrodescendantes et africaines à travers les arts visuels et médiatiques, convie le grand public à une passionnante série de rencontres virtuelles gratuites pour imaginer ensemble les musées de demain.
 

Avec plus d’un million de visiteurs par année, le MBAM est l’un des musées les plus fréquentés au Canada et en Amérique du Nord. Ses expositions temporaires aux scénographies originales croisent les disciplines artistiques (beaux-arts, musique, cinéma, mode, design) et sont exportées aux quatre coins du monde, tandis que sa riche collection encyclopédique, répartie dans cinq pavillons, comprend l’art international, les arts du Tout-Monde, l’art contemporain, les arts décoratifs et le design, ainsi que l’art québécois et canadien

De nombreux experts québécois reconnus, issus du milieu des arts visuels et d’autres sphères culturelles – artistes, auteurs, chercheurs, commissaires, historiens de l’art et sociologues – se réuniront dans le cadre de quatre rencontres pour échanger sur des enjeux actuels et le rôle social des institutions muséales contemporaines. Ils aborderont notamment les questions de représentation qui émanent des collections muséales et remettront en question certains discours dominants et structures de pouvoir qui façonnent l’histoire de l’art.

Ce cycle de conférences est soutenu par le Conseil des arts de Montréal.

REPENSER LE MUSÉE 
29 octobre et 5, 19 et 26 novembre 2020
Accès gratuit sur inscription :
https://fb.me/e/1DTXG5i2y

JEUDI 29 OCTOBRE, 18 H
REPENSER LE MUSÉE NO 1 :
L’HOSPITALITÉ CURATORIALE OU COMMENT PENSER LES DISPOSITIFS MUSÉAUX ?

Dans l’ouvrage Hospitality : Hosting Relations in Exhibitions (Sternberg Press, 2016), Beatrice Von Bismarck et Benjamin Meyer-Krahmer expliquent que le terme anglais curate (« organiser une exposition ») a pour racine latine curare (« prendre soin de »). En contexte muséal, les invitations aux événements, l’accueil des publics, les fascicules d’information, les visites guidées et les cartels explicatifs figurent parmi les éléments qui constituent, selon les deux historiens de l’art, « l’hospitalité curatoriale ». Au cours de cette conversation, les panélistes discuteront des dispositifs de médiation entre le public et les œuvres mis en place au sein des grands musées. Une conversation en anglais avec :

Alice Ming Wai Jim, professeure spécialisée en art contemporain au département d’histoire de l’art et chercheuse à la chaire de recherche en histoire de l’art ethnoculturelle de l’Université Concordia. Elle est également cofondatrice de la revue Asian Diasporic Visual Cultures and the Americas.

Romeo Gongora, artiste visuel, professeur à l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et candidat au doctorat en arts au Goldsmiths de l’Université de Londres.

Animée par Maya Rae Oppenheimer, auteure, chercheuse et professeure adjointe au département d’histoire de l’art de l’Université Concordia.

JEUDI 5 NOVEMBRE, 18 H
REPENSER LE MUSÉE NO 2 :
REQUESTIONNER LA NOTION D’UNIVERSEL

« Dans son avide besoin de mythes destinés à fonder sa puissance, l’Hémisphère occidental se considérait comme le centre du globe, le pays natal de la raison, de la vie universelle et de la vérité de l’humanité », a écrit le philosophe Achille Mbembe dans Critique de la raison nègre. Cette conception, héritée de la période coloniale a considérablement façonné le monde de l’art. Cette deuxième rencontre de la série Repenser le musée examinera la construction d’un universel blanc eurocentriste, qui modèle encore aujourd’hui les représentations du monde et les imaginaires collectifs. Une conversation en français avec :

Cheryl Sim, commissaire et directrice générale de la Fondation PHI pour l’art contemporain.

Mojeanne Behzadi, historienne de l’art. Elle a notamment œuvré au sein du service de la Conservation du MBAM et à la programmation de la foire d’art contemporain Papier.

Jade Almeida, chargée de projet au Conseil québécois LGBT et doctorante en sociologie à l’Université de Montréal. Sa thèse porte sur les femmes noires qui aiment les femmes : résistance aux rapports de pouvoir enchevêtrés.

Animée par Eddy Firmin, artiste-chercheur et directeur de publication de la revue décoloniale Minorit’Art.

JEUDI 19 NOVEMBRE, 18 H
REPENSER LE MUSÉE NO 3 :
LE RÔLE DU DISCOURS EN ART

Depuis le XIXe siècle, le texte revêt une importance majeure en art contemporain et participe activement au processus d’artification. Comme le note la sociologue Roberta Shapiro, « l’intellectualisation de la pratique », c’est-à-dire l’ensemble des discours médiatiques, spécialisés et universitaires portant sur l’objet ou sur le créateur, permet le passage à l’art. Le texte explicatif, souligne Renata A. Moreira, « joue le rôle d’un porte-parole placé exactement entre l’œuvre et l’observateur : c’est le discours de médiation qui fait le passage entre un objet qui peut sembler indéchiffrable au premier regard et une œuvre d’art capable d’émouvoir et d’établir des liens ». Le discours en art permet-il de sacrer ou, a contrario, d’exclure certaines formes artistiques ? Au sein des musées, est-il influencé par une vision eurocentriste de l’art ? Une conversation en français avec :

Brintha Koneshachandra, doctorante en histoire à l’Université de Montréal, artiste visuelle et cofondatrice de la maison d’édition Diverses Syllabes.

Renata Azevedo Moreira, chercheuse, auteure et commissaire d’exposition. Elle est doctorante en communication à l’Université de Montréal avec une codirection en histoire de l’art à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Paola Ouedraogo, chercheuse et doctorante en études littéraires à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et cofondatrice de la maison d’édition Diverses Syllabes, créée par et pour les femmes racisées et les minorités de genre.

Animée par Olivia Mc Gilchrist, artiste multidisciplinaire d’origine franco-jamaïcaine qui explore les problématiques liées aux politiques d’identité caribéennes par l’entremise de son alter ego, « whitey ».

JEUDI 26 NOVEMBRE, 18 H
REPENSER LE MUSÉE NO 4 :
L’ART ET LE POUVOIR

Les musées, hauts lieux des beaux-arts, sont influencés par les rapports de domination qui régissent nos sociétés. Afin de mieux appréhender ces enjeux et d’en saisir la portée, il convient de créer un dialogue avec d’autres disciplines, notamment les sciences humaines et sociales, qui nous offrent une grille d’analyse et de compréhension complexe de ces rapports. Dans ce volet de la série, nous réfléchirons à l’urgence d’abattre les murs érigés entre les disciplines, pour mieux appréhender le rôle de l’art dans nos sociétés. Une conversation en français avec :

Sonia Alimi, doctorante en sociologie et études féministes à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et coordonnatrice à la recherche au Réseau d’Actions des femmes handicapées du Canada. Sa thèse interroge l’usage politique du conflit dans l’élaboration de pratiques de coalitions féministes.

Leïla Zelli, artiste et lauréate de la résidence Empreintes 2019 du MBAM. Elle s’intéresse aux rapports que l’on entretient avec l’idée « d’autres » et « d’ailleurs » et, plus spécifiquement, au sein de cette espace géopolitique souvent désigné par le terme « Moyen-Orient ».

Hanieh Ziaei, sociologue et politologue spécialisée dans l’art et la culture et directrice générale du Centre culturel Georges-Vanier (CCGV).

Animée par Gaëlle Étémé, métaphysicienne et plasticienne graphique. Son travail porte sur le problème génétique en théorie du langage, de l’origine du cosmos et de la factualité du réel dans la parure.

En finir avec les séquelles de l’esclavage en Tunisie

Le tribunal de Médenine dans le Sud tunisien a donné raison à une famille noire qui bataillait de longue date pour que la mention « affranchi » ou « esclave » soit supprimée de ses documents d’identité.

Un Tunisien issu de la minorité noire à Gosba près de Medenine.

Pour désigner les esclaves en Tunisie, la terminologie choisie dépend de la couleur et des origines de l’esclave : l’esclave noir est appelé Abd ou Chouchen, l’esclave blanc Mamluk ou Saqlabi et l’esclave berbère Akli

À 81 ans, Hamdane Dali vient de remporter une belle victoire. Le vieil homme noir de Médenine, dans le Sud tunisien, lointain descendant d’esclave, n’aura plus à porter ce stigmate historique. Le tribunal de la ville a accepté le 14 octobre que le terme « atig », signifiant affranchi – soit ancien esclave de la famille Dali – soit supprimé de ses documents d’identité et de tous ceux de sa famille.

De nombreux Tunisiens de la minorité noire ont encore officiellement les termes « atig » ou « chouchane » (« esclave ») accolés à leur nom, près de deux siècles après l’abolition, en 1846, de l’esclavage en Tunisie. « Aujourd’hui encore des enfants naissent avec le nom atig », s’indigne Saadia Mosbah, qui a fondé, en 2013, l’association de défense des minorités M’nemty (« mon rêve ») et a soutenu la famille Dali dans sa démarche.

Un nom très lourd à porter. « Sur une copie d’examen, sur un CV pour chercher un emploi, etc., il fait d’emblée chuter la considération envers la personne », commente-t-elle. « Il y a eu aussi des esclaves non noirs en Tunisie, mais ces appellations sont restées uniquement pour la minorité noire », ajoute-t-elle. « Aucune reconnaissance de l’africanité de la Tunisie » Depuis sa création M’nemty bataille pour mettre fin à ces discriminations et réclame la création d’une commission nationale pour les patronymes. « Jamais les autorités ne se sont saisies de cette question, il n’y a aucune reconnaissance de la pluralité de la société tunisienne, de son africanité, de sa multiculturalité et de sa multi-ethnicité », déplore Saadia Mosbah qui relève que seule Jamila Ksiksi, l’unique députée noire au parlement tunisien, s’est réjouie de cette décision.

La présence historique des Noirs en Tunisie, indépendamment de la traite des esclaves, est un fait ignoré des Tunisiens, avait souligné l’ethnologue Inès Mrad-Dali, auteure d’une thèse sur les Noirs tunisiens. Tout comme l’est l’histoire de l’esclavage et de l’implication des Arabes dans la traite trans-saharienne. « Cette histoire tunisienne reste à écrire et à exorciser », estime l’anthropologue Stéphanie Pouessel qui a dirigé une étude « Noirs au Maghreb. Enjeux identitaires ».

La nouvelle loi sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale En 2017, le fils de Hamdane Dali, Karim Dali avait déposé une requête auprès du ministère de la justice pour que soit supprimée cette appellation « atig » humiliante. « Cela avait alors été refusé, sans aucune explication », rapporte Saadia Mosbah. Depuis, la Tunisie a adopté, en octobre 2018, une loi sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, qui a sans doute changé la donne. L’argumentaire de la décision du tribunal de Médenine, non encore publiée, sera éclairant sur le sujet. Celle-ci fera en tout cas jurisprudence pour toutes les familles désireuses de ne plus être stigmatisées.

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