Plus on sait, moins on affirme

Le Festival Joat propulse le Street Dance au cœur du Quartier des Spectacles

Du 31 août au 6 septembre, le Festival JOAT investit le centre-ville de Montréal, avec une programmation tout public sur l’Esplanade de la Place des Arts, à l’Édifice 2-22, et au Club Soda.

Initié par Handy “HYA” Yacinthe, l’un des pionniers ayant construit la communauté actuelle de la danse popping au Québec et grand influenceur dans le milieu du street dance d’ici et d’ailleurs, le Festival JOAT propose une édition portée par la culture du street dance comme facteur culturel et social.

« Nous sommes très heureux de vous proposer cette nouvelle édition du festival. Une grande première dans le Quartier des spectacles comprenant une programmation excitante, diversifiée et palpitante. Nos diverses activités sauront vous donner une expérience authentique et complète du street dance. C’est à ne pas manquer ! » Handy Yacinthe, fondateur et directeur général du Festival JOAT

« À travers cette belle collaboration, Danse Danse souhaite initier son public à la richesse de la culture du street dance, et inciter le public du street dance à pousser la porte du monde de la danse contemporaine. Un bel échange et des découvertes en perspective ! » Pierre Des Marais, Directeur artistique et général de Danse Danse

7 jours d’activités gratuites en plein air et de soirées en salle rassemblant plus de 150 artistes qui vous plongeront dans l’univers du street dance : battles de haut niveau, breaking, Hip Hop, popping, beatmakers, battle pour les jeunes, ateliers d’initiation au street dance, classes de maître, exposition ! Une occasion de partir à la découverte de danses vernaculaires afro-américaines devenues populaires aux quatre coins du monde.

Les Battles 

Battles au Club Soda

Au cœur du festival, trois battles de danse, destinés à couronner le/la meilleur·e dans chaque discipline : breaking, Hip Hop et popping.

Présentées à 20 h 30 au Club Soda les 1er, 2 et 4 septembre respectivement, les battles seront précédés de “prelims” publiques sur l’Esplanade de la Place des Arts, où tou·te·s les danseur·euse·s qui le souhaitent sont invité·e·s à se produire pour tenter de remporter l’une des 16 places en finale. La seule condition de participation est de se présenter sur l’Esplanade de la Place des Arts* à 18 h, muni·e de son billet pour le battle du soir.

Les 16 finalistes de chaque soirée recevront un prix en argent pour leur prestation, en plus des prix destinés aux vainqueur·euse·s. La tradition veut que les gagnant·e·s soient invité·e·s aux battles internationaux par la suite.

*En cas de pluie, les prelims se dérouleront au Club Soda.

Un battle en musique Hip Hop

Le 3 septembre à 18 h, rendez-vous sur l’Esplanade de la Place des Arts pour l’événement C’est quoi les DAWs : un affrontement entre des compositeur·ice·s de musique Hip Hop qui joueront leurs meilleurs sons créés spécialement pour l’occasion. Lors de cette soirée, les beatmakers présenteront leurs nouvelles œuvres musicales, le tout devant un jury spécialisé qui choisira la meilleure composition. L’entrée est gratuite et sans réservation !

JOAT KidzBattle

Le 4 septembre à 14 h, place aux plus jeunes avec JOAT KidzBattle, un battle de danse all styles pour les 18 ans et moins, présenté par le studio de danse Urban-Element Zone. Entrée libre pour ce battle de la future génération, à découvrir sur l’Esplanade de la Place des Arts.

Être spectateur 

JOAT Art : HYBRID(X) par A.MXSE 

Dans le cadre du Festival JOAT, l’exposition HYBRID(X) présente le travail de cinq artistes multidisciplinaires reconnu·e·s, issu·e·s de la communauté du street dance. L’amalgame des œuvres et des installations artistiques plonge les visiteurs dans une expérience immersive allant de la photographie à des œuvres multimédias, audiovisuelles et numériques. L’exposition sera ouverte au public tout au long du festival de 16 h à 20 h, et à partir de 12 h la fin de semaine.
Vernissage le 31 août à 18 h, Espace culturel Georges-Émile-Lapalme, Place des Arts.

Performance Vertige

Les vitrines de l’Édifice 2-22 serviront une nouvelle fois de salle de spectacle avec Vertige, une performance présentée à 19 h 45 les 1er, 2 et 4 septembre. Pour Vertige, Handy “Hya” Yacinthe et Elie-Anne Ross, une autre grande danseuse de la scène du street dance, travailleront avec 12 danseur·euse·s sur une base d’improvisation encadrée par des contraintes de mouvements provenant du battle JOAT popping.

Concert gratuit

Le 3 septembre à 20 h 30, le groupe montréalais Fredy V & The Foundation proposera un concert R&B et Funk gratuit, sur l’Esplanade de la Place des Arts.

Envie de bouger ?

Le Spot Session

Les 1er et 2 septembre, 100 LUX vous invite à une pratique libre sur l’Esplanade de la Place des Arts !  De 16 h à 18 h, un espace de rassemblement, d’échanges, et surtout de danse, sera proposé à tou·te·s gratuitement.

Initiation au street dance

Les 3 et 4 septembre à 12 h 30, des ateliers ouverts à tou.te.s vous permettront de faire vos premiers pas dans trois styles différents de danses de rue. Présentés par le studio Urban-Element Zone, ces ateliers sur l’Esplanade de la Place des Arts sont également gratuits !

JOAT BlockParty

Le samedi 3 septembre à 14 h, sur l’Esplanade de la Place des Arts, seront au rendez-vous musique, festivités, danse, DJ, nourriture et MC. Le block party est une occasion de se réunir, toutes générations confondues, dans une ambiance festive.

Pour approfondir son art

Classes de maître

Pour les artistes qui désirent approfondir leurs connaissances, huit classes de maître seront offertes par des professionnel·le·s de haut calibre en Hip Hop, breaking et popping.

Les 5 et 6 septembre, Salle de répétitions (E), Place des Arts (inscription requise).

Jardin Comique 2: Spectacle d’Humour animé par Oussama Fares, avec Reda Saoui, Erika Suarez et autres

Le vendredi 22 juillet prochain, GROUPCHAT vous invite à la deuxième édition de JARDIN COMIQUE : une soirée d’humour tenue au Jardin Royalmount, 8187 Chemin Royden, Montréal, QC H4P 2T2.

Après l’immense succès de la première édition tenue à guichet fermé en juillet 2021 (Eddy King, Erich Preach, Charles Brunet), GROUPCHAT revient en force, cette fois-ci en partenariat avec BONNE FAMILLE, pour une soirée haute en rire et en couleur dans un fabuleux décor estival!

 

Basé à Montréal, Groupchat est une agence créative où l’humour et le divertissement font de pair. À travers la production de spectacles, le booking, la gestion et le développement de carrière et de la création de contenu, Groupchat démontre à travers chaque projet son pouvoir de connecter le cœur des gens, une conversation à la fois.

Une programmation incroyable vous attend aux sons de feu par 6 DJs (Nana Zen, Sebjin, Kazz, lbscotti, AyyKenny), deux représentations animées par Oussama Fares, accompagné de Reda Saoui, Erika Suarez, Simon Boisvert, Yazid Assoumani, P-O Forget, Alphe Gagné, Anas
Hassouna et Dolino! WOW!

Au programme de cette soirée:
17h: 5 @ 7 avec DJ
18h: Ouverture des portes
19h: Première représentation
20h45: Ouverture des portes pour le deuxième spectacle
21h30: Deuxième représentation
23h: Début de l’after-party
2h: Fin

À propos de BONNE FAMILLE
Bonne Famille est un organisme à but non lucratif voué au développement socio-culturel des zones urbaines par la mise en action de projets participatifs et caritatifs. L’organisme rassemble les jeunes de 18 à 30 ans autour d’un intérêt commun, soit, musical, sportif ou culturel en bonifiant les valeurs du partage et de l’entraide. L’implication de leurs événements permet aussi d’offrir la chance à plusieurs DJ locaux et artistes d’exposer leurs arts

Lancement de l’agence Facade

Accompagner les femmes fondatrices et propriétaires d’entreprise dans le développement d’une marque influente

Taïna Jecrois possède une vaste expérience dans la planification, la gestion de projets, la gestion de talents et le design d’événements ainsi que dans le domaine du commerce de
détail et la mise en marché visuelle.

Les entreprises dirigées par des femmes connaissent une belle croissance ces dernières années. Toutefois, elles demeurent confrontées à plusieurs obstacles notamment l’accès au financement, le manque de visibilité et de reconnaissance. C’est dans le but d’aider les femmes fondatrices et propriétaires d’entreprises à atteindre leurs objectifs, accroître la notoriété de leur marque et optimiser leur présence sur les médias sociaux que Taïna Jecrois a fondé l’agence de marketing numérique FACADE.

Collaborant depuis de nombreuses années avec des entrepreneures, Taïna Jecrois a constaté que plusieurs d’entre elles portent de nombreux chapeaux au sein de leur entreprise et que faute de temps, de connaissance et d’expertise peuvent parfois sous-estimer l’énergie et l’investissement à consacrer pour bien positionner leur entreprise sur le marché.

 « Chaque fondatrice a des besoins et des expériences vécues uniques et, dans certains cas, elles ne sont pas nécessairement outillées pour répondre à tous ces besoins.

Une stratégie marketing réussie prend du temps et de l’expertise, et nous savons que le temps des entrepreneures est limité. Notre équipe adopte une approche unique et développe une stratégie sur mesure pour chacune de nos clientes afin de les aider à se démarquer », a indiqué Taïna Jecrois, présidente et fondatrice de l’agence FACADE.

Bâtir de l’engagement pour créer des relations

L’agence FACADE s’appuie sur la créativité de son équipe pour proposer des services tels que la création de contenus numériques, la gestion des médias sociaux et l’activation de marques. Elle fournit des solutions et développe des stratégies qui permettent d’établir une forte présence en ligne et de bâtir une communauté engagée. Parmi ses clients, on retrouve des entreprises dans le commerce de détail, l’industrie de la mode et le style de vie.

À propos de FACADE

Spécialisée en création de contenus et gestion des médias sociaux, l’entreprise accompagne et conseille les fondatrices et propriétaires d’entreprises sur leurs stratégies de marketing et leur croissance dans les médias sociaux.

Stanley Février, la figure de l’invisible

Lundi le 13 juin 2022, le Musée des Beaux-Arts de Montréal (MBAM) présentait MAADI : Musée d’Art Actuel / Départements des Invisibles (MAADI) et certainement, ce musée qui se targue d’être un musée humaniste, inclusif et innovant, avait l’immense plaisir de faire luire son Directeur Général et conservateur en chef du MAADI, Stanley Février.

Mary-Gailey Desmarais

 

« Les institutions culturelles se doivent de mieux refléter la richesse et la diversité de notre patrimoine artistique » nous annonce Mary-Dailey Desmarais, directrice de la conservation du musée des Beaux-Arts de Montréal. « C’est une chose le dire et c’est une autre chose le faire et il faut le faire ». « Le MAADI est un musée dans un musée » nous informe Mme Desmarais ce lundi 13 juin, lors de l’avant-première média de cette nouvelle installation performative.

Dressé au Pavillon Michal et Renata Hornstein du Musée des Beaux-Arts de Montréal, le MAADI se donne comme mandat de faire découvrir des artistes systématiquement invisibilisés par les musées pour ne pas dire par les « Collectionneurs » eux-mêmes.

C’est pour pallier à ce sinistre tableau que l’artiste multidisciplinaire Stanley Février décide de créer cette « œuvre » pour le citer.  L’action est l’œuvre. « Ces artistes qui font partie de ces œuvres, c’est un acte concret de ce que l’art doit être, une ouverture, un partage, une égalité et surtout un lieu de rencontre. »

Stanley Février profite donc de son titre de Directeur du musée pour faire autrement. Des œuvres d’Afro-descendants, de migrants, de communautés autochtones tapissent les murs du MBAM, du MAADI plus spécifiquement.

Le MAADI est un Musée itinérant conçu par le natif de Port-au-Prince Stanley Février. Sculptures, vidéos, photos, installations en sont la matière.
Sur la photo ( de gauche à droite) Laura Delfino commissaire invité, Stanley Février directeur général et conservateur en chef du MAADI et Iris Amizlev conservatrice – projets et engagement communautaires

 

« Dans un certain esthétique, par le choix muséal, le choix des commissaires sur plusieurs années, c’est par ces actions qu’ils invisibilisent les artistes. Ce n’est pas parce que l’on est invisible, mais ce sont ces actions institutionnelles qui viennent cacher cette visibilité que nous avons. » alerte Stanley Février dans la conférence de presse.

« Pourquoi ces artistes sont-ils invisibilisé? » lançais-je plus tard à Stanley Février, qui s’est montré plutôt disponible : « Parce que l’on n’a pas d’intérêt pour ce qu’ils font. Parce que ça ne correspond pas à l’esthétique dominant. Il n’y a pas d’effort non plus. Parce qu’aller vers toi, ça demande un effort, ça veut dire que je dois m’impliquer, m’investir »

« Je vais vous donner un exemple concret, qui très simple. Lorsque l’on découvre que dans la collection d’un musée, sur une période de cinquante ans, il y a eu seulement l’acquisition d’un seul artiste Noir-Québécois, il y a un problème dans le système.  Et je ne parle pas que pour les Noirs. Les Hispanophones, les Arabes, les Asiatiques sont tous victimes de la même situation. »

Stanley Février au MBAM

 

Le MAADI affiche  donc l’œuvre de ces 25 artistes qui occuperont l’espace pour les mois estivaux, soit du 15 juin 2002 au 28 aout 2022 :  My-Van Dam, Esther Calixte-Béa, Clovis-Alexandre Devarieux, Claudia Bernal, Aziza Nassih, José Dupuis, Vanessa Suzanne, Michaëlle Sergile, Cluca, Wilman Gomez Tomayo, Oski- Olivier Vilaire, Shazia Ahmed, Livia Daza Paris, Maria Ezcurra, Maryam Izadifard, Montserrat Duran Muntadas, Muriel Ahmarani Jaouich, Jesus Castro Rosas, kimura byol lemoine, Tasha Aulls, Anahita Norouzi, Eliza Olkinitskaya, Joyce Joumaa, Jean-Hervé Désiré, Quentin Ducados et Émilie Roy.

En juin et juillet Stanley Février sera présent au Musée les vendredis et samedis, de 14h à 17h. Stanley Février figure parmi les cinq finalistes pour le prestigieux prix Sobey pour les arts 2022.

Collaboration M-P Bourget

Placé sous le signe de l’Amour, Reini B nous présente “Venus” son nouvel EP

Après le titre “Juju Love”, la montréalaise revient aujourd’hui son EP “VENUS”. Entre afro-pop et R’n’B, c’est aussi bien en français qu’en anglais que l’artiste nous embarque sur la planète de l’amour.

QUI EST REINI B ?

Née en France, installée à Montréal et d’origine bénino-nigériane, Reini B a cette double culture franco-anglophone que l’on retrouve dans ses titres au croisement du R’n’B et de la pop française avec une pointe d’afrobeats. Auteure, compositrice et interprète, Reini B est une artiste complète. De la danse au chant en passant par le piano et la trompette, la jeune femme de 21 ans maîtrise la musique aussi bien que l’art de la scène.

Elle commence le piano à l’âge de 9 ans et intègre rapidement un groupe musical avec lequel elle fait de nombreux concerts à travers le Canada pendant 5 ans. À 14 ans, la jeune chanteuse est sélectionnée parmi plus de 250 participants, pour le concours de chant du Camp de Blues de Montréal, puis participe au festival international de Jazz à Montréal. En 2020, tout en poursuivant ses études à McGill, elle compose ses propres chansons, d’abord en anglais, marquant ainsi le début d’une carrière professionnelle en solo avec son tout premier titre The L Word.

Bercée par les classiques du jazz et influencée par les grands noms de la musique africaine et américaine, Reini B s’inspire de ses contemporains tels que Dadju ou Aya Nakamura ou encore des légendaires Alicia Keys, Beyoncé ou Rihanna pour transporter ses auditeurs dans un univers au croisement de la pop, de l’afrotrap, et du R’n’B.

Comptant désormais 8 singles dans sa discographie et de nombreux concerts, dont la première partie de Dadju en juillet 2021, au Palais des Congrès du Bénin, Reini B oscille entre les titres anglophones et les titres récemment chantés en français. Après le succès de son single Juju Love, la chanteuse revient avec VENUS, un EP autoproduit, prémices d’un album à venir…

Le Black Theatre Workshop se relance avec Pipeline

Après une interruption de deux années, le Black Theater Workshop (BTW) qui comme son nom l’indique, diffuse théâtralement les idées, les acquis, les épreuves auxquelles font face les individus dont la mélanine s’exprime plus vigoureusement, présentait sa première pièce de théâtre post-pandémie: Pipeline.

Tamara Brown et ahdri zhina mandiela à la Licorne, le 12 avril 2022

De la dramaturge afro-américaine Dominique Morisseau, Pipeline s’est mis en scène par l’interprétation de la poète, productrice de théâtre ahdri zhina mandiela (sans majuscule…) à la Licorne situé sur la rue Papineau à Montréal.

Alors, de quoi parle cette pièce de la dramaturge qui a grandi dans la ville de Détroit? De beaucoup de souffrance, d’inégalité des chances et aussi de violence. De celle que l’on subit, de celle que l’on fait.  Pipeline est un cri du cœur que l’on tait de notre apathie générale.

La pièce exécutée pour la première fois en 2017 à New York regroupe six personnages. Nya, Jenny Brizard, premier rôle, institutrice d’une école secondaire et mère monoparentale d’Omari, Grégory Yves, second rôle, qui fait face aux sentiments de la société devant une réaction brutale de celui-ci dans son école secondaire. « Je ne peux pas me battre contre la gravité » réplique dans les premières minutes Nya face à son impuissance devant la dévorante situation.

Dans une interview faite 2 jours avant la première qui s’est tenue le 14 avril, soit le 12 avril 2022 à la Licorne, la torontoise native de la Jamaïque Ahdri Zhina Mandiela, nous précise sa vision du jeu : « Ceci n’est pas une histoire ordinaire. C’est une histoire racontée de façon détaillée, nuancée à propos des Noirs. Des Noirs que nous connaissons tous, des Noirs avec qui l’on a grandi. Ce n’est pas ce que l’on peut voir dans les média traditionnels. C’est une histoire qui nous affecte tous mais que nous effaçons de nos mémoires. Pourtant, nous devrions y porter plus attention puisque nous sommes tous affecté par ce pipeline entre École et Prison  ».

Jenny Brizard et Gregory Yves

Dans le même entretien, Tamara Brown, directrice associée de Pipeline communique : « Prétendre que ces histoires-là n’ont pas rapport avec nous, avec nos vies présents, ici, est faux. Ce qui est arrivé avec la petite fille de 10 ans qui s’est fait attaquer démontre que l’on vit ces choses-là. Nous vivons les mêmes enjeux. »

Par contre la violence inhérente à la pièce fut traitée de manière créative. « Une des choses qui est arrivée dans les premiers moments entre Tamara et moi était de savoir comment nous allions dealer avec cette violence. Tamara a avancé l’idée d’utiliser le Krump. Le Krump a émergé comme une danse contemporaine urbaine des communautés noires. Nous l’avons intégré à la pièce afin de ne pas nous traumatiser nous-mêmes ainsi que les acteurs et les spectateurs […] La violence devient émotion ».

Gloria Mampuya et Gregory Yves

Gloria Mampuya qui tient le rôle de Jasmine (petite amie d’Omari) retient une réplique « They make you feel that you dont belong even when you’re here ». Elle poursuit «  Pipeline est le struggle d’une mère noire. Pipeline expose les effets du système en place sur les gens. Cela affecte toutes les personnes qui ne sont pas favorisées par le système parce que tout est fait pour les taire au lieu de les supporter et valoriser leur humanité. Pipeline nous permet de voir cette humanité derrière, pas juste la souffrance. »

Anie Pascale, québécoise de souche dira-t-on, tient le rôle de Laurie, seule Blanche de la distribution, émet : « Quand on parle de Pipeline, on ne parle pas que du système américain, c’est ici aussi. Le flot est assez continue entre une enfant, surtout Noir, qui pose un geste répréhensible et le lien que l’on fait directement entre l’école et la prison. Il n’y a comme pas d’entre deux […] Le privilège blanc donne beaucoup de chance […] les Blancs partent avec le vent dans le dos ».

Anie Pascale et Schubert Pierre-Louis

Pour le public montréalais, Pipeline est traduit en français et interprété de façon plus que remarquable par les mêmes acteurs que pour la version anglaise originale. Remarquable est faible pour le niveau atteint. Tous ces acteurs sont aussi bilingues qu’un ambassadeur. Ils ont donc activement participé à la traduction française. « On va s’entendre, on va se reconnaitre » promet Tamara Brown.

Pour ahdri zhina mandiela et Tamara Brown Pipeline se résume en cette réplique tenue par Naya, une phrase qu’illumine toutes ces incarcérations de trop, ces jeunes mineurs Noirs condamnés précocèment, étouffés à la source en devenant le stéréotype réclamé par la masse.

« He is a man, young, still growing, not fully anything, don’t lock away what hopes he can become. » Traduction : C’est un homme, jeune, encore en croissance, pas tout à fait quelque chose, n’enfermez pas ce qu’il peut devenir.

Distribition:

Xavier – Jean Bernard
Nya – Jenny Brizard
Jasmine – Gloria Mampuya
Laurie – Anie Pascale
Dun – Schubert Pierre-Louis
Omari – Grégory Yves

Representation:

April 14-23, 2022 in English à la Licorne
Première le 26 Avril – 8 Mai 2022 en Français à la Licorne

Collaboration M-P Bourget

Pour son 25e anniversaire, Danse Danse offre deux œuvres de Pina Bausch au public montréalais

Après le remarquable Vollmond à Danse Danse en 2014, les chorégraphies de Pina Bausch seront de retour à Montréal avec Le Sacre du printemps, pièce mythique, et Palermo Palermo, portrait mordant de l’Italie du 20e siècle.

En ouverture de saison, Le Sacre du printemps de Pina Bausch, dansé par une trentaine d’interprètes issu.e.s de 14 pays africains. Emblème de la modernité, le chef-d’œuvre de Stravinsky, d’une puissance tellurique inouïe, n’a cessé d’inspirer les chorégraphes contemporains.

Le Sacre du printemps de Pina Bausch, dansé par une trentaine d’interprètes issu.e.s de 14 pays africains

Ce « grand rite sacral païen » selon le compositeur est un monument dans l’œuvre de Pina Bausch. Pendant des mois, à l’École des Sables, au sud de Dakar, une équipe d’artistes du Tanztheater Wuppertal a transmis à des interprètes de 14 pays d’Afrique l’essence du Sacre chorégraphié par Bausch en 1975. Sur le sol recouvert de terre, danseurs et danseuses s’opposent, et se livrent à une lutte sauvage et poétique jusqu’au sacrifice de l’Élue.

En première partie, common ground[s] témoigne de la rencontre entre Germaine Acogny, grande dame de la danse africaine contemporaine et fondatrice de l’École des Sables, et Malou Airaudo, icône de la première heure du Tanztheater Wuppertal. Deux destins de femme et deux traditions de danse s’entrecroisent dans un duo sensible et émouvant, reflet de leurs échanges et de leur riches histoires respectives.

En février, c’est la troupe même de Pina Bausch, le Tanztheater Wuppertal, qui présentera Palermo Palermo à la salle Wilfrid-Pelletier. Les cloches de Palerme résonnent bien fort dans cette œuvre mythique de Pina Bausch, dont l’empreinte reste inégalée. La danse-théâtre à son sommet! Pièce-charnière du répertoire du Tanztheater Wuppertal, Palermo Palermo fait partie d’une longue série de portraits dansés de villes dans l’œuvre de la regrettée Pina Bausch.

En 1989, peu de temps avant la chute du mur de Berlin, la chorégraphe allemande, alors en résidence à Palerme, imagine un mur de briques qui s’effondre, métaphore des « murs invisibles qui existent partout dans le monde, dans nos têtes ». Sur les gravats, danseurs et danseuses à la forte individualité enchaînent une succession de saynètes, en talons hauts ou pieds nus. Secousse sismique d’une ampleur inoubliable, Palermo Palermodépeint une humanité ébranlée dans une Sicile sensuelle et haute en couleur, où la rue est un spectacle permanent… Aujourd’hui, une nouvelle génération reprend le flambeau aux côtés de figures familières de la troupe pour donner un nouveau souffle aux nombreux personnages de cette création baroque et poétique. Renversant.

À propos de l’École Des Sables, Sénégal

‘École des Sables est un centre international de danses africaines traditionnelles et contemporaines, une école d’enseignement théorique et pratique, un laboratoire de recherche, un espace de rencontres et d’échanges, de conférences et de résidences artistiques.

L’École est dédiée à la formation professionnelle des danseurs de toute l’Afrique aux danses africaines traditionnelles et contemporaines. Ses objectifs sont de professionnaliser les danseurs africains, afin qu’ils puissent vivre de leur art, et d’encourager la communication et la collaboration entre les danseurs, les chorégraphes et les compagnies d’Afrique et du reste du monde ; en bref, de développer et de promouvoir la danse africaine contemporaine.

Depuis 1998, l’école organise régulièrement des ateliers de formation professionnelle réunissant des danseurs et chorégraphes d’Afrique, de la diaspora africaine et du monde entier.L’École des Sables a été créée en 1998 par Germaine Acogny, considérée comme « la mère de la danse africaine contemporaine », et son mari Helmut Vogt. Germaine Acogny est l’ancienne directrice de Mudra Afrique (1977-1982), une école panafricaine fondée par Léopold Sedar Senghor et Maurice Bejart, dont l’objectif est de donner une formation professionnelle aux danseurs et citoyens africains afin de les rendre responsables et autonomes à travers cet art.

Pina Bausch (1940-2009)

Pina Bausch s’impose comme l’une des figures dominantes de la danse des 40 dernières années par sa contribution à l’influent mouvement de la danse-théâtre. Première chorégraphe de formation moderne à pénétrer l’institution théâtrale très fermée de l’Allemagne d’après-guerre, elle défraie la chronique des années 1970 avec les tableaux macabres et violents de ses premières œuvres et ses versions iconoclastes de classiques tels qu’Orphée et Eurydice(1975), Le Sacre du printemps (1975) et Barbe-Bleue (1977).

La claque de Will Smith qui a fait mal

C’était dimanche le 27 mars 2022, aux Oscars. Will Smith (53 ans), Le Will Smith, le charismatique Will Smith, Le Men in Black, le Mohamed Ali, l’oscarisé allait mettre une gifle à Chris Rock (57 ans), un humoriste afro-américain  très couru, acteur et réalisateur du documentaire Good Hair.

Des clubs de comédie à travers les États-Unis, dont Laugh Factory, Stand Up NY et Carolines à Broadway, ont annoncé qu’ils renforceraient les mesures de sécurité à la suite de l’incident.

Ce soufflet, c’est tout ce que l’on retiendra de cette cérémonie de cette 94e cérémonie des Oscars. Rien d’autre.  En présentant la statuette du meilleur documentaire, la super star Chris Rock se fait gifler par la méga star Will Smith. Deux hommes Noirs, dans une cérémonie des Oscars s’y battent, c’est du délire.

Will Smith a réagit à la blague de Chris Rock qui faisait référence aux cheveux de son épouse, Jada Pinkett Smith (50 ans) ou sur plutôt sur la réaction de celle-ci, attaquée par la plaisanterie de mauvais gout. Sous les regards menaçants de sa belle, le Prince of Belair a trouvé judicieux de se lever et d’aller gifler l’humoriste afro-américain, live et sans préavis, devant les yeux du monde entier.

Will Smith a bien saisi sa victime : Chris Rock, un afro-américain dans le pays de l’Oncle Sam. Même s’il réussi bien sa vie, pèse près de 400 millions de dollars, ca reste un Black. Dans un monde construit, forgé, guidé par les finesses d’Hollywood, les Noirs ne comptent pas autant. Dur est à concevoir qu’un Ben Affleck, ou un Brad Pitt aurait été émasculé d’une gifle au visage devant leurs confrères par un afro-américains, un Will Smith grossit spontanément de testostérone pendant cette soirée chic qui en 2016 ne nominait aucun afro-américain.

Certains affirment que la gifle était méritées du au l’acharnement des blagues sur Jada Pinkett qui, il y a quelques temps mettait le mot « entanglement » sur toutes les langues de par son affaire avec le rappeur August Alsina (29 ans).

Contrairement à Will Smith qui s’est empressé de s’excuser, premièrement à l’Académie puis à Chris Rock, l’humoriste de son coté est resté de marbre. Même après la claque au visage, Chris Rock n’a rien laissé ventiler. Par contre, ce que l’on peut constater est que le prix des billets des shows d’humour de Chris Rock a augmenté de presque 700%.

Ne vous inquiétez pas trop pour les acteurs de cette histoire hollywoodienne.  A Hollywood, on ne vieillit pas, on ne meurt pas, tous finira toujours par bien aller. C’est ca le rêve. Dans quelques temps il devrait, sous quelques lumières éclatantes et sourires radieux, y avoir des excuses officielles, confortés par des accolades plus qu’affectueux. Un jeu télévisé, pourquoi pas? Une co-animation… inévitable. Vous serez diverti, c’est garanti. The show must go on.

L’agression de la jeune fillette noire de 10 ans, la pointe de l’iceberg?

L’agression sauvage dont la brutalité inhumaine a secoué non seulement Montréal mais le Québec tout entier montre encore en quoi les problématiques du racisme et de la haine peuvent être dévastatrice. Le racisme blesse et tue à chaque année.

La multiplication d’actes racistes et haineux est particulièrement inquiétante. Les chiffres et les données la Ligue des Noirs du Québec les regarde toujours attentivement et c’est en fonction de ceux-ci qu’elle s’adresse aux autorités dans le cadre de son mandat :

Citation : https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/220317/dq220317a-fra.htm

Lundi, le 14 mars 2022 à Pointe-aux-Trembles, une fillette de 10 ans se fait battre en pleine rue par un inconnu.

Le nombre de crimes motivés par la haine augmente fortement de mai à décembre 2020, le nombre de crimes motivés par la haine (+52 %) a augmenté considérablement.

Selon les données de l’Enquête sociale générale (ESG) de 2019 sur la sécurité des Canadiens (victimisation), au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête, les Canadiens ont été victimes de plus de 223 000 incidents criminels qui, selon eux, étaient motivés par la haine Parmi ceux-ci, environ 1 incident sur 5 (22 %) a été signalé à la police.

Voir sur le même sujet :
https://lactualite.com/actualites/2020-forte-hausse-des-crimes-haineux-au-canada-surtout-contre-la-race-et-lethnie/

Ouvrons les yeux

Statistique Canada rapporte que les services de police du Canada ont déclaré 2669 affaires de crimes haineux en 2020, 37 % de plus qu’en 2019. C’était aussi le nombre le plus élevé de crimes du genre enregistré depuis que des données comparables sont devenues disponibles en 2009.

Les Noirs sont les personnes les plus ciblées et touchées par la haine au Canada.

L’agence fédérale a observé en 2020 que le nombre de crimes haineux ciblant la race ou l’origine ethnique a bondi de 80 % par rapport à un an plus tôt. Les plus fortes augmentations ont ciblé, dans l’ordre, les Noirs, les Asiatiques de l’Est ou du Sud-Est, les Autochtones et les Sud-Asiatiques. En 2020, le nombre de tels crimes contre chacun de ces groupes a atteint un sommet inégalé depuis 2009.

Les victimes ne jouent pas aux victimes elles sont atteintes et ciblées. Dénoncer inacceptable et agir est nécessaire. L’attaque subie par la jeune fillette noire de 10 ans n’est malheureusement que la pointe de l’iceberg. Les gens des communautés atteintes sont pleinement conscientes d’être des cibles être noir et asiatique est être une cible et à ce jour aucune mesure n’a permis une baisse appréciable c’est à dire quantifiable du racisme bien que les autorités aient commencé à s’attaquer à la problématique de racisme.

La Ligue des Noirs du Québec attend des résultats quantifiables observables montrant une
amélioration.

Citation 1. du journal la presse auteur Henri Ouellette-Vézina
https://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-faits-divers/2022-03-16/fillette-agressee-a-pointe-aux-trembles/l-accuse-sera-detenu-a-l-institut-philippe-pinel.php

Tanvir Singh, accusé de voies de fait graves, voies de fait armés, voies de fait causant des lésions corporelles et possession d’une arme dans un dessein dangereux, a comparu par visioconférence en fin d’après-midi. Il sera détenu à l’Institut de psychiatrie légale Philippe-Pinel d’ici son retour devant la Cour, le 23 mars.

Des criminels racistes désaxés ou des monstres racistes sans foi ni loi existent pour les voir il suffit d’ouvrir les yeux. Pour eux assouvir leur plus bas instinct est ce qui compte. Certains ont même été filmés en pleine action dans le métro de Montréal :

Qui seront les prochaines victimes ?

Lorsque la société n’envoie pas un message clair cela entraîne toujours des conséquences à court ou à long terme. La jeune fillette gardera vraisemblablement sa vie durant en mémoire les souvenirs de son agression et donc des séquelles.

Que fera notre société? Fera-t-elle en sorte qu’un message clair et non équivoque passe publiquement pour faire comprendre que toute attaque sauvage et raciste est non seulement inacceptable mais entraîne de lourdes conséquences?

Si ce message n’est pas lancé il y a fort à parier que plus tard nous aurons à le regretter. Il y en effet d’autres fillettes et des criminels qui regardent et observent. Il était prévisible qu’une enfant fasse les frais du racisme publiquement tôt ou tard.

Le gouvernement du Québec a commencé à agir pour lutter contre le racisme sur une base nationale et a commencé à appliquer plusieurs recommandations de la Ligue des Noirs du Québec et d’autres organismes. C’est un début mais il y cependant possibilité de faire mieux nous devons faire mieux. Dans sa haine le gouvernement fédéral et provincial l’ont bien compris un raciste pourrait commettre un acte ou une série d’actes qui toucherait non seulement ses cibles mais aussi une partie de la majorité blanche de la population : Pour des raisons de sécurité et d’intérêt public nous n’avons pas donné d’exemples précis. Ce qu’il importe de retenir c’est que la lutte contre le racisme est l’affaire de tous.

La Ligue des Noirs du Québec travaille en ce moment même sur un projet de loi aux fins de rendre plusieurs actes racistes partie intégrante du code criminel canadien comme c’est déjà le cas dans d’autres pays. Le projet de loi 229 du fédéral sur la haine est loin d’être la panacée et devrait être accompagné d’un autre si ce n’est de plusieurs portant sur le racisme.

Adam Pendleton pour une première au Canada

Adam Pendleton, artiste afro-newyorkais, arrive au Musée des Beaux-Arts de Montréal (MBAM) en mars 2022 pour une exposition solo qui aboutira en juillet 2022.  C’est une première pour cet artiste établi, encensé, collectionné par plusieurs dont Venus Williams et Leonardo DiCaprio.

Nous fûmes accueillis un certain lundi 14 mars 2022 au MBAM, situé sur la rue Sherbrooke O. à Montréal. Le plus ancien musée d’arts du Canada avançait l’idée de l’exposition  « Adam Pendleton : Ce qu’on fait ensemble » devant une pognée de journalistes. « Une exposition non-prévue » nous annonce en entrée de jeu le musée. Toutes des œuvres nouvelles nous annonce fièrement le musée.  Quatre peintures monumentales, quatre dessins aussi nouveaux puis quatre autre dessins qui s’inscrivent dans de la série Black Dada.

Adam Pendleton, 14 mars 2022

Le « Black Dada » d’Adam Pendleton trouve ses racines dans le poème de 1964 d’Amari Baraka «Black Dada Nihilismus ». Ce poème afrocentriste critique la dominance du Blanc dans l’art occidental et en suggère un lien avec la violence ethnique et l’idéologie religieuse.

Adam Pendleton est éponge de son Amérique natal. En plus de ses toiles inédites, l’expo y inclut le court métrage « Just Back from Los Angeles : A Portrait of Yvonne Rainer ». Cette vidéo en dit beaucoup sur Adam Pendleton, né en 1984 dans l’état de la Virginie aux Etats-Unis. L’artiste, jeune, Noir, s’y oppose à Yvonne Rainer, chorégraphe, Blanche, juive, de 50 ans son ainé. Un constat s’y fait. La chorégraphe, émue, accepte un texte d’Adam Pendleton qu’elle lit à haute voix tout en se livrant à un échange avec le jeune artiste.

Cet exercice rappel bizarrement l’entièreté de l’œuvre de Pendleton. Comme ses œuvres, tout y est contraste, tout y est en couche, en layer. Les matériaux sont désignés pour appuyer l’idéologie de l’artiste. Ses toiles sont sur Mylar, un matériau qui ne se laisse pas imprégner de couleurs mais la supporte, l’expose. « Presque comme un matériau de sculpture » avance Adam Pendleton.

Les magistrales toiles (4) de plus de 10 pieds de large qui sont au centre de l’exposition affichent, martèlent « We Are Not » (nous ne sommes pas). Des toiles entres « Abstraction et Représentation » nous confie Adam Pendleton. Le We (nous) d’Adam est inclusif. C’est nous tous, l’Humanité. Ceci veut aussi  exprimer la tension qui existe entre l’individu et la collectivité. Le « We Are Not » d’Adam Pendleton est  une affirmation dans la négation, une déclaration.

Ainsi, comme l’affirme l’artiste, chacune des toiles, représentation de la série « Black Dada », en supporte une autre. Elles sont liées, en transmutation, en transition, « interrupted. I don’t think one can exist wihtout the other  » ajoutera Adam Pendleton.

Adam Pendleton, à connaitre, ou découvrir.

5 minutes avec Reini B.

Reini B. est une chanteuse bien de son temps. Née en France, vivant au Canada depuis 2007, cette artiste franco-canado-bénino-nigériane assure avec son dernier single JuJu Love dont la vidéo a été tourné à Cotonou au Bénin en été 2021.

 

Adepte du piano depuis le jeune âge de 9 ans, l’auteure-compositrice-interprète et bachelière en commerce, se dit inspirée des plus grands de la Pop et du R&B avec Alicia Keys et Bruno Mars  mais aussi, Reini B. absorbe le son unique de l’afrobeat nigérian par des artistes comme WizKid et PSquare.

Sportive (patinage artistique, natation, basketball et baseball), âgée alors de 14 ans, cette aficionado de la mode foulait  déjà les planches du prestigieux Festival International de Jazz de Montréal pour ensuite en 2021 se retrouver au Bénin en spectacle au coté de nul autre que du chanteur franco-congolais Dadju, lauréat de l’artiste masculin francophone de l’année au NRJ Music Awards 2021.

« A travers mon art, je désire connecter avec mon public, c’est une grande opportunité de pouvoir communiquer la joie, l’espoir, l’amour, la résilience à travers mes compositions que je dédie à mon merveilleux public. » – Reini B.

 

Reini B. nous promet un nouvel EP pour 2022 avec des collaborations surprises!  C’est à suivre.

Maintenant, découvrez-en plus sur Reini B. au travers de ses autres titres (Wish You Well, Outside) disponibles aussi sur Youtube, des mélodies où l’Amour trouve toujours sa place.

24 janvier: la Journée Mondiale de la Culture Africaine et Afro-descendante

Le continent noir, l’Afrique, à tant donné à l’Humanité et l’Humanité lui a tant pris. Entre l’extraction des gisements musculaire de l’homme Noir qu’avançait le poète exilé à Cuba René Depestre et les mots de Maya Angelou  qui comme la poussière  s’élève pourtant (And Still I Rose), la culture ambiante est teinté d’africanité, de négritude dirait Césaire, Aimé de son prénom.

Le 25 septembre 2019, la réunion préparatoire du Conseil Exécutifde l’UNESCO a retenu le Projet de Résolution portant sur la JMCA – Journée Mondiale de la Culture Africaine et Afro-descendante.

Depuis 2019, lors de la 40ième conférence générale, défendue par le Togo, l’UNESCO (en anglais : United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization, UNESCO), fort d’un vote unanime des 193 pays membres, le 24 janvier est promulguée Journée Mondiale de la Culture Africaine et Afro-descendante (JMCA).

En tant que source riche du patrimoine mondial commun, la promotion de la culture africaine et afro-descendante est indispensable pour le développement du continent et pour l’humanité en général.” résume sur sa page web l’UNESCO, l’institution spécialisée internationale de l’Organisation des Nations unies (ONU), créée le 16 novembre 1945.

Et cette fois-ci, ce sont les Afro-descendants qui ont choisi cette date.  Rejoins une journée avant la Journée par l’Encre Noir, John Ayité Dossavi, l’homme derrière cette journée-reconnaissance, nous communique son excitation de part son invitation par l’Union Africaine pour célébrer la JMCA: “Nous vous invitons [ Afro-canadiens ] à vous accaparer de cette date, de cette Journée qui est la notre. C’est la seule date dans l’année qui nous permet d’être en immersion, en communion et en partage.” tout en n’omettant pas de remercier chaleureusement le Premier Ministre canadien, Justin Trudeau, d’avoir fait une déclaration à l’endroit de la Journée Mondiale de la Culture Africaine et Afro-descendante en 2021.

En 2022, c’est le Ghana qui officiellement accueille l’événement. Mais nous tous, nous nous devons vraisemblablement de nous accaparer de cette date. Cela se décline en sublimant notre Culture, nos frémissements, nos accomplissements,  nos visions  et toutes ces inspirations qui nous ont construit.

Le 24 janvier nous rend hommage. Nous, Africains et Afro-descendants, pouvons être fiers de rythmer la Culture mondiale aux travers nos récits, nos créations, notre sensibilité. Et comment célébrer? En s’immergeant jusqu’au cou dans le culture afro. Le 24 janvier on partage nos lectures comme La plus secrète mémoire des hommes de Mohamed Mbougar Sarr, Prix Goncourt 2021, on se tape des séries afrocentristes aussi loufoques que la guadeloupéenne On sèl manjé kochon et que votre telephone portable scintille d’images afrocentristes avec l’application Android, Afrolicious Wallpaper. Au Canada , à Montréal, vivez, immergez-vous dans l’Espace Mushagalusa sur la rue Ontario et soyez les premiers avertis du premier Afromusée qui s’ouvrira au public le mois prochain.

En 1966, en visite en Martinique, devant son éclatante beauté, le général  De Gaulle s’exclamait: “Mon Dieu, comme vous êtes Français!“, il est temps repenser cette ligne et que le monde entende haut et fort: “Mon Dieu, comme vous êtes Africain!

La Soup Joumou fait son entrée à l’UNESCO

Le 1er janvier 1804, pour crier son indépendance à la face du monde, Jean-Jacques Dessalines rebaptise l’ile Hispaniola, nom donné par nul autre que Christophe Colomb, à son nom taino d’origine « Haïti », en honneur de ce peuple amérindien qui jadis peuplait exclusivement l’ile. Depuis lors, la soup joumou, mémoire délectable de cet Indépendance durement acquis, réunit Haïtiens et ses Aficionados de partout au monde autour de ce potage orangée infusée de courges.

La soup joumou est un mélange copieux de giraumon, d’un peu de pate, de pommes de terre, de courges, de boeuf, de piments. On ne peut y omettre les ingrédients essentiels que les Haïtiens y ont imprégné à travers les âges : Fierté, Résilience, Fraternité et beaucoup d’Espoir.

C’est donc après un peu plus de deux siècles que la première République Noire du monde peut s’enorgueillir d’avoir une des plus importantes soupe au monde. Sa traditionnelle soupe dite la « Soupe de la liberté », dégustée à tous les 1er Janvier depuis 217 ans, a été classée patrimoine culturel protégé par l’UNESCO.

L’ancien Premier Ministre, Ancien Ministre des Affaires étrangères et des Cultes haïtien, Claude Joseph, a salué l’ajout de la soup joumou à l’UNESCO en déclarant sur Twitter « Le 16 décembre, notre soup joumou vient d’être inscrit sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’Humanité. J’accueille cette nouvelle avec beaucoup de fierté et d’émotions. »

Comme le souligne RFI (Radio France International) : « Parmi les ambassadeurs, ceux du Brésil, d’Arabie saoudite, du Maroc, de Pologne, de Suisse, de Tunisie, de Djibouti, du Japon, du Pérou, du Sri Lanka, du Cameroun, de Côte d’Ivoire, de Suède, de Pologne, notamment, ont défendu cette candidature, dès cette année puisqu’elle devait initialement être examinée l’an prochain. »

Lorsque colonie, Haïti, sous un joug sanguinaire mené par les Français et leur héros national Napoléon Bonaparte, la fameuse soupe était préparée par des esclaves. Ces derniers ne pouvaient y goûter parce que jugés trop primitifs pour ce délectable repas. Ainsi, le jour de l’Indépendance, le Premier Empereur d’Haïti, Jean-Jacques Dessalines, appuyé de son épouse, déclare qu’il s’agit désormais de la soupe nationale du premier peuple noir libre de l’histoire de l’humanité.

Bien plus qu’un simple plat, la soup joumou ou soupe au giraumon raconte l’histoire des héros et héroïnes de l’indépendance haïtienne, leur lutte pour les droits humains et leur liberté.

Haïti est le premier pays au monde issu d’une révolte d’esclaves.

L’abolitionniste Frederick Douglass (1818-1895) aura ces mots le 2 janvier 1893, à l’occasion de l’inauguration du pavillon haïtien de l’exposition universelle de Chicago : « Nous ne devons pas oublier que la liberté dont vous et moi jouissons aujourd’hui… est en grande partie due à la position courageuse prise par les fils noirs d’Haïti il y a quatre-vingt-dix ans… se battant pour leur liberté, ils se sont battus pour la liberté de chaque homme noir dans le monde. »

Recette de Soup Joumou sur KreyolCuisine.com >>

Un bilan prometteur pour l’avenir du Québec

Le bilan actuel présenté par le ministre Benoit Charette lors de sa conférence du 9 décembre 2021 concernant la lutte contre le racisme et l’intolérance démontre l’existence d’une écoute et d’une volonté de changement

La campagne nationale de sensibilisation contre le racisme et la nomination d’un ministre à la lutte contre le racisme en plus des cours de sensibilisation contre le racisme répondaient à certaines des recommandations faites par la Ligue des Noirs du Québec.

En 2011, les Québécois membres des minorités visibles forment environ 11% de la population et sont concentrés principalement dans la ville de Montréal.

Les changements ne doivent pas être purement cosmétiques. A cet égard ils doivent entre autres être de nature à permettre une réelle représentativité de l’ensemble des habitants du Québec que ce soit dans les domaines administratifs ou ailleurs.

La Ligue des Noirs du Québec est attentive aux détails : il ne lui a pas échappé que le projet de loi 60 a été approuvé par la majorité des élus de l’Assemblée nationale. En d’autres termes la majorité des députés qui ont été élus travaillent pour améliorer le Québec et son image au Canada et dans le monde.

Tant mieux : l’image du Québec et des Québécois est importante. Dans cette optique le gouvernement a reconnu d’emblée qu’il y avait encore beaucoup à faire et qu’il allait faire plus. Il n’a pas tenté de dissimuler la réalité et a admis que des outils permettant d’obtenir des chiffres c’est à dire des données précises sur le racisme au Québec et ses conséquences sont manquants.

La franchise et l’honnêteté sont bien accueillis. Le gouvernement prendra vraisemblablement les mesures requises pour obtenir les meilleurs résultats possibles dans le cadre de son action. Ce que l’on doit retenir en ce moment est que le gouvernement a commencé à agir.

Lorsque le feu a commencé à s’attaquer à une maison on ne traîne pas on agit. Avec ses 25 mesures qui seront bonifiées selon l’annonce faite lors de la conférence du 9 décembre 2021 ce sont les vies de plusieurs citoyens qui seront soit sauvées ou meilleures: En agissant le gouvernement Québécois évite vraisemblablement des tragédies futures comme celles de la mort de Joyce Echaquan ou de celle de la mort de l’américain George Flyod qui aurait tout aussi bien pu survenir au Québec.

A cet égard, l’actualité récente nous a démontré que certains policiers sont extrêmement violents envers les citoyens et cela doit cesser. Notre société n’a rien à gagner à tolérer la violence policière illégale.

Nous devons la dénoncer et punir les coupables sévèrement c’est à dire de manière exemplaire.  Les formations c’est bien mais il faut nécessairement faire plus. Le Québec peut faire plus et mieux et nous attendons beaucoup de ceux en qui nous avons placé notre confiance. Être Québécois doit pouvoir être en tout temps une fierté peu importe l’origine d’une personne.

Les mots avenir et Québec qui font partie de la désignation sociale CAQ ont une importance. L’avenir québécois ne peut se construire qu’avec la participation de l’ensemble des québécois. Avant de pouvoir courir on apprend nécessairement à marcher : le gouvernement du Québec vient de commencer le travail il n’est qu’au début de son calendrier de cinq ans de la lutte contre le racisme. Nous pouvons regarder en avant…

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