Plus on sait, moins on affirme

Dans le cadre de la tournée mondiale, organisée à l’occasion de la sortie de son livre « Becoming », « Devenir, en français», Michelle Obama, a donné une conférence au Centre Bell, à Montréal, ce vendredi 3 mai 2019.

Michelle Obama, « DEVENIR » soi

Dans le cadre de la tournée mondiale, organisée à l’occasion de la sortie de son livre BecomingDevenir en français, Michelle Obama a donné une conférence au Centre Bell, à Montréal, ce vendredi 3 mai 2019. Devant un parterre de 15000 personnes, venues de tout le Canada et des États unis pour l’écouter, la femme la plus célèbre du monde, s’est adressée au public avec son cœur. D’une transparence et une lucidité étonnante, elle a partagé ses souvenirs, depuis sa naissance jusqu’à sa vie, à la Maison Blanche, en passant par son rôle de mère, d’épouse et de fille. Son principal message est un encouragement à l’auto-accomplissement et à la réalisation de soi.

Dans le cadre de la tournée mondiale, organisée à l’occasion de la sortie de son livre « Becoming », « Devenir, en français», Michelle Obama, a donné une conférence au Centre Bell, à Montréal, ce vendredi 3 mai 2019.

Dans le cadre de la tournée mondiale, organisée à l’occasion de la sortie de son livre « Becoming », « Devenir, en français», Michelle Obama, a donné une conférence au Centre Bell, à Montréal, ce vendredi 3 mai 2019.

Une femme, presque comme les autres.

Ce n’est pas ce que dit Michelle Obama qui est exceptionnel, c’est parce que c’est Michelle Obama qui le dit, que cela devient exceptionnel. L’actrice canadienne, Maya Judy, l’exprime assez bien: « Elle n’a rien dit que je n’ai pas entendu auparavant, sur le moment j’étais un peu déçue que ma tête n’ait rien appris de nouveau, mais c’est le lendemain que les bribes de ses paroles se sont révélées en moi. C’est au niveau du cœur qu’elle m’a touchée. »

C’est ce qui fait la force de Michelle Obama, elle ne joue pas avec les sentiments des personnes, elle est sincère et ça se sent. Bien qu’elle soit la femme la plus puissante du monde, quand elle s’exprime, on a l’impression, qu’elle s’adresse à chaque participante, de façon personnelle et individuelle. Elle sait de quoi elle parle, elle a vécu les mêmes situations.

Ses difficultés de couple ressemblent aux histoires de milliers de femmes à travers le monde. C’est d’ailleurs ce qui a le plus marqué une participante: « C’est fascinant de réaliser que Michelle Obama peut aussi avoir des problèmes de couple comme tout le monde, et qu’à certains moments, elle peut aussi avoir envie de balancer par la fenêtre son mari, qui n’est autre que le président des États-Unis.  Elle est comme moi, juste une femme, c’est fabuleux. »

Quant à Fabienne Devers, elle a été séduite par sa force et sa liberté de ton: « Je l’ai trouvé concrète, pragmatique, presque terre-à-terre, je me retrouvais dans son témoignage. Mais par-dessus tout, elle a démontré la force de la femme noire à travers les trois générations, sa mère, elle et ses filles. »

 Devenir soi, pour ne pas laisser les autres écrire votre histoire.

Consciente du caractère extraordinaire de son parcours et de ce qu’elle représente pour des millions de femmes. Le message de Michelle Obama est d’encourager, chaque personne à prendre, ou à reprendre le pouvoir sur sa vie, pour se définir et écrire son futur. « Si vous ne sortez pas, et ne vous définissez pas vous-même, vous serez rapidement et inexactement défini par les autres. »

Elle ne voulait pas être, juste la femme du président des États-Unis, ni, juste la première femme noire à la Maison Blanche. Pour cela, elle n’a pas hésité à bousculer les pratiques pour imposer son style, afin de ne pas laisser aux autres la possibilité d’écrire son histoire à sa place.

L’éducation des générations futures, surtout des filles est une de ses priorités. Elle veut utiliser son influence pour aider les jeunes à révéler leur plein potentiel et à trouver l’héroïne qui sommeille en chacun. Elle fait appel à la responsabilité des parents « Laissez chaque petite fille devenir ce qu’elle doit devenir, car juste avec des mots, vous pouvez la briser ou l’élever. »

Elle exhorte les jeunes femmes à faire un choix éclairé de leur futur mari ou du compagnon « A 20 ans, 30 ans, vous pensez tout savoir, mais vous ne savez rien. Ne choisissez pas un futur mari parce qu’il est beau, mais choisissez-le parce qu’il a de bonnes valeurs. »

 Inspirante, Heroïne, Leader, elle est un symbole.

Michelle Obama inspire tout le monde, elle est adulée par toutes les femmes, et par certains hommes. C’est d’autant plus frappant, car elle touche toutes les communautés, issues de toutes les classes sociales et de tous les âges. Dans un contexte politique mondial difficile, elle est inspirante, parce qu’elle montre le chemin et donne de l’espoir à toutes les générations.

À travers son parcours, elle a démontré que c’était possible, bien qu’elle n’ait pas été épargnée par les insultes racistes. Mais loin de s’en plaindre, elle a décidé d’en faire une force, d’agir pour faire évoluer les représentations qui pèsent sur les femmes noires. « Je voudrais que les filles qui m’idéalisent se rappellent que j’ai été traitée de singe à talons. »

Pour Raissa Sintcheu: « Michelle Obama est la figure du black excellence. Elle a montré qu’en tant que femme noire, on peut encore réussir et être une figure pour toutes les femmes, mais encore plus pour les femmes noires. »

Même son de cloche chez cette participante, « Michelle Obama, c’est vraiment une femme que j’adore, je lis ses livres et je regarde ses émissions. Elle m’inspire parce que c’est une femme noire qui a su réussir, montrer l’exemple, c’est vraiment un modèle. Car nous les femmes noires nous ne sommes pas assez illustrées dans les médias, on est souvent enfermé dans des clichés. Elle, elle a dit non, je vais réussir. C’est vraiment un symbole. »

Son énergie, sa liberté de ton et son intelligence ont conquis la salle. Chaque leçon de vie qu’elle a donnée est une leçon tirée de sa propre histoire. C’est ce qui donne autant de force et de crédit à sa parole. À sa manière, elle donne à chaque femme la force de devenir elle-même. Pour Sandra Kouassim, Michelle Obama est une héroïne: « Elle m’a permis de réaliser que j’étais capable, que j’avais de la valeur. »

Déjà vendu à plus de 10.0000.000 exemplaires et traduit dans plus de 30 langues,  Devenir pourrait battre tous les records de vente. Michelle Obama a reçu une avance de plus de 60 millions pour la publication de ce livre.

Louis Farrakhan, né Louis Eugene Walcott le 11 mai 1933 dans le Bronx à New York. Ses deux parents sont Antillais. Sa mère est de Saint-Christophe-et-Niévès et son père est Jamaïcain. Louis Farrakhan a organisé la Million Man March de Washington D.C en 1995.

Louis Farrakhan, un important militant afro-américain, est banni par Facebook

Louis Farrakhan, le leader charismatique de 85 ans du mouvement de la Nation of Islam, s’est vu retirer son accès au plus important réseau social au monde, Facebook.

Louis Farrakhan, né Louis Eugene Walcott le 11 mai 1933 dans le Bronx à New York. Ses deux parents sont Antillais. Sa mère est de Saint-Christophe-et-Niévès et son père est Jamaïcain. Louis Farrakhan a organisé la Million Man March de Washington D.C en 1995.

Louis Farrakhan, né Louis Eugene Walcott le 11 mai 1933 dans le Bronx à New York. Ses deux parents sont Antillais. Sa mère est de Saint-Christophe-et-Niévès et son père est Jamaïcain. Louis Farrakhan a organisé la Million Man March de Washington D.C en 1995.

Louis Farrakhan, photographié souriant auprès de Barack Obama, nommé homme de l’année en 2005 par Black Entertainment Television (BET) et fréquenté par toutes sortes de vedettes américaines, au-delà de l’organisation politico-religieuse de la Nation of Islam, est un des plus fervents défenseurs des droits des Noirs aux États-Unis. Avec son langage imagé, dans la tradition de Malcolm X, Farrakhan irrite une tranche de l’establishment. D’ailleurs, l’Anti-Defamation League (ADL, « Ligue antidiffamation »), une ONG juive américaine a étiqueté Louis Farrakhan, le proéminent défenseur des Droits des Noirs, d’antisémite.

Avec la décision de bannir son profil et ses commentaires de Facebook, qui compte 2.3 milliards de comptes actifs soumis aux idéaux de son fondateur Mark Zuckerburg, on se croirait aux premières places d’un film qui raconterait l’histoire d’une nation pantin de son despote. Mais ici, la réalité  dépasse cette fiction. La nation est élevée ici à l’échelle mondiale. Les dissidents du discours canonique des puissants et des médias qui leurs sont assujettis sont éliminés, effacés, non-existants. Il ne reste qu’un langage javellisé destiné à un public voulu en constant état de consommation par les puissants.

L’idée est que dans l’ère des monopoles, Facebook s’en fou des enjeux sociaux des Noirs. En 2017, Facebook fermait la page de NegroNews en prétendant unilatéralement qu’il incitait à la haine raciale. L’influent média français afrocentriste répondit dans un communiqué : « NegroNews n’est pas et ne sera jamais un média raciste, tout simplement car la haine d’autrui n’a jamais et ne fera jamais avancer une communauté. Cependant, force est de constater qu’il semble exister une inégalité des citoyens/… / N’est-il pas contraire à la Constitution d’empêcher une communauté de se réunir sur un réseau social afin de s’informer, s’inspirer, s’encourager, s’entraider et même s’aimer alors que cela est permis à d’autres ? Le communautariste est-il donc permis à toutes les autres communautés sauf la nôtre? Les Noirs ne peuvent-ils donc pas se réunir autour d’un sujet, d’une cause, d’un problème sans qu’ils soient surveillés, épiés, contrôlés par ceux qui se prétendent pourtant partisans de la liberté d’expression et d’opinion? »

Il y quelques mois seulement, Facebook refusa, même après contestation de notre part, que ce magazine web, L’Encre Noir, supporte ce simple titre Nike offre une ligne de vêtements à Colin Kaepernick sur sa plateforme. Apparemment ce n’est pas le genre d’information qui doit faire réfléchir son public ou ses commendataires.

Dans la liste noire de Facebook, on retrouve une panoplie d’individus louches comme David Duke, raciste assumé, membre du Ku Klux Klan et anciennement de la Chambre des représentants de Louisiane aux États-Unis. Amalgamer le mouvement des droits des Noirs à celui des Blancs est une indélicatesse crasse. Durant les 300 dernières années, les Afro-américains ont subi tous les outrages possibles. Pendus, décapités, violés, brûlés pour être aujourd’hui ségrégués et dévalorisés en plein sol américain, les mouvements de militantismes noirs se collent plus avec l’amour de soi comparativement celui des Blancs qui réclament la haine de l’autre (Noirs, Juifs et homosexuelles).

Plusieurs personnalités publiques ont pris la parole pour dénoncer ce qui semble être un nouveau musellement pour une grande partie de la population noire et musulmane si on y ajoute le bannissement du livre de Louis Farrakhan par Amazon, The Secret Relationship Between Blacks & Jews. Cet événement ajoute a l’animosité et suggère que le Noir n’a pas le droit  ou l’autorité d’écrire, raconter sa propre Histoire. Hier, le rappeur Snoop Dogg a appelé carrément au boycottage de la plateforme web de douze milliards de dollars. Snoop Dogg suivit par 35 millions de personnes sur Facebook a annoncé avec vigueur qu’il continuera à partager les propos de Louis Farrakhan sur son mur.

En 1987, les Flyers de Philadelphie ont érigé une statue de Kate Smith à l’extérieur de son aréna, le Spectrum. Elle fut recouverte puis enlevée en avril 2019 en raison des paroles racistes de certaines de ses chansons précédentes.

Une équipe de hockey professionnelle élimine une statue dérangeante

En 1987, les Flyers de Philadelphie inaugurèrent une statue de Kate Smith, une chanteuse porte-bonheur qui avec son God Bless America fait aligner victoires après victoire à l’équipe du Nord-est des États-Unis. Aujourd’hui, la sculpture est recouverte par un drap de la honte pour des chansons racistes vocalisées par la cantatrice.

En 1987, les Flyers de Philadelphie ont érigé une statue de Kate Smith à l’extérieur de son aréna, le Spectrum. Elle fut recouverte puis enlevée en avril 2019 en raison des paroles racistes de certaines de ses chansons précédentes.

En 1987, les Flyers de Philadelphie ont érigé une statue de Kate Smith à l’extérieur de son aréna, le Spectrum. Elle fut recouverte puis enlevée en avril 2019 en raison des paroles racistes de certaines de ses chansons précédentes.

Les Flyers de Philadelphie font leur entrée dans la Ligue Nationale de Hockey en 1967. Avant le match du 11 décembre 1969, l’équipe de hockey fait entendre une interprétation du God Bless America chanté par Kate Smith. Suivant cette victoire, l’équipe orange, noir et blanc choisira de faire entendre la chanson avant les matchs à domicile, de temps en temps. La perception était que l’équipe avait plus de succès à ces occasions, alors la tradition prit de l’ampleur.

Kate Smith, née dans l’État de Virginie en 1907 puis décédée d’un arrêt respiratoire en 1986, a pourtant vocalisé de bien douteuses mélodies durant sa carrière musicale. En 1931, elle rend célèbre la chanson That’s Why Darkies Were Born (C’est pour cela que les Noirs sont nés). La première strophe dérange :

Quelqu’un devait cueillir le coton,
Quelqu’un devait cueillir le maïs,
Quelqu’un devait faire l’esclave et pouvoir chanter,
C’est pourquoi les foncés sont nés.

Texte original:
Someone had to pick the cotton,
Someone had to pick the corn,
Someone had to slave and be able to sing,
That’s why darkies were born

Malgré tout cela, l’interprétation de Kate Smith de la chanson patriotique par excellence des Américains, le God Bless America, s’est vue porté par bien d’autres. Peut-être est-ce sa médaille présidentielle de la Liberté, la plus haute décoration civile des États-Unis reçu en 1982 qui lissa son image,  mais toujours est-il que depuis la date du 11 septembre 2001, les Yankees de New York l’adoptèrent. A chaque septième manche, ils tourmentaient l’atmosphère du Yankee Stadium de la voix résonnante de Kate Smith. La plus ancienne franchise, la plus titrée,  de la Ligue Majeure de Baseball est aussi la première qui a choisi de se défaire de ce legs embarrassant, jeudi dernier, en retirant l’enregistrement de l’Oiseau chanteur du Sud de leur répertoire. « Les Yankees prennent très au sérieux les insensibilités sociales, raciales et culturelles. Et même si aucune conclusion finale n’a été tirée, nous penchons du côté de cette sensibilité. » annonce un porte-parole de l’équipe de baseball dans le Daily News.

Les Flyers ont tôt fait d’emboîter le pas. « Nous avons récemment appris que plusieurs chansons interprétées par Kate Smith contiennent des paroles offensantes qui ne reflètent pas nos valeurs en tant qu’organisation », laissent-ils couler dans un communiqué le jour suivant.   « Le principe de la LNH, ‘Le hockey est pour tout le monde ‘, est au cœur de tout ce que défendent les Flyers  », notifie le président de l’équipe de hockey de la ville de l’amour fraternelle, Paul Holmgren. « En conséquence, nous ne pouvons pas rester immobile pendant que des items d’une autre époque nous empêchent de devenir qui nous sommes aujourd’hui. »

La statue de Kate Smith qui avait été érigée à l’extérieur du Spectrum en 1987 puis déplacée lorsque l’aréna a été démoli a été recouverte vendredi d’un drap sombre puis retirée définitivement, le dimanche 21 avril 2019.

Rhodnie Désir

De l’art noir sans concession au M.A.I.

L’art enrichit nos vies, c’est bien connu. Durant trois semaines, du 8 au 27 avril 2019, le M.A.I. (Montréal, Arts Interculturels) tentera d’embellir la vôtre avec son exposition Black.Art.Empowerment.

Montréal, arts interculturels propose pour la première fois une série exceptionnelle dédiée aux arts des communautés noires. 3 semaines d’évènements où se succéderont les performances de 4 artistes internationaux interdisciplinaires, entourée d’un volet de 3 conférences autour des enjeux et des expériences relatives aux droits civils et à l’engagement social.

Montréal, arts interculturels propose pour la première fois une série exceptionnelle dédiée aux arts des communautés noires. 3 semaines d’évènements où se succéderont les performances de 4 artistes internationaux interdisciplinaires, entourée d’un volet de 3 conférences autour des enjeux et des expériences relatives aux droits civils et à l’engagement social.

Depuis le printemps 1999, le M.A.I. est un allié culturel pour les artistes qui cherchent un accompagnement dans leur démarche artistique tout en offrant aux Montréalais une vitrine sur un art qui bat au rythme des diverses cultures qui composent la métropole québécoise.

La série Black.Art.Empowerment a été segmenté en deux volets :  performances & conférences. Michael Toppings , directeur général et artistique du M.A.I. s’est occupé des performances et Rhodnie Désir est commissaire du volet conférence. Rhodnie, qui porte également le chapeau de présidente du conseil d’administration du M.A.I précise la pulsion de l’événement artistique qu’elle a elle-même conceptualisé : « C’est de faire sans demander permission, de poser là ou l’on est, le propos des communautés noires à Montréal, de prendre l’espace pour nous, pour s’élever et pour dire par l’art et le pouvoir de l’art. »

Les conférences exploreront quatre thèmes : I see, I speak, I do, I am movement. L’anglais est utilisé ici par préférence de la chorégraphe « J’ai choisi que les titres soient en anglais parce que c’est ce qui allait droit au but. C’est comme si dire ‘je parle’, pour moi cela ne donne rien de fort. I speak ca s’ancre.  L’anglais est une langue d’action, une langue de guerre. »

Le panel I speak où participait le documentariste Wiel Prosper  avait lieu le lundi 8 avril 2019, quelques minutes avant notre entretien avec Rhodnie. L’exercice a dévoilé devant une vingtaine de participants, des leaders Noirs inspirants qui ont marqué le temps (Thomas Sankara, Sheik Anta Diop) mais aussi, a réussi à mettre en lumière le leadership que nous possédons tous en nous. « Le but était de prendre des discours de leaders importants Noirs qui nous inspirent, de s’en inspirer pour réfléchir aujourd’hui à ce qu’on a envie d’écrire maintenant. » clarifie Rhodnie Désir.

Marikiscrycrycry au M.A.I le 9 avril 2019

Marikiscrycrycry au M.A.I le 9 avril 2019

Malik Nashad Sharpe, danseur chorégraphe, a déjà créé pour le English National Opera. Le jeune artiste noir affilié au monde queer sera la tête d’affiche les 17 et 18 avril 2019. Né à New York de parents natifs de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, le chorégraphe de 26 ans habite maintenant la ville de Londres où il a étudié la danse. « Quand j’ai étudié la danse au Royaume-Uni, dans le but de m’intégrer dans l’université, je devais mettre de côté mon histoire, ils n’étaient pas intéressés à mon style. Ils m’imposaient du ballet ou de la danse contemporaine, ces genres de techniques qui ne sont pas créés par des corps comme le mien. De plus, aucun de mes professeurs ne me ressemblait. On m’a même suggéré d’abandonner les choses que j’avais acquises. »

Aujourd’hui  la plus grande fierté du jeune chorégraphe connu aussi sous le pseudo : Marikiscrycrycry, est de continuer a faire des routines qui exposent le « blackness ». « Je tente de faire des chorégraphies qui humanisent le Noir le plus que possible, de toutes les manières possibles. »

La performance que Malik Nashad Sharpe offrira au M.A.I. s’intitule $elfie$. Cette pièce a été complétée il y a maintenant trois ans.« L’œuvre démontre un esthétisme du blackness et du queerness. J’ai créé cette pièce en 2016 alors que beaucoup de choses sont arrivées cette année-là dans le pays où j’ai grandi et le pays où j’habite maintenant. Donald Trump a été élu, le Brexit est arrivé. Je me suis demandé “comment vais-je traiter cela comme une personne qui est affectée par ces circonstances, puisque le racisme est plus manifeste qu’auparavant et l’hostilité se répand. Honnêtement, cela a un impact dans la façon dont j’évolue dans le monde /…/ Alors cette routine, “poursuit le chorégraphe” est une tentative de faire quelque chose qui est anti ceci, contre cela, en investiguant ma propre humanité ma une culture noire qui m’est si familière.

Marikiscrycrycry  termine avec ce souhait: “Une chose que je désire est que les Noirs qui ne sont pas habituellement en contact avec des performances, des musées, ce genre de choses, qu’ils viennent nous regarder et ils verront s’ils peuvent se retrouver dans notre oeuvre.

Une ribambelle d’acteurs, d’activistes, d’artistes seront aussi présents pour l’événement qui s’échelonne sur trois semaines. La bédéiste D. Mathieu Cassendo, Kapwani Kiwanga, Dorothy Alexandre, Pierre-Michel «Afternoon» pour ne nommer que ceux-ci.  “Attendez-vous à entrer dans un univers que vous ne connaissez même pas!” prévient Rhodnie Désir.

44 ans de Radio Centre-Ville

Un premier gala culturel pour une radio culte

Radio Centre-Ville, le 102.3 FM, a quarante-quatre ans. Quarante-quatre années à offrir un espace à un public qui cherche à se reconnecter, pour un moment, avec leur langue, leur culture. Cet anniversaire s’est souligné le 30 mars 2019 dans l’Est de la ville de Montréal avec dans une grande réunion des supporteurs du radiodiffuseur établit depuis 1975 .

À l'image de la mosaïque de cultures et d'idée qui compose Montréal, Radio Centre-Ville diffuse en huit langues: français, anglais, espagnol, grec, portugais, créole, mandarin et cantonais.

À l’image de la mosaïque de cultures et d’idée qui compose Montréal, Radio Centre-Ville diffuse en huit langues: français, anglais, espagnol, grec, portugais, créole, mandarin et cantonais.

On attendait 400 personnes au premier gala culturel de Radio Centre-Ville ,« la radio des oubliés des médias de masse, la seule multilingue de Montréal » comme annonce le radiodiffuseur dans leur communiqué. Environ 600 personnes se sont pourtant pointées au Centre des congrès Renaissance pour la soirée animée la voix vivifiante de l’animateur radio Ronnie Dee accompagné pour l’occasion de Marta Raposo, chanteuse émérite de fado. Mais 600 personnes ce n’est rien si l’organisation aurait voulu promouvoir avec plus d’ardeur la présence du chanteur haïtien Alan Cavé, qui, a lui seul pourrait remplir une salle de plus de 2000 âmes.

« Malgré les multiples écueils qu’il a fallu affronter pour assurer sa survie, c’est notre devoir de continuer à déployer des efforts pour préserver l’essentiel de la mission historique de Radio Centre-Ville et à faire en sorte qu’elle continue d’être l’étendard des différentes minorités et le porte-voix des sans-voix » annonce fièrement dans la grande salle Clémentina Santos, Présidente du conseil d’administration de Radio Centre-ville, où, attablées,  la diversité montréalaise se révélait. Les communauté latines, helléniques, lusophones, haïtiennes et même LGBT ont contribué au succès de ce premier gala que s’offrait la radio montréalaise. Les Haïtiens  supplantaient clairement les autres groupes en nombre, mais la programmation diversifiée promettait une ambiance où tous se partageraient la scène avec complicité.

Vers 21 h 30, les prestations de chansons mexicaines de Christina Robledo et Chava Colin ont entamé le volet culturel de la soirée. Ont poursuivis, Christina Fontis pour l’assistance hellénique, Martha Raposo et Suzi Silva pour les lusophones, le groupe Mapou Ginen, la « référence » en matière de danse haïtienne au Canada puis Greg Tudeski pour la communauté LGBT,  le plus ardemment applaudi pour son impressionnant numéro d’imitation de chanteuses (Ginette Reno, Patricia Kaas, Cœur de Pirate, Annie Lennox …) qui fut unanimement salué par la foule repue d’un repas servi tardivement.

Mais que serait un gala sans les prix honorifiques? Radio Centre-Ville, une armé de 350 bénévoles a tenu à souligner le travail de quelques-uns des plus remarquables. Marie-Claudette Ciriaque reçut ainsi des mains de Victor Roberge, animateur LGBT de l’émission Fraichement jeudi, une prestigieuse médaille de l’Assemblée nationale du Québec, et une plaque honorifique fut remise, entre autres, au journaliste Raymond Laurent et au DG de la station, Wanax Lalanne-Zéphyr pour leur implication exceptionnelle.

La soirée levée de fonds de Radio Centre-Ville  s’est terminé dans les petites heures du matin sous les chants exaltants d’Alan Cavé qui entonna ses plus brulants succès accompagné à la guitare de l’icône haïtienne Toto Laraque.

La possession d'un smartphone augmente dans la plupart des pays en développement, y compris en Afrique subsaharienne. Par exemple, 34 % des adultes sénégalais déclarent maintenant posséder un smartphone, contre 13% à peine en 2013

Le Roi de la schizophrénie

57 est le nombre de téléphones portables qui se vendent par seconde.  Incroyable mais vrai! Ce chiffre invraisemblable reflète le désir des individus à être joignable, informé, disponible, communicatif, interactif, et d’autres épithètes que certains individus de l’ère moderne ont l’outrecuidance de prétendre.

La possession d'un smartphone augmente dans la plupart des pays en développement, y compris en Afrique subsaharienne. Par exemple, 34 % des adultes sénégalais déclarent maintenant posséder un smartphone, contre 13% à peine en 2013

La possession d’un smartphone augmente dans la plupart des pays en développement, y compris en Afrique subsaharienne. Par exemple, 34 % des adultes sénégalais déclarent maintenant posséder un smartphone, contre 13% à peine en 2013

Les services offerts par les smartphones sont tellement nombreux qu’ils font oublier la fonction principale de l’appareil. Bon nombre d’utilisateurs, et sous prétexte de la recherche de l’actualité remarquable, essayent d’assouvir le plaisir de la recherche de l’information révoltante et du scandale. Visiblement, le petit rectangle leur offre un service soi-disant curatif en satisfaisant leur curiosité maladive.

L’abondance des sites web et des réseaux sociaux spécialisés en matière de l’immoralité, avec ses millions d’abonnés, est la preuve que ces personnes  ne sont pas vraiment à la recherche de l’information, telle que l’on pourrait l’imaginer : ce qui se passe dans le monde ou la région et les variétés dans différents domaines, mais ils sont plutôt assoiffés du choquant, du troublant et du honteux.

Or, ce qui est malhonnête chez ces amateurs du show indécent, c’est le fait de se contredire souvent avec des principes de liberté ou de tolérance qu’ils prétendent souvent les leurs.  Le paradoxe est flagrant pour quelqu’un qui se croit indifférent et qui fout son nez là où le scandale existe; pour quelqu’un qui défend les libertés et qui se retrouve comme oppresseur d’une originalité assez bizarre; pour quelqu’un de sage mais qui est en effet excentrique par son désir de diffamer et de médire. Visiblement les principes du jour ne sont pas ceux de la nuit!

Les infos de la guerre, du  séisme ou du putsch au pays voisin ne sont rien devant un  fait grossier dont il trouverait de quoi dire et redire! Les  chaînes et les sites d’infos se sont aperçus de ce fait. Si on trouve des UNES tout à fait à côté de la plaque, c’est qu’ils font de leur mieux pour répondre présent et servir plus de dérisoire et de futilité à cette caricature de l’humanité puérile et égocentrique. C’est un spécimen en pleine croissance qui mérite qu’on lui prête attention.  Alors que dans le monde de la réalité, ce pseudo moralisateur est digne du respect avec ses principes prêchés sur l’éthique et les libertés ; on le retrouve, dans le monde virtuel, beaucoup plus léger, lui, qui  a retiré son Beret d’Aristote, à la recherche de futilités de tout genre… L’autre c’est pas lui ! Un  vrai dédoublement de personnalité!

D. Mathieu Cassendo, bédéiste

Tête à tête avec D. Mathieu Cassendo, bédéiste

Posted by LencreNoir.com on Monday, March 25, 2019

Tête à tête avec Dimani Mathieu Cassendo, bédéiste

Dimani Mathieu Cassendo, bédéiste illustratrice, est reconnue pour son engagement envers les communautés afro-descendantes et LGBTQ+ à travers ses dessins. Le génie de D. Mathieu Cassendo peut s’apprécier à travers sa BD et ses illustrations qui embrassent les thèmes de l’inclusion et de la diversité.

Dimani Mathieu Cassendo

Dimani Mathieu Cassendo

« Par chance », comme le soutient l’auteure, ses contrats d’illustrations amènent la créatrice sur des thèmes qui lui permettent d’élaborer du contenu éducatif sur des enjeux dont on entend peu parler.

« Petit à petit, j’essaie de reprendre le webcomic. J’ai commencé une histoire il y a plusieurs mois qui s’appelle Exercice de vulnérabilité. En 2018, j’ai lancé un zine mensuel dont il me reste encore deux issues à remettre à mes abonné.e.s. Puisqu’iels me supportent avec mes retards, je vais leur imprimer cette BD. »

Pour les aficionados de sa première BD, il y aura suite de ‘ La Petite Suceuse ‘. Actuellement en écriture cette nouvelle aventure sera proposée à une nouvelle maison d’édition qui saura suivre les valeurs de l’auteure aux racines haïtiennes.

Marie-Josée Lord et Jean Roke Patoudem

Un duo de choc pour une 35ème édition du Festival International du Cinéma Vues d’Afrique

Le 35e Festival international de cinéma Vues d’Afrique, présenté par Québecor, en partenariat avec Royal Air Maroc, Transporteur officiel, commence le 5 avril 2019 à 18h lors de sa soirée d’inauguration au Cinéma Impérial. Durant 10 jours, le Festival présente à la Cinémathèque québécoise, 132 films de 45 pays différents d’Afrique, des Caraïbes, l’Europe et d’Amérique du Nord et accueille de nombreux invités internationaux.

LES FAITS EN CHIFFRES 10 jours de festival 132 films présentés 45 pays représentés d’Afrique, des Caraïbes, d’Europe et d’Amérique du Nord 24 films canadiens dont 12 films étudiants

LES FAITS EN CHIFFRES
10 jours de festival
132 films présentés
45 pays représentés d’Afrique, des Caraïbes, d’Europe et
d’Amérique du Nord
24 films canadiens dont 12 films étudiants

LA MARRAINE : MARIE-JOSÉE LORD

Cher public, chers partenaires et chers participants, C’est avec beaucoup de bonheur que cette année j’ai été choisie pour être là Marraine du 35e Festival international de cinéma Vues d’Afrique. Ce Festival est une vitrine pour tous nos réalisateurs, producteurs et acteurs du continent africain. Car en effet il n’y a pas qu’Hollywood! Tout au long du Festival nous aurons le privilège de visionner des bijoux de tous ces artisans du 7e art. Ce festival est une fierté et une richesse pour notre métropole diversifiée.

Le Festival international de cinéma Vues d’Afrique, nous révèle des oeuvres magnifiques et des histoires touchantes et inspirantes. Il nous permet aussi de découvrir de jeunes talents, d’entendre l’actualité de ce grand continent à travers différents points de vue et angle de vue. Ne dit on pas qu’une image vaut mille mots? Il s’en dira bien des choses pendant ce 35e Festival ! Comme moi, venez découvrir, venez apprendre, venez admirez et venez encourager ces grandes oeuvres et ces grands talents du grand écran venus de ce riche continent: l’Afrique.

Bon Festival !

Marie-Josée Lord Marraine 2019

À propos de Marie-Josée Lord

Au sommet de son art, Marie-Josée est une artiste multidisciplinaire dans le domaine de la musique. Née en Haïti et adopté à l’âge de 6 ans par un couple de Lévis, elle rentre au conservatoire de Québec pour apprendre le piano. Elle découvre à l’âge de 22 ans, le chant. Elle a choisi son don le plus précieux, la voix, pour commencer sa carrière de soprano en 2003 dans le rôle de Lili (Turandot). Depuis, elle a eu plusieurs rôles comme soprano dans plusieurs pièces comme Passionately, La Bohème, L’étoile, Cosi fan tutte, Il segreto di Susanna, Starmania opéra et Stone.

C’est en 2015, qu’elle obtient le rôle-titre d’Aida. Ancienne membre de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, Marie-Josée Lord, a accumulé de nombreuses récompenses et gagnante de nombreux prix. Elle a également chanté avec plusieurs chefs-orchestres comme Kent Nagano. Elle a lancé son album Femmes avec l’Orchestre Symphonique de Laval et Alain Trudel qui révèle sa voix qui est selon elle « devenue mature ». Depuis le tremblement de terre en Haïti, elle s’implique pour aider les plus démunis dans son pays d’origine après que ses parents adoptifs ont trouvés son frère biologique.

LE PARRAIN : JEAN ROKE PATOUDEM

C’est avec grand plaisir que je serai le parrain de la 35ème édition du Festival international de cinéma VUES D’AFRIQUE 2019 aux côtés de la grande soprano Marie-Josée LORD que j’admire tant. Festival que j’ai fréquenté ces dernières années sporadiquement souvent avec, ou sans mes films et en y gagnant quelques fois des prix. En 2018, le festival VUES D’AFRIQUE m’a permis d’y organiser pour la première fois « LA NUIT DE LA SERIE AFRICAINE » avec grand succès.

Depuis 35 ans, ce Festival est l’un de ces lieux fondamentaux en Amérique où le cinéma d’Afrique peut vivre et rencontrer son public. Cette édition qui marque un tournant décisif pour la manifestation doit être couronnée de succès encore plus que les précédentes. Je vous y attends tous du 05 au 14 avril 2019 pour découvrir ensemble des films, des documentaires et des séries inédites d’Afrique ou en rapport à l’Afrique et pour que la fête soit bonne.

Jean Roke Patoudem Parrain 2019

À propos de Jean Roke Patoudem

Fondateur des sociétés Patou Films International (France et Cameroon Studio (Cameroun)), il est aussi réalisateur, producteur et distributeur de films. C’est à l’âge de 23 ans que son père lui offre une caméra super 8 qui réalise ses premiers films, un long-métrage et un court métrage. Il s’installe en France en 1988 et fonde Patou Films international en 1992. C’est en 2004, qu’il dirige la production du film « No Way » de Owell Brown à Paris avec le rappeur PASSI qui avait le rôle principal. C’est qu’après un an, en 2005, qu’il produit le long métrage « Unni » de Murali Nairqui en Inde. Ce film a été sélectionné dans les plus grands festivals internationaux.

MrBoom

La Cabane à sucre des Blacks… ouverte à tous!

Au Québec de mars à avril on célèbre le temps de sucre. Cette coutume qui traverse les époques se voit donner un nouvel élan avec des Afro-québécois qui s’approprient, embrassent inéluctablement des traditions de la Belle Province. C’est ce que l’on a pu apercevoir, hier, le 16 mars 2019 alors que la Cabane à sucre Jean-Renauld & Fils à St-Eustache accueillait à bras ouvert une clientèle presque exclusivement antillaise. Konpa, reggae et hip-hop se sont mêlés au traditionnel rigodon.

Goofy Welldone

L’humoriste / comédien Goofy Welldone

Cette journée survoltée ou les billets étaient disponibles sur la nouvelle plateforme Ennery, nous la devons à Ralph Jean-Pierre de GoodLife Productions, un promoteur/DJ accompli qui compte dix années d’expérience dans le domaine du divertissement. « En 2017 ce fut la première édition du Sugar Shack. » nous confie fièrement Ralph plus connu sous le pseudonyme Mr. Boom. Le DJ qui a déjà mixé aux cotés de la légendaire Spinderella du groupe Salt n Pepa poursuit, sans attendre : « La cabane à sucre comme tout le monde le sait est une tradition québécoise. Nous, on a amené une touche de notre communauté, notre vibe. C’est ce qui fait que c’est un grand succès! »

L’idée de cette fusion des genres revient à Frantz jr. Pierre de Spotlight Entertainment qui depuis déjà un an, plus hardiment depuis décembre 2018, buche sur cette date qui accueillait plus de 500 personnes, très majoritairement d’origine haïtienne, à la cabane à sucre. « L’idée est que j’aime ça l’ambiance, la réunion, que tout le monde se rassemble, que le monde puisse se parler. Même si on ne se connait pas, on s’assoit à une table et à la fin de la soirée, on peut être en mesure d’avoir une communication avec l’autre. »

Comme les Haïtiens se font toujours un devoir d’arriver tard, vers 20h, après que le beurre et le pain furent déjà installés sur les tables, les participants à cette journée arrivèrent enfin dans la cabane à sucre en activité depuis 1957. Les bouteilles de rhum accolées au mythique sirop d’érable, dont le Québec produit 72% de la production mondiale, se sont mis à trôner au milieu des tables. A coté, le menu classique: des érablières composé de la fameuse soupe aux pois, des oreilles de crisse, des cretons, crêpes, jambon et omelette.

Frantz jr. Pierre de Spotlight Entertainment

Frantz jr. Pierre de Spotlight Entertainment

La Comedy Édition, comme nous précise M. Pierre fut supporté par Goofy Welldone, Renzel Dashington et Jmjelie. Le maitre de cérémonie de cette « Cabane à sucre des Blacks… ouverte à tous » comme le martela l’extravagant Goofy Welldone que l’on peut apprécier plus crument sur son Snapchat, cumule ses présences sur la scène québécoise où il anime plusieurs événements du genre. Courtisant maintenant les Français, il s’est retrouvé à l’Ivress d’Humour Comedy Club et au Paname. Cet exil annoncé est imposé s’il souhaite perdurer dans son métier pense-t-il: « Au Québec, dans la télévision québécoise francophone, il n’y en a pas de place pour le Black.» L’humoriste et comédien s’explique : « Il y a zéro Black à la télévision francophone québécoise. Là, quand je dis ça, les gens vont dire ‘ ahhh Goofy t’exageres’. Alors moi je dis OK, il y a 0,7 % de Blacks, et ça c’est une réalité… À l’international il y a plus de débouchés. »

Son compère, Renzel Dashington, 20 années dans le spectacle, fondateur des Bads Boys  du rire en ajoute aux inquiétudes de Goofy Welldone « La culture de l’humour québécois est une culture d’humour qui fonctionne par elle-même et ne sens pas le besoin de nous inclure. » C’est ce regard qui amena Renzel a formé le collectif d’humoristes montréalais, Les Bads Boys du Rire. Ainsi, il offre un open mic tous les mercredis à 8h au Petit Agrikol, le bar flanqué au coté du restaurant haïtien Agrikol cofondé par Regine Chassagne du groupe les Arcade Fire  dans une soirée gratuite au centre-ville de Montréal ou les amateurs peuvent savoir s’ils ont l’étoffe d’un ou d’une humoriste. Lors de cette cabane à sucre, Renzel Dashington raconta une histoire « bien rodée » d’un Noir s’adonnant au jogging avant que Goofy ne fasse participer la foule à des jeux plus farfelus les uns que les autres.

Quant à la jeune foule de plus de 500 âmes, ces Québécois, d’une ou deux générations pour une écrasante majorité, elle a pu festoyer joyeusement dans cette coutume canadienne datant du 19e siècle, sur du zouk, konpa, reggae et des airs de rigodon bien poussé par les DJ amusés. Pas d’animosité, que des rires, de vives échanges, des chants et de la danse dans cette veillée particulière à la cabane à sucre située à St-Eustache sur la rive nord de Montréal.

 

Les responsables d'un centre de distribution UPS aux États-Unis « ont permis, toléré, encouragé et encouragé » une culture de racisme sur le site qui a conduit à des actes racistes et à des décisions d'emploi discriminatoires, selon la plainte.

UPS poursuivit, une nouvelle fois, pour racisme

Au pays de l’oncle Tom, l’entreprise postale UPS (United Parcel Service), se fait poursuivre par dix-neuf employés Noirs pour avoir prétendument entretenu une atmosphère raciale tendue envers ses employés afro-américains.

Les responsables d'un centre de distribution UPS aux États-Unis « ont permis, toléré, encouragé et encouragé » une culture de racisme sur le site qui a conduit à des actes racistes et à des décisions d'emploi discriminatoires, selon la plainte.

Les responsables d’un centre de distribution UPS aux États-Unis « ont permis, toléré, encouragé et encouragé » une culture de racisme sur le site qui a conduit à des actes racistes et à des décisions d’emploi discriminatoires, selon la plainte.

La plainte déposée mercredi révèle que les directeurs et les superviseurs « avaient permis, toléré, promu et encouragé une culture du racisme et des comportements racistes discriminatoires » au centre de distribution UPS à Maumee, dans l’Ohio.

Dans la compagnie américaine connue sous le nom The Big Brown par rapport à la couleur de l’uniforme brun de leurs travailleurs, sans aucune mesure disciplinaire, des commis Blancs humiliaient pendant des décennies leurs collègues Noirs. Ainsi, des employés Blancs interpelaient les Noirs par le mot « Nègre », accrochent des nœuds de pendu sur le plafond, ou plaçaient des singes aux endroits où évoluaient plusieurs travailleurs noirs.

La plainte soutient également qu’un salarié Blanc de l’entreprise fondée 1907 aux États-Unis, refusait de livré des colis dans un quartier habité majoritairement par des Afro-américains. Licencié, cet employé ouvertement raciste a été réadmis dans l’entreprise postale.

UPS a un historique profond de discrimination raciale dans son ADN. Dans les années 60 et 70, la Big Brown a connu de fortes pressions pour enfin admettre des Noirs parmi ses salariés. Greg Niemann,  un gestionnaire et historien de la compagnie, dans son livre Big Brown: The Untold Story raconte: « Selon une longue tradition, de nombreuses entreprises n’engageaient pas de minorités, et UPS en faisait partie. UPS a trouvé qu’il était plus facile de suivre la majorité de l’Amérique blanche et ses dirigeants se sont livrés au stéréotypage des minorités plutôt que de les embaucher. »

La plainte contre UPS soutient que ce climat raciste persiste encore aujourd’hui puisque les travailleurs affirment également qu’ils n’ont pu avoir de promotions et des postes plus désirables en raison de la discrimination raciale ambiante. Après trente années de loyaux services dans l’entreprise, une employée Pamela Camper, a toujours un quart à temps partiel.  « J’ai essayé à plusieurs reprises d’obtenir une promotion à un poste à temps plein et on me néglige constamment », a déclaré Pamela Camper, affirmant qu’UPS faisait souvent la promotion de personnes moins expérimentées qui étaient de race blanche. Mme Camper est l’un des dix-neuf employés qui portent plainte contre UPS.

Pour se défendre, la compagnie avec un chiffre d’affaires de plus de 60 milliards de dollars américains soutient dans un communiqué émis hier, jeudi le 15 mars 2019, que les comportements évoqués dans cette action en justice sont « odieux et en conflit avec nos valeurs et notre culture ».

En avril 2016, huit hommes Noirs ont reçu un montant de 5,3 millions de dollars en dommages et intérêts après avoir poursuivi UPS en justice pour avoir favorisé un lieu de travail hostile au Kentucky. Les travailleurs ont déclaré que leurs collègues Blancs avaient suspendu au plafond une effigie d’un afro-américaine et avaient utilisé des insultes raciales.

Dayana Ntibarikure, Jamila Shani Joseph et Keren Roberts

Ces mères qui aiment en couleurs

Si vous voulez prolonger un peu le Mois de l’Histoire des Noirs, nous vous suggérons la pièce de la talentueuse dramaturge, actrice et productrice, Trey Anthony : How Black Mothers Say I Love You,  que le Black Theatre Workshop (BTW) présente jusqu’au 16 mars 2019.  Cette œuvre sera bientôt portée à l’écran, avec la collaboration du réalisateur, producteur et scénariste Clement Virgo (The Book of Negroes, Poor Boy’s Game).   

Faire parler les silences qui tuent

L'équipe de How Black Mothers Say I Love You de Trey Anthony

L’équipe de How Black Mothers Say I Love You de Trey Anthony

L’histoire de cette pièce est celle des relations épineuses entre mères et filles, issues de ces décennies qui ont porté l’odieux des séparations familiales dans l’espoir d’améliorer le sort de ses proches. Daphné (Andrea Davis) a laissé pendant six ans ses deux filles en Jamaïque avec leur grand-mère, et son aînée ne le lui a jamais pardonné. Claudette (Dayana Ntibarikure) est l’enfant qui se rebelle et veut provoquer sa mère, la blâmer de l’avoir abandonnée.

Sa cadette, Valérie (Karen Roberts), personnifie l’enfant qui essaie d’être parfaite pour faire plaisir à sa mère. Elle s’habille bien, se tient bien, elle entre dans le moule demandé, avec le bon mari qui s’occupe bien d’elle et le projet de maternité.

À l’annonce de la maladie incurable de sa mère, Claudette revient chez elle après trois ans de silence, et tente tant bien que mal de faire accepter celle qu’elle est devenue, une femme de caractère, indépendante et lesbienne.

À la recherche du temps perdu

Pour écrire How Black Mothers Say I Love You, l’auteure Trey Anthony, récipiendaire de quatre NAACP Award (les NAACP Awards sont des récompenses de cinéma, télévision, musique et littérature américaines, remises par la National Association for the Advancement of Colored People, qui honorent chaque année les meilleurs films, musiques, livres, émissions et les meilleurs professionnels de la communauté afro-américaine) s’est inspirée de la vie de sa propre grand-mère alors qu’elle était en phase terminale d’un cancer, ressentant l’urgence de témoigner du vécu d’une immigrante d’origine jamaïcaine. Celle-ci avait laissé en Jamaïque ses enfants pour Londres, où elle travailla comme aide domestique, s’occupant des enfants des autres. Des années plus tard, sa fille vécut la même expérience, quittant l’Angleterre pour le Canada, laissant ses enfants derrière elle pendant quelques années également.

Trey Anthony s’est attardée aux sentiments douloureux vécus à cause de ces séparations. Les personnages de cette pièce parlent beaucoup et expriment leurs blessures afin de les soigner, de les guérir. L’auteure croit que son travail l’a aidée à mieux comprendre les choix de sa mère et ultimement, à mieux l’aimer.  Cette pièce sert précisément à mieux aimer nos mères afro-descendantes, à mieux comprendre la forme de leur amour pour nous.

Une main de velours dans un gant de fer

En tant que directrice, le talent de Tamara Brown a pu être apprécié à Toronto, Winnipeg, New York Stratford et Montréal

En tant que directrice artistique, le talent de Tamara Brown a pu être apprécié à Toronto, Winnipeg, New York Stratford et Montréal

Ceux et celles qui ont une maman noire le savent, elle nous éduque souvent de manière particulière, bien différemment de celles de nos amis en dehors de notre Communauté. La mère noire est orgueilleuse et a la fierté propre aux descendants d’esclaves qui se sont affranchis. Elle est sévère et exigeante, s’inquiète de l’opinion du voisinage, est très pieuse et vendrait sa chemise pour nourrir sa progéniture. Elle est souvent obsédée par la perfection et les tabous, au risque d’en rendre malheureux ses enfants. Et surtout, elle dit rarement, voire jamais, « je t’aime ».

Fréquemment dysfonctionnelle, la famille noire regorge de secrets et de non-dits, qui jalonnent le parcours des enfants qui y grandissent. Si le langage d’amour de la mère noire ne passe définitivement pas par la parole, il se mesure probablement à son don de soi absolu pour ses enfants. Elle te porte, te fait naître, te nourrit, te coiffe, t’habille proprement, t’envoie à l’école, t’amène à l’église, prie pour toi, et c’est là que gisent toutes les preuves de son amour, de son dévouement. Comment pourrait-on douter de son amour, même si elle ne te le dit pas avec des mots?

À la soirée de première, la directrice artistique, Tamara Brown, a révélé que « How Black Mothers Say I Love You est un travail d’amour. Les gens qui ont travaillé pour cette pièce aiment leurs mères, ils aiment leur travail, et vous êtes ici témoins d’un travail d’amour. Les mères noires comptent. Les filles noires compte. L’amour noir compte. »

Joseph Bitamba, l'homme, le film et l'Afrique

Journaliste, producteur et réalisateur, Joseph Bitamba, est originaire du Burundi, mais vit à Toronto depuis 2003.

Posted by LencreNoir.com on Wednesday, February 27, 2019

Joseph Bitamba: l’homme, le film et l’Afrique

Parmi les nombreux évènements organisés à Montréal dans le cadre du mois de l’Histoire des Noirs 2019, L’Espasce Mushagalusa a brillé par son originalité, en mettant à l’honneur le documentaire Tambours sacrés de Joseph Bitamba.

Joseph Bitamba a démarré sa carrière à la télévision nationale du Burundi, son pays d’origine. Ensuite, il en est parti pour suivre des stages de perfectionnement au Burkina Faso, en Belgique, et en France. Il a donc obtenu un certificat en scénarisation à l’Ecole Internationale de Bordeaux et un Certificat en direction de production à l’Institut National de l’Audiovisuel (INA) à Paris. Il vit à Toronto depuis 2003 où il continue à développer son art.

Cinéaste, scénariste et réalisateur indépendant depuis 2011, Joseph Bitamba réalise des documentaires engagés sur le thème de la paix, de la diversité et de la tolérance, tels que Le métis (1996), Iskyaka, la volonté de vivre (2016).

A travers le documentaire, Tambours Sacrés, il a voulu mettre en évidence les similitudes sacrales et artistiques entre les tambours burundais et ceux des Premières Nations canadiennes.

Deeshorty

Deeshorty lance son nouveau single Faux Dieux!

Deeshorty nous présente son nouvel extrait Faux Dieux tiré de son EP «777» qui paraîtra en mai 2019.

Deeshorty

Deeshorty

Son EP « 777 » sera un opus Rap mélodique moderne. Ayant comme influence, le Dieu du Rap, Jay-z et le groupe français Saïan Supa Crew, cette oeuvre artistique piquera la curiosité des observateurs de la planète Rap québ!

Deeshorty nous offre un extrait intitulé Faux Dieux, avec la collaboration du rappeur montréalais RV. Un morceau ambiant qui traite de l’effet « poudre aux yeux » des réseaux sociaux, un sujet qui rejoint tout le monde aujourd’hui.

Le single Faux Dieux de Deeshorty est disponible sur toutes les plateformes numériques (Spotify, Apple Music, Deezer, etc.) depuis vendredi le 22 février et on le retrouve aussi sur les grandes playlists de Spotify tel que « Nouveautés de la semaine » (22 979 abonnés) et « Rap queb » (46 842 bonnés). De plus, le vidéoclip sera en primeur le 6 mars prochain sur Youtube.

Gymnase du Lycée Blaise Pascal

Un cabinet d’architectes ivoirien lauréat du World Architecture Awards 2018

Nominée dans la catégorie Sport, l’Agence Koffi & Diabaté Architectes remporte le prix du meilleur bâtiment sportif des World Architecture Awards 2018, pour le projet du « Gymnase du Lycée Blaise Pascal » d’Abidjan.

Gymnase du Lycée Blaise Pascal

Gymnase du Lycée Blaise Pascal. Blaise Pascal est un mathématicien, philosophe français né à Paris en 1662

Pour cette édition qui se tenait à Amsterdam fin 2018, le cabinet ivoirien était en compétition avec 10 finalistes sélectionnés parmi plus d’une centaine de projets d’envergure internationale. Le jury, composé de professionnels du métier, a qualifié le projet d’ « exemplaire, éthique et magnifiquement réalisé, qui allie parfaitement conception tectonique et environnementale à un contrôle spatial et formel étonnamment mature ».

UN GYMNASE BIO-CLIMATIQUE
« S’inscrivant dans une démarche de durabilité, le Gymnase du Lycée Blaise Pascal d’Abidjan propose un nouveau standard de salle de sport dans un environnement où les méthodes de conception sont trop souvent calquées sur celles des zones tempérées » nous précisent les architectes Guillaume Koffi et Issa Diabaté.

Le bâtiment de 3822m² ouvert, vivant, propice à la pratique sportive des 1500 lycéens, s’attache à proposer une certaine sobriété énergétique, à travers l’utilisation de solutions passives. Notamment sa peau en tôle rouge, qui prend tout son sens dans notre contexte tropical aux températures et humidité élevées, permet la ventilation et l’éclairage naturels de l’ensemble de la salle annulant ainsi tous besoins en climatisation.

À propos de Koffi & Diabaté Architectes
Créée en 2001, l’agence Koffi & Diabaté Architectes s’articule autour de ses deux associés et d’une équipe de 50 personnes qui croient tous fortement que le partage et l’échange sont l’ultime gage d’une nécessaire ouverture d’esprit.

L’agence travaille sur un large éventail de projets allant du logement aux bureaux d’affaires en passant par les lotissements ou encore les opérations immobilières, en Côte d’Ivoire et dans la sous-région. Le but des deux associés est de bâtir des édifices modernes, de qualité, tout en prenant en compte le style de vie et l’identité culturelle de leurs clients.

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