Plus on sait, moins on affirme

Le Festival Haïti en Folie de Montréal et Ville de New York s’unissent pour une édition spéciale en ligne du 24 au 26 JUILLET 2020

Le Festival Haïti en Folie à Montréal, créé par la Fondation Fabienne Colas et présenté par la Banque TD, est fier d’annoncer son retour du 24 au 26 juillet 2020 dans une toute nouvelle formule : EN LIGNE!

Créé en 2007, le Festival Haïti en Folie est le plus important festival pluridisciplinaire en dehors d’Haïti entièrement dédié à la culture haïtienne. Le public y est invité à découvrir chaque année le meilleur de la culture haïtienne en une semaine en plein cœur de Montréal! Le Festival a déjà accueilli, en collaboration avec divers partenaires, des artistes de renom tels : Dany Laferrière, Wyclef Jean, Manno Charlemagne, Ti Corn, Boukman Eksperyans, Sylvie Desgroseilliers, Boulo Valcourt, Groupe Vocal Desandan, Marie Josée Lord, Joujou Turenne, Toto Laraque, Wesli, BIC, Lorraine Klaasen, Sara Renelik et plusieurs autres

Pour cette édition inédite, il présentera une programmation spéciale conjointement avec le Festival Haïti en Folie de la Ville de New York. Les artistes participants, les plateformes de diffusion retenues et le nouveau format seront dévoilés au mois de Juin.

« Depuis le début de la crise de la Covid-19, les artistes haïtiens sont parmi les grands oubliés et vivent une situation financière précaire, constate Fabienne Colas, présidente-Fondatrice du Festival Haïti en Folie. Ces artistes ont été là avec nous en offrant depuis plusieurs semaines leurs œuvres en ligne sans frais. C’est à notre tour de soutenir les artistes en aidant le Festival et c’est pour cela que nous faisons un appel à tous pour des dons volontaires. »

L’équipe, toujours aussi créative, travaille d’arrache-pied pour vous offrir une programmation des plus festives sous le signe de la SOLIDARITÉ et en célébration de la résilience du peuple haïtien. À cet effet, une campagne de dons volontaires a été lancée dans le but d’offrir une édition mémorable et en support aux artistes y participant.

CAMPAGNE DE FINANCEMENT

Étant donné la situation difficile que nous vivons en ce moment, nous sollicitons tous les amis du Festival, et la population en général, pour aider les artistes haïtiens qui vivent une période précaire en faisant un don afin de soutenir la portion gratuite de l’événement et d’offrir un cachet aux artistes participant. Vous pouvez le faire dès maintenant sur le site web du Festival.

Nous tenons à remercier les supporteurs de l’événement qui ont répondu à l’appel encore cette année.

« Le Festival Haïti en Folie rend hommage aux artistes et à un peuple dont la tradition est de se tenir debout devant l’adversité. Nous sommes heureux que les organisateurs aient trouvé une façon novatrice de poursuivre cette belle tradition, souligne Sylvie Demers, présidente, Direction du Québec, Groupe Banque TD. Nous sommes toujours aussi fiers d’être associé à cet événement qui met en lumière la culture haïtienne dans toute sa splendeur et notre soutien est important plus que jamais auparavant ».

L’édition spéciale 2020 du Festival Haïti en Folie – Montréal & Ville de New York, se tiendra EN LIGNE du 24 au 26 juillet 2020
www.HaitiEnFolie.com

À PROPOS DE LA FONDATION FABIENNE COLAS

La Fondation Fabienne Colas est un organisme à but non lucratif voué à l’avancement de l’éducation à travers les Arts. Elle est devenue un intervenant important dans le soutien à la création, la production, la promotion et la diffusion du cinéma, de l’art et de la culture au Canada et ailleurs. Elle est l’instigatrice des très populaires Festivals du Film Black de Montréal, de Toronto, d’Halifax et bientôt de Salvador de Bahia (au Brésil). Dans un esprit de rapprochement entre Québec et Haïti, en plus d’organiser le Festival Haïti en Folie à Montréal, elle a aussi mis sur pied en mars 2009 le Festival du Film Québécois en Haïti, qui connaît un énorme succès. En 2016, elle a également implanté le Festival Haïti en Folie à New York City. www.fondationfabiennecolas.org

UP | S’Unir et Prospérer Une plateforme de marketing digital pour soutenir les entrepreneurs issus des communautés noires

0rijin Village lance UP, une plateforme technologique afin d’outiller les entrepreneurs issus des communautés noires aux nouvelles technologies et soutenir des projets innovants ayant un fort impact social et des modèles d’affaires durables.

0rijin Village est un organisme à but non lucratif qui a pour mission de contribuer à la croissance économique des communautés noires par le biais de la technologie, le développement de nouveaux modèles d’acquisition durables et la (re)distribution de la richesse.

Bien que les personnes d’origine afro-descendante soient présentes au Québec depuis plusieurs générations et que les statistiques démontrent un taux de diplomation élevé, celles-ci font face à plusieurs obstacles freinant leur perspective de croissance économique : un taux de chômage et de pauvreté généralement plus élevé que la moyenne de la population québécoise et un manque d’accès à du financement. Les communautés noires sont également sous-représentées dans l’industrie technologique.

C’est dans le but de réduire cette disparité économique chronique qu’0rijin Village a mis sur pied une plateforme numérique visant à soutenir les entreprises et commerces dirigés par des entrepreneurs issus des communautés noires. Un écosystème sera déployé avec la collaboration de Zù MTL pour faire vivre le village technologique d’0rijin.

« La pandémie de la COVID-19 a démontré que pour protéger et encourager l’économie locale, et ce faisant préserver la vitalité des quartiers, nous devons distribuer les ressources basées sur l’équité et tenir compte des besoins de la diversité montréalaise », a déclaré Carla Beauvais, co-fondatrice d’0rijin.

0rijin offre aux entreprises et commerçants des communautés noires des solutions technologiques pour atteindre de nouveaux segments de marché et réduire la fracture numérique. La première phase du projet consiste en une plateforme de marketing digital qui répertorie les entreprises (services, produits ou organisations) détenues par des personnes d’origine afro-descendante. Cet outil sera soutenu par différentes applications technologiques qui permettront d’identifier les tendances des utilisateurs et les opportunités d’affaires afin que les entreprises développent des stratégies et des campagnes de promotion et de marketing ciblées pour accroître leur marché.

Trois services seront déployés à partir de la plateforme pour favoriser l’accès aux consommateurs aux produits et services offerts par les entrepreneurs issus des communautés noires.

UP – Plateforme de marketing digital
L’application web UP permet aux entrepreneurs de rejoindre directement les consommateurs. UP deviendra ultimement un site transactionnel au service des communautés noires et des entreprises, organisations et fournisseurs de service.

UP – Plug-in
L’extension de navigateur sera déployé pour mettre en relation les entreprises et les consommateurs. Les fonctionnalités de cette extension seront également disponibles via une application mobile ainsi qu’une application décentralisée. L’extension agira tout d’abord en tant qu’identificateur pour les entreprises, les organisations, les fournisseurs de biens et de services. Les consommateurs pourront rechercher des promotions directement dans l’extension du navigateur et les appliquer sur les sites des entrepreneurs des communautés noires. Il sera plus facile de les identifier sur la toile. De plus, les usagers seront récompensés chaque fois qu’ils utiliseront la plateforme.

UP – Amplifier
Outil de soutien collaboratif, ce forum permettra aux entrepreneurs inscrits sur la plateforme de soumettre les besoins urgents de leur entreprise afin que la communauté puisse partager des ressources. Le forum vise à favoriser l’esprit d’entraide, les maillages et partenariats avec les différents acteurs de l’industrie. L’objectif étant de renforcer l’écosystème entrepreneurial des communautés noires.

« En mettant à profit la technologie pour outiller les communautés noires durant cette période difficile (et au-delà), nous voulons ainsi soutenir et accroître la croissance des petites et moyennes entreprises dirigées par les communautés noires pour leur permettre de participer pleinement à la relance économique du Québec », d’indiquer Williamson Dulcé, co-fondateur d’0rijin.

Le Burundi annonce sa première alternance démocratique avec Évariste Ndayishimiye

« On ne peut pas labourer, semer, récolter et manger le même jour » laisse entendre un proverbe africain. Le Burundi, qui a connu l’emprise allemande, puis belge annonce enfin une première transition démocratique de son Histoire riche avec la déclaration du candidat Évariste Ndayishimiye comme vainqueur de l’élection présidentielle du pays d’Afrique de l’Est qui s’est tenue la semaine dernière, en faisant fit de la pandémie covidienne qui trembler les Institutions Occidentales.

Mercredi, il y a eu peu d’observateurs électoraux internationaux après que le gouvernement a déclaré qu’ils devraient passer 14 jours en quarantaine pour empêcher la propagation du coronavirus. Malgré cela, le vote du 20 mai 2020, qui a été contesté par sept candidats à la présidence, devrait inaugurer le premier transfert démocratique du pouvoir en 58 ans d’indépendance.

Lors d’un congrès organisé le 26 janvier 2020 à Gitega, dans le centre du pays, les délégués du Cndd-FDD choisissent Évariste Ndayishimiye pour candidat à l’élection présidentielle du 20 mai 20204. Son discours d’investiture reflète alors la tournure chrétienne évangélique prise par le parti depuis la crise de 2015.

Celui qui a gravi les échelons de l’armée, a remporté 68,72 % des voix, tandis qu’Agathon Rwasa, le principal chef de l’opposition, a obtenu 24,19 %, selon l’annonce d’aujourd’hui de la Commission électorale. Avec plus de 50 %, des voix en poche, M. Ndayishimiye  évite donc  un second tour.

La présence de ce nouveau visage présidentiel africain a été rendue possible par le choix du Président sortant Pierre Nkurunziza, seul candidat à l’élection de 2010 et « guide suprême éternel » de son parti le Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie appelé communément CNDD-FDD,  de ne pas se représenter.

Évariste Ndayishimiye, un chrétien catholique affirmé dans un parti politique qui entreprend un tournage religieux a été choisi par le parti au pouvoir CNDD-FDD pour succéder au président sortant Pierre Nkurunziza, dont la décision controversée de briguer un troisième mandat lors des dernières élections de 2015 résulta une discorde populaire et un boycottage de l’opposition.

Le candidat défait de l’élection Agathon Rwasa prétend déjà au jeu déloyal en avançant que les premiers chiffres montrant que son parti, les Forces nationales de libération (FNL) ne sont que pure « fantaisie ». La FNL est également indignée par le cas de la commune de Musigati (ouest), où M. Ndayishimiye a recueilli 99,9% des voix. Le taux de participation y est estimé à plus de 102%, selon un calcul de l’AFP.

Agathon Rwasa  a déjà laissé entendre qu’il ne descendrait pas dans la rue pour protester, mais ferait appel à la Cour constitutionnelle, bien qu’il considère le processus imparfait. Le résultat final des élections sera annoncé par la Cour constitutionnelle le 4 juin.

Faut-il croire que tout allait à merveille entre le Burundi et la Belgique durant la période  administrative belge (1923) puisque la Belgique, ancienne puissance coloniale, a déjà montré une volonté d’apaisement, affirmant qu’elle considère ce processus électoral comme une opportunité de « renforcer » une relation qui s’est dégradée, selon elle, que depuis 2015.

Au Burundi, sous le bras belge, les futurs chefs sont formés aux écoles coloniales confiées à des missions catholiques. Cependant, l’évangélisation énergique menée par les pères blancs, en éradiquant les traditions religieuses, changeait aussi la structure sociale. En 1931, le Mwami (titre royal) Yuhi Musinga, qui refuse de se faire baptiser, est obligé de partir en exil dans l’actuelle République démocratique du Congo. La Belgique confie le pouvoir à son fils le Mwami Mutara Rudahigwa, converti au catholicisme. En 1956, Mutara Rudahigwa commence à revendiquer l’indépendance du pays auprès de l’Organisation des Nations unies.

Évariste Ndayishimiye devrait prêter serment pour son mandat de sept ans fin août, à la fin du mandat du Président actuel Pierre Nkurunziza. On ne sait pas si M. Ndayishimiye serait en mesure de gouverner sans ingérence de Pierre Nkurunziza, qui un peu à la Poutine, restera président du très influent Conseil des Anciens du Parti.

Le Groupe 3737

Création du Fonds d’ innovation sociale 3737 Mesures de soutien pour les organismes des communautés noires

Suite au communiqué du 16 mai dernier du Ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social l’Honorable Ahmed Hussen, le Groupe 3737 est fier d’annoncer la création du Fonds d’innovation sociale 3737. « Le Fonds » vise à appuyer les organismes issus des communautés noires du Québec. Ce programme aura pour but de renforcer les capacités des communautés noires par l’octroi d ’un soutien financier et accompagnement pour des projets et des initiatives à impact social qui favorisent l’épanouissement des collectivités.

Le Groupe 3737

Le Groupe 3737

Le Fonds se concentrera sur trois (3) priorités:

  • Améliorer l a gouvernance des organisations desservant les communautés noires
  • Améliorer leur gestion financière et opérationnelle et;
  • Accroitre la diversification de leurs sources de revenus et financement.

Mesures de soutien

Ce Fonds s’inscrit dans le cadre du Programme de partenariats pour le développement social du ministère Emploi et Développement social Canada lancé en reconnaissance de la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine décrétée par les Nation s Unies. Un investissement de 25 millions de dollars sur cinq ans sera octroyé dans le but d’aider les communautés noires. Le Groupe 3737 fait partie des trois organismes canadiens sélectionnés pour mettre en oeuvre et assurer un leadership constructif de cette initiative à l’échelle du pays. L’organisme agira à titre d’intermédiaire auprès du gouvernement fédéral afin de redistribuer les fonds aux OSBL et organismes des communautés noires du Québec par le biais d’appels à projets sur l’ horizon 2021 2023.

Un appel de propositions sera lancé dès la fin de l’année 2020. Le financement pourrait aller jusqu’à 100 000 pour des projets et initiatives visant à résoudre des problématiques sociales complexes par le biais de solutions novatrices pour mieux servir l es communautés noires.

En plus du financement, les organismes sélectionnés pourront bénéficier d’autres formes d’appui tels que du coaching, du mentorat, des ateliers de formation et des activités de réseautage afin d’accroitre leur compétence organisationnelle. Un bassin d’experts sera également mis à la disposition des organismes.

« En renforçant les capacités des organismes des communautés noires, ceux ci seront mieux équipés pour desservir leur clientèle. Le fonds leur permettra également de déployer de nouveaux projets projets et services qui viendront pérenniser et soutenir leur croissance  », a déclaré Louis Edgar Jean François, Président Directeur général du Groupe 3737.

Le Fonds d’innovation sociale 3737 bénéficie du soutien financier du ministère de l’Emploi et Développement social Canada dans le cadre de son Programme de partenariats pour le développement social.

À propos du Groupe 3737

Fondé en 2012, l’organisme sans but lucratif Groupe 3737 est un écosystème entrepreneurial orienté sur l’innovation, l’accompagnement, ’intégration, la diversité et l’inclusion des entrepreneur(e)s issues de communautés diverses Seul incubateur et accélérateur d’entreprises et de startups montréalais fondés et gérés par des entrepreneur(e)s et professionnel(le)s issus de la diversité, l’organisme agit comme moteur de développement économique et social dans le but de favoriser la création d’emplois et la crois sance d’entreprises au sein des communautés. Le Groupe 3737 dispose de plus de 50 000 pieds carrés sur trois étages dédiés à la collaboration et d’espaces de travail collaboratif pour des entreprises /organisations en démarrage et en croissance.

Ludovic Parfait GOMA

Ludovic Parfait Goma: Griot

« Le savoir est une arme » énonce un célèbre adage, Ludovic Parfait GOMA bantu originaire du Congo Brazzaville, chorégraphe danseur, comédien, metteur en scène, sculpteur de profession et de talent, transmet aux lecteurs de l’Encre Noir, la cure contre l’ignorance : l’enseignement. Fort de son titre de griot donc conteur, l’énigmatique artiste qui a créé et dirigé plusieurs compagnies au Congo, au Cameroun et en France nous raconte l’histoire du peuple Bantu. Éclairer et orienter afin que les tragédies de notre passé ne se répercutent plus dans notre avenir.

« Il nous faut prendre le temps de comprendre notre histoire, apprendre du passé pour décider qui l’on veut être demain. »

Évoquez-nous votre intrépide parcours. 

Je suis le deuxième d’une fratrie de quatre enfants, je tire mon inspiration mon équilibre de l’éducation reçue par mes parents, ils me disaient toujours qu’un homme qui veut avoir une famille doit comprendre les mécanismes de la cellule familiale, quand on est incapable de comprendre cela, on ne peut pas être en mesure de diriger et de guider les Hommes.

Mon père était un intellectuel avéré et diplômé, il souhaitait que je devienne militaire, mais c’est un chemin que j’avais très vite abandonné juste après l’obtention de mon bac. Ma mère était une artiste styliste cotée avec une vraie vision de l’art de la mode.

L’art a toujours été au cœur de ma famille et une évidence pour moi! J’ai collaboré avec plusieurs compagnies et beaucoup d’artistes en Afrique et un peu partout dans le monde… J’ai fait mes études d’art en commençant par les frères Tang, puis je suis allé au CFRAD ( Centre de formation et de recherche en art dramatique) au Congo Brazzaville, après j’ai bénéficié d’une bourse pour faire un stage au ballet de Saint-Pétersbourg, à mon retour au pays j’ai intégré une autre formation à l’école de samba de Rio de Janeiro.

Toutes ces expériences m’ont permis de créer mes propres compagnies et cela m’a emmené à m’installer malgré moi en Europe.

J’ai également étudié puis enseigné au conservatoire de Saint-Ouen-l’Aumône en France j’ai travaillé dans les laboratoires de danse entre la France et la Suisse avec Maurice Béjart. J’ai également fait plusieurs stages avec le mime Marceau et d’autres metteurs en scène et chorégraphes.

J’écris et compose de la musique, ma  compagnie au Cameroun se nomme DRUMS BANTU et  en France j’évolue avec la compagnie Volubilis  mon binôme Véronique Essaka-de-Kerpel et moi donnons beaucoup de spectacles, faisons énormément de création et d’action culturelle et sociale.

Dans mon parcours, j’ai bien entendu connu des embûches.

Expliquez-nous comment vos origines scellent vos créations.

Le royaume Congo commençait de la Nubie jusqu’en Afrique centrale, l’une des reines les plus emblématiques est la reine Nzinga. Je suis d’abord Africain avant d’être Français ou Américain. Ma fondation et ma base sont Bantu et Kamite. J’ai une connaissance spécifique de mes terres, la richesse linguistique notamment est dense ce qui conduit à être polyglotte.

Je réfléchis et je rêve dans ma langue natale, ces idiomes sont chargés et ont résisté aux 1200 ans d’esclavage et d’exploitation orientale et occidentale que l’Afrique a connu! Il faut transmettre ce savoir à nos enfants, les Occidentaux et les autres peuplades doivent se souvenir de leur Africanité, c’est un signe de connaissance de soi et ils doivent s’efforcer également de connaître l’identité africaine. Nous ne pouvons pas dire que l’Afrique n’a pas d’histoire puis ensuite qu’elle est le berceau de l’humanité! Cette contradiction nous empêche d’acquérir la compréhension et nous égare.

Aujourd’hui il est obligatoire que le peuple afro assimile sa culture et son histoire. La diversité culturelle Bantu et africaine en général est un vivier interminable. Des scientifiques et chercheurs africains tels que Cheik ANTA DIOP, Théophile OBENGA etc ont fait un travail incommensurable pour la restauration de l’histoire africaine.

Ludovic Parfait GOMA

Danseur, chorégraphe, comédien, metteur en scène, musicien, compositeur, conteur, créateur lumière, scénographe, sculpteur de scène et pédagogue, Ludovic Parfait GOMA est né au Congo Brazzaville à Makoua

Qu’avez-vous appris de ces chercheurs et savants afros? 

Nous connaissons tous l’expropriation mise en place de l’histoire noire de l’Égypte antique à l’Éthiopie contemporaine, par le biais du blanchiment fait des récits et d’illustres personnages africains comme l’Empereur Hailé Sélassié, nous retrouvons également ce procédé dans le livre saint.

Le peuple noir doit être curieux de ses vestiges et apprendre du travail de ses illustres savants, il a fallu fournir un travail pharaonique pour démonter les fausses idéologies qui nous avaient été inculquées. Heureusement, le réveil du peuple afro se manifeste à travers les voix de nos intellectuels. La grandeur de l’Afrique n’est ni fausse ni erronée. Vous pouvez essayer d’enterrer l’histoire, elle finira par sortir son bout de bras pour vous dire je suis là ! Mes voyages et expériences ont élevé mon esprit et alimente ma créativité cependant je dois reconnaître que le continent noir est la source d’inspiration du monde entier ! L’illustre jazzman noir américain Duke Ellington a évoqué  à Dakar en 1966 que sa musique était africaine!

Comment apporter l’harmonie et la compréhension dans les dualités : Noir/Blanc, gouvernements/ peuples…?

Les penseurs et les enseignants ont toujours conduit à la révolution. Actuellement la nature nous rappelle que la fonction première de l’homme est d’être humain avant tout, loin d’être pessimiste l’homme ne maîtrise pas tout et la création est libre de reprendre ses droits. Je déplore que la gouvernance instrumentalise les artistes, il faut se positionner intellectuellement, car la culture est l’âme du peuple, le socle, et la racine d’un pays. L’éveil des consciences est la solution face à ces dualités, tant qu’il n’y en aura pas d’alternance proposée, les choses ne changeront pas, il faut cesser de bâillonner la réflexion. La démocratie vient d’une parole donnée pour être analysée afin d’être toujours améliorée, le concept de l’arbre à palabres en Afrique ( Bongui en Kongo ) est le symbole même de la démocratie, dans tous les rites et traditions KONGO l’humilité et le calme sont les facteurs requis.

Ce qui nuit au peuple noir c’est l’égoïsme et la cupidité de certains dirigeants et responsables qui ne cadrent pas avec nos valeurs antique. La quête de l’homme doit être en premier temps son élévation spirituelle pour cela il faut assimiler le pacifisme, l’animisme est similaire en de nombreux points et rites à la foi hébraïque, l’unique divergence sont les restrictions alimentaires et le regard que porte ceux qui ne connaissent pas la spiritualité africaine.

Avant l’arrivée des Européens dans le continent africain, nos ancêtres avaient tous une même croyance en NZAMBI YA MPUNGU ( le Tout puissant) l’étymologie de ce mot est retrouvée dans de nombreuses langues africaines. Le sommet de la pyramide  représente le Très-Haut et en bas c’est tout ce qui compose l’univers. Avant toute action nos ancêtres parlaient aux éléments. Le respect de la nature est l’un des fondamentaux de l’animisme. Les guerres n’existaient pas due à la haute élévation spirituelle de la population il y avait bien entendu des bavures, mais elles étaient moindres.

Définissez-nous l’élévation spirituelle et comment y parvenir?

L’alternance du pouvoir est une autre forme d’élévation spirituelle, la peur de quitter le pouvoir et par crainte de son devenir, les reproches et le remords bloquent toute forme d’élévation spirituelle. L’élévation spirituelle c’est cultiver la lumière pour la faire briller.

Dans la culture Kongo les parents d’enfants gémellaires appelés Ta ( père) Ma ( mère ) NGUDI symbolisent la sagesse ainsi que les griots, ils ont le rôle de critiquer ou conseiller la gouvernance et la population. Chaque canton disposait d’une spécificité (Médecine, économie…) le roi ne pouvait prendre une décision sans les consulter. Les savants grecs, romains de l’Antiquité et les premiers colons relataient dans leurs écrits la science noire, l’esthétisme du continent… La domination est un problème d’orgueil. Ceux qui veulent dominer les autres n’ont pas le pouvoir, car ils n’ont aucune élévation spirituelle ou lumière.

Tu ne peux modifier ton cycle court ( naissance/vie/mort où « Lemba » firmament des esprits ou reposent nos défunts )  cependant tu peux élever ton esprit avec des valeurs saines autres que le sadisme que nous connaissons.

Dans l’histoire contemporaine la trahison entre Noirs est-elle réelle? 

La notion de traîtrise entre Noir est falsifiée. Au XIXe siècle lorsque les pouvoirs occidentaux se partageaient l’Afrique à Berlin, il n’y avait convié aucun dirigeant africain! Le roi Léopold de Belgique qualifiait même le Congo RDC d’être son jardin privé… Toutes les personnes qui s’élevaient contre cette domination étaient capturées, mutilées ou assassinées.

L’île de Sao Tomé et Principe a servi de laboratoire pour l’élaboration de l’esclavage par les Portugais notamment. Beaucoup d’Africains ont été déportés mais un grand nombre est resté esclave pour les colons sur place. Pendant la torture beaucoup cherchait à sauver leur peau, durant la Seconde Guerre mondiale la France elle-même a connu cette forme de délation pour la survie. Nous avons subi les mêmes meurtrissures et pressions que nos frères déportés. Il y a eu beaucoup d’erreurs commises, mais nombreux se sont battus pour que les événements se passent autrement. Certains noirs ont embrassé outrancièrement d’autres cultures au détriment de la leur, cependant nous devons fuir toutes les formes de pollution et que nos cerveaux servent pour l’essor du continent, les afros descendants sont chez eux en Afrique. Dans les lois régissant les gouvernements ( NDZOBI ) ceux-ci étaient soumis à des codes qui garantissaient la bonne gouvernance et l’entente entre les dirigeants et le peuple, désormais ces conventions sont bafouées par certains gouvernants qui prétendent l’appliquer pour attirer les soupirants au gouvernement et séduire le peuple.

Etats-Unis menace Trinidad

Les États-Unis de Trump menace Trinidad pour une histoire avec le Venezuela

L’ile de Trinidad (Trinité-et-Tobago), un État insulaire des Caraïbes, fait actuellement l’objet d’une enquête par les États-Unis pour déterminer si l’administration de Keith Rowley, premier ministre actuel de Trinité et Tobago, a défié les sanctions américaines contre le Venezuela.

Etats-Unis menace Trinidad

Mercredi dernier à son Parlement, le premier ministre trinidadien Keith Rowley (à gauche) a nié toutes ventes directes de pétrole au Venezuela. Les États-Unis ont déclaré que toute nation qui aide le Venezuela à éviter l’embargo américain sera confrontée à de lourdes sanctions.

Dans son idée folle d’avoir une mainmise sur la totalité énergétique des Amériques, les États-Unis ont clairement indiqué que toute nation aidant le Venezuela à éviter son embargo encourrait de lourdes sanctions. Ce « terrorisme économique exercé contre le peuple du Venezuela par l’administration Trump » comme l’exprime Caracas, a pour but ultime de renverser le gouvernement élu de Maduro et d’installer le jeune Juan Guaido, ami de l’administration Trump, à la tête de la République bolivarienne du Venezuela.

Le nouveau litige américano-trinidadien appelé le « Fuelgate » concerne une expédition de carburant de Paria Fuel Trading Company, Trinidad, vers une raffinerie d’Aruban liée à Citgo, une filiale de la compagnie pétrolière d’État vénézuélienne PDVSA. Les informations selon lesquelles la cargaison de carburant a été expédiée au Venezuela après son arrivée à Aruba ont fait surface. L’ambassade des États-Unis située à Port-d’Espagne a déclaré que « le gouvernement américain est au fait de ces informations ».

Tout le  bassin caribéen bénéficie des accords commerciaux avec les États-Unis en particulier avec  programme CBI (Caribbean Basin Initiative).  Trinidad et Tobago, une ile de près de 2 millions d’habitants qui expédiait  en 2006 pour 8.4 milliards de dollar de textile et d’habillement vers les USA (augmentation de 43.7% par rapport à 2004), pourrait avoir de sérieux ennuis avec son plus grand partenaire commercial d’où il importe 70 pour cent de ses denrées alimentaire si Donald Trump décidait de faire un exemple de ses facultés avec  les Trinidadiens.

Pour Trinidad et Tobago, les relations avec les États-Unis sous l’administration de Keith Rowley, titulaire d’un diplôme d’études supérieures en géologie, spécialisé en géochimie, ne sont pas à leurs premières secousses. En 2016, lorsque Luis Almagro, le secrétaire général de  l’Organisation des États américains (OEA), ait qualifié le président vénézuélien Nicolas Maduro de “petit dictateur“,  en réaction, Keith Rowley premier ministre en fonction depuis septembre 2015, a osé prendre ouvertement la défense de Maduro en exigeant la démission de Luis Almagro qui d’ailleurs, a été réélu à la tête de l’OEA en mars 2020 grâce au soutien des États-Unis et par son étonnant appui d’une action militaire des États-Unis contre le Venezuela.

Même si une action militaire peut paraître invraisemblable, ehh bien, souvenez-vous qu’en 1983, les États-Unis de Ronald Reagan mettaient en place l’invasion de la Grenade, également connue sous le nom de code Operation Urgent Fury,  une évasion qui vit le débarquement à la Grenade, un État indépendant situé dans les petites Antilles, d’une force militaire américaine. L’opération faisait suite à plusieurs années de tensions politiques entre la Grenade, jugée trop proche de Cuba, et les États-Unis, a été déclenchée par le coup d’État ayant mené au renversement et à l’exécution du premier ministre grenadien, Maurice Bishop. Le 25 octobre 1983, les États-Unis, la Barbade, la Jamaïque et les membres de l’Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO) envoyèrent une flotte et firent débarquer des troupes sur l’île, écrasèrent les troupes grenadiennes et cubaines et renversèrent le gouvernement d’Hudson Austin.

Le Venezuela est au centre de la politique de l’administration Trump envers l’Amérique latine.  Ce dernier a entrepris de nombreuses mesures pour augmenter la pression sur le gouvernement du président vénézuélien, Nicolas Maduro.

Les sanctions américaines contre le Venezuela, y compris son décret interdisant aux pays tiers et aux entreprises de commercer avec certaines entreprises vénézuéliennes, vont dans le sens de l’objectif d’un changement de régime. Ces sanctions n’ont pas été approuvées par les Nations Unies. Ils ont été imposés unilatéralement contrairement à toutes les normes internationales. Les États-Unis, sous Donald Trump, sont eux-mêmes devenus un État paria. Donald Trump a mis fin au soutien financier à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), et ce, carrément pendant la pandémie du Coronavirus (COVID-19).

Afrophobie: Racisme Anti-Noirs en Chine

A Monsieur l’Ambassadeur de Chine en France,

Les Organisations soussignées composées d’Africains et d’Afro-descendants ont décidé de vous interpeller suite aux persécutions dont sont l’objet les Africains et les Noirs en général en Chine. De nombreux témoignages font état de multiples expulsions musclées d’Africains de leurs logements, soit par des civils, soit par des policiers qui sont indifférents au sort de ces personnes qu’ils soupçonnent bien souvent à tort d’être porteurs du coronavirus. Nul hôtel n’accepte de recevoir ces personnes jetées à la rue par la violence et qui sont alors obligées de dormir dans le froid sur les trottoirs, d’où ils sont également chassés par d’autres policiers! Quelle image pour la Chine qui se prétend officiellement amie de l’Afrique Noire pour des raisons stratégiques et économiques, mais qui pratique en réalité chez elle un Apartheid qui ne dit pas son nom ! Ces faits n’étonnent cependant pas les observateurs avertis, car en décembre 2008, dans les jours qui on précédé Noël, des manifestations d’étudiants chinois de plusieurs grandes villes, contre des étudiants africains, se sont transformées en véritables chasses à l’homme.Ces étudiants chinois criant par milliers
” Fucking Blacks “, ont dans la ville de Wuhan lapidé les bâtiments où étaient logés les étudiants africains et provoqué la défenestration de plusieurs d’entre eux.

Le 7 avril 2020, les autorités de Guangzhou ont déclaré que 5 nigérians avaient été testés positifs au Covid-19. Suite à ces déclarations, des mesures discriminatoires comme des expulsions de nigérians de leurs logements ont pu être observées.

La ville de Nankin fut le théâtre, toujours fin décembre 1988, de plusieurs manifestations réunissant là aussi des milliers de chinois réclamant le châtiment des ” Diables Noirs “, c’est-à-dire des Africains et des Noirs en général, ainsi désignés avec mépris dans votre mythologie qui nous classe au rang d’animaux sauvages. Dans cette même ville, des Noirs ont été trainés dans la rue par votre police pour apaiser la population locale. Nombre d’entre eux ont été emmenés dans des commissariats, enfermés dans des salles nues et frappés à coup de bâtons électrifiés, y compris sur les parties génitales par des policiers brutaux. Parmi ces étudiants, quatre (des béninois et des ghanéens) seront expulsés plus tard de Chine pour s’être défendus contre des agresseurs chinois, qui en voulaient à leur vie. Cette rixe qui s’est déroulée la veille de Noël 1986 avait par ailleurs fait treize blessés.

Et lorsque, à l’issue d’un Comité de Crise, une délégation de diplomates africains s’est rendue au Ministère de l’Intérieur Chinois, aucun responsable n’a répondu à ses questions. Le lendemain cette délégation a été reçue au Ministère de la Culture par le planton de service

Quelle humiliation les autorités chinoises ont infligé aux Ambassadeurs africains, qui étaient par ailleurs empêchés de se rendre sur les lieux des exactions, et quel mépris ouvertement affiché alors par le Ministre des Affaires Étrangères LI Zhaoxing, qui deux jours plus tard avait qualifié ” d’isolés ” les incidents de Nankin et démenti toute ségrégation raciale en Chine !

Et même si la doctrine officielle affirmait que Racisme et Communisme étaient antinomiques, la réalité vécue par des milliers d’étudiants africains et nombre de diplomates était toute autre.

Quelques mois après ces évènements tragiques, le massacre le 4 juin 1989 de plusieurs centaines d’étudiants chinois venus de plusieurs villes universitaires de Chine, rassemblés sur la Place TIAN-ANMEN, à Pékin, allait bouleverser le Monde entier, en particulier l’Occident dont les quotidiens titraient :  ” L’écrasement des Etudiants Pro-Démocratie par les Chars de l’Armée Populaire “. Ces mêmes quotidiens titraient le 27 décembre 1988 et 1er janvier 1989 (Journal Libération) :  ” Les Diables Noirs fuient Pékin et Nankin “.

On sait maintenant de façon certaine que nombre de ces étudiants avaient participé, à Wuhan, à Pékin et à Nankin, à des tentatives de Pogroms contre des étudiants Africains désarmés et confrontés à une haine et à une hystérie collectives.

Monsieur l’Ambassadeur de Chine, nous savons que notre protestation, compte-tenu du traitement que vous réservez aux représentants de l’Afrique, n’a que peu de chances d’être entendue, peu de chances de recevoir une suite positive qui serait concrétisée par l’arrêt définitif des persécutions dont font l’objet en Chine nombre de Noirs, africains ou Afro-descendants. Vous êtes en effet toujours dans le déni et le rejet, dans une posture d’offensés, même lorsque les faits sont avérés.

Vous qui venez, en dépit de votre statut de grande puissance économique, faire l’expérience amère d’un racisme anti-chinois en Occident à l’occasion de la crise du Coronavirus, prenez-garde à ce que le discrédit porté à l’image de votre Pays par de tels actes inhumains ne modifie profondément et le regard et les relations des d’Africains et des Afro-descendants vis-à-vis de la Chine et de sa diaspora.

De partout des voix s’élèvent à travers le Monde Noir pour s’unir et agir, pour condamner et combattre toutes les manifestations de racisme dont les nôtres sont victimes sur tous les Continents de la part d’individus ou de gouvernements, qu’ils soient Asiatiques, Américains, Européens, Indiens ou Arabes.

Une nouvelle génération s’est levée, qui respecte tous les hommes et toutes les femmes de la terre, mais qui exige qu’on la RESPECTE. Cette génération est fière de son identité et fière de sa filiation à l’Afrique, berceau de l’Humanité.

Veuillez agréer, Monsieur l’Ambassadeur, l’expression de nos sentiments panafricains.

Ont signé : MIR : (Mouvement International pour les Réparations)

MIR GWADLOUP : Mme Marigwadloup CINNA

MIR AFRIQUE Mme Hulo GUILLABERT

MIR SENEGAL Mr Jules DIALLO SOULEYMANE

MIR GUYANE : Mr APAMOUNIYA

MIR MARTINIQUE : Mr Garcin MALSA

CNR MARTINIQUE: Mme Gabrielle PRIVAT (Comité National pour les Réparations)

FKNG (Fòs pou Konstwui Nasyon GWADLOUP) Mr Luc REINETTE, Mme Nita BROCHANT

CIPN (Comité International des Peuples Noirs) Mme Jacqueline JACQUERAY.

Apartheid Frederik Willem de Klerk

Frederik Willem de Klerk et le refus de reconnaissance de l’Apartheid en tant que Crime contre l’Humanité

Frederik Willem de Klerk, dernier président de la République Sud Africaine non démocratique, pendant le régime de l’Apartheid (1948-1997), a refusé de qualifier l’Apartheid de crime contre l’humanité en février de cette année 2020, et avait même comparé ce régime ségrégationniste au régime de la division des villes coloniales des anciennes colonies belge et britannique en Afrique.

Frederik de Klerk, dernier président sud africain sous le régime de l’Apartheid a reçu, avec Nelson Mandela, le prix Nobel de la paix en 1993 pour avoir mis fin officiellement à l’Apartheid. Après avoir été interrogé au cours d’une émission télévisée de son pays a savoir s’il était d’accord de considérer l’apartheid comme crime contre l’humanité, comme l’avait qualifié l’ONU, il a déclaré que : « Je ne suis pas entièrement d’accord. Mais je ne justifie absolument pas l’Apartheid, sous aucune condition ». Et lorsque le présentateur a rappelé que l’Apartheid avait « dévasté la vie de millions de Sud-Africains », l’ancien président a répliqué : « C’est vrai, et je m’en excuse profondément. Mais il y a une différence. L’Apartheid, par exemple, ne peut pas être comparé à un génocide ».

Apartheid Frederik Willem de Klerk

Le 9 septembre 1997, Frederik Willem de Klerk quitte la direction du Parti national (National Party) et se retire définitivement de la vie politique. L’ancien parti de l’apartheid, rebaptisé Nouveau Parti national (New National Party – NNP), s’effondre aux élections de 1999. Il déclenche une controverse en affirmant en février 2020 : « L’idée que l’apartheid ait été un crime contre l’humanité était et reste un projet de propagande lancé à l’initiative des Soviétiques, de leurs alliés de l’ANC et du Parti communiste pour stigmatiser les Sud-Africains blancs en les associant à de réels crimes contre l’humanité ».

En d’autres termes, pour de Klerk, l’Apartheid ne peut être qualifié de crime contre l’humanité, parce que ce régime ségrégationniste n’avait pas, à l’image d’un génocide qui aurait eu pour but d’exterminer les Sud-Africains noirs, l’Apartheid se donnait plutôt comme mission de séparer deux communautés qui ont une couleur de peau différente. Cela étant dit, de Klerk foule sous les pieds tous les morts, assassinats de milliers de Sud-Africains noirs qui  ont perdu la vie durant les quarante six  années qu’a duré ce régime inhumain.

D’ailleurs, Frederik de Klerk est allé plus loin dans ses propos sur la question de l’Apartheid. Au cours d’une conférence d’un cercle de réflexion de l’Université d’Oxford dont la vidéo se retrouve sur YouTube, en faisant le parallèle entre l’Apartheid et le système colonial de divisions de villes au Congo belge et dans certaines colonies britanniques d’Afrique australe, système dans lequel, il existait des villes africaines et des villes européennes vivant séparées,  au cours de cette interview, de Klerk annonce que l’Afrique du Sud n’était pas la première à appliquer l’Apartheid, car avant elle, la politique coloniale du roi Léopold II de Belgique au Congo belge et celle des anciennes colonies d’Afrique australe britanniques, appliquaient selon lui l’Apartheid.

de Klerk, il faut le dire, n’est pas à son premier propos controversé sur l’Apartheid. En 2012, il avait soulevé un tollé en justifiant l’Apartheid comme étant une bonne mesure d’harmonie, de convivialité entre deux communautés ayant des us et coutumes différents, en se servant de l’exemple malséant des Tchèques et Slovaques, en parlant et justifiant l’éclatement de l’ancienne Tchécoslovaquie.

En refusant de considérer l’Apartheid comme Crime contre l’humanité, sous prétexte qu’il n’avait pas pour but d’éliminer physiquement les Sud-Africains noirs pour construire une nation blanche, de Klerk fait le déni volontaire ou minimise l’importance des milliers de morts sud-africains durant ce régime ségrégationniste, comme le font tous les racistes qui justifient leurs actes, dans un manque de respect volontaire vis-à-vis des victimes.

Or la définition d’un crime contre l’humanité ne se mesure pas par un objectif d’emblée préétabli comme le nettoyage ethnique d’un peuple, mais plutôt par le nombre, la quantité des morts en masse, quels que soient les objectifs de l’acte qui a motivé ce massacre. Comme ce fut le cas avec la Traite Negrière transatlantique (XVe-XIX siècles) qui est un crime contre l’humanité, dont l’objectif d’emblée, était la vente des Noirs, ce qui a coûté la vie à des millions d’Africains et décimé plusieurs régions africaines en terme de démographie.

Cela étant dit, l’Apartheid qui a décimé des milliers de Sud-Africains noirs, un crime de masse, est bel et bien un CRIME CONTRE L’HUMANITÉ, quel que soit son objectif officiel brandi par ces dirigeants d’époque. D’ailleurs, le parti d’extrême gauche sud-africaine de Julius Malema, EFF ((Economic Freedom Fighters) les Combattants de Liberté Économique en français) et des milliers de Sud Africains, avaient vivement dénoncé et critiqué les propos de de Klerk, offensant ainsi la mémoire des victimes et mettant à mal le processus de réconciliation nationale déjà fragile entre Noirs et Blancs en Afrique du Sud. Julius Malema et ses députés avaient même demandé l’expulsion de de Klerk de l’hémicycle, au cours du discours sur l’État de la Nation du président sud-africain actuel. Ils parlaient de la présence d’un meurtrier dans la salle, ayant le sang des milliers de Sud-Africains noirs sur ses mains et le niant.

Même si, de Klerk tente de brandir le drapeau de “l’harmonie” entre les Peuples pour essayer de redorer son image personnelle et de sa communauté (les Sud-Africains blancs) mal vue pour être à l’origine d’une des pires tragédies de l’histoire contemporaine Africaine, tous les spécialistes sérieux (Historiens, sociologues, démographes, juristes, etc..) savent que l’Apartheid avait pour but de blanchir l’Afrique du Sud. Un nettoyage ethnique à compte-goutte était en cours, un génocide. Ne dit-on pas qui veut tuer son chien, l’accuse de la rage?

COVID-19 et relations internationales: 6 leçons provisoires

COVID-19 et relations internationales: 6 leçons provisoires

Les failles de la prospective intellectuelle

La prospective intellectuelle consiste à envisager le monde à venir à partir de l’analyse de données factuelles présentes. Les penseurs américains depuis Kissinger jusqu’à Huntington, Fukuyama ou Nye nous ont habitués à des pensées sophistiquées sorties de ce laboratoire poreux des idées avec toujours en toile de fond la préoccupation de voir se prolonger la domination militaire, politique, économique, scientifique et culturelle des États-Unis. Ces auteurs et beaucoup d’autres qu’il serait superflu de citer ici, étaient capables de nous dire ce qu’il va advenir du monde dans les prochains 50 ans. Ils pouvaient même élaborer des scénarios de crise et envisager les mécanismes de sortie de crise.

La réalité aujourd’hui est que personne ne pouvait prévoir il y a juste 6 mois qu’un virus nommé COVID-19 pouvait bouleverser autant la géopolitique internationale obligeant les dirigeants du monde et leurs conseillers à une gestion tatillonne, hésitante, contradictoire, au jour le jour, faute de ne pouvoir envisager même ce que va se passer dans une semaine, voire dans un jour. La réflexion prospective est en panne sèche. Nul ne sait de quoi demain sera fait. Cette inconnue est en soi une démonstration du pouvoir du virus probablement issu du corps animal sur les cerveaux humains, même ceux qui prétendent être les meilleurs. Il ne faudra surtout plus confondre le capteur et la mesure.

L’impuissance des grandes puissances européennes

COVID-19 et relations internationales: 6 leçons provisoires

La maladie à coronavirus 2019, ou Covid-19 (acronyme de l’anglais de coronavirus disease 2019) est une maladie infectieuse émergente causée par une souche de coronavirus appelée SARS-CoV-2.

L’Italie, la France, l’Espagne inquiètes de ne pouvoir disposer d’ici une semaine d’équipements pour protéger le personnel médical ou de médicaments pour soigner les patients, qui l’eût imaginé? Un pays membre de l’Union Européenne appeler au secours de son corps médical débordé des médecins d’un pays aussi pauvre que le Cuba pour faire face à la pandémie du Coronavirus, il n’y a pas plus grande démonstration de l’impuissance d’une grande puissance au cœur de l’union économique la plus forte, la plus approfondie et peut-être la plus aboutie à l’échelle mondiale (L’Union Européenne). Le fait est que l’inquiétude visible d’un président français, des premiers ministres espagnol et italien est aussi contagieuse en termes de pessimisme pour les populations que le virus lui-même. En temps de crise, aucun administré au monde ne souhaite voir son dirigeant fragilisé et ne même pas pouvoir dissimuler son sentiment d’impuissance. C’est comme aller voir son psy qui s’assied sur le divan et qui commence à vous parler de ses propres problèmes.

Le virus est ainsi devenu sinon un facteur de remise en cause, du moins de relativisation de la puissance. Quand la pandémie fera ses adieux, il va falloir se questionner sur les nouveaux instruments de mesure de la puissance des États. Il ne faudra surtout plus confondre le capteur et la mesure.

La revanche probable de l’idéalisme sur le réalisme

Le réalisme en théorie des relations internationales signifie qu’on mette les rapports de forces et de domination au cœur de l’analyse et qu’on parte de la réalité factuelle pour analyser le monde. Inspirée par le Prince de Machiavel et le Léviathan de Hobbes, cette perspective théorique réaliste envisage le monde tel qu’il est, plutôt que tel qu’on aurait souhaité qu’il soit. L’idéalisme est le contraire du réalisme, il investit la réflexion de principes moraux et éthiques et prescrit des comportements responsables, avec des lignes directrices qui engagent l’ensemble des humains. La première perspective, celle réaliste, semblait définitivement s’imposer dans les théories des relations internationales, tentant d’expliquer, voire de justifier les déploiements de forces des plus forts et la soumission volontaire ou la contrainte obligatoire des plus faibles à se soumettre. Et tant pis si la démocratie pouvait en souffrir et révéler aussi abruptement ses limites. Après tout, ce n’est pas le meilleur des systèmes, c’est le pire à l’exception de tous les autres comme l’affirmait Churchill.

Aujourd’hui, dans la situation qu’impose la COVID-19 (le virus le plus démocratique au monde), jamais l’on a autant parlé de tolérance, de solidarité, d’humanisme, de compassion, de prière, d’amour. La sémantique est en soi révélatrice d’un tournant dans les « rapports entres États » qui céderaient de plus en plus la place aux « rapports entre humains » comme nouveau paradigme de base de l’analyse des relations internationales. Une nouvelle chance pour l’ONU de retrouver une crédibilité perdue en prenant le volant d’une mécanique collective qui rappelle la profonde mais extrême fragilité de l’être humain et de ses institutions étatiques pourtant jalouses d’une souveraineté prise en détresse par un ennemi si infiniment petit qu’il est invisible, mais si puissamment redoutable qu’il traverse les frontières sans montrer son visa cacheté sur un passeport individualisé.

Le paradoxe troublant de l’hyperpuissance chinoise

« Usine du monde », « future puissance », « miracle économique », les mots ne sont jamais assez forts pour souligner l’entrée progressive du pays de Mao dans le rang des pays hyperpuissants. Il y a quelques années, c’est une banque américaine (Goldmann Sachs) qui prédisait la première place de la Chine dans l’économie mondiale. Un autre l’aurait dit qu’on ne l’aurait pas cru. La réalité est que l’« Empire chinois » étend ses tentacules, investissant, construisant partout où l’opportunité s’ouvre. Le paradoxe est qu’elle exporte pas seulement ses marchandises, sa matière grise et sa main-d’œuvre, elle est capable aussi, sans le vouloir, de distiller des virus au-delà de ses frontières. Quand le COVID-19 a commencé à sévir dans son territoire, le reste du monde a compati, envisageant même son probable effondrement économique, mais rares sont ceux qui ont osé fermer leurs frontières aux Chinois, de peur de voir leurs propres unités industrielles s’effondrer parce que largement dépendantes des produits chinois. Aujourd’hui que la Chine a fini de réduire à presque néant la propagation du virus, elle reprend sans tambours ni trompette sa conquête du monde, proposant son expertise et son aide aux autres, en envisageant sereinement la responsabilité qui lui incombera demain de venir au secours de l’économie mondiale ébranlée par le « virus chinois ». Que de paradoxes inépuisables même par l’analyse la plus sophistiquée!

Le déclin de l’hyperpuissance américaine face à un ennemi imprévisible

Ces dernières années, et ce depuis la fin des deux dernières guerres mondiales, il y a une course folle à l’armement. Les États les plus forts se sont dotés des armes de destruction et de dissuasion massive et se sont mis d’accord pour surveiller les autres pays les plus faibles afin d’éviter que ces derniers se dotent de l’arme nucléaire qui les mettrait sur le même piédestal que les plus forts, sans qu’on ne sache s’ils seraient assez responsables pour s’en servir avec des pincettes voire de ne jamais les utiliser.

Les relations américano-iraniennes en sont le symbole parfait. La réalité aujourd’hui est que cet arsenal militaire si impressionnant est impuissant face au COVID-19.  Les milliards de dollars dépensés en armement, les sommes colossales investies dans l’intelligence sécuritaire, les stocks d’armes de dissuasion et de destruction, la masse d’argent et d’or cadenassée dans les fiducies et coffres forts de Wall-Steet, sont tous aujourd’hui inopérants pour faire face à la pandémie. Les scénarios les plus optimistes annoncent des centaines de milliers de morts probables et finissent par avoir un effet sur la façon dont évolue la sémantique du président dans ses commentaires quotidiens sur la crise. Le président américain ne parle plus avec une certaine arrogance du « virus chinois », son vocabulaire est choisi avec plus d’humilité, sans doute avisé par ses conseillers qu’il pourrait avoir recours demain à l’expertise médicale chinoise ou avoir à commander des masques de protection à l’ « ennemi chinois ».

Santé versus économie : le nouveau pouvoir des experts dans un nouvel ordre mondial à réinventer.

Les États-Unis qui trônent au sommet des nations les plus militarisées est le pays le plus touché par la propagation du virus COVID-19. Le pays est devenu l’épicentre de l’épidémie du coronavirus. Mais, face à cet ennemi si puissant, les cerveaux et les stratèges les plus sollicités en termes de solutions probables ne sont pas les « génies » du Pentagone.

Les plus sollicités sont les virologues et autres infectiologues qui tentent dans un langage ésotérique propre à la science d’expliquer à un président obsédé par l’hyperpuissance que la santé passe avant l’économie, et faute de ne s’être pas assez occupé de la première, ses faiblesses auront pour conséquence d’engloutir les avantages de la seconde. Lorsque le président prévoit d’assouplir les mesures de confinement ou de rouvrir les frontières pour ne pas acter le déclin inévitable de l’économie américaine, les médecins lui répondent : « nous ne sommes pas prêts de prendre soin de ce qui s’en vient…donc, pour le moment, nous avons besoin que les gens restent à la maison et nous devons aplanir cette courbe ».

Le désir de puissance affirmé, la volonté de rester le « gendarme du monde » et le « poumon économique de la mondialisation libérale », tout cela passe comme menu fretin face à la vague déferlante d’un virus qui ne fait pas de discrimination entre riches et pauvres. La parole de l’expert au cœur du nouvel ordre mondial induit par la pandémie du COVID-19, nouvel avatar d’une mondialisation à rebours de son moteur principal, le capitalisme, c’est peut-être l’une des plus grandes leçons à tirer de façon provisoire de cette crise, elle porte la signature de l’épidémiologiste de la Connel School of Nursing  du Boston College, Nadia Abuelezam : « Les virus ne respectent pas les frontières. Les virus ne font pas de discrimination. Les virus veulent juste trouver un autre corps où ils peuvent se répliquer. Et je pense que c’est quelque chose à garder à l’esprit ».

Il serait toutefois naïf de penser que l’expertise médicale s’exprime d’une seule voix dans une parfaite convergence scientifique. Les plus iconoclastes comme le professeur Raoult de Marseille et les plus pragmatiques comme le docteur Seydi de l’hôpital Fann de Dakar prescriront l’usage de la chloroquine à leurs patients atteints du coronavirus, qu’importe pour eux les calculs intéressés sur les éventuelles retombées économiques néfastes de leurs positions présentes sur la future commercialisation d’un potentiel vaccin. Les autres plus nombreux, accusés d’être « prisonniers » ou « complices » du système en appelleront à la prudence sur l’usage de ce « médicament des pauvres » au plus grand plaisir des multinationales pharmaceutiques « battant pavillon » OMS ou labélisées OMC. Tant que les uns ne menacent pas de mort les autres, ça va pour la santé des esprits, de la liberté de penser et la qualité de la respiration du débat démocratique : « À chaque époque, écrivait Marguerite Yourcenar dans Archives du Nord, il est des gens qui ne pensent pas comme tout le monde, c’est-à-dire, qui ne pensent pas comme ceux qui ne pensent pas ».

Enfin, le confinement forcé nous amène à nous rendre compte qu’il y a plein de choses non essentielles que nous faisons tous les jours, qui nous prennent beaucoup de temps et dont on pourrait se passer sans conséquence. Sans compter les gains pour la qualité de l’air que nous respirons tous les jours et la consolidation du lien familial et social paradoxalement rendue possible par la distanciation sociale.

Virus médiatique en libre circulation: Qui va l’arrêter ?

Ce genre de virus médiatique tel que #RichardMartineau qui crache régulièrement son venin sur mon interface: QUI VA LE FAIRE TAIRE ?

Que signifie “prendre en grippe”?

Ne pas aimer durablement, détester, avoir de l’antipathie contre,  en vouloir à … s’acharner sur…source: https://www.languefrancaise.net/Bob/14949

Bien choisi le titre de votre article “Prendre le virus en grippe” pour un habitué tel que vous qui prenez en grippe tout ce qui sonne, tout ce qui a l’air et transpire la différence.

Richard Martineau

En octobre 2016, le Conseil de presse du Québec blâme le chroniqueur Richard Martineau et les quotidiens Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec pour le grief de propos entretenant les préjugés envers les femmes et les musulmans. En 2019, après une chronique le 19 août sur l’exposition des minorités dans les médias, Richard Martineau est la cible d’un mouvement demandant sa démission.

Comme à l’accoutumé, Richard Martineau profite pour viser ses cibles préférées soit la religion, les premières nations et les immigrants. Même si on est habitué à ces critiques acerbes, leur goût amer écoeurent tout autant à chaque fois. On ne peut s’immuniser contre ses attaques. Une quarantaine de 14 jours ne suffirait point à rendre ses propos diffamatoires moins virulents ni moins contagieux.

Extrait de l’article paru le 11 mars 2020 dans Le Journal de Montréal :

Regardez l’Italie. Ils ont dormi sur la switch. Résultat : c’est le pays le plus infecté après la Chine. Idem pour l’Iran, qui se croyait probablement protégé par Allah.” martèle Richard Martineau.

La référence religieuse est plus que déplacée. Sinon vous auriez dû dire que les Italiens aussi croyaient  être protégé par leur foi.  Mais vous n’oseriez jamais aller sur ce terrain-là  puisque vous êtes passé maître dans l’application de la règle de “2 poids deux mesures” . Ça fait bien votre affaire. C’est votre marque de commerce d’ailleurs. Ça vous rapporte davantage en jetant constamment de l’huile sur le feu plutôt que de bâtir des ponts.

En plus de prendre un malin plaisir à banaliser le mot raciste dans votre torchon d’article, vous profitez pour faire un parallèle plus que mesquin entre la gestion des demandes légitimes de la communauté Wet’suwet’en et l’hospitalité du Canada envers les immigrants.

Extrait de l’article paru le 11 mars 2020 dans Le Journal de Montréal :

« Ici, au Canada, on est accueillant ! On est généreux ! »
« Ici, on négocie avec des militants cagoulés qui bloquent des ponts et des voies ferrées »

Cheap shot as usuel. Coup-bas.

Même si plus rien ne m’étonne, de grâce taisez-vous Monsieur Martineau. Vous faites plus de dommage que l’ensemble des virus qui circulent dans l’air ambiant.

#Pluscapable
Besoin de purifier l’air ambiant

#zazement_votre

Le Mandela Haïtien

Provenant de Port de Paix  dans le Nord de l’île d’Haïti, l’artiste (musicien, auteur, compositeur et interprète)  Jean-François Mandela émerveille nos sens de sa voix douce et claire, les consonances mielleuses et chaudes  des  titres de son album «VWA PAM »  (disponible sur Itunes) ont déjà séduit de grandes voix de la scène afro telles que : Jocelyn Béroard, Belo, BIC… Du haut de ses 28 printemps, le talentueux crooner n’a que le ciel pour limite, tête à tête avec l’étoile montante de la musique.

« Quelles que soient les conditions que l’on vous aime ou pas, donnez de l’amour. »

Qui est Mandela?

J’ai grandi dans une famille protestante auprès de ma mère, ma grand-mère, mes frères et sœurs, je suis le 3e des 5 enfants. Dans mon quartier d’enfance, nous chantions entre amis  l’un d’entre eux handicapé et plus âgé que  moi nommé Annonce a été celui qui m’a aidé à acquérir un bon niveau.

J’ai commencé la musique  plus sérieusement à 12 ans par le biais d’un concours de chant organisé dans mon école par le responsable culturel Monsieur Alexis Wilkinson , j’ai interprété « I believe I can fly » de R Kelly et j’ai remporté cette édition ! Tout le monde m’a encouragé à continuer parce qu’initialement je rêvais d’être footballeur, je me projetais menant une vie d’artiste et vous savez dans la vie certaines pensées finissent par se concrétiser. Je remercie d’ailleurs Dieu et  toutes les personnes qui m’ont soutenu jusqu’aujourd’hui.

Ce concours a donc été porteur dans votre existence.

Le 13 janvier 2010 après le tremblement de terre en Haïti, j’ai enregistré mon premier titre en studio, grâce à l’alliance française j’ai rencontré  BIC dont  j’ai pu faire la première partie, j’ai repris l’une de ses chansons et il a apprécié nous avons donc effectué un duo figurant dans son album sorti en 2012. BIC m’a ensuite introduit à mon modèle de jeunesse BELO, je lui ai exprimé que je souhaitais travailler avec lui et  cela s’est réalisé, c’est  à partir de ce moment  que l’aventure a réellement commencé ! J’aime apporter de l’émotion, on m’a conseillé un jour de prendre du plaisir lorsque je jouais ainsi j’allais transmettre cela à mon public, et cela a fonctionné, il faut toujours qu’une chanson me touche avant de la présenter au public.

Quels autres artistes ont également inspirés votre œuvre ? Et avec lesquels souhaiteriez-vous collaborer ?

Wyclef Jean m’a beaucoup inspiré ainsi que les artistes que j’ai cités précédemment. J’aimerai collaborer avec des artistes tels que Corneille. Lorsque l’on est instrumentiste, il est la référence! Sinquila, Youssoupha, Kuami Eugene, Davido, Fally Ipupa… Je me reconnais en eux tous  sans toutefois occulter les autres artistes d’autres continents. Je souhaite faire connaître ma musique à l’international et  faire fusionner la musique afro.

Jean-François Mandela

Jean-François Mandela

Êtes-vous autodidacte? Vous semblez avoir une inspiration très fertile.

À la base, je le suis, mais j’ai amélioré mon jeu grâce à des professionnels également et cela donne la musicalité Mandela ! J’écris, je joue et j’arrange toutes mes musiques. Mon entourage, ma propre vie, mon pays et l’amour m’inspirent, je chante ce que je vis ! Mes chansons sont des tubes en  Haïti, il y a beaucoup de diversité musicale dans la patrie de Dessalines, le style de musique que je fais s’appelle le roll beat. C’est toujours gratifiant quand le public chante tes chansons en concert, j’aime beaucoup le live, être sur scène, d’ailleurs c’est l’une des raisons pour laquelle j’apporte un grand soin à ce que le son demeure le même qu’en audio.

Vous portez le même nom qu’un illustre symbole de la culture afro.

Oui, d’ailleurs il s’agit de mon vrai nom.  Mon grand frère alors qu’il n’avait pas 10 ans  avait demandé à ma mère de m’appeler ainsi pourtant il ne connaissait pas encore l’identité de Nelson Mandela, mais il a insisté auprès d’elle pour que je porte ce nom. En grandissant, j’ai découvert l’histoire de l’illustre personnage qui me coïncide tant dans ses valeurs et engagements, cela a émergé en moi.  Nelson Mandela était un homme pacifiste, simple et empli  d’amour tout comme moi !  Cette énigme concernant le choix de mon prénom par mon aîné est un mystère qui ne sera jamais élucidé !

Haïti est une île qui fait beaucoup parler et qui suscite les passions. Quelle méconnaissance a encore le public concernant le pays?

Les préjugés sur Haïti sont nombreux, celui qui vient en tête est le vaudou ! La méconnaissance de cette discipline est grande en effet seuls les aspects négatifs sont démontrés. Je ne pratique pas le vaudou, je viens d’une famille très religieuse, cependant je suis tolérant face aux croyances des gens, il y a beaucoup de gens positifs qui pratiquent le vaudou pour faire le bien. Les gens pensent également que les Haïtiens n’ont pas d’amour et que le noir est forcément négatif et méchant. Selon moi, l’obscurité peut être le symbole de l’amour et la sagesse également, car à l’intérieur du mal réside toujours la lumière. Haïti est une terre accueillante et chaleureuse, il y a des problèmes partout dans le monde, et le ras-le-bol des populations est dû  à l’inaction des gouvernements face à des situations difficiles.

Vous semblez être fier de vos racines afro-caribéennes.

Les Haïtiens de la diaspora viennent toujours dans l’île pour se ressourcer et ce sentiment s’accentue également dans le désir du retour en Afrique, car nous considérons que c’est notre terre et notre racine. Nous sommes informés des dérives liées à l’esclavage et la colonisation qui a provoqué cette séparation par l’océan. Cependant, notre culture haïtienne est calquée à notre origine africaine, il est vrai que la musique de la terre-mère est celle qui a le plus de succès en Haïti, les tambours et les percussions sont les emblèmes de l’île, d’ailleurs  les paysages africains et haïtiens sont similaires à certains endroits, l’Afrique et Haïti sont scellés ! C’est vrai que je suis amoureux de la terre-mère car je suis très attachée à ma racine africaine,  je souhaiterai découvrir tout le continent noir et un jour toucher de mes mains le sable rouge de la terre de mes ancêtres. Vous savez avec ma couleur de peau et mon nom, il est difficile de ne pas me confondre avec un Africain! (Rires)  J’aimerai aussi faire dissiper les  préjugés sur Haïti à travers la positivité que je propose  et que les gens cessent de penser qu’il n’y a que du mal qui peut survenir de la terre de Toussaint Louverture !

Comment contrer le fléau de la jalousie?

La jalousie est un fléau planétaire que je mets de côté, il n’y a que des gens possédés par le mal qui peuvent se laisser consumer par cette énergie négative, en effet je suis quelqu’un qui souhaite le bien de tout le monde et que l’on avance  tous ensemble. Je travaille avec mon staff depuis le début, car c’est une histoire d’amitié et de loyauté surtout, ils sont devenus ma famille, je suis fan de mon groupe, je mets l’égo de côté, j’aime évoluer dans une ambiance détendue.

Quel est le secret de votre douceur masculine?

Ma mère et ma grand-mère m’ont transmis énormément d’amour et de douceur, d’où mon caractère apaisé et je le partage avec tout le monde. Je suis très attachée à ma famille et ce cercle de paix autour de moi. J’aime les gens en général, riche ou pauvre, noir ou blanc.  Je me fâche pour quelques secondes seulement, car je préfère rire que de m’énerver, cela aide à rester jeune et c’est bon pour la santé ! Je voudrais que nous apprenions à nous donner de l’amour, car quand il y a de l’amour le mal n’existe pas.

Afro-mexicains

Les Afro-Mexicains et le Héros national le Kongo Yanga Gaspard: une histoire longtemps occultée

Durant quatre siècles (XVe aux XIXe siècle) aux Amériques l’Empire Espagnol  fleurissait par une main-d’œuvre servile, composée de nombreux Africains Noirs qui furent déportés aux Amériques. Nombreux des contingents de cette main d’oeuvre servile Africaine Noire, sont venus d’Afrique Centrale, d’où est originaire le héros national le Bantou Kongo Yanga Gaspard, et puis, dans une certaine mesure d’Afrique occidentale, en direction de plusieurs colonies espagnoles, dont la Nouvelle Espagne (le Mexique actuel). Cependant ce pays qui a reçu des milliers d’Africains, a longtemps occulté cette histoire afrodescendante, et cette frange des populations Afro-mexicaines dans le discours officiel conservateur, jusqu’à l’arrivée du président progressiste actuel, qui les a reconnus officiellement.

« Plonger jusqu’aux racines de notre race et bâtir notre fonds, ce n’est pas retourner à l’état sauvage, c’est de la culture même »[1], dit l’auteur Claude Mac Kay cité dans le Mémoire de M. Youlou. Ainsi pour les racistes du Mexique et ceux du monde hispanique ayant été abreuvé ou aveuglé dans des théories pseudo scientifiques qui considéraient et qui considèrent encore dans une certaine mesure l’Afro-descendant comme étant un Être inférieur, primitif, et qui mérite pas du tout son espace dans le récit officiel, ils doivent comprendre qu’on ne peut pas parler de la formation des sociétés Américaines sans mentionner l’apport notable des Afro-descendants dans l’édification de ces nations. Cela étant dit, la matrice afrodescendante est une partie de la culture même de ces pays.

Le Mexique en est un exemple. En effet, les Afrodescendants sont « la deuxième racine du Mexique »[2]. Par ceci, le mythe selon lequel, le Mexique serait formé que de deux matrices : indigène et espagnol, est débouté et est sans fondements historiques. Des milliers d’Africains, en particulier ceux originaires d’Afrique Centrale plus prédominant numériquement et suivi de ceux de l’Afrique de l’Ouest, furent déportés aux Amériques par les commerçants portugais, qui étaient complices des Espagnols, après l’officialisation de la traite Negrière et la division du monde colonial en 1494 par le pape Alexandre VI. Ce fit de l’Ouest, l’Amérique, un domaine espagnol et de l’Est, l’Afrique et les Indes, domaine portugais.

C’est ainsi que la Nouvelle-Espagne (Mexique), qui fut l’une des plus importantes colonies espagnoles, reçues des milliers des Bantous Kongo, du fait de la présence antérieure et dominante du Portugal dans la région (royaume Kongo et ses vassaux en plus des zones d’influences) et de  l’ouest-africain à partir du XVIe siècle.

De 1519 à 1867, l’Amérique espagnole reçut un peu plus de 430.000.000 esclaves africains, selon les données compilées par David Eltis[3]. Quant aux tableaux parlant des chiffres négriers du parlement britannique[4], ils nous informent que de 1788 à 1847, les colonies espagnoles aux Amériques reçurent au total  41.832.000 Africains asservis. 75% des esclaves déportés à la Nouvelle-Espagne furent des Bantous Kongo.

Le Mexique et son actuelle capitale Mexico ont été d’importants sites d’accueil des contingents d’esclaves et de répartition de ces personnes asservies vers d’autres régions mexicaines et de l’empire espagnol. Des milliers des Bantous et d’Ouest-africains furent déportés dans les mines de Pachuca et de Zacatecas, ou dans les zones agricoles et d’élevages du Veracruz, de Tabasco et de la Costa Chica (États de Guerrero et d’Oaxaca), où ils vivaient en communauté dans le sud du Mexique actuel. Ces territoires étaient tellement propices à la fuite, géographie aidant, notamment la Costa Chica, qu’ils permirent la fuite des milliers d’esclaves dans des montagnes, pour ainsi former leurs communautés, appelées « les cimarrons » en espagnol.

C’est dans ce contexte qu’en 1609, Yanga Gaspard, un esclave Bantou Kongo, probablement d’origine gabonaise (selon plusieurs sources historiques), s’échappa dans les montagnes pour fonder avec d’autres fugitifs, un village qu’il nomma « San Lourenzo de los Negros » (Saint Laurent des Noirs).

Après plusieurs incursions espagnoles pour tenter de « pacifier » le territoire et vaincre les rebelles, les fugitifs infligèrent une défaite cuisante et totale aux esclavagistes et colonisateurs espagnols. Ils organisèrent à jamais leur village. Plus tard, après l’indépendance du Mexique, le décret du 5 novembre 1932 établit que la commune et les eaux d’amont de San Lourenzo de Los Negros s’appelleraient Yanga en mémoire de ce brave homme Noir. Une statue honorant sa mémoire avait été érigée dans cette ville éponyme.

Yanga Gaspard, Kongo dans son sang et son état d’âme, très brave, au regard de ses actes de bravoure dans la quête d’indépendance du Mexique, fut élevé au rang de Héros National du Mexique, par le petit fils de Vincente Guerrero, Riva Palacio[5], historien et ancien maire de Mexico. Dans ses recherches historiques, ce dernier reconnut les prouesses de Yanga Gaspard et l’inscrit comme première figure indépendantiste du pays dans ses ouvrages qu’il publia grâce aux archives coloniales.

Les Noirs Bantous Kongo et les autres africains du Mexique ont joué aussi un rôle de premier plan dans la formation de la société mexicaine contemporaine. Ils ont gravi les échelons sociaux du pays. C’est le cas de Vincente Guerrero, mentionné ci-dessus, dont le nom a été légué à un  état du Sud à travers son petit-fils. En fait, le nom « Guerrero » souligne concrètement cette importante contribution des Noirs dans la lutte contre l’oppresseur espagnol et leur élévation socio-politique dans l’histoire mexicaine. Car Guerrero fut l’anthroponyme du deuxième président du Mexique en 1829, qui naquit dans ce même état éponyme. Vincente Guerrero, fut de descendance paternelle afro-descendante car son père fut un descendant d’esclaves, probablement d’origine Kongo, car ces derniers étaient les premiers à être exportés dans la Nouvelle-Espagne (Mexique). De plus, Guerrero fut indigène de par sa mère.

La "Danza de los Diablos"

La “Danza de los Diablos”

Avant qu’il devienne président du Mexique, Guerrero rejoignit la lutte d’indépendance en 1810. Brillant homme de troupe et fin stratège, il s’était battu dans 495 batailles sans défaite (à l’image de Simon Bolivar). À l’indépendance, il devient l’un des rédacteurs de la Constitution mexicaine. Élu second président du Mexique en avril 1829, avec des idées très sociales, il décréta l’abolition de l’esclavage et l’émancipation de tous les esclaves le 16 septembre de la même année. Renversé par une rébellion dès le mois de décembre 1829 , il fut exécuté par ses rivaux politiques. Au regard de ce mini portrait de Guerrero, la question surgit: qui a dit que Barack Obama était le premier Afro-descendant à la tête d’un pays américain?  Le débat est ouvert.

Les Afro-Mexicains, outre l’héritage politique, ont contribué socioculturellement pour ce pays. Comme en témoigne La “Danza de los Diablos“, une chorégraphie ancestrale mettant en scène des corps asservis qui défient l’oppresseur espagnol. Elle se danse avec des masques en bois de taureau, représentant l’Espagnol: oppresseur et démoniaque.

Alors qu’ils étaient le deuxième groupe démographique du pays, les Afro-Mexicains ont été occultés dans l’histoire officielle à cause des agendas politiques eugéniques (blanchir la nation).  En outre, autre conséquence de ce manque de reconnaissance dans le récit officiel à l’époque, c’est le non-accès aux services publics par cette population afro-mexicaine, comme les hôpitaux, les écoles, les universités, etc.

Cependant, tout ceci a commencé à changer depuis quelque temps. Les Afro-descendants mexicains ont commencé à sortir de l’invisibilité nationale lorsque, le 9 août 2019, ce jour-là à Corralero (village Afro-Mexicain de la Costa Chica), l’heureuse nouvelle est sur toutes les lèvres: les Afro-Mexicains venaient d’être reconnus « partie de la Nation pluriculturelle » par la Constitution et bénéficient des mêmes droits que les Amérindiens. Cette victoire est le fruit de plusieurs années de combat pour être reconnus par l’État et auquel la conjoncture politique avec l’élection du président progressiste Andrés Manuel López Obrador n’est pas étrangère. En leur reconnaissant officiellement après tant d’années de deni total, le président mexicain suit les pas de son homologue vénézuélien Nicolas Maduro[6].

Somme toute, au regard de tous ces faits historiques, nous comprenons que les Afro-Méxicains ont fait acte de bravoure et ont grandement contribué  à la formation de la civilisation mexicaine actuelle, à l’image du Brésil. Cela étant dit, leur histoire doit désormais être écrite, enseignée, et nous comprenons que leur reconnaissance officielle est déjà une grande étape dans ce processus. Alors que ce vœu se concrétise :« La prochaine phase est d’exiger que cette reconnaissance se matérialise à travers des politiques publiques qui répondent à l’exclusion que vivent nos communautés(…). Maintenant que nous existons aux yeux de l’État, il faut que notre histoire soit racontée dans les livres, dans les musées. Et que les Afro-Mexicains sachent qu’ils peuvent être fiers de leur identité » dit Rosa Maria Castro, militante pour les droits des femmes des communautés noires militante.

[1] YOULOU, Fulbert Charles Sylvain(fils du 1 er président du Congo Brazzaville). ‘‘La Protectiom du Patrimoine culturel Congolais’’. Mémoire pour l’obtention du Brevet de l’ENAM. Enam(Brazzaville, Congo).2008. Chapitre II, page 139.

[2] VELÀZQUEZ, Maria Elisa, historienne et présidente du projet de la route de l’esclave de l’Unesco au Mexique. Revue Jeune Afrique en ligne, du 22 novembre 2019.

[3] ELTIS, David. The Trans-Atlantic Slave Trade Database. Dezembro. 2008.

[4] RINCHON. D. La Traite et l’Esclavage des Congolais par les Européens. Histoire de la déportation de 13millions 250.000 Noirs en Amérique. J.de Meester et fils.1929.Bruxelles. P.105.

[5] : The African presence in Mexico: from Yanga to the present; Mexican Fine Arts Center Museum (Chicago, Ill.); Museo de Historia Mexicana (Monterrey, México); National Hispanic Cultural Center of New Mexico, ISBN 1-889410-03-9ISBN 9781889410036

[6] Nicolas Maduro, le présdent Vénézuelien, fit entrer les Afro-vénézuéliennes (nourricières de Bolivar) longtemps aussi occultées par les conservateurs, au Panthéon National au même titre que Bolivar et la chef amérindienne connue pour sa féroce résistance aux espagnols.

Ligue des Noirs du Quebec

Quand la Ligue des Noirs du Québec ouvre ses portes

C’est toujours avec grande joie que la communauté noire se réunit, même à l’ombre de la culture ambiante, pour souligner le Mois de l’Histoire des Noirs. Après un lancement officiel du Mois  organisé par la table Ronde du Mois de l’Histoire des Noirs, celle-ci prend forme dans le quartier Notre-Dame-de-Grace (NDG) avec une clientèle plus anonyme chez la fameuse Ligue des Noirs du Québec.

Ligue des Noirs du Quebec

Mois de l’Histoire des Noirs – Notre Histoire et la Jeunesse, à la Ligue des Noirs du Québec le 21 février 2020

Certains voient dans la Ligue des Noirs du Québec une institution archaïque, une institution qui a du mal à se renouveler ou à refaire, avec fracas, les grands titres de l’actualité. Peut-être que la salle principale l’organisme, nichée au au 5201 Boul. Décarie, qui n’affiche pratiquement que des hommes noirs, léguant aux oubliettes l’apport important des femmes noires, y est pour quelque chose,  mais à la vision de la salle pleine qui accueillait, le 21 février 2020, dans ce froid hivernal, à bras ouvert,  une communauté afrodescendante sans paillette, cru, on conclue à la véracité de l’action entreprise il y déjà 50 ans par le président fondateur de la Ligue, M. Dan Philip.

Plusieurs présences confirmaient l’indéfectible attrait de la Ligue des Noirs du Québec. Le député David Birnbaum, la mairesse de l’arrondissement Sue Montgomery puis Mme Magda Popeanu qui porte tellement de chapeaux à la Ville qu’ils mériteraient surement plusieurs têtes… M. Michael Farkas, président de la table ronde du Mois de l’Histoire des Noir y était. Comme il aurait été captivant de le voir, lui et Dan Philip ensemble pour une rencontre trop rare de ces deux institutions phares dans la vie des Afro-Montréalais, mais ce dernier était malheureusement absent pour des raisons qui n’ont pas été communiquées par la Ligue.

Un peu avant 14 h en ce vendredi  21 février 2020, Mme Safiétou Kane, étudiante au BAC  en sociologie à l’Université de Montréal à Québec (UQAM), annonça les couleurs de la journée qui prendra l’allure d’un colloque.  Le panel affichait trois principaux intervenants:  Gabriella Kinté fondatrice de la librairie Racines,  Jean Claude Aimé Kumuyange accompagné de Safiétou Kane elle-même.

Dans cette réunion qui convoquait une centaine d’âmes, M. Gabriel Bazin, vice-président de la Ligue des Noirs du Québec a pris la parole pour sensibiliser sur les continuelles luttes des Noirs tandis que Zenadou Ouedrago renouait avec ses talents d’actrice pour exprimer le manque de représentativité du Noir dans le discours historique courbé  chez l’Occidental. « Il ne faut pas seulement aborder l’esclavage, mais aussi parler de notre apport positif, parce qu’il n’y a pas que la douleur. » laissera tomber celle que l’on nomme affectueusement Zena.

Barbara Guillaume, une chanteuse haïtienne qui rappelle la grande Cesaria Evora, a fasciné la foule avec une chanson chantée a capella qui résonnait la résistance du peuple haïtien, donc par extension, des communautés noires qui ont tous eu a combattre contre l’exclusion, contre la discrimination, contre l’ostracisme et surtout pour une égalité des chances.

Les mots les plus éclairés de la journée furent entendus juste avant le cocktail qui succédait à un débat houleux entre panellistes et participants, reviennent à Safiétou Kane qui paraphrasait l’immortel Léopold Sédar Senghor, penseur de la négritude qui extériorisait sa vision de la Patrie. Il faut s’enraciner dans sa culture et s’ouvrir au monde. Comme quoi « Pour continuer à couler, un fleuve ne doit jamais être coupé de sa source.» Proverbe.

Marchands d’Angoisse, Le Mali tel qu’il est, tel qu’il pourrait être, Ed Grandvaux, 2019

Marchands d’Angoisse, Le Mali tel qu’il est, tel qu’il pourrait être

Le sociologue Mohamed Amara jete un regard positif et original sur un Mali en proie à la prédation des marchands d’angoisse. Le Mali agonise, tiraillé entre l’image fictive de « belle démocratie » des années 1990 et la situation cauchemar desque actuelle : narco-terrorisme au quotidien, inégalités sociales grandissantes et injustices prégnantes.

Malgré la situation chaotique du Sahel (rapts de touristes occidentaux et asiatiques pour financer des actions de terrorisme, viols, trafic de drogues, blanchiment d’argent, etc.), le sociologue et essayiste, Mohamed Amara, montre que le Mali, l’Afrique, n’est pas seulement cette élite qui tue la démocratie, et participe de ce fait à la naissance et au développement des extrêmes, mais bien un pays avide de changements, un continent qui se donne la liberté d’écrire son histoire en étant responsable de ses choix et de ses actes.

Comme il le dit : « Le Mali doit penser son futur en termes de développement des libertés, de justice et d’un droit au bonheur pour tous ».

Mohamed Amara est l’auteur de :

–          Film clinique de recherche in Agnès Vandevelde-Rougale et al., Dictionnaire de sociologie clinique. ERES | « Sociologie clinique ». 2019 | pages 281 à 283

–          Le Mali rêvé. Paris, L’Harmattan, 2015

–          L’Automédiatisation, une autre forme de communication sociale. Paris, L’Harmattan, 2013

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