Plus on sait, moins on affirme

Des rapports indiquent que des Africains sont vendus et revendus pour environ 400 $ en Libye.

Esclavage en Libye : Tout le monde le savait

En plus de redorer le blason du réseau CNN, déclaré « fake news » par Trump, les images choque émises sur le canal d’information américain le mois dernier témoignent de la situation extrême des Noirs en Libye.

Le rapport de CNN note qu’au moins 150 000 personnes ont essayé de traverser la mer Méditerranée depuis la Libye au cours des trois dernières années. Au moins 3.000 réfugiés ont payé le prix suprême en essayant de faire la traversée dangereuse. Depuis des décennies, les dirigeants européens ont donné priorité au parcage en Libye du flux de migrants vers l’Europe et maintenant ont donc poussé des milliers de personnes dans les mains des trafiquants d’esclaves. L’indignation exprimée de leurs parts est vaine, sans consistance.

Des rapports indiquent que des Africains sont vendus et revendus pour environ 400 $ en Libye.

Des rapports indiquent que des Africains sont vendus et revendus pour environ 400 $ en Libye.

On ne devrait pas se laisser berner par ce factice « besoin d’agir » ponctuel des puissances qui ont mis le pays d’Afrique du Nord au bord du gouffre alors qu’ils ne font absolument rien dans les faits pour sauver ces centaines de milliers de vies en péril.

Ils étaient pourtant prompts à éliminer le colonel Mouammar Kadhafi, baignant dans un océan de pétrole,  pour prétendument défendre le peuple contre un prétendu tyran.  Un tyran qui désirait, quelque temps avant son assassinat par l’OTAN qui piétinait l’Union africaine,  faire respecter les inépuisables ressources africaines sur les marchés mondiaux, faire payer l’or noir au prix de l’or jaune, au lieu d’un dollar américain imprimé sur un papier sans fondement.

Où était l’indignation occidentale lorsqu’en avril 2017, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a rendu compte des victimes de l’esclavage libyen? Que faisaient-ils lorsque dès 2011, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés craignait pour la sécurité des Noirs en Libye et jusqu’en mars 2016, Reuters avertissait que « La Libye est devenue un marché de trafiquants où les gens sont achetés et vendus quotidiennement ». Eh bien, avec Kadhafi éliminé et le pétrole libyen coulant à flot, ils étouffaient l’affaire. Suivant leurs politiques, ils préféraient les migrants Noirs torturés, estropiés, noyés, violés, morts en Libye que de les voir sollicitant asile sur leurs pudiques frontières tandis que leurs actions ont créé cette situation horrible.

Les gouvernements européens investissent déjà des dizaines de millions d’euros dans des mesures antimigratoires en Afrique. Tout pour décourager le migrant, même s’il doit en payer de sa vie.

Si ces centaines de milliers de vies en périls ne réveilleront aucunement les canons de l’OTAN (quelques tas de minéraux auraient surement suffi), l’Union européenne et l’Union africaine ont conjointement annoncé une action policière pour libérer les esclaves de Libye. Aucune troupe occidentale ne sera déployée.

Le moment du choc apparent est passé. Les dirigeants nationaux africains subsahariens doivent exiger le respect tant économique que de leurs populations. Les migrants libyens proviennent du Mali, alors que le pays est un des plus importants producteurs d’arachides au monde, 2e producteur de coton en Afrique, 3e exportateur d’or d’Afrique; du Niger alors qu’il possède la mine d’uranium la plus importante de toute l’Afrique, 2e au monde; du Nigeria, un des dix plus gros producteurs de pétrole au monde.

S’ils pensent trouver d’ indispensables alliés dans de lointaines nations, des nations apathiques qui les dépouillent froidement et fournissent la verge aux bourreaux, ils n’ont qu’à revoir leurs politiques extérieures. Ils finiront bien par se rendre compte, qui est réellement indispensable dans ces partenariats économiques malhonnêtes qui laissent de maigres revenus à celui qui possède la ressource. Les simples mots de condamnation ne suffisent plus. Talk is cheap.

À l’heure actuelle, l’OIM estime qu’entre 400 000 et un million de migrants qui ont trouvé leur chemin vers la Libye se trouvaient dans les centres de détention de ce pays. Et de ces centres de détention, ont germé tous les rapports désobligeants de vol, de viol et de meurtre de migrants Noirs.

Dégât du styromousse en Haïti: Pour sa 3e édition, le Village Alternatiba choisit Cité Soleil

Changeons le système, pas le climat

Après avoir tenu ses deux premières éditions à Kenscoff, le Collectif Alternatiba et le Groupe d’Action Francophone pour l’Environnement (GAFE) ont choisi Cité Soleil comme théâtre de leur troisième édition du Village Alternatiba.

Sur la thématique de la gestion des déchets, l’événement de sensibilisation à la protection de l’environnement et au changement climatique descend de la montagne pour s’installer à Cité Soleil, les 8 et 9 décembre 2017, sur le terrain de la Fondation l’Athlétique d’Haïti.

David Tilus, le Président du GAFE lance les activités du Village Alternatiba 2016 à l’EFACAP (École fondamentale d’application de Kenscoff et centre d’appui pédagogique).

David Tilus, le Président du GAFE lance les activités du Village Alternatiba 2016 à l’EFACAP (École fondamentale d’application de Kenscoff et centre d’appui pédagogique).

Devenu un rendez-vous annuel, le Village Alternatiba permet de découvrir les initiatives concrètes qui se développent un peu partout en Haïti, dans les domaines des énergies renouvelables, de la gestion des déchets, de la citoyenneté, de l’éducation relative à l’environnement, de l’alimentation et de la construction écologique. C’est également l’occasion, pour les visiteurs.Es et participants.Es d’assister à des ateliers d’animation, des démonstrations, des conférences-débats, des animations culturelles pour s’informer tout en se divertissant.

L’accent sur les solutions, pas sur les problèmes

Alors que les catastrophes naturelles se multiplient et que les décideurs tardent à mettre en oeuvre des politiques concrètes innovantes et à la hauteur des enjeux pour limiter l’impact négatif des activités humaines sur le climat, le mouvement Alternatiba se mobilise pour montrer que les solutions ne viendront pas seulement d’« en-haut», mais qu’elles peuvent aussi être mises en oeuvre au quotidien, à un niveau local et/ou régional, individuel et/ou collectif. Ainsi, en 2015, le Collectif Alternatiba a vu le jour en Haïti, avec l’appui du GAFE.

Alternatiba est un mouvement citoyen pour le climat, l’environnement et la justice sociale. Le mouvement est né en France en 2013 et compte maintenant des milliers d’activistes un peu partout dans le monde. Un de ses principaux objectifs est de montrer que des solutions existent, qu’elles sont à portée de mains et qu’elles n’attendent que nous. Alternatiba veut montrer ces initiatives, les renforcer et les développer par le biais de Villages des alternatives. Le but est bien de changer le système, pas le climat.

Un arrêté qui n’arrête rien

Le Collectif Alternatiba Haïti et le GAFE ont également lancé une pétition qui demande au gouvernement haïtien de faire appliquer l’arrêté ministériel du 10 juillet 2013, qui interdit de produire, d’importer, de commercialiser et d’utiliser sous quelque forme que ce soit, des sacs en polyéthylène et objets en polystyrène expansés.

Retrouvez la vidéo présentant la problématique du styromousse (styrofoam) en Haïti sur la chaîne youtube du GAFE : https://www.youtube.com/watch?v=wMw2TMHoHlo

La pétition sur le site internet du GAFE : http://www.gafe-haiti.org/ ou en suivant le lien : http://bit.ly/2ue2CSs

À propos d’Alternatiba

Alternatiba réunit des milliers de citoyennes et citoyens engagé.Es face à l’urgence climatique dans la promotion et la mise en place d’alternatives concrètes. Le mouvement repose sur deux assises : celle des alternatives pour construire une société plus juste, plus solidaire, plus conviviale et plus soutenable, ainsi que sur celle de la résistance pour bloquer les projets climaticides et interpeller les décideurs politiques et économiques sur l’urgence de s’emparer de ces solutions, aux côtés du mouvement Action Non-­Violente COP21.

À propos du GAFE

Depuis 14 ans le Groupe d’Action Francophone pour l’Environnement (GAFE) accompagne les dynamiques territoriales haïtiennes portées par les acteurs locaux car il est convaincu que le développement se fait AVEC et non POUR. Il est reconnu pour son expertise en développement local et en éducation relative à l’environnement.

Le Victoria's Secret Fashion Show 2017 a eu lieu le 20 novembre à Shanghai en Chine, au Mercedes-Benz Arena puis télédiffusé le 28 novembre. C'est le premier défilé de mode de la marque de lingerie américaine organisé en Asie.

Les mannequins de Victoria’s Secret dans l’embarras pour une chanson d’une rappeuse

Lingeries, dentelles, déshabillés, strings, annuellement le défilé de Victoria’s Secret exhibe ses plus beaux atours dans un show relayé en prime sur les chaines de télévisions américaines et courues par les célérités les plus en vues d’Hollywood et du monde entier, même s’ils doivent faire le voyage jusqu’à Shanghai cette année.

Les organisateurs du « Super Bowl du Fashion» encouragent d’année en année ses mannequins aussi appelés les anges de Victoria’s Secret, des femmes aux sourires divins, sculptées au couteau, de se filmer en cours de préparation pour alimenter l’insatiable appétit des réseaux sociaux.

Le Victoria's Secret Fashion Show 2017 a eu lieu le 20 novembre à Shanghai en Chine, au Mercedes-Benz Arena puis télédiffusé le 28 novembre. C'est le premier défilé de mode de la marque de lingerie américaine organisé en Asie.

Le Victoria’s Secret Fashion Show 2017 a eu lieu le 20 novembre à Shanghai en Chine, au Mercedes-Benz Arena puis télédiffusé le 28 novembre. C’est le premier défilé de mode de la marque de lingerie américaine organisé en Asie.

Dans cette tentative de créer le buzz, cette année la mannequin Karlie Kloss, ange de la marque de 2013 à 2015, et d’autres présentes dans l’intimité du défilé, ont publié sur leur fil Twitter un vidéo en backstage qui montre ces anges cornues entonnant le refrain de la chanson de la rappeuse trinidado-dominicaine  Cardi B. « Bodak Yellow» ou l’on peut clairement entendre le mot « nigga».

Bien qu’il y ait deux femmes noires posant pour la marque de lingerie, aucune d’elles n’était présente lors de cette apparente effusion d’allégresse vocale de la part de l’évidente majorité blanche du groupe de jeunes femmes en déshabillé. Vite fait, la vidéo contenant le mot radioactif emballa Twitter.

Il n’a pas fallu longtemps pour que les fans remarquent que les mannequins chantaient la chanson de Cardi B,  et recadrent la partie de la chanson chantée. Les fans ne se sont pas gênés pour saisir Twitter pour articuler leur déception avec les modèles. En fait, certaines personnes demandent même à Victoria’s Secret de réprimander les modèles pour avoir chanté à l’unisson le mot « nigga« .

Du coté de l’organisateur, Victoria’s Secret  semble vouloir éteindre l’affaire et n’a toujours pas commenté la vidéo accablante et les associations pour la défense des Noirs étalent leurs insensibilités à ce rituel dégradant toléré à l’écran.

Dans l’émission de téléréalité québécoise Occupation Double, ou un groupe d’hommes et de femmes jouent de séduction, deux candidates ont prononcé, en boudant des taches ménagères qui leurs étaient assignés : « On n’est pas de nègres!» sans trop de dommage avant qu’un ex-ministre du Parti Québécois (PQ), François Gendron, exprime, il y a quelques jours seulement, dans une école, devant un groupe d’étudiants adolescents avoir « travaillé comme un nègre ». Ces mots ont mal été digérés par un groupe d’étudiants africains et haïtiens qui ont porté plainte.

S’ils s’en sortent tous sans sanction, la Chine ne voit pas la chose de cet oeil. Dans le show de Victoria’s Secret qui a eu lieu à Shanghai cette année, Katy Perry et Gigi Hadid y ont été bannis par l’Empire du Milieu. En février dernier pour s’être moquée des yeux du Bouddha en s’étirant le coin des yeux dans une vidéo Instagram, Gigi Hadid, la mannequin de Sport Illustrated et égérie de la marque Guess est persona non grata dans tout le territoire chinois. Les utilisateurs chinois des médias sociaux l’ont avertie de ne pas revenir à Shanghai, la qualifiant de raciste. Pour sa part, la chanteuse Katy Perry est interdite d’accès par le gouvernement communiste pour avoir porté une robe parsemée de fleurs de tournesol en 2015, un symbole antichinois. C’est carrément à Taipei, la capitale de Taiwan que Katy Perry,  qui a vendu plus 100 millions d’album en carrière en plus de faire partie du Livre des Records Guinness 2015 pour avoir le plus de followers Twitter (devant Justin Bieber), s’habilla de cette robe litigieuse.

Plusieurs critiques condamnent Robert Mugabe d'être un raciste antiblanc pour avoir lancé des phrases comme celles-ci: « L’homme blanc est ici comme le second citoyen : vous êtes en numéro un. Il est numéro deux ou trois. C’est ce qui doit être enseigné à nos enfants. » et « Notre parti doit continuer de faire entrer la peur dans le cœur de l’homme blanc, notre véritable ennemi. »

La fin annoncée de l’ère Mugabe

Robert Mugabe. Depuis les année 80, le plus vieux dirigeant d’Afrique a aidé à libérer le Zimbabwe de la domination de la minorité blanche, a servi de symbole de l’autodétermination africaine en rebaptisant des villes, puis tenté la réconciliation avec les résidents blancs du pays d’Afrique australe.

Plusieurs critiques condamnent Robert Mugabe d'être un raciste antiblanc pour avoir lancé des phrases comme celles-ci: « L’homme blanc est ici comme le second citoyen : vous êtes en numéro un. Il est numéro deux ou trois. C’est ce qui doit être enseigné à nos enfants. » et « Notre parti doit continuer de faire entrer la peur dans le cœur de l’homme blanc, notre véritable ennemi. »

Plusieurs critiques condamnent Robert Mugabe d’être un raciste antiblanc pour avoir lancé des phrases comme celles-ci: « L’homme blanc est ici comme le second citoyen : vous êtes en numéro un. Il est numéro deux ou trois. C’est ce qui doit être enseigné à nos enfants. » et « Notre parti doit continuer de faire entrer la peur dans le cœur de l’homme blanc, notre véritable ennemi. »

Au bout de ses 93 ans, à l’aube de ses trois décennies de pouvoir ferme, l’indéboulonnable Robert Mugabe s’est visiblement fait éjecté du pouvoir, consigné à demeure par un putsch de l’armée, sous les ordres de Constantino Chiwenga et Sibusiso Moyo, qui ne semblent plus digérer plus les actions de l’autocrate zimbabwéen. Le chef d’État serait toujours Président du pays, selon la Constitution, mais il est sous contrôle des militaires qui prétendent  vouloir jouer un rôle pacifique de tampon entre Mugabe et le prochain prétendant au pouvoir.

Depuis hier, une immense foule vindicative s’est réunie à Harare, capitale du pays, anciennement nommé Salisbury, nom Premier ministre britannique de l’époque. Cette ville centrale que Robert Mugabe, alors Premier Ministre, s’est fait un devoir de rebaptiser lors du deuxième anniversaire de l’indépendance en avril 1982 en hommage au chef tribal des Ne-Harawa, affiche aujourd’hui #MugabeMustGo (Mugabe doit partir).

Des milliers de gens, surexcités,  ont donc convergé, encouragé par l’armée,  vers la capitale pressentant  la promesse d’un prochain chef d’État élu démocratiquement, un chef qui élèvera le peuple. Cette multitude est dans le même délire, la même jubilation, qu’il y a 37 ans, en 1980, lorsque dans les rues de Harare, les Zimbabwéens déclaraient avec effervescence leur indépendance.

Après avoir instauré des politiques qui embrassaient la majorité noire, l’homme d’État anticolonialiste s’est fait plusieurs ennemis, ouvrant la porte à des intérêts extérieurs puissants. Il s’est même fait menacé ouvertement d’une guerre par le Président Bush-fils, pour avoir entrainer l’expulsion des fermiers Blancs vers l’Australie, l’Afrique du Sud, favorisant l’accès des terres aux Noirs. En 2011, un câble de Wikileaks amenait au grand jour les intentions des Américains d’évincer Mugabe du pouvoir, complotant avec les seniors de son Parti, le ZANU-PF et les banquiers du pays. Un peu à la Castro, Robert Mugabe n’a jamais voulu quitter le siège du Président, mais les politiques de Mugabe ne furent pas à la hauteur du défunt leader Maximo. Les vents lui ont été contraires, ce qui glissa le Zimbabwe vers d’importantes instabilités économiques et la grogne croissante de ses concitoyens.

Avant l’apparent Coup d’État, le presque centenaire Mugabe voulait imposer sa femme, Grace Mugabe, au peuple comme prochain chef. Erreur, elle est aussi populaire qu’Hilary Clinton aux États-Unis. Actuellement Robert Mugabe serait en pourparler pour organiser son avenir, sans celui de son pays. Son propre Parti politique, le ZANU-PF, lui a tourné le dos et ont adopté une motion lui retirant leur confiance comme chef du parti. Un exil en Namibie a été soulevé.

Le Zimbabwe semble avoir définitivement tourné la page Mugabe, malgré que le chef de l’Union africaine (UA), Alpha Condé ait réclamé la restitution du chef légitime de l’État enclavé membre du l’UA. De son côté, le Président ivoirien, Alassane Ouattara assure qu’: « Il est temps que Robert Mugabe cède son fauteuil à une nouvelle génération. »

À Montréal, les enfants de minorités visibles constituent une part de plus en plus importante de la clientèle du système de protection. Les rares études portant sur le sujet indiquent que les enfants d’origine haïtienne font l’objet d’une surreprésentation au sein de cette clientèle (source TOUGAS, Annie-Marie. (2011). Les enfants de minorités visibles dans le système de protection de la jeunesse à Montréal... surreprésenté ou non? )

Québec: Protection de l’enfant ou immunité des parents?

Récemment deux faits divers ont fait la une des nouvelles provinciales québécoises à seulement quelques mois d’intervalle. Il y a de nombreux rapprochements à faire entre les deux. Car, plusieurs des critiques portées sur l’un et sur l’autre se recoupent. Plusieurs questions en surgissent et devraient faire l’objet d’un débat d’opinion publique.

Révisons les faits en question et voyons si les interrogations qui en découlent en interpelleront d’autres.

Premier fait: Dr Alain Sirard est pédiatre à l’hôpital pour enfants du CHU de Sainte-Justine . Il œuvrait au sein d’une équipe particulière en son genre : une clinique sociolégale dont le rôle est d’évaluer les cas soupçonnés de maltraitance d’enfants.

À Montréal, les enfants de minorités visibles constituent une part de plus en plus importante de  la clientèle du système de protection. Les rares études  portant sur le sujet indiquent que les enfants d’origine haïtienne font l’objet d’une surreprésentation au sein de cette clientèle (source TOUGAS, Annie-Marie. (2011). Les enfants de minorités visibles dans le système de protection de la jeunesse à Montréal... surreprésenté ou non? )

Selon l’étude d’Anne-Marie Tougas de 2011 ayant pour titre « Les enfants de minorités visibles dans le système de protection de la jeunesse à Montréal… surreprésenté ou non? » À Montréal, les enfants de minorités visibles constituent une part de plus en plus importante de la clientèle du système de protection. Les rares études portant sur le sujet indiquent que les enfants d’origine haïtienne font l’objet d’une surreprésentation au sein de cette clientèle.

Rappelons que les lois canadiennes et québécoises font obligation de rapporter ces cas dès le moment où un doute raisonnable existe quant à la sécurité d’un enfant. Obligation qui est faite à tous et encore plus aux personnes travaillant dans le domaine social, éducatif et sanitaire.

Comme exemple, citons l’article 39 du code de déontologie du Collège des Médecins du Québec (source CMQ.org):
« Le médecin doit signaler à la DPJ (Direction de la Protection de la Jeunesse) toute situation pour laquelle il a un motif raisonnable de croire que la sécurité ou le développement d’un enfant est ou peut être considéré comme compromis. »

Revenons au fait numéro 1 : en 2013, le docteur Sirard  fait l’objet d’une émission d’enquête diffusée par Radio Canada dans laquelle cinq couples relatent leur terrible histoire. Ils ont dû se battre pour ravoir leur enfant qui leur avait été enlevé par la DPJ suite à des soupçons de maltraitance évoquée par le médecin. Ils ont été blanchis par les enquêtes et jugements ultérieurs.

Six jours plus tard de l’émission, le Dr Sirard est poignardé « au haut du dos alors qu’il se promenait seul vers 20 heures, rapporte TVA Nouvelles, sur une rue tranquille de l’Ile des Sœurs. La thèse du vol est écartée, mais les policiers n’ont pas « été en mesure de confirmer si l’agression pourrait être reliée au travail du médecin. »

On pouvait en effet s’interroger sérieusement sur la question. Et certains sur les réseaux sociaux ont même insinué qu’il pourrait s’agir d’un coup monté, car le pédiatre est en sérieux manque de sympathie.

Toujours les faits : Le Dr Sirard fait l’objet de plaintes auprès du Collège des Médecins du Québec et de la Commission des droits de la personne. Depuis l’émission, une pétition en ligne circule contre lui. On y demande entre autres une enquête par la Police de Montréal. On ne peut qu’imaginer l’ampleur de la pression subie. En novembre 2016, le CHU Sainte-Justine suspend pour un mois les privilèges de pratique du médecin. Le 6 décembre 2016, le même hôpital confirme par communiqué « le décès tragique du Dr Alain Sirard, pédiatre au CHU Sainte-Justine » et rajoute qu’il « perd un grand défenseur des droits des enfants. » Le médecin s’est suicidé apprendra-t-on plus tard.

Deuxième fait: Au Saguenay Lac St Jean, un bébé de six jours est inscrit à un programme qui s’adresse aux enfants « vulnérables ». Les parents ne « collaborent pas » apprend-on en lisant sur le net le Journal de Québec.

En février 2016, la famille se présente à l’hôpital pour « soigner une lacération grave à l’oreille » du même enfant. Mais repars avant d’avoir reçu les soins requis. Un mois plus tard, le bébé est ramené à l’hôpital, car il refuse de marcher. À ce moment, peut-on lire, il souffre d’une fracture au fémur. La DPJ reçoit finalement en mai 2016 une plainte. Et le dossier est mis sur une liste d’attente. Le bébé décède 23 jours plus tard.

Ce cas fait l’objet d’enquête à la demande de la ministre déléguée à la Protection de la Jeunesse Mme Lucie Charlebois.  De son côté, M. Camil Picard, vice-président de la Commission des Droits de la Personne et des droits de la Jeunesse, blâme des « lacunes à tous les niveaux. » Les rapports mettent en lumière la « non-intervention » des spécialistes qui ont évalué le bébé. « Les professionnels ont omis de signaler sans de délai la situation de l’enfant a la DPJ. » On rappelle sans fin l’obligation prévue par l’article 39 de la LPJ (Loi de la Protection de la Jeunesse) et à laquelle est tenu « tout professionnel qui a un motif raisonnable de croire que la sécurité ou le développement d’un enfant est ou peut être considéré comme compromis. »

Ailleurs selon différentes informations disponibles sur le web, nous pouvons lire que le Dr Marc Girard, Directeur des Services Professionnel au CHU Sainte-Justine rapporte depuis les plaintes des parents et la médiatisation de l’affaire Sirard, une baisse de 1 /3 des signalements a la DPJ. Cela est attribué à plusieurs facteurs notamment « la peur et la plus grande prudence des Médecins. »

D’autant que Dr Sirard lui-même dans sa lettre d’adieu dont plusieurs extraits sont publiés, avise les pédiatres du Québec que travailler comme médecin dans le domaine socio juridique « est dangereux. »

Une simple recherche fait ressortir plusieurs articles parlant des difficultés que vivent des auteurs de signalement de cas de maltraitance. Tant ici, qu’ailleurs. Notamment de ne pas être protèges contre la violence des agresseurs eux-mêmes.

(Enfant en souffrance… la honte. Le livre noir de la protection de l’enfance. Alexandra Ringuet et Bernard Laine, Paris, Fayard le 22 sept 2014)

Au Manitoba, sur le site officiel Gov.mb.ca on peut lire ce qui suit à propos de la maltraitance :

  • «  Vous avez l’obligation légale de le signaler même si vous obtenez cette information dans le cadre d’une relation professionnelle et confidentielle. »
  • « Vous n’avez pas besoin de prouver ou d’être certain que l’enfant est maltraité. »
  • « Votre obligation personnelle de signaler les mauvais traitements l’emporte sur toutes les politiques et procédures organisationnelles internes. »
  • « Vous ne pouvez faire l’objet d’un renvoi, d’une suspension, d’une rétrogradation, de mesures disciplinaires, de harcèlement ou d’un préjudice. »

Le texte manitobain poursuit en précisant :

  • «  Aucune action en dommage-intérêt ne peut être intentée contre une personne qui a signalé un enfant maltraité sauf si cette personne a sciemment fait une fausse déclaration ou n’a pas fait une déclaration de bonne foi. »

Muni de toutes ces informations, on peut effectuer plusieurs réflexions:
D’un côté, il y a des parents victimes d’erreur de jugement, commise en probable bonne foi. Ils sont accusés d’avoir maltraité leur enfant et on leur en a enlevé la garde jusqu’à la conclusion des enquêtes. On peut imaginer l’amertume et le sentiment d’injustice qui font chasser à mort un homme et cela, avec l’appui d’un système qui cherche à protéger. Un système qui est dénigré, d’avoir protégé à outrance à travers un homme qui n’est plus présent aujourd’hui.

D’un autre côté, d’autres parents qui auraient dû être accusés et qui ne l’ont pas été. Auxquels leur enfant aurait dû être enlevé et qui ne l’a pas été. Avec le même système en place. Et là aussi mort d’homme ; pire mort d’un bébé. Le système que l’on remet cette fois-ci en question pour ne pas avoir assez protégé.

Ne vaudrait-il pas déclarer la moindre suspicion même à outrance quitte a ce que l’enquête blanchisse les parents non coupables par la suite? Ne faut-il pas coute que coute protéger un enfant quitte a se tromper de bonne foi? Car ne pas le faire peut avoir des conséquences irréparables ? L’ampleur des préjudices est-elle comparable?

L’auteur des déclarations de maltraitance, faites en toute bonne foi, doit-il être protégé de son côté comme le souligne la déclaration manitobaine? Comment prévenir que le système ne dérive dans un sens ou dans l’autre? Les réflexions sont multiples et valent un débat de société.

Il existe un certain nombre de critiques virulentes à propos de l'utilisation de drones pour poursuivre et tuer des terroristes et des militants. Une critique majeure des frappes de drones est qu'elles entraînent des dommages collatéraux excessifs. Les études proposent le taux de victimes civiles entre 4 et 35 pour cent.

Le Niger ouvre son ciel aux drones militaires américains

Le Niger a permis et même demandé aux États-Unis d’utiliser des drones armés contre les groupes djihadistes opérant à la frontière malienne en réponse à l’embuscade meurtrière des forces alliées américano-nigériennes qui a eu lieu il y a quelques semaines.

Il existe un certain nombre de critiques virulentes à propos de l'utilisation de drones pour poursuivre et tuer des terroristes et des militants. Une critique majeure des frappes de drones est qu'elles entraînent des dommages collatéraux excessifs. Les études proposent le taux de victimes civiles entre 4 et 35 pour cent.

Il existe un certain nombre de critiques virulentes à propos de l’utilisation de drones pour poursuivre et tuer des terroristes et des militants. Une critique majeure des frappes de drones est qu’elles entraînent des dommages collatéraux excessifs. Les études proposent le taux de victimes civiles entre 4 et 35 pour cent.

Le 4 octobre dernier, des militants armés de fusils à lunette et de grenades propulsées par roquettes ont tué quatre soldats américains et au moins quatre de leurs partenaires nigériens dans une embuscade qui expose les dangers croissants de la présence américaine dans cette nation largement désertique.

Ce qui a aurait du être une opération d’entraînement s’est étendue à un commando de 800 personnes qui accompagnent les Nigériens dans la collecte de renseignements et dans d’autres missions stratégiques nébuleuses. Ceci comprend une base de drones qui a couté 100 millions de dollars aux contribuables américains, dans la ville centrale d’Agadez, au Niger. Actuellement cette base ne déploierai que des drones de surveillance.

La semaine dernière, dans une interview à son bureau, le Ministre de la défense nigérien Kalla Mountari annonçait à Reuters:  « Je leur ai demandé il y a quelques semaines de les armer (les drones) et de les utiliser au besoin. »

Pourtant, après que plus de 30 frappes de drones ont frappé des maisons de civils en Afghanistan en 2012, le président Hamid Karzaï a exigé la fin de ces attaques, mais la pratique se poursuit dans certaines régions du Pakistan, du Yémen et de la Somalie. L’ancien président américain Jimmy Carter a critiqué cette utilisation des drones: « Nous ne savons pas combien de centaines de civils innocents ont été tuées dans ces attaques… Cela aurait été impensable dans le passé. »

La mort des soldats américains, aux mains d’insurgés présumés de l’État islamique dans le Grand Sahara, a choqué les Américains, dont beaucoup n’ont pas réalisé que leur pays avait une présence si importante dans la région du Sahel en Afrique. L’incident a également mis en évidence l’élargissement du rôle des États-Unis dans le Niger enclavé, ou le géant énergétique français Areva a mis en place des opérations minières pour extraire les riches ressources en uranium du pays et la China National Petroleum Company (CNPC) a acheté le permis de forage pétrolier dans le bassin d’Agadem.

C’est suite à la tragédie du 11 septembre de New York que le Pentagone peut se reposé sur une loi de 60 mots qui lui permet de poursuivre de présumés Islamistes à travers le globe sans approbation du Congrès américain. En Somalie, en Libye au Djibouti, au Tchad, au Cameroun, en Ouganda, et dans bien autres pays, des escadrons américains sont activement déployés dans la permanente guerre que mène les États-Unis dans leur inlassable poursuite de leurs intérêts nationaux.

M. Mountari a indiqué que l’équipe de douze soldats des forces spéciales américaines et de 30 soldats nigériens avait « atteint la frontière avec le Mali et neutralisé quelques bandits » juste avant l’embuscade funeste. Le Ministre est demeuré évasif sur les détails de la mission. L’armée américaine a affirmé catégoriquement que la mission du 3 au 4 octobre n’était pas destinée à impliquer de contact avec des forces adverses, ce que M. Mountari n’est pas prêt a affirmer.

Entre 2006 et 2010, le déploiement des forces spéciales américaines en Afrique a augmenté de 300 %. Cependant, de 2010 à 2017, le nombre de troupes déployées a explosé de près de 2000 %, occupant plus de 60 avant-postes chargés d’effectuer plus de 100 missions à un moment donné à travers le continent.

Barthélémy Toguo, Le Souffle des offrandes, 2010

AFRIQUES, Artistes d’hier et d’aujourd’hui

La Fondation Clément s’associe à la Fondation Dapper pour ouvrir ses portes à l’exceptionnelle créativité d’artistes qui, hier comme aujourd’hui, témoignent de la richesse d’une Afrique plurielle. Jamais la Martinique, ni même plus largement la Caraïbe, n’ont auparavant accueilli une manifestation de ce type et de cette envergure.

Joana Choumali, Persona I

Joana Choumali, Persona I

L’Afrique : un continent composé de cinquante-quatre pays avec des milliers de langues et de cultures. Certaines d’entre elles ont traversé l’Atlantique avec les esclaves, se sont enracinées puis transformées dans les Amériques et la Caraïbe. C’est dire que l’Afrique est à la fois proche et lointaine pour ceux qui portent en eux une partie de son héritage. Les œuvres d’arts anciens entrent en résonance avec ce lieu patrimonial que constitue l’espace de la Fondation Clément. Une figure de reliquaire fang (Gabon), un bâton de danse en l’honneur du dieu Shango (Nigeria), un objet « consacré » du Congo, une statuette de Côte d’Ivoire incarnant un conjoint mystique évoquent des pratiques qui dans les Antilles touchent au plus profond de l’intimité des individus.

La sélection de près d’une centaine de pièces majeures appartenant aux collections de la Fondation Dapper a été effectuée le plus largement possible pour donner à voir un vaste répertoire de styles représentatifs de grandes cultures des sociétés de l’Afrique subsaharienne. L’esthétique de certaines d’entre elles marquées principalement par le naturalisme, la stylisation, l’assemblage ou l’accumulation d’éléments divers a inspiré de nombreux artistes tels Picasso ou Matisse et contribué ainsi à renouveler l’art du début du XXe siècle. Mais les masques, les statues et les insignes de dignité parlent avant tout de l’histoire des peuples, de leur initiation à la vie sociale et politique, des sollicitations adressées aux ancêtres, aux dieux et aux divinités pour se protéger, guérir ou accompagner les morts dans l’au-delà.

Dogon, Mali, statue dege dyinge représentant le « couple de jumeaux primordiaux »

Dogon, Mali, statue
dege dyinge représentant le « couple de jumeaux primordiaux »

Ne pas enfermer l’Afrique dans une image figée et la regarder aujourd’hui avec ses réalités grâce à une trentaine de créations : sculptures, peintures, photographies, photomontages, collages et textiles reflètent le dynamisme d’un art contemporain qui rend lisibles les traces de récits collectifs et personnels qui se côtoient ou se superposent.

Les dix-sept artistes présentés, au-delà de la diversité de leurs démarches respectives, partagent des enjeux forts : faire émerger de nouvelles formes de réflexion et d’engagement.

Avec les œuvres d’Ousmane Sow et d’Omar Victor Diop interroger l’histoire redonne vie aux figures héroïques de l’esclavage ; cela suggère aussi un regard exacerbé sur les périodes coloniales et postcoloniales (Samuel Fosso, Malala Andrialavidrazana) et sur les questions identitaires (Hassan Musa), sans oublier les drames de l’apartheid (Sam Nhlengethwa) et des guerres intestines (Freddy Tsimba).

Des productions explorent les territoires de la mémoire collective et s’inspirent de croyances et de rites (Cyprien Tokoudagba). Quelques-unes d’entre elles les interprètent ou les détournent pour les soumettre à leur imaginaire (Ouattara Watts, Omar Ba, Barthélemy Toguo) ; d’autres ouvrent le dialogue entre présences de l’invisible, croyances ancestrales et monde urbain (Chéri Samba, Kudzanai-Violet Hwami, Nyaba Léon Ouedraogo, Ransome Stanley, Soly Cissé, Joana Choumali).

Octobre est un mois sacré et énigmatique marquant la naissance de grands hommes, de découvertes, de grandes batailles, d'importantes fondations structurelles, sociopolitiques qui ont marqué l'histoire humaine.

Octobre: un Mois hautement historique et symbolique dans le vécu quotidien de l’Humanité

Le 10e mois de l’année marque souvent les rentrées scolaires et académiques dans certains pays. Le mois d’octobre a aussi une signification historique, sociale de par sa richesse d’événements qui se sont déroulés dans le passé et qui continuent aussi à se dérouler en son sein dans le présent.

« Le passé est la source du présent, l’horizon du futur» dit une leçon d’Histoire. Ceci explique que l’Histoire humaine ou le vécu humain est un moyen qui nous permet de comprendre le présent et est un miroir qui nous permet de voir le futur. En effet, de tous les mois de l’année, le mois d’octobre est le plus symbolique, il est lourdement chargé de faits, de dates, de lieux riches, fascinants, ceci depuis le Moyen âge jusqu’aux temps contemporains, en passant par les Temps Modernes, qui ont eu lieu partout dans le monde.

Octobre est un mois sacré et énigmatique marquant la naissance de grands hommes, de découvertes, de grandes batailles, d'importantes fondations structurelles, sociopolitiques qui ont marqué l'histoire humaine.

Octobre est un mois sacré et énigmatique marquant la naissance de grands hommes, de découvertes, de grandes batailles, d’importantes fondations structurelles, sociopolitiques qui ont marqué l’histoire humaine.

Octobre est un mois sacré et énigmatique marquant la naissance de grands hommes, de découvertes, de grandes batailles, d’importantes fondations structurelles, socio-politiques qui ont marqué l’histoire humaine. C’est en octobre 1485, lors de son second voyage au tout puissant et majestueux royaume de Kongo Dia Ntotila, que le navigateur portugais Diego Cão, après avoir remonté le Nzadi (fleuve) Kongo, grava les écrits sur les rochers des chutes de Yelala de la rivière Mpozo au nord-est pour marquer son deuxième passage avec ses compagnons. Sur ces écrits, on peut lire jusqu´à maintenant: »Aqui chegaram os navios do esclarecido rei D.João II de Portugal Diogo Cão, Pero Anes, Pero da Costa » (Traduction: Ici sont arrivés les navires de l’éclairé roi Dom João du Portugal-Diogo Cão, Pero Anes, Pero da Costa).

Le 12 octobre 1492, après un long et périlleux voyage, l’italien naturalisé espagnol Christophe Colomb découvre le nouveau monde, la future Amérique, qu’il croyait être les Indes orientales.  Le 29 octobre 1665 éclate la bataille d’Ambuila qui a eu lieu dans la localité de Mbuvila au sud du royaume, après un temps de répit et de tension entre les Kongo et les Portugais pour l’ile de Luanda et les prétendues mines de Kabambe sous le règne de Mweene Kongo Mvita Nkanga António I° qui refusait ces mines aux Portugais et voulait reprendre l’ile de Luanda et d’autres territoires du royaume Kongo pris par les Portugais. Cette bataille dura 6 heures.

Et il faut le rappeler qu’à l’école initiatique du Kimpassi des jeunes garçons et filles, au royaume Kongo, les cérémonials d’entrée se faisaient au début de la petite saison de pluie en Octobre. Le 22 octobre 1899, sous la colonisation française au Congo Brazzaville, Mabiala Ma Nganga résistant sur la piste des caravanes plus précisément dans le village de Makabandilou au sud actuel du Congo Brazzaville, a été abattu par le lieutenant Baratier dans une grotte de calcaire qui lui servait de refuge. Le 14 octobre 1913 est proclamé officiellement au Venezuela Simón Bolívar comme libérateur national. Pays qu’il libérera avec ses troupes le 23 mai 1813 [1].

En octobre 1917, éclate la révolution russe, qui va renverser le Tsar Nicolas II, et qui voit l´arrivée des socialistes au pouvoir. Événement qui va changer le cours de l´histoire du monde. Puisqu’après cette révolution, plusieurs pays adopteront le socialisme ou le marxisme-léninisme. Le 1er octobre 1946 est rendu le verdict du procès ouvert à Nuremberg (Nürnberg). Les quatre juges du Tribunal représentent les quatre pays vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale: États-Unis, URSS, Grande-Bretagne et France.

Le 1er octobre 1949, à Pékin, Mao Zedong (Mao Tsé-toung) proclame la République populaire de Chine. Il lance sa proclamation du balcon de la Porte de la Paix céleste, qui donne sur la grande place Tien An Men, non loin de la Cité interdite des anciens empereurs. Le 12 octobre 1951, Simon Kimbangu, catéchiste évangélique et devenu prophète noir au Congo belge, puis décède après 30 ans de détention dans la prison de Élisabethville (actuelle ville de Lubumbashi). De son vivant et après sa mort, son action a eu et continue d’avoir des échos bien au-delà de son pays.

Le 1er octobre 1960, le Nigeria, ancienne colonie britannique accède à l’indépendance. Depuis le 12 octobre 1980, est célébrée au Brésil, la commémoration de Nossa Senhora da Conceição Aparecida, marraine du Brésil. C’est un jour férié national. C’est aussi la Fête nationale des enfants. Le 15 octobre 1987 à 13h30, Thomas Sankara, militaire grand panafricaniste et ancien président de Burkina Faso, est assassiné. Annuellement, 15 octobre est également célébré au Brésil ‘’O dia do Professor’’ (Le Jour du Professeur ou de l’enseignant) qui est un férié.

Un autre événement historique récent ayant changé le cours de l’histoire de ce mois historique, c’est l’assassinat de Kadhafi en octobre 2011. Et la révolution burkinabé a eu lieu de même, en octobre 2014.  Le 12 octobre de chaque année est celebrée la fête nationale espagnole ou Jour de l’hispanité en Espagne en commémoration de la  »découverte de l’Amérique ». Cette journée commémore la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb et les Rois catholiques après la signature des capitulations de Santa Fe (Sainte Foi) comme mentionné déjá plus haut.

Il faut dire que le mot « ‘découverte»’ ne coïncide pas réellement avec les faits, car une découverte c´est quelque chose qui est vu pour une première fois ou qui n´a jamais été vue. Or l´Amérique était déjà habitée par les Amérindiens à l´époque que Colomb arriva et bien avant lui, habitée aussi par les Olmèques qui étaient des Noirs ayant bâti des grandes œuvres comme les pyramides, et même par les Mayas, Inkas qui étaient aussi Noirs, d´après les informations d’un tableau de peinture datant du début de la colonisation espagnole aux Amériques.

Ce tableau a été trouvé au Pérou et décrit les rois Inkas comme Noirs. Ce tableau se trouve aujourd´hui au musée national de Pérou à Lima pour le cacher de vue du grand public, puisque sociologiquement parlant, les gens fréquentent rarement les musées. Mais sa copie falsifiée par le système raciste se trouve à la cathédrale de Lima, ou les rois Inkas sont peints en blancs, car l´église est beaucoup fréquentée par des chrétiens et des touristes, surtout pour les peuples ibériques qui sont majoritairement catholiques. C’est donc facile de faire assimiler les visiteurs que les Inkas étaient Blancs ou clairs de peau à chaque culte ou à chaque visite.

Et s’il s’agit de parler des visites qui ont été faites dans le Nouveau Monde par des peuples étrangers, comme Colomb l´avait fait. Il faut dire qu´avant Colomb, il ya eu l’empereur Abubukar II de l´empire du Mali qui avait fait des expéditions. Et puis il faut dire que célébrer cette date du 12 octobre comme fête nationale en mémoire des conquêtes faites par Colomb et d’autres espagnols sur les tribus des Amérindiens, c’est célébrer la mort, l’extermination de ces peuples originaires qui ont été chassés de leurs terres, dépourvues de tout au profit de la couronne espagnole.

Du point de vue humaniste et même humain simplement, cela n’est pas éthique, moral, et n’a pas de sens, de surcroit la colonisation n’est plus présente depuis des centenaires dans ces territoires d’Amérique. Et du point de vue anthropologique, cette date considérée comme fête nationale, c’est célébrer l’européocentrisme, hanté par cette vision du Moyen Age et des Temps Modernes qui considérait l’Europe comme le centre des civilisations et les autres comme des primitifs. C’est encore vénérer les prétendues vieilles gloires ou les bienfaits de la Colonisation. Leur grandeur ibérique obtenue au prix du sang d’Amérindiens et qui va en contradiction avec la promotion actuelle des droits des peuples autochtones faits par les Nations Unies. Ces prouesses tant célébrées malheureusement ne sont devenues qu’aujourd’hui une vue d’esprit, car l’Espagne n’est devenue que l’ombre d’elle-même au niveau économique, social et même politique.

En somme, il faut dire que le mois d’octobre, est un mois très symbolique, qui a marqué l’histoire et qui continue à le marquer, de par des faits, événements, et célébrations, qui fait rend ce mois très spécial.

1 :História hoje: saiba como Bolívar atuou na independência de países da América Latina. In Journal online EBC radioagência. 24 de Julho de 2015.

Sankara wetu

Sankara wetu

15 octobre 1987 – 15 octobre 2017, 30 ans déjà que l’homme intègre, Thomas Sankara, est disparu. Si l’ancien jeune président nous a quittés, son nom est resté dans la mémoire collective africaine, comme si son esprit gardait jalousement le siège du Burkinabe le plus célèbre dans le salon des révolutionnaires d’Afrique.

Sankara wetu

Sankara wetu

30 ans, c’est peut-être le temps qu’il fallait pour comprendre la pensée complexe de Thomas Sankara. Son génie est frappant quand on constate qu’au milieu des années 1980, dans une Afrique de tous les maux, il avait déjà élaboré des concepts bien précis sur l’écologie, l’égalité hommes-femmes, et autre sujet visionnaires pour cette époque.

Mais, s’il y a quelque chose que Sankara avait bien compris de son vivant, c’est la force des symboles. Là encore, il était en avance sur son temps. Même aujourd’hui où certains trouvent anecdotique de faire battre sa monnaie à l’extérieur de son continent, où une certaine capitale africaine est toujours nommée à l’honneur de Pierre de Brazza… Sankara avait saisi que Haute-Volta ne sonnait pas très africain, d’où la nécessité de rebaptiser le pays Burkina Faso. Même chose pour l’impérialisme, il savait pertinemment que ce n’était pas forcement une armée américaine de 3 000 hommes, c’était, comme il le vulgarisait si bien : « le t-shirt que vous portez ».

Le vieux (il aurait 67 ans aujourd’hui) doit tout de même sourire de là où il est. Car même mort, son rêve panafricain a fait sa petite route de chemin : son patronyme n’a pas de frontières en Afrique, ses concepts n’ont pas besoins de visas, son caractère a fait des petits partout sur la terre mère, bref, tout le monde s’est approprié la figure Sankara.

Au point que même dans le village de mon père, chez les Bakwa Ndaba du Kasaï en RDC, le nom Sankara ne passerait pas inaperçu. Ils l’appelleraient « notre Sankara », bien entendu dans la langue locale, en ciluba, « Sankara wetu ».

francokaraibes.ca

FrancoKaraïbes tente de recenser ses compatriotes ultramarins installés au Canada

Octobre est le mois du Créole à Montréal et en Guadeloupe. FrancoKaraïbes profite de ce momentum pour identifier ses compatriotes via un sondage afin de dresser un portrait des communautés de la France d’Outremer, installées au Québec. Le sondage est disponible en ligne du 11 au 31 octobre 2017.

francokaraibes.ca

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LES ULTRAMARINS, UNE COMMUNAUTÉ INVISIBLE DANS LA BELLE PROVINCE !

Pour beaucoup d’ultramarins, le Québec est la porte d’entrée du continent américain. Proximité géographique, aïeule commune, partage de la même langue, nombre de bonnes raisons qui font du Québec une destination de choix. On compte ainsi un nombre grandissant d’étudiant(es), de professionnels et de famille d’origine des Outre Mer, vivant au Québec.

Des migrations facilitées par des incitatifs à la mobilité (accords éducatifs internationaux avec plus de 24 établissement d’enseignement Québécois (Cegep, Universités) entre la Guadeloupe et la Martinique, allongement de la durée des PVTs (2 ans pour les Français), ainsi que des campagnes annuelles de recrutement d’étudiant(es) sur place.

Alors, combien sont-ils à avoir fait le choix de s’installer au Québec ?
« C’est la première question que l’on me pose lorsque j’évoque la présence de mes compatriotes installés ici. Une question à laquelle il est impossible de répondre. Car, nous sommes français et nos origines ultramarines ne rentrent dans aucune grille. » commente Ania Ursulet, Présidente et fondatrice de l’OBNL FrancoKaraïbes.

Les explosions sont décrites comme les attaques les plus meurtrières en Somalie depuis le début de l'insurrection terroriste en Somalie en 2007.

Explosions mortelles à Mogadiscio: trois jours de deuil déclarés

La plus meurtrière des bombes qui n’ait jamais explosée dans la corne de l’Afrique a foudroyé 276 vies en plus de faire des centaines de blessés en Somalie.

Les explosions sont décrites comme les attaques les plus meurtrières en Somalie depuis le début de l'insurrection terroriste en Somalie en 2007.

Les explosions sont décrites comme les attaques les plus meurtrières en Somalie depuis le début de l’insurrection terroriste en Somalie en 2007.

Dans l’attaque qualifié « barbare » par le Ministre du Développement Economique, la Turquie et le Kenya ont rapidement offert leur aide alors que les hôpitaux somaliens sont submergés de corps morts et de corps démembrés, une journée après qu’un camion ait explosé dans une rue bondée de Mogadiscio, à proximité d’édifices gouvernementaux, d’hôtels, de restaurants. Une deuxième explosion a secoué le district de Medina aussi appelé Wadajir à Mogadiscio deux heures plus tard.

Alors que les manifestants désemparés se sont rassemblés près de la scène funeste, le gouvernement somalien a blâmé le groupe extrémiste al-Shabab lié à Al-Qaïda. Cependant, le groupe extrémiste islamique le plus meurtrier d’Afrique, qui désire renverser le gouvernement internationalement reconnu de Somalie n’a toujours pas ajouté de remarques à l’événement tragique.

Plus tôt cette année, Al-Shabab a promis d’intensifier ces opérations après que l’administration Trump et le Président somalien récemment élu ont conjointement annoncé de nouveaux efforts militaires contre le groupe.

Le président somalien Mohamed Abdullahi Mohamed, qui possède la double nationalité américaine et somalienne, a déclaré trois jours de deuil et s’est joint à des milliers de personnes qui devant ce cataclysme ont répondu à un appel désespéré des hôpitaux à faire un don de sang.

Mogadiscio, une ville longtemps habituée aux bombardements meurtriers d’al-Shabab, a été stupéfaite par la force de l’explosion de samedi. L’explosion a brisé les espoirs de redressement dans un pays appauvri, fragilisé par des décennies de conflit, et a de nouveau mis en doute la capacité du gouvernement à sécuriser la ville balnéaire de plus de 2 millions de personnes.

A propos des agresseurs, le Premier ministre  Hassan Ali Khaire  signale: « Ils ne se soucient pas de la vie des Somaliens, des mères, des pères et des enfants. » Nommé au gouvernement le 1er mars 2017, M. Khaire qui a servi en tant que directeur de la compagnie pétrolière britannique Soma Oil and Gas lesquels annonçaient son départ le 23 février 2017, y ajoute: « Ils ont ciblé la zone la plus peuplée de Mogadiscio, ne tuant que des civils. »

On ne peut passer sous silence que cette compagnie pétrolière a eu un lucratif contrat en 2013 pour prospecter douze gisements offshore en Somalie et a fait l’objet d’un rapport de 28 pages de l’ONU qui recensait des pot-de-vin de la part de la société britannique vers au moins quatorze employés du gouvernement somalien.  Selon ce rapport, un avocat canadien aurait pour sa part reçu 500.000 dollars. La compagnie privé dirigé par Lord Michael Howard (né Hecht, dans une famille juive qui décide d’angliciser son nom pour Howard) , l’ancien président du Parti conservateur anglais, chef de l’Opposition officielle, a démenti ces accusations malgré que le Serious Fraud Office, le bras britannique contre la délinquance financière ait ouvert une enquête criminelle sur la Soma. Par manque de preuves, l’investigation fut stoppé après 17 mois d’enquête…

L’explosion de samedi s’est produite deux jours après que le chef du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (en anglais United States Africa Command ou AFRICOM) était à Mogadiscio pour rencontrer le président somalien et deux jours après que le ministre de la Défense et le chef de l’armée aient démissionné pour des raisons qui n’ont pas été divulguées.

Les États-Unis, le Canada, la France et les Britanniques n’ont pu offrir que leurs indignations face à l’acte terroriste. Par contre, devant ces près de 300 vies perdues de femmes, d’enfants, de civils surtout, à Mogadiscio, Paris n’a pas éteint sa tour Eiffel, alors qu’elle étalait promptement son deuil pour la cinquantaine de morts survenue à  Las Vegas des mains d’un terroriste américain survenu quelques semaines auparavant.

En Somalie, malgré la guerre civile qui perdure depuis les années 1990, le pétrole est convoité par de grandes compagnies qui négocient directement avec les gouvernements en place.

Le Canada a ratifié les principaux traités internationaux relatifs aux droits de l'homme, à l'exception de la Convention internationale sur la protection de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille et du Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.

L’ONU dénonce la violence du système canadien envers ses Afro-Canadiens

Le récent rapport mené par la mission d’experts sur les personnes d’ascendance africaine au Canada dénonce la gestion préoccupante du Canada  envers sa population afro-descendante. Les conclusions d’une mission onusienne faite au Canada sont effroyables, inquiétantes. Les médias canadiens ne partagent que leur mutisme et dédramatisent les faits devant ces chiffres qui jettent une toute autre lumière sur la situation des Noirs au Canada.

Le Canada a ratifié les principaux traités internationaux relatifs aux droits de l'homme, à l'exception de la Convention internationale sur la protection de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille et du Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.

Le Canada a ratifié les principaux traités internationaux relatifs aux droits de l’homme, à l’exception de la Convention internationale sur la protection de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille et du Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.

Toutes les métropoles canadiennes sont pointées du doigt. Toronto, Montréal, Ottawa, Halifax, plus particulièrement puisqu’elles étaient principalement ciblées par le groupe d’experts sur les personnes d’ascendance africaine.

Malgré l’enviable réputation canadienne et son multiculturalisme enjolivé sur les plateformes mondiales, la réalité a frappé le groupe d’experts. « L’histoire de l’esclavage au Canada, de la ségrégation raciale et la marginalisation ont eu un impact délétère sur les personnes d’ascendance africaine, qui doit être abordée en partenariat avec ces communautés.»

Le rapport poursuit : « L’histoire informe que le racisme anti-noir et les stéréotypes raciaux sont si profondément ancrés dans les institutions, les politiques et pratiques, que ses formes institutionnelles et systémiques sont normalement normalisées ou rendues invisible, en particulier pour le groupe dominant. » peut-on y lire.

La population des minorités visibles canadienne se compose principalement de personnes d’origine sud-asiatique, chinoise, noire, philippine, latino-américaine, arabe, d’Asie du Sud-Est, d’Asie de l’Ouest, d’origine coréenne et japonaise spécifie le rapport. À Montréal, les Afro-Canadiens connaissent le plus haut taux de pauvreté parmi celles-ci.

Le paragraphe sur l’éducation mérite d’être relayé tel quel, puisque c’est un des noeuds du problème : « Le Groupe de travail était préoccupé par le racisme anti-noir et le manque d’inclusion sociale dans le système éducatif au Canada. Les étudiants afro-canadiens ont un niveau de scolarité disproportionnellement bas, des taux d’abandon élevés, des suspensions et des expulsions endémiques et ils sont plus susceptibles que les autres enfants d’être diffus dans des programmes généraux, basiques plutôt que de programmes de niveau avancé. Les stéréotypes basés sur la race, sur la capacité scolaire des étudiants afro-canadiens ont eu un impact dévastateur. Les trois principales préoccupations exprimées étaient le traitement différencié, le manque d’histoire et de culture de l’Afrique et du noir sur le curriculum et l’absence d’enseignants noirs. La qualité de l’éducation reçue et le résultat de leurs expériences éducatives affectent le potentiel d’emploi et de revenu des Afro-Canadiens. »

La racialisation de la pauvreté est aggravée par la féminisation de la pauvreté : le taux de chômage des femmes noires au Canada est de 11 % comparativement à 7% pour la population canadienne en général et, lorsqu’elles sont employées, les femmes afro-canadiennes gagnent 37 % moins que les hommes blancs et 15% de moins que la femme blanche. Un chiffre criant : 25 % des Afro-Canadiennes vivent sous le taux de la pauvreté comparativement a 6% des femmes blanches. C’est un ratio incroyable de quatre fois plus!

Et si vous pensez qu’on ne pouvait pas descendre plus bas. Attachez-vous bien! Le Groupe de travail a déterminé que les enfants d’Afro-Canadiens sont retirés de leurs parents par des organismes de protection de l’enfance de façon douteuse, abusive, sans tenir compte des possibilités qui existent dans les familles et les communautés afro-canadiennes. De nombreux rapports et revues académiques mettent l’accent sur le racisme en tant que cause fondamentale de ce déracinement précoce.

Dans le système de justice canadien, les Noirs, qui sont visés par la majorité des crimes haineux (44 %), sont surreprésentés. Ceci est attribué aux préjugés raciaux présents à tous les niveaux du système dénonce l’étude. Le profilage racial est exercé à la discrétion des divers procureurs, les contraintes d’incarcération avant l’obtention de jugement et les disparités évidentes dans la détermination des sentences ont confirmé les pires craintes des chercheurs.

Avant la Loi sur l’immigration de 1976, la majorité des nouveaux migrants Noirs du Canada provenait des États-Unis. Aujourd’hui ce n’est plus le cas à l’exception de la Nouvelle-Écosse qui conserve un fort lien avec ses premiers Afro-Canadiens présents depuis la naissance de la fédération canadienne. La localité de Preston en Nouvelle-Écosse, qui fut offerte aux Loyalistes Noirs par la couronne Britannique, est dans le pays celle qui détient aujourd’hui le plus haut taux de Noir au pays avec 69.4%. De plus, avec les chiffres de 2011, on découvre que 80% des Noirs de Nouvelle-Écosse sont natifs de l’île des Maritimes, 77 % y sont depuis plus de trois générations.

On sait que les arrestations arbitraires de policiers intensifient la violence policière, entraînant des blessures et même des décès de personnes d’ascendance africaine, en particulier lorsque les personnes ciblées souffrent de problèmes de santé et d’handicaps mentaux. Le rapport cite explicitement le nom d’Afro-Canadiens morts entre les mains des forces policières, et ce,  après 2010 seulement : Andrew Loku, Jermaine Carby, Alex Wettlaufer, Kwasi Skene-Peters, Jean-Pierre Bony, Ian Pryce, Frank Antony Berry, Michael Eligon, Eric Osawe, Reyarl Jardine-Douglas et Junior Alexander Manon.

En Ontario Jermaine Carby, 33 ans, a été tiré mortellement par la police de Brampton le 24 septembre 2014. La police a allégué qu’il a refusé de déposer un couteau. Cependant, les enquêteurs de l’Unité provinciale des enquêtes spéciales n’ont trouvé aucun couteau sur la scène. Une omerta règne dans cette sale affaire puisqu’aucun des agents impliqués dans l’épisode n’a été accusé, discipliné ou même identifié publiquement.

Andrew Loku, 45 ans, un immigrant du Soudan du Sud atteint de problèmes mentaux, a été abattus par la police de Toronto hors de son appartement en juillet 2015, parce qu’il aurait refusé de déposer… un marteau.

Abdirahman Abdi, un immigré somalien en garde à vue le 24 juillet 2016, aurait été battu à mort par les policiers d’Ottawa,  la capitale nationale.

La province ontarienne joue à l’autruche avec ces morts ciblés ou les chiffres réels sont dissimulés. Aucun service policier ou correctionnel n’avoue conserver de chiffres sur les incidents létaux impliquant Noirs et forces de l’ordre.

Les chiffres dans les prisons fédérales sonnent l’alarme. Entre 2005 et 2015, il y a eu une hausse de 71% de prisonniers Noirs. Les Noirs représentent 7.5% de la population totale incarcérée au fédéral alors que les Noirs totalisent 3% de la population totale.  Et il y a pire encore. Le groupe de travail a dénoté qu’environ 40% des détenus en isolement dans le centre de détention de Toronto-South étaient d’ascendance africaine et ils sont abusivement étiquetés en tant que « membre de gang de rue ». L’ombudsman de l’Ontario a convenu que l’isolement avait des effets négatifs graves sur les détenus, en particulier les personnes vulnérables ayant une déficience intellectuelle et/ou de développement mental. Le Bureau de l’enquêteur correctionnel a signalé que les détenus noirs étaient de 1,5 fois plus susceptible d’être placés dans des établissements de sécurité maximale où la programmation, emploi, formation, mise à niveau de l’éducation, programmes de réadaptation et social les activités sont limitées.

Toutes ces sombres observations n’auraient pas pu être mises en lumières sans de constructives et intéressantes propositions du rapport émis en fin septembre 2017.

– Première recommandation : Faire des excuses et envisager d’accorder des réparations aux Afro-canadiens pour l’asservissement et les injustices historiques qu’ils ont subies.

– Seconde recommandation du groupe :  Reconnaître légalement les Afro-Canadiens en tant que groupe distinct qui a porté et continue à apporter de profondes contributions économiques, politiques, sociales, culturelles et spirituelles à la société canadienne.

– Troisième point : Prendre des mesures concrètes pour préserver l’histoire de l’asservissement,  la contribution politique, sociale et économique des Afro-Canadiens en établissant des monuments en leur honneur.

– Finalement,  veiller à ce que les manuels et autres matériels pédagogiques reflètent fidèlement les faits historiques liés aux tragédies passées et aux atrocités, en particulier l’esclavage, pour éviter les stéréotypes négatifs sur les personnes d’ascendance africaine.

Comme le rappelle le rapport d’une vingtaine de pages, les Afro-Canadiens ont fait un apport significatif dans les premières années du Canada. Dès 1812, Ils ont défendu les frontières canadiennes contre l’envahisseur américain.

Vous pouvez lire le fameux rapport en suivant ce lien >>

Fashion Show Mode 2017

Le Fashion Show Monde 2017 s’exhibe au Saint-James

Mené par Ama Design, présidé par la femme d’affaires très en vue Danièle Henkel, sous la direction attentive d’Yves de Lima, le Fashion Show Monde proposait un programme prodigieux pour s’incarner dans l’enceinte majestueuse du Théatre Saint-James ce samedi 16 septembre 2017.

Ce fut salle comble au plus prestigieux espace du Vieux-Montréal. Les places assises se raréfiaient bien avant que le show ne commence. Quelques spectateurs ont même dû apprécier le spectacle debout. Et malheureusement pour eux, ils n’ont pu se consoler sur les bouchées offertes par la maison qui étaient aussi rares que les chaises vides.

C'est salle comble au sixième Fashion Show Monde organisée par AMA Design le 16 septembre 2017 au Théatre Saint-James

C’est salle comble au sixième Fashion Show Monde organisée par AMA Design le 16 septembre 2017 au Théatre Saint-James

La foule miroitait l’éclatante communauté noire montréalaise.  Par applaudissement nourri, elle réclamait le début du show retardé de près de trente minutes. France Antoine et Myriam Mompoint, deux aficionados de la mode,  étaient présentes pour découvrir les coutures de Flerish par Carine Louis, une designer montréalaise qui trouve l’inspiration dans sa petite fille.

D’autres ont certainement été attirés par la présence attendue de Danièle Henkel, une mécène qui siège parmi les Dragons dans une émission téléréalité sur les ondes radiocanadiennes calquée sur l’émission américaine The Shark Tank. Malheureusement pour elles et eux, la femme d’affaires a offert dans une vidéo de cinq minutes de plates excuses pour expliquer son impossibilité d’assumer sa présidence de la soirée festive. On lira le lendemain dans le LaPresse Plus que celle qui était de tout coeur au Fashion Show Monde était en chair et en os à la Tohu, au Bal du Mac, un événement mondain, privé, ou vous ne pouvez que constater la nature du privilège blanc. Cet événement-bénéfice annuel est couru par les poches les plus profondes de la société québécoise et artistes en mal de visibilité.

21 h 30. Fondé en 2008, White label amorce la soirée en sensualité. Designée à Montréal par Evelyne Fay, la délicate collection pour hommes et femmes « assumés» fut toute en transparence. Evelyne Fay s’inspire de la musique pour créer. Puis Les Hommes de Fauvette et Mirmonde se sont réunis pour remontrer des morceaux de leurs collections qui ont triomphé dans des événements antérieurs avant que la soirée ne soit officiellement lancée.

Si la Chine est de plus en plus présente dans nos vies, elle l’est autant plus dans la mode africaine. Né en Cote d’Ivoire, Issa Sorogo pour la collection Saponé affichait des mannequins coiffés de chapeaux triangulaires, aux premiers abords un clin d’oeil au mythique chapeau asiatique, mais l’organisation a tenu à nous corriger sur ce point. C’était en fait des chapeaux Saponé, un héritage du Burkina-Faso. Beaucoup de tissus et lignes chez le designer qui vit aujourd’hui aux États-Unis.

Flerish de Carine Louis a beaucoup plu. Ses adorables jeunes mannequins y sont peut-être pour quelque chose puisqu’elles ont su éveiller les instincts maternels de l’assistance majoritairement composée de femmes . Se dévouant principalement aux fillettes, puisque son inspiration lui vient directement de son unique fille nous confia-t-elle, ses teintes se concentrent sur les orangés et jaunes agencés dans des tissus traditionnels africains. La Gabonaise, Chirlet Ella pour Cella Mode Emcha poursuivait dans cet élan en étendant ses créations aux adolescentes et adolescents.

Yves de Lima, fondateur et directeur artistique du Fashion Show Monde

Yves de Lima, fondateur et directeur artistique du Fashion Show Monde

Plus dans la sobriété, du Chili, Lucci Rojas pour Lushyne affichait une collection de prêt-à-porter pour adultes aux couleurs ombrageuses. Confectionnés à Montréal, ses habits de polyester, de nylon et de spandex, se marient jalousement aux corps. Pour les intéressés, quelques morceaux uniques sont actuellement disponibles dans sa boutique en ligne.

Phelicia Dell pour Vèvè collection représentait bien par son vêtement l’essence haïtienne. Sa collection dominée de blanc cassé respirait le bien-être et la joie de vivre. Chaque présentation était assortie d’un distingué sac ou était dessiné ce qui devait être un vèvè: sorte de symbole vaudou haïtien. Ava Paris embrassait la même palette de couleurs dans des habits pour juvéniles.

Les trois derniers designers, se sont tous déjà présenté à Montréal, soit pour la réussite Black Expo Design 2016, soit pour la mémorable la Black Fashion Week, ou encore la Semaine de la mode Caribéenne qui s’est tenu quelques mois plus tôt au Musée Grévin. Milly Lawrence pour Hot Needle démontre encore une fois un savoir-faire remarquable. Fourrure, dentelles, tout lui réussi. Fauvette Nacto pour Les Hommes de Fauvette décontenance une nouvelle fois avec des créations inspirées, inusitées, viriles, nuancées, pimpantes. Ses lignes et couleurs captent, frappent. Personnellement c’est ma préférée. Martial Tapolo allait clore la soirée avec de magistrales robes aux détails infinis. Robes de marié, robes de soirée, le génie de ce créateur de mode s’exclamait sous chacune de leurs coutures.

En plus l’invisible présidente Danièle Henkel, il est à noter l’absence de plusieurs designers pourtant annoncés dans le communiqué : Zineb Ammari, Kacem Sahl, l’excellent  AlphaO Bah, Mikaelle Merlin, Patrick Asso , Vickie Joseph. On espère découvrir pour la prochaine édition du Fashion Show Monde différents visages, acteurs, designers de l’inépuisable mode afro.

Pour la finale, mannequins, designers, distingués invités et conviés ont joyeusement partagé le plancher de danse jusqu’aux petites heures du matin.

Deux polémiques marquent les premiers jours de Macky Sall, quatrième Président de la République du Sénégal : sa visite à son homologue français, Nicolas Sarkozy, à quelques jours de sa défaite à la présidentielle française, et la publication de son patrimoine, dont les 1,3 milliard de Francs CFA étonnent.

Note critique à Macky SALL

Monsieur le Président,

Il est de notoriété publique que vous et à la grande majorité de vos hommes, femmes et jeunes ignorez carrément le sens du mot « générosité politique ». Cela s’est manifesté de manière flagrante lors des dernières investitures pour les Législatives ou vous vous êtes gavés de presque tous les postes. L’installation des Comités électoraux et la campagne au niveau local fut une affreuse douleur pour le Parti socialiste sénégalais (PS), tellement les militants de l’Alliance pour la République (APR) sont difficiles, incapables d’aucuns dépassement, voulant s’accaparer de tout. Triste scénario pour un Parti au pouvoir, mais compréhensible, car la culture politique, je dirai la formation politique, est un vaccin jamais pris chez bon nombre de vos militants.

Deux polémiques marquent les premiers jours de Macky Sall, quatrième Président de la République du Sénégal : sa visite à son homologue français, Nicolas Sarkozy, à quelques jours de sa défaite à la présidentielle française, et la publication de son patrimoine, dont les 1,3 milliard de Francs CFA étonnent.

Deux polémiques marquent les premiers jours de Macky Sall, quatrième Président de la République du Sénégal : sa visite à son homologue français, Nicolas Sarkozy, à quelques jours de sa défaite à la présidentielle française, et la publication de son patrimoine, dont les 1,3 milliard de Francs CFA étonnent.

Monsieur le Président,
Le dernier gouvernement, grosse forfaiture politique, ou vous vous en êtes déloyalement pris au PS en le privant du nombre de ministres à la hauteur de sa fidélité à la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY), de ses sacrifices et de tous les efforts consentis pendant les dernières joutes électorales est inacceptable et démontre une fois de plus l’incapacité de l’APR et de ses leaders à respecter foncièrement leurs alliés. Être nommé chef ne suffit jamais à asseoir un pouvoir. Vous le savez certainement, encore que la soif du monarque n’est pas étanchée.

Monsieur le Président,
L’apport significatif du Parti Socialiste qui a joué pleinement sa partition lors des dernières élections législatives, particulièrement à Dakar, n’était pas à négliger. En effet, tous les Maires socialistes qui s’étaient engagés dans cette bataille électorale ont gagné leur commune avec un écart de deux mille quarante une (2.041) voix pour Jean Baptiste DIOUF de Grand Dakar, mille trois cent soixante-dix-neuf (1.379) voix pour le doyen Doudou Issa Niasse de Biscuiterie, mille deux-cent vingt une (1.221) voix pour Alioune NDOYE de Dakar-Plateau et trois cent quatre-vingt-quinze (395) voix pour Amadou Samba de Camberène. De même, sur un différentiel positif de deux mille sept cent cinquante-quatre (2.754) voix de Benno Bokk Yaakaar (BBY) à Dakar, le Parti socialiste a apporté cumulativement cinq mille trente-six (5.036) voix.

En outre, il y a le travail considérable des autres responsables socialistes qui ont participé activement à la victoire de notre liste à Dakar : Babacar SARR à Ouakam, Idrissa NDIAYE à Yoff, Mamadou WANE aux Parcelles Assainies, Latyr DIAGNE à Fass Gueule-Tapée Colobane, Ousmane FAYE à Hann Bel-Air. Et encore que je ne vous ai rappelé ici que les résultats de Dakar dont vous avez bien connaissance.

Monsieur le Président,
Ce n’est pas parce que le baobab ne court pas que le sol n’en ressent pas le mouvement. De futures joutes pointent à l’horizon et vous n’aurez qu’à vous en prendre à vous-même si vous continuez à arbitrer de la sorte. Il n’est pas question que le PS se laisse affaiblir à cause de notre compagnonnage avec la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY). La jeunesse prendra ses responsabilités.

En tout cas celle de mon Parti vous le fera sentir. Et croyez-moi ceci n’est pas que parole d’un jeune politique. Et rassurez-vous, même dans vos propres rangs « apéristes », le vote sanction et l’inaction seront monnaie courante car vous semblez être le seul à comprendre votre arithmétique collaborative. Votre jeunesse, la jeunesse de votre Parti, est même désabusée et marche à tâtons.

Monsieur le Président,
Je ne me laisserai pas museler et si cette posture est pour vous une offense voire un crime à votre égard alors que votre police vient me chercher. De toute façon, je ne serai pas le dernier à qui vous tenterez d’imposer le silence parce qu’apparemment vous vous sentez si souvent offensé en tant que chef de toute une nation, de quatorze millions de sénégalais.

En ce sens, vous avez encore beaucoup à apprendre du Président Ousmane Tanor DIENG. Laissez respirer le peuple. Laissez s’exprimer la population et occupez-vous de relever les défis de son insatisfaction au lieu de la bâillonner à tour de bras et à chaque éternuement. Thomas SANKARA ne prévenait-il pas que « Malheur à ceux qui bâillonnent le peuple ! ».
Monsieur le Président,

Le PS est un fidèle allié. Souvenez-vous-en. La politique n’est pas une caresse et demain il fera jour. J’ose espérer que vous me comprenez.

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