Plus on sait, moins on affirme

La réforme vise à faire disparaître le passé colonial britannique du pays. Le Swaziland fut un protectorat britannique de 1871 jusqu'à son indépendance le 6 septembre 1968. Il était dirigé par le roi Sobhuza II, qui suspendit la constitution en 1973 parce qu'il pensait que le pacte colonial ne reflétait pas la volonté du peuple. Depuis lors, le roi jouit d'un pouvoir absolu. Son fils, le roi actuel, a régné depuis 1986, en supprimant toute tentative de démocratie multipartite.

Décolonisation : le Swaziland revient à son nom d’origine

Le Swaziland n’est plus. L’État africain, situé entre le Mozambique et L’Afrique du Sud, plus petit que les Fidji ou Haïti, sera désormais figé dans les mappemondes comme le Royaume d’eSwatini (Kingdom of eSwatini).

La réforme vise à faire disparaître le passé colonial britannique du pays. Le Swaziland fut un protectorat britannique de 1871 jusqu'à son indépendance le 6 septembre 1968. Il était dirigé par le roi Sobhuza II, qui suspendit la constitution en 1973 parce qu'il pensait que le pacte colonial ne reflétait pas la volonté du peuple. Depuis lors, le roi jouit d'un pouvoir absolu. Son fils, le roi actuel, a régné depuis 1986, en supprimant toute tentative de démocratie multipartite.

La réforme vise à faire disparaître le passé colonial britannique du pays. Le Swaziland fut un protectorat britannique de 1871 jusqu’à son indépendance le 6 septembre 1968. Il était dirigé par le roi Sobhuza II, qui suspendit la constitution en 1973 parce qu’il pensait que le pacte colonial ne reflétait pas la volonté du peuple. Depuis lors, le roi jouit d’un pouvoir absolu. Son fils Mswati III, le roi actuel, a régné depuis 1986, en supprimant toute tentative de démocratie multipartite.

Pour marquer les cinquante ans d’indépendance du pays des Britanniques le 6 septembre 1968, le roi Mswati III, qui célébrait également son cinquantième anniversaire,  a annoncé ce 19 avril 2018 que le Swaziland, un nom combiné, anglicisé du nom de son peuple, les Swazis, et le mot terre,  serait désormais connu sous le nom d’eSwatini. eSwatini est le mot approprié pour représenter la langue et les gens du pays qui recueille près d’un million et un tiers d’âmes.

« Je voudrais annoncer que le Swaziland va maintenant revenir à son nom d’origine », a déclaré le roi africain.

Les célébrations d’anniversaire du roi ont été marquées par de rares protestations à Mbabane, capitale du pays. Pas plus tard que le 13 avril dernier, la police a tiré des balles en caoutchouc sur près de 2.000 personnes qui ont défilé contre la dilapidation des fonds publics sur les célébrations pour le double jubilé, malgré une fortune personnelle du roi aux quinze épouses, le dernier monarque absolu d’Afrique subsaharienne, estimé à 200 USD.

La police a affronté les manifestants, dont certains ont brûlé des pneus et bloqué des routes, alors qu’ils se rendaient au bureau du premier ministre pour présenter une pétition. Les médias locaux ont affirmé que le gouvernement du Swaziland avait acheté une flotte de luxueuses BMW pour l’occasion, ce que les autorités ont nié.  Par contre, on connait au roi Mswati III treize palais, un jet privé, des flottes de voitures Mercedes et BMW et au moins une Rolls Royce, tandis que la majorité de ses sujets comptent sur une certaine forme d’aide alimentaire pour éviter la faim. Sept eSwatinis sur dix vivent dans une pauvreté abjecte avec des revenus inférieurs à deux dollars par jour, mais depuis 2000, le Royaume du Swaziland met en œuvre un plan de réduction de la pauvreté. Certains objectifs comprennent l’accès à l’eau à tous les ménages ruraux et l’octroi aux femmes des mêmes droits sur leurs terres que les hommes.

Et parce que le Royaume d’eSwatini est une monarchie absolue, il semble avoir été facile pour le pays d’enclencher un changement aussi important. Bien qu’existants, les Partis politiques y sont reconnus comme de commodes associations et les magistrats ne peuvent scruter la monarchie dans l’exercice de leur fonction.

Maintenant, le monde attendra et verra à quelle vitesse les cartes, les signes et les ambassades devront suivre le Décret royal du roi Mswati III. À l’instant où cet article est rédigé (22 avril 2018), ni Bing, ni Google Maps,  n’ont encore suivi le changement.

Aimé Fernand David Césaire, surnommé « le nègre fondamental », sa pensée et sa poésie ont nettement marqué les intellectuels africains et noirs américains en lutte contre la colonisation et l'acculturation.

Aimé Césaire – Les Armes miraculeuses

Poète solaire de la Négritude, Aimé Césaire implante des mots qui éclairent comme un réverbère dans la nuit moite d’une soif de liberté insatiable des peuples noirs endurcit par un calvaire voilé.

Aimé Fernand David Césaire, surnommé « le nègre fondamental », sa pensée et sa poésie ont  nettement marqué les intellectuels africains et noirs américains en lutte contre la colonisation et l'acculturation.

Aimé Fernand David Césaire, surnommé « le nègre fondamental », sa pensée et sa poésie ont nettement marqué les intellectuels africains et noirs américains en lutte contre la colonisation et l’acculturation.

C’est lui, ce Martiniquais qui en 1939 inventa ce mot puissant « Négritude ». Un terme palpable dans sa littérature noire ou Crainte et Désir s’unissent et réclament l’émancipation d’un peule, son peuple, enchaîné dans un calvaire indigne.

Né le 26 juin 1913, le Nègre fondamental meurt,  il y a aujourd’hui dix ans, le 17 avril 2008 à Fort-de-France en Martinique.

Essayez de compléter cet extrait de Les Armes miraculeuses écrit par ce poète martiniquais  en 1946 en glissant les mots au bon endroit.

assassiné
aimé
humains
chrétien
bon
calme
pièce
lames
poings
esclave
haï
saigne
humilié
féconde
souvenirs
baptême
fraternité
mère
fumier

Le rebelle (dur)
Mon nom: offensé; mon prénom: _______ ; mon état: révolté; mon âge: l’âge de pierre.

La mère
Ma race : la race humaine. Ma religion: la _______ .

Le rebelle
Ma race: la race tombée. Ma religion… mais ce n’est pas vous qui la préparerez avec votre désarmement… c’est moi avec ma révolte et mes pauvres _______ serrés et ma tête hirsute.
(très calme) Je me souviens d’un jour de novembre; il n’avait pas six mois et le maître est entré dans la case fuligineuse comme une lune rousse, et il tâtait ses petits membres musclés, c’était un très _______ maître, il promenait d’une caresse ses doigts gros sur son petit visage plein de fossettes. Ses yeux bleus riaient et sa bouche le taquinait de choses sucrées: ce sera une bonne _______ , dit-il en me regardant, et il disait d’autres choses aimables le maître, qu’il fallait s’y prendre très tôt, que ce n’était pas trop de vingt ans pour faire un bon _______ et un bon esclave, bon sujet et bien dévoué, un bon garde-chiourme de commandeur, oeil vif et le bras ferme. Et cet homme spéculait sur le berceau de mon fils un berceau de garde-chiourme.

La mère
Hélas ! tu mourras.

Le rebelle
Tué… Je l’ai tué de mes propres mains…
Oui: de mort _______ et plantureuse…
C’était la nuit. Nous rampâmes parmi les cannes à sucre. Les coutelas riaient aux étoiles, mais on se moquait des étoiles. Les cannes à sucre nous balafraient le visage de ruisseaux de _______ vertes. Nous rampâmes coutelas au poing…

La mère
J’avais rêvé d’un fils pour fermer les yeux de sa _______ .

Le rebelle
J’ai choisi d’ouvrir sur un autre soleil les yeux de mon fils.

La mère
…Ô mon fils… de mort mauvaise et pernicieuse

Le rebelle
Mère, de mort vivace et somptueuse

La mère
pour avoir trop _______

Le rebelle
pour avoir trop _______ .

La mère
Épargne-moi j’étouffe de tes liens. Je _______ de tes blessures.

Le rebelle
Et le monde n’épargne pas… Il n’y a pas dans le monde un pauvre type lynché, un pauvre homme torturé, en qui je ne sois _______ et humilié.

La mère
Dieu du ciel, délivre-le.

Le rebelle
Mon coeur, tu ne me délivreras pas de mes _______ . C’était un soir de novembre… Et subitement des clameurs éclairèrent le silence. Nous avions bondi nous les esclaves, nous le _______ , nous les bêtes aux sabots de patience. Nous courions comme des forcenés; les coups de feu éclatèrent… Nous frappions. La sueur et le sang nous faisaient une fraîcheur. Nous frappions parmi les cris et les cris devinrent plus stridents et une grande clameur s’éleva vers l’est, c’étaient les communs qui brûlaient et la flamme flaqua douce sur nos joues. Alors ce fut l’assaut donné à la maison du maître. On tirait des fenêtres.
Nous forçâmes les portes.
La chambre du maître était grande ouverte. La chambre du maître était brillamment éclairée, et le maître était là très _______ .. et les nôtres s’arrêtèrent… c’était le maître… J’entrai. C’est toi, me dit-il, très calme… C’était moi, c’était bien moi, lui disais-je, le bon esclave, le fidèle esclave, l’esclave _______ , et soudain ses yeux furent deux ravets apeurés les jours de pluie… Je frappai, le sang gicla: c’est le seul _______ dont je me souvienne aujourd’hui.

La mère
J’ai peur de la balle de tes mots, j’ai peur de tes mots de poix et d’embuscade. J’ai peur de tes mots parce que je ne peux pas les prendre dans ma main et les peser… Ce ne sont pas des mots _______ . Ce ne sont point des mots que l’on puisse prendre dans la paume de ses mains et peser dans la balance rayée de routes et qui tremble…

(la mère s’écroule)

Extrait de Les Armes miraculeuses, Gallimard 2001

Ce match réuni les meilleurs joueurs de mini basketball de l'île de Montréal. 4 joueurs de basketball (dont 2 masculins et 2 féminins) par arrondissement né entre le 1er Octobre 2005 et 31 Décembre 2007 sont sélectionnés par des acteurs milieu du basketball de leur région respective. Il y aura des prix à gagner ainsi qu'un trophée à remporter.

Match des étoiles du Mini Basketball de Montréal

La 5 ième édition du match des étoiles  aura lieu le 12 mai 2018 au YMCA Cartierville, situé au 11885 Boul. Laurentien, Montréal, QC H4J2R5.  Le match des étoiles est le seul endroit où l’EST de Montréal rencontre l’OUEST de Montréal.

Ce match réuni les meilleurs joueurs de mini basketball de l'île de Montréal. 4 joueurs de basketball (dont 2 masculins et 2 féminins) par arrondissement né entre le 1er Octobre 2005 et 31 Décembre 2007 sont sélectionnés par des acteurs milieu du basketball de leur région respective. Il y aura des prix à gagner ainsi qu'un trophée à remporter.

Ce match réuni les meilleurs joueurs de mini basketball de l’île de Montréal. 4 joueurs de basketball (dont 2 masculins et 2 féminins) par arrondissement né entre le 1er Octobre 2005 et 31 Décembre 2007 sont sélectionnés par des acteurs milieu du basketball de leur région respective. Il y aura des prix à gagner ainsi qu’un trophée à remporter.

Ceci est une façon d’honorer et de récompenser notre relève. Le talent n’a pas de couleur, de religion ou de langue particulière, à travers le sport, les barrières invisibles sont décloisonnées et nous verrons la beauté de la diversité. Sachez que présentement, l’Ouest mène la série 3 à 2 contre l’Est.

Le Match est un « happening». Le soutient des Jeux de Montréal depuis le début, en matière de communication, à travers les trois commissions sportives sur l’ile, font en sorte que la concertation porte fruit et que nos invitations se rendent aux personnes ressources qui peuvent nous aider à rejoindre le plus d’enfants et de famille possible. Nous vous remercions tous d’avance pour votre contribution : les agents de développement des arrondissements et leurs équipes, les directeurs et entraineurs de clubs de basketball civils, les professeurs, les responsables des SDG et tous autres acteurs dans le réseau scolaire ainsi que les organismes communautaires.

Ce que nous voudrions de tous est du référencement: la participation de 2 joueurs masculins et féminins respectivement, par arrondissement pour un total de 4 joueurs maximum né entre le 1er octobre 2005 et le 31 décembre 2007.

Toutes les information sont disponibles sur ce lien: Match des étoiles du Mini Basketball de Montréal .

L’événement est gratuit pour les spectateurs ainsi que les joueurs.

Le 8 janvier 1454, le Pape Nicolas V, Tommaso Parentucelli (1398 - 1455), autorisa l'esclavage. C'est la sinistre journée où le Vatican déclara la guerre sainte contre l'Afrique dans sa bulle papale "Romanus Pontifex". Par cette bulle, le pape Nicolas V concédait au roi du Portugal Afonso V et au Prince Henry ainsi qu'à tous leurs successeurs, toutes les conquêtes en Afrique en y réduisant en servitude perpétuelle toutes les personnes, considérées comme infidèles et ennemies du Christ, et en s'appropriant tous leurs biens et royaumes.

L’Église et l’Esclavage : une relation ambiguë

L’attitude de l’Église concernant l’esclavagisme à travers les cinq derniers siècles est marquée d’une inconstance étrange. Cette inconstance était dictée par les conditions politiques et économiques desquelles dépendaient les circonstances de chaque époque, ainsi que par les choix stratégiques de l’institut ecclésiastique.

Vers la fin du XVe, siècle l’histoire allait connaître un phénomène traumatisant sans précédent. Il s’agit de la traite négrière. Des commerçants, des concessionnaires et des administrateurs étaient arrivés aux côtes africaines à la recherche d’hommes valides et de jeunes femmes pour en faire des esclaves et les embarquer vers l’Occident. Il faudrait signaler à ce propos que les pays de la péninsule ibérique étaient les premiers à pratiquer la traite négrière.

Le 8 janvier 1454, le Pape Nicolas V, Tommaso Parentucelli (1398 - 1455), autorisa l'esclavage. C'est la sinistre journée où le Vatican déclara la guerre sainte contre l'Afrique dans sa bulle papale "Romanus Pontifex".  Par cette bulle, le pape Nicolas V concédait au roi du Portugal Afonso V et au Prince Henry ainsi qu'à tous leurs successeurs, toutes les conquêtes en Afrique en y réduisant en servitude perpétuelle toutes les personnes, considérées comme infidèles et ennemies du Christ, et en s'appropriant tous leurs biens et royaumes.

Le 8 janvier 1454, le Pape Nicolas V, Tommaso Parentucelli (1398 – 1455), autorisa l’esclavage. C’est la sinistre journée où le Vatican déclara la guerre sainte contre l’Afrique dans sa bulle papale « Romanus Pontifex ». Par cette bulle, le pape Nicolas V concédait au roi du Portugal Afonso V et au Prince Henry ainsi qu’à tous leurs successeurs, toutes les conquêtes en Afrique en y réduisant en servitude perpétuelle toutes les personnes, considérées comme infidèles et ennemies du Christ, et en s’appropriant tous leurs biens et royaumes.

Plus tard, vers la fin du XVIe siècle, la France, la Hollande, la Grande-Bretagne ou encore le Danemark entraient en concurrence dans le commerce des esclaves. Des armateurs avaient l’idée de transporter les Nègres vers l’Amérique pour les vendre ou les échanger contre des produits. C’est le début du commerce triangulaire : expression désignant le processus d’échange et de commerce entre la France, l’Afrique et les Antilles. Des bateaux partaient de l’Hexagone, ils embarquaient des marchandises de toutes sortes : verroteries, des armes, des bijoux… etc. Arrivés en Afrique, les négriers échangeaient leur cargaison contre des esclaves. Le voyage se prolongeait vers les Antilles, où des êtres humains étaient débarqués chaque année en échange de sucre, de vanille et de différents produits tropicaux, rapportés en France pour y être vendus.

À l’époque des grandes conquêtes maritimes, l’Église avait considéré la traite négrière comme une chance de pouvoir étendre l’Évangile. Elle semble avoir oublié un commandement de l’Exode qui dit  que  Celui qui dérobera un homme et qui l’aura vendu ou retenu entre ses mains, sera puni de mort. (Exode XXI : 16). Elle trouvait même des justifications afin de disculper les consciences des traitants chrétiens : La position de l’Église catholique par rapport à la Traite négrière n’allait pas être un épiphénomène loin de là, ses encouragements à l’ensauvagement esclavagiste continueraient tout au long de la période négrière, à l’instar de l’activisme doctrinaire de l’éminent théologien français Bellon de Saint-Quentin, qui se servait des Saintes Écritures pour libérer la conscience des traitants qui s’en remettaient à sa science*.

C’est pourquoi l’Église avait pris une position favorable pour le commerce des Nègres. Elle l’avait même soutenu pourvu que les esclaves soient convertis. Le Code Noir demande dès le premier article de faire instruire la religion catholique et de faire baptiser tous les esclaves. C’est en vue d’une large christianisation des Nègres que l’Église avait montré sa disposition pour assister l’esclavagisme.

Une nouvelle ère commença dans l’histoire de l’humanité : l’ère de l’esclavage bénit et soutenu par l’Église puisqu’elle en tire un profit inestimable :  La découverte du potentiel commercial énorme qu’offrait la traite des ‘‘nègres’’ était une opportunité que la nouvelle anthropologie religieuse ne Pouvait pas laisser échapper d’entre les griffes de rome… car la papauté, Qui venait de goûter à une grande hausse de ses richesses grâce aux croisades, Devenait de plus en plus exigeante au niveau de son accumulation D’argent. Lesquelles croisades venaient d’établir, par les faits, que des Guerres conduites dans et pour les intérêts du saint siège étaient toujours Justes et que les fruits de ces guerres étaient bons, et par conséquent que Toutes ces entreprises étaient ‘‘saintes’’ ! Ainsi, d’après la mentalité des Croisades – et celle des croisés – l’anthropologie religieuse coloniale de L’église catholique, comme toute l’anthropologie chrétienne du moment, Ne s’oppose nullement, ni à l’esclavagisme ni à la traite des noirs, bien au Contraire, elle prône que c’était une entreprise ‘‘sainte’’, qu’il fallait la Réaliser au nom de jésus-christ, le seigneur et sauveur !**

C’est pourquoi le Pape Eugène IV accorda au Portugal, et spécialement à son prince Henri le Navigateur (le nom est assez révélateur!) le titre de propriété de toutes les terres à l’est de Côte Ouest au-dessus du Sénégal. Cela n’empêche que l’Église avait imposé quelques conditions pour légitimer l’esclavage. En voici des exemples : Tous les esclaves qui seront dans notre dite province seront instruits dans la religion catholique, apostolique et romaine, et baptisés. Ordonnons aux habitants qui achèteront des nègres nouvellement arrivés de les faire instruire et baptiser dans le temps convenable, à peine d’amende arbitraire. Enjoignons aux directeurs généraux de ladite Compagnie et à tous nos officiers d’y tenir exactement la main.***

Toutes ces conditions n’étaient qu’une théorie puisque pour la réalité, il en allait autrement. Les représentants de l’Église missionnaire évitaient de mécontenter les colons. Ils limitaient le nombre de fêtes religieuses parce que les Noirs désœuvrés étaient un sujet à comploter. Ils se montraient également conciliants quant à la non-assistance au culte, « car les esclaves tirent si bien en longueur pour leur retour que la journée se trouve totalement perdue pour leur maître« ****.

En outre, le clergé médiocre et affairiste, peu préoccupé par la justice sociale dans les colonies, et ne se souciant guerre de changer les tares du colonialisme, s’est consacré au commerce dans des domaines variés et à la possession des esclaves. Les affaires du commerce faisaient passer au second plan l’évangélisation. Un abbé condamnait le climat d’affairisme dans lequel beaucoup de prêtres vivaient. Il notait à ce propos : Le clergé était propriétaire d’esclaves et capitaliste.  « Les prêtres, suivant en cela l’exemple donné par M. le préfet apostolique, achetaient, vendaient des esclaves, soit pour leur service particulier, soit pour retirer par le travail ou la location de ces propriétés humaines l’intérêt des économies qu’ils n’osaient pas tous placer dans les maisons de commerce du pays… »*****

Oui… quinze ecclésiastiques… et les premiers du clergé de la Réunion ont trempé, leur supérieur en tête, dans ce commerce…

 Une idéologie religieuse dominait à l’époque. Elle consiste à valoriser l’humanité de l’être selon sa religion. Aux yeux de l’Église, il n’existe sur Terre que deux sortes de gens à savoir les chrétiens et les païens. Toute personne non chrétienne était païenne. Les Noirs étaient donc des païens. L’Église avait pris une position hostile envers ces créatures sauvages, sans âme et possédées des diables. Tuer l’un d’eux équivalait à abattre une bête sauvage. Après la chute de Constantinople en 1453, le Pape Nicolas V autorisa officiellement le roi du Portugal à faire de tous les « noirs » – donc des « païens » — des esclaves, à saisir leurs biens puisqu’ils sont  les ennemis du Christ !

Après quarante-quatre ans d’apostolat, Pierre Claver aura baptisé plus de trois cent mille esclaves. Léon XIII, 256e pape de l'Église catholique qui jette un nouveau regard sur l'esclavagisme, le canonise en 1888 et le déclare «patron universel des missions auprès des Noirs».

Après quarante-quatre ans d’apostolat, Pierre Claver aura baptisé plus de trois cent mille esclaves. Léon XIII, 256e pape de l’Église catholique qui jette un nouveau regard sur l’esclavagisme, le canonise en 1888 et le déclare «patron universel des missions auprès des Noirs».

L’envoie des missionnaires pour propager un christianisme déformé et des évangiles mal interprétés avait pour objectif d’inciter le sujet colonial à se désintéresser des richesses et d’amasser ses « trésors » au Ciel ainsi que d’abandonner tout esprit de révolte. Nous disons ici christianisme « déformé » et « mal interprété » puisque les missionnaires œuvraient à mettre tout au service de l’administration coloniale. En voici la justification dans un extrait d’une lettre du ministre belge des colonies, Mr Renquin en 1920, adressée aux missionnaires envoyés au Congo :

La tâche que vous êtes conviés à accomplir est très délicate et demande beaucoup de tacts : Prêtres, vous venez certes pour évangéliser, mais cette évangélisation doit s’inspirer de notre grand principe : avant tout, les intérêts de la métropole. Le but essentiel de votre mission n’est donc point d’apprendre aux noirs à connaître Dieu. Ils le connaissent déjà. Ils parlent et se soumettent à Mangu, Zambé ou à Ngalkola et que sais-je encore. Ils savent que tuer, voler, calomnier, injurier … est mauvais. Ayons le courage de l’avouer, vous ne venez donc pas leur apprendre ce qu’ils savent déjà. Votre rôle consiste essentiellement à faciliter la tâche aux administrateurs et aux industriels. C’est donc dire que vous interpréterez l’évangile de la façon qui sert mieux nos intérêts dans cette partie du monde. ******

Ce n’est que vers le XIXe siècle que l’aile évangélique de l’Eglise s’est levée contre l’esclavage. Les campagnes associatives et les décrets gouvernementaux avaient devancé de loin l’Eglise  et ses missions pour l’abolition de ce phénomène. En ce qui concerne la dénonciation, elle n’avait été proclamée que tardivement vers la fin du XXe siècle avec la visite du Pape Jean Paul II à Gorée, « sanctuaire de la douleur noire», pour accuser « le péché de l’homme contre l’homme ». Un  R. P. S. au sein de l’institut ecclésiastique reconnaît l’implication de l’Église dans la propagation de l’esclavagisme: Nous étions au cœur de l’esclavage, nous étions directement responsables de ce qui est arrivé, nous pouvons même dire que nous possédions des esclaves, nous en avions même labellisés certains, c’est pourquoi je pense que nous devons reconnaître notre histoire et présenter nos excuses.

Si l’aveu de la responsabilité est franc, le long silence gardé par l’Eglise pendant des dizaines de décennies est significatif. Charles Vaudet se moque de  la réticence de l’Église à abolir l’esclavage en disant : Rappelons-nous encore que les derniers esclaves appartenaient aux missionnaires catholiques et protestants. Du reste, ce qu’il y a de certain, c’est que le Jésus des chrétiens n’a jamais eu un mot de protestation contre l’esclavage, au contraire, il estime que lorsque l’esclave a fait ce que le maître lui a commandé, celui-ci ne lui doit aucune reconnaissance.

On pourrait dire que l’histoire restera témoin de la complicité, ou du moins, du rôle passif, qu’avait joué l’Église face au phénomène le plus honteux de l’humanité. Cette attitude envers l’esclavage n’était pas isolée de la stratégie de l’Église et de certains de ses missionnaires qui décidaient non selon les principes, mais selon les circonstances.

ANNEXES

 

* Mariam SERI-SIDIBE,  Article publié dans: https://blogs.mediapart.fr/mariam-seri-sidibe/blog/230712/le-8-janvier-1854-le-pape-nicolas-v-et-leglise-catholique-beniss

** Kayemb Nawej. Poison Blanc : Un noir chrétien est un traître à la mémoire de ses ancêtres, Ed. Kayemb Uriel Nawej. 2007, p. 39.

*** Code Noir de 1724. Article 2

**** Claude PREUDHOME , L’Histoire religieuse de La Réunion, Ed. KARTHALA, Paris, 1984, p.31.

***** Claude PREUDHOME , L’Histoire religieuse de La Réunion, Ed. KARTHALA, Paris, 1984, p.77.

****** EXTRAIT DE MESSAGE DU MINISTRE DES COLONIES, Monsieur RENQUIN en 1920, Adressé aux MISSIONNAIRES

Winnie Mandela, née le 26 septembre 1936 est morte le 2 avril 2018

Winnie Mandela aura des funérailles d’État

Dans une église où les murs ont contenu les espoirs de nombreux activistes antiapartheid, s’est tenu le dimanche 8 avril 2018, un hommage à Winnie Mandela, celle qui fut la seconde épouse, mais combien la plus marquante du père de la Nation arc-en-ciel, Nelson Mandela.

Winnie Mandela, née le 26 septembre 1936 est morte le 2 avril 2018

Winnie Mandela, née le 26 septembre 1936 est morte le 2 avril 2018

C’est à l’intérieur de la banlieue noire de Soweto, à Johannesburg, dans l’église catholique Regina Mundi, lieu mythique où avait lieu des réunions secrètes d’activistes antiapartheid pendant la domination de la minorité sud-africaine blanche, que Mama Winnie, une des dernières figures de la lutte pour la liberté des noirs Sud-Africains fut commémorée en ce 8 avril 2018.

Winnie Mandela, controversée pour ses prises de position qualifiées de radicales, la combattante des premiers jours de l’ANC (African National Congress) alors classé comme une organisation terroriste de 1986 à 2008 par les États-Unis, aujourd’hui un parti politique confortablement au pourvoir en Afrique du Sud, est morte à l’âge de 81 ans, le 2 avril 2018.

La famille a déclaré dans un communiqué qu’elle est décédée à l’hôpital Netcare Milpark de Johannesburg, après une longue maladie.

L’ex-première dame d’Afrique du Sud qui tient le rôle de mère de la Nation, amoché par le poids de l’apartheid dans son pays, dans son corps, torturée, s’est laissé au fil des années glisser vers un discours plus radical qui miroitait et même surclassait le discours revendicateur de Robert  Mugabe, Président déchu du Zimbabwe voisin.

Avec son discours moins conciliant envers la minorité blanche que son mari, Nelson Mandela désirait, choisit même de laisser tomber les armes pour embrasser une fraternisation assumée dans une nation fracturée par violences raciales porter à son paroxysme. Le couple présidentiel ne pouvait survivre à cette distance morale.

Après avoir siégé au premier gouvernement postapartheid en 1994, divorcée après 38 années de mariage,  Winnie Madikizela-Mandela alors, incarne l’antagoniste de Nelson Mandela.  Elle accuse Nelson Mandela, d’avoir pactisé avec les Blancs pour avoir accepté de partager son Prix Nobel de la Paix avec le Président sud-africain blanc de l’époque Frederik Willem de Klerk.

Elle aurait même été jusqu’à uriner sur sa statue située au beau milieu du quartier blanc de Sandton, le plus riche de Johannesburg et non à Soweto comme elle le reproche à Madiba. Seule Winnie aurait pu s’en sortir avec un geste aussi disgracieux envers Nelson Mandela, fondateur et dirigeant la branche militaire de l’ANC en 1961, premier Président noir de l’Afrique du Sud en 1994 après presque trente d’années d’emprisonnement, loin des siens, loin de sa femme.

Alors, l’histoire raconte que Winnie, volage, avait délaissé son mari, mais non ses convictions. Winnie Mandela affirme que son mariage avec Madiba, décédé en 2013, s’est effondré non pas à cause de son infidélité, mais parce qu’elle avait perdu le respect pour son mari quand ses négociations pacifiques avec le gouvernement de l’apartheid signifiaient faire des concessions que Winnie n’aurait jamais faites elle-même.

Jusqu’à sa mort, elle choisit de vivre à Soweto, ou en juin 1976 elle vit des policiers qui y tuèrent de leurs fusils une centaine d’enfants. Jusqu’à sa mort, celle qui fut rendue coupable de fraudes, refusait la vie dans une grande villa près des Blancs, ou plusieurs de ses camarades ont choisir de s’établir.

Les drapeaux sud-africains resteront en berne alors que le pays observe le deuil national. Winnie Madikizela-Mandela recevra des funérailles d’État le 14 avril 2018.

Afrique: Jusqu’où ira l’aliénation?

Une image circulait récemment sur les réseaux sociaux. Il s’agit, apparemment, d’une jeune écolière africaine essayant de conjuguer au présent, le verbe « s’aimer », sur un tableau noir dans ce qui semble être une salle de classe dans un pays africain. Sur l’image, l’étudiante a vraisemblablement du mal à conjuguer ce verbe, il est écrit : « je même, tu thèmes, il sème…».

Une image circulant sur les réseaux sociaux

Une image circulant sur les réseaux sociaux

L’auteur de ce texte n’a pas eu l’authentification de l’illustration, à savoir si elle a été retouchée ou non, mais là n’est pas le souci, car là n’est plus la question.

La problématique est la raillerie que ce genre de photographie suscite chez l’Africain lui-même. Moquant les siens de ne pas avoir été bon élève à l’école de l’assimilation, de ne pas saisir naturellement un langage pourtant  à des kilomètres de leur structure de pensée originelle.

Aussi gênante qu’elle puisse paraître, cette photo vaut mille mots, elle relève de la biologie, elle est une preuve scientifique de plus de la génétique des populations, car elle affiche les cicatrices d’un peuple ayant vécu sous tutelle pendant des générations. Cette obsession de plaire qui hante l’âme du colonisé.

La non-maîtrise du français attire donc les moqueries de ses compatriotes africains francophones. Cette pression populaire d’exceller dans la langue de l’ancien dominateur s’avère nettement plus efficace que n’importe quel discours de Jules Ferry.

L’adresse du français à créer des complexes de supériorité à un point tel qu’en République Démocratique du Congo un dicton est né pour ramener les choses à l’ordre. En effet, les Congolais vous diront « koloba français eza mayele te », du lingala, « parler français ne signifie guère être  intelligent ». Comme quoi, pour rappel : maîtriser le verbe comme Rousseau ne fait pas de vous un philosophe des lumières.

Il est plus que temps que cessent ces critères intellectuels faussés par le regard de l’autre, comme si la langue de Molière donnait des capacités cognitives.

Nous serions dans un sacré pétrin si l’on mesurait la vivacité d’esprit par la potentialité des uns à s’approprier le langage des autres. Les étudiants de Harvard perdraient subitement de leur brillance si on les passait un examen obligatoire de…kikongo.

« L’Afrique est le seul continent où la majorité des enfants commencent l’école dans une langue étrangère », comme l’indique un rapport de l’UNESCO intitulé « Pourquoi et comment l’Afrique doit investir dans les langues africaines et l’enseignement multilingue ». Cette situation est un crime contre l’humanité. Car, bien plus que le redoublement de classes parce qu’ils ne saisissent pas le parler de l’enseignant, cela casse l’estime de soi du petit, transforme des surdoués en cancres en les mettant des bâtons dans les roues dès la ligne de départ de la course de leur vie.

Le français est une belle langue, c’est son imposition et son application contre le bon sens qui est aberrant.

L’école primaire africaine doit être dans la langue locale la plus nationale. Pour ce faire, il faut traduire les ouvrages de mathématiques, histoires et autres dans cette langue. Un travail colossal, certes, mais indispensable pour cette nouvelle génération d’Africains. Beaucoup vivent déjà dans des pays instables, ne pas hypothéquer leur éducation serait le moindre des services à rendre.

Continuer sur la voie actuelle serait un suicide. Une course vers un mur en béton. Tel un aliéné dans le déni de son mal, se ruant vers le néant, il y a matière à se poser la question suivante : jusqu’où ira l’aliénation?

Heineken joue la carte raciste dans une pub qu’elle retire

La marque Heineken, une des bières les plus vendues, sinon connues au monde, conclut dans une pub: Parfois, plus clair c’est mieux. Il n’a pas fallu plus pour que le web s’emballe et dénonce l’allusion tacite à la couleur de la peau que fait la bière néerlandaise.

On aurait bien cru qu’après la débâcle qu’a connu la marque H&M en provoquant les Noirs avec un t-shirt « du plus cool des singes » que ce genre de dérape publicitaire aurait pris fin ou du moins, de façon plus réaliste, ralenti. Mais non. Heineken, le second brasseur au monde en remet dans la coupe.

Écran de l'annonce publicitaire de Heineken : « Sometimes lighter is better ».

Écran de l’annonce publicitaire de Heineken : « Sometimes lighter is better ».

Dans l’annonce de trente secondes qui se déroule dans une station balnéaire, on pourrait croire en Jamaïque du au reggae qui ambiance la pub, un barman fait parvenir une Heineken a une femme éloignée. La bouteille de bière glisse tranquillement sur un comptoir allongé, toisant une première femme noire, dépassant un musicien noir puis se défile d’une seconde femme noire pour se placer sous le nez de la cliente, peut-être asiatique, sud-américaine, en tout cas, elle a la peau blanche, sinon une peau beaucoup plus claire… Avant que la femme-blanche-cible ne se retourne vers deux jeunes hommes blancs en veston et cravate, Heineken a jugé approprié d’inscrire en lettres capitales ce message : « Parfois, plus clair c’est mieux ».

Il faut mentionner que la pub original est en anglais et se lit ainsi:  « Sometimes, lighter is better » pour la biere light (légère). Mais, en anglais light/léger, se confonds avec le même mot pour light/claire, donc lighter / plus léger, et lighter / plus claire, on la même orthographe, d’où le jeu de mots implicite de la pub controversé.

Pour ceux qui n’y voient toujours pas clair, voici la définition du colorisme, le colorism en anglais.

Colorisme : se définit comme les discriminations subies en fonction de la couleur de la peau. Il se manifeste à travers le statut social. Les opportunités de travail sont alors plus facilement accordées à une catégorie de personnes (souvent celles à peau claire).

Et cela va bien au-delà ce cette définition officielle de cet héritage postcoloniale. On est tous au courant des ravages de ce racisme sectaire en Afrique, aux Antilles, en Amérique du Sud et même en Inde et en Chine, mais en fin de compte, partout au monde. Pour paraitre plus clairs, se plier aux canons de beauté, comme infuse l’annonce publicitaire de Heineken, des gens se blanchissent la peau avec des produits hasardeux qui menacent leur santé, leur vie. On voit donc naitre des campagnes contre le blanchiment de la peau comme celle de Nuul Kukk (toute noire) au Sénégal et autres parties du monde.

Chance The Rapper, le rappeur américain qui avait aussi critiqué un film de Netflix a choisi de twitté sur le sujet hier: « Je pense que certaines entreprises diffusent délibérément des publicités racistes afin d’obtenir plus visibilité. Et cette merde est raciste / bidon donc je suppose que je ne devrais pas aider en publiant à ce sujet. Mais je dois juste dire cela. Le « parfois plus claire est mieux » du commercial de Hienekin est terriblement raciste. »

« C’est du racisme subtil, subliminal. » twittera Cecilia Martin en réponse au rappeur américain indépendant.

Heineken qui détient plus de 250 marques avec Primus en Afrique Central, Cristal en Amérique du Sud et Prestige en Haïti, a choisi de supprimer l’annonce contestée de la télévision et sa rotation en ligne en plus de reconnaitre qu’elle avait «raté la cible».  « Alors que nous pensons que la publicité fait référence à notre bière Heineken Light, nous avons raté la cible, nous prenons les commentaires à cœur et nous l’utiliserons pour influencer les futures campagnes. »  Précisera Bjorn Trowery le porte-parole de la compagnie fondée en 1864.

Sûrement que si la branche exécutive, qui ne compte que des Blancs chez Heineken, si elle avait fait preuve de plus de représentativité au sein de la compagnie plus que centenaire, cela aura évité cette contestation publique et cet échec lamentable de communication.

Le Gabon a un indice de fécondité de 4.46 enfants par femme pour un age médian de 18 ans autant chez les hommes que chez les femmes

Les femmes accouchent maintenant gratuitement au Gabon

Désormais, les femmes accoucheront gratuitement dans les hôpitaux gabonais. Une bonne nouvelle qui s’est réalisée par le gouvernement d’Ali Bongo qui tient promesse de lutter contre la mortalité infantile dans le pays d’Afrique centrale.

Le Gabon a un indice de fécondité de 4.46 enfants par femme pour un age médian de 18 ans autant chez les hommes que chez les femmes

Le Gabon a un indice de fécondité de 4.46 enfants par femme pour un age médian de 18 ans autant chez les hommes que chez les femmes

Cette action vient concrétiser un discours émis en 31 décembre 2017 par Président Ali Bongo, successeur de son père à la tête du pays de près deux millions d’âmes.

Élu face a Jean Ping de façon contestable  en 2016, alors que la Cour constitutionnelle, présidée par la belle-mère de Bongo-fils  proclamera vainqueur son gendre, le programme électoral de l’actuel Président, qui s’est aussi tenté dans la chanson avec un album A Brand New Man en 1977, se déclinait en trois piliers économiques:  le Gabon vert, le Gabon industriel et le Gabon des services.

La gratuité des frais d’accouchement et la prise en charge des frais de santé par l’État gabonais se case dans le Gabon des services.

Cette annonce positive du gouvernement gabonais suit une affaire qui a fait grand bruit dans le pays ou en février 2018, un nouveau-né fut gardé de force à l’hôpital puisque la mère ne pouvait couvrir les frais d’accouchement de deux millions de francs CFA (eh oui, l’ex-colonie française, symbole de la France-Afrique, est toujours sous le joug du franc CFA), pour être plus tard remis, sous le poids de la critique sociale, à son infortunée mère. Un cas qui n’était pas rare selon le Ministre de la Communication, Alain Claude Bilie By Nze qui soulignait « Il existe malheureusement plusieurs cas comme celui-là. »

Le gouvernement gabonais semble bien vouloir implanter cette mesure, initialement prévue pour le 19 février dernier, mais effective seulement le 21 mars 2018, de manière efficace. Préalablement, le 14 mars 2018, le Premier ministre Issoze Ngondet s’est rendu à l’Office pharmaceutique national (OPN) pour s’assurer personnellement de la livraison du matériel médical tant attendu par les 56 centres de soins de santé étendus sur le territoire gabonais.

«Nous mettrons en place un ensemble de dispositifs de contrôle, afin qu’un kit d’accouchement soit pour une femme enceinte et cela doit être notifié, mais également un numéro vert pour dénoncer toute pratique qui ne répondrait pas à l’esprit de l’engagement du chef de l’État, de rendre gratuit les frais d’accouchement dans les structures sanitaires publiques», atteste le Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet, anciennement ambassadeur en Corée du Sud puis ministre des Affaires étrangères du Gabon.

Cette décision est salutaire pour les 50.000 bébés qui devront naître dans les structures sanitaires du pays d’Afrique centrale. Par contre, cette mesure ne concernera que les futures mères gabonaises âgées d’au moins 18 ans malgré que la majorité sexuelle y soit acquise à 15 ans. L’ordonnance exclue donc de facto les jeunes mères de 13-17 ans, pourtant les plus nombreuses à enfanter de façon précoce.

René Depestre

René Depestre – Minerai Noir

René Depestre est un poète, romancier et essayiste né le 29 août 1926 à Jacmel en Haïti.

René Depestre

René Depestre

René Depestre fut longtemps un militant communiste à la poésie étincelante fortement influencé par Jacques Roumain et Aimé Césaire. Longtemps exilé à Cuba. René Depestre travailla à l’Unesco jusqu’à sa retraite.

En 1971, lors du procès et de l’incarcération du poète cubain Heberto Padilla, il défend ce dernier et dénonce le régime politique instauré à Cuba. À la suite de cette prise de position, il est écarté du pouvoir castriste et relégué à l’université de La Havane où il doit donner des cours à des policiers déguisés en faux étudiants : « Ma chaire était une fausse chaire et j’étais un faux professeur qui s’adressait à de faux étudiants. »

Oncle de Michaëlle Jean, secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie et ex-gouverneure générale du Canada, il vit aujourd’hui su sud de la France.
Essayez de compléter le poème Minerai Noir écrit par ce poète haitien en 1956 en glissant les mots ci-dessous au bon endroit.

 

épée
larmes
thé
dure
colère
pioches
musculaire
pirates
foires
chair
peuple
alliage
dévalisé
sang
soleil
petits
ruée
corps
goutte
race

Quand la sueur de l’Indien se trouva brusquement tarie par le _______
Quand la frénésie de l’or draina au marché la dernière _______ de sang indien
De sorte qu’il ne resta plus un seul Indien aux alentours des mines d’or
On se tourna vers le fleuve _______ de l’Afrique
Pour assurer la relève du désespoir
Alors commença la _______ vers l’inépuisable
Trésorerie de la _______ noire
Alors commença la bousculade échevelée
Vers le rayonnant midi du corps noir
Et toute la terre retentit du vacarme des _______
Dans l’épaisseur du minerai noir
Et tout juste si des chimistes ne pensèrent
Au moyen d’obtenir quelque _______ précieux
Avec le métal noir tout juste si des dames ne
Rêvèrent d’une batterie de cuisine
En nègre du Sénégal d’un service à _______
En massif négrillon des Antilles
Tout juste si quelque curé
Ne promit à sa paroisse
Une cloche coulée dans la sonorité du _______ noir
Ou encore si un brave Père Noël ne songea
Pour sa visite annuelle
A des _______ soldats de plomb noir
Ou si quelque vaillant capitaine
Ne tailla son _______ dans l’ébène minéral
Toute la terre retentit de la secousse des foreuses
Dans les entrailles de ma _______
Dans le gisement musculaire de l’homme noir
Voilà de nombreux siècles que _______ l’extraction
Des merveilles de cette race
O couches métalliques de mon _______
Minerai inépuisable de rosée humaine
Combien de _______ ont exploré de leurs armes
Les profondeurs obscures de ta chair
Combien de flibustiers se sont frayés leur chemin
A travers la riche végétation des clartés de ton _______
Jonchant tes années de tiges mortes
Et de flaques de _______
Peuple _______ peuple de fond en comble retourné
Comme une terre en labours
Peuple défriché pour l’enrichissement
Des grandes _______ du monde
Mûris ton grisou dans le secret de ta nuit corporelle
Nul n’osera plus couler des canons et des pièces d’or
Dans le noir métal de ta _______ en crues.

On retrouve des statues de Simon Bolivar dans la plupart des grandes villes d'Amérique hispanophone, mais aussi à New York, Lisbonne, Paris, Londres, Bruxelles, Le Caire, Tokyo, Québec, Ottawa, Alger, Madrid, Téhéran, Barcelone, Moscou, Prague et Bucarest

Les Loangos ou Bantous d’Afrique centrale et Simón Bolívar

Après la pénétration portugaise en Afrique en 1415 à Ceuta, dans la période des expéditions et l’arrivée du commerçant portugais Diego Cão en 1482 dans le port naturel de Mpinda dans la province de Soyo du Royaume Kongo en Afrique centrale, le puissant royaume de Kongo Dia Ntotila avait établi une relation égalitaire d’amitié avec le Royaume du Portugal en 1485 lors du deuxième voyage de Diego Cão.

«Le passé ne passe jamais. C’est notre conscience qui le refoule souvent par ignorance ou par intérêt » avait déclaré Matondo Kubu Ture, sociologue du Congo Brazzaville. C’est dans cette perspective que je parlerai des faits historiques esclavagistes des Loangos au Venezuela avec Simón Bolívar.

On retrouve des statues de Simon Bolivar dans la plupart des grandes villes d'Amérique hispanophone, mais aussi à New York, Lisbonne, Paris, Londres, Bruxelles, Le Caire, Tokyo, Québec, Ottawa, Alger, Madrid, Téhéran, Barcelone, Moscou, Prague et Bucarest

On retrouve des statues de Simon Bolivar dans la plupart des grandes villes d’Amérique hispanophone, mais aussi à New York, Lisbonne, Paris, Londres, Bruxelles, Le Caire, Tokyo, Québec, Ottawa, Alger, Madrid, Téhéran, Barcelone, Moscou, Prague et Bucarest

En effet, cette relation égalitaire qui a commencé en 1485 entre les royaumes de Kongo et du Portugal, la paix n’avait pas duré, car à partir de 1501 avait commencé officiellement le commerce transatlantique des Kongos fait par les Portugais, selon le professeur Georges Balandier dans son livre: « La vie quotidienne au Royaume du Kongo des XVIe-XVIIIe siècles », Paris, Hachette 1962. Il faut dire que le Royaume Kongo et vassaux avaient été l’un des grands fournisseurs d’esclaves sinon le premier durant tout le commerce triangulaire. À cette époque, les Bantous asservis ont été dirigés vers le Brésil et les îles de Sao Tomé-et-Principe.

À partir de 1510, le roi d’Aragon (nord de l’Espagne actuelle) demanda aux commerçants portugais basés en Afrique centrale impliqués dans le commerce transatlantique de fournir 200 esclaves par an aux colonies espagnoles d’Amérique. Et en 1518, un autre souverain espagnol Charles I connu sous le nom de Charles Quint (d’Hambourg)  promulgua l’asiento, ce droit ou cette autorisation officielle qui donnent aux marchands portugais d’esclaves à vendre des esclaves africains dans les colonies espagnoles d’Amérique. Plus tard, les Pays-Bas fourniront également des Loangos asservis à ces colonies espagnoles d’Amérique.

Dans ce contexte, des milliers de Bantous, esclaves du Royaume de Kongo Dia Ntotila et vassaux (royaumes de Loango, Ngoyo et Kakongo) soit environ 5 à 10.000 personnes réduites en esclavage par année, ont été déportés dans les provinces du Venezuela et de Maracaibo (Venezuela actuel) et dans d’autres colonies espagnoles et portugaises d’Amérique.

Ainsi, selon le professeur cubano-vénézuélien José Millet de l’Université Simón Bolívar (USB), à l’arrivée sur la côte du Venezuela, il y a une île au nom des Caraïbes (dans l’état actuel de Falcón), qui a été le dépôt de Loangos d’Afrique et d’autres groupes africains. Ils ont ensuite été disséminés sur le continent, peuplant les côtes de l’état actuel de Falcon. D’autres Loangos ou Bantous réduits en esclavage ont été transportés en grande partie dans la région Barvolento où se concentrent aujourd’hui les communautés afro-descendantes et les traditions ancestrales les plus importantes dans l’état actuel de Miranda et d’autres ont été transportés dans la région de Caracas (capitale actuelle du Venezuela).

Et comme toujours dans toute l’histoire esclavagiste, il y avait eu des révoltes pour retrouver la liberté. Les esclaves Loangos ou Bantous, une fois arrivés au Venezuela, avaient également commencé des rébellions pour se libérer de l’esclavage. Mais avant d’aborder ce sujet, il est important de rappeler que le mot « Loango » est un terme générique utilisé au Venezuela et en Guyane néerlandaise pour désigner des esclaves qui étaient venus d’Afrique centrale en particulier des cotes Kongo et de leurs vassaux. Par exemple dans l’île de Curaçao, les esclaves de l’Afrique centrale étaient appelés «Loangos Noirs». Donc plusieurs esclaves avaient le nom de « Loango » comme nom de famille, exemple : Francisco Loango, Manuel et Simón Loango dans l’histoire coloniale du Venezuela, selon Alain CHARIER dans son livre intitulé « Le Mouvement au Noir Venezuela: Revendication Identitaire et Modernité. 2000, p.160 ). En 1749, il y eut une révolte d’esclaves dirigée par un certain Miguel Loango à Caracas.

Dans l’état actuel de Falcón, il y avait un soulèvements massif d’esclaves, dont le plus important fut le 10 mai 1795, qui mettait en scène les descendants africains contre la domination impériale de l’Espagne au Venezuela. Parmi les révoltés, il y eut en premier lieu: le Zambo José Leonardo Chrino et le capitaine Brown Jozeph Charidad Gonzalez, chef du bataillon Kongo ou Loango. Ce dernier s’était échappé de Curaçao près du territoire de Falcón. Et deuxièmement, il y avait plusieurs groupes d’Africains et d’afro-descendants esclaves.

Falcón est lié dans l’histoire des différentes rébellions des Africains et afro-descendants Loangos et d’autres groupes africains réduits en esclavage dans le Venezuela colonial.

Parlons maintenant de Simón Bolívar avec ses soldats africains et afros descendants dont les Loangos ou Bantous dans la lutte pour la libération esclavagiste et coloniale.

 

Il est nécessaire de dire que le destin de Simón Bolívar s’était très tôt confondu, dans son enfance, avec celui des Africains et afro-descendants qui ont été réduits en esclavage dans les propriétés de sa famille, dont une qui se nommait Hipolita Bolívar qui l’avait allaité et une autre au nom de Matea Bolívar qui lui avait appris beaucoup de choses dans son enfance, une sorte d’éducatrice.

Et Bolívar avait reconnu dans une lettre à sa soeur le rolle de la première esclave (qui n’était pas considérée totalement comme une esclave, mais comme un membre de la famille) comme la personne qui avait nourri sa vie et avait reconnu la seconde comme «sa mère et son père». Cette dernière l’accompagnera dans différentes batailles plus tard. Ces destins croisés de Bolívar avec des Africains et des Afro-descendants s’est poursuivis dans les luttes de libération d’une grande partie de l’Amérique latine.

Après avoir grandi, étudié au Venezuela et en Espagne puis épousé María Teresa jusqu’à la mort de celle-ci le 22 janvier 1803, le jeune Bolívar a choisi de voyager pour la deuxième fois en Europe dans un voyage en 1805. C’est cette année que Bolívar promis solennellement à Rome, en Italie, devant son ancien enseignant et devant le cousin de sa défunte épouse, de lutter contre les Espagnols afin de libérer sa patrie.

Ainsi, au milieu de 1807, lorsque Bolívar revint à Caracas, il y trouva une ville en plein bouleversements politiques sous l’instabilité de la Couronne espagnole. De là, il se lança dans différents luttes et de traités pour réaliser l’indépendance d’une grande partie de l’Amérique latine comme le Venezuela, la Colombie, la Bolivie, l’Équateur, le Panama et le Pérou.

Dans ces luttes et combats, Bolívar en libérant les pays de la domination espagnole, avait dans ses troupes, des groupes Noirs Kongo ou Loangos ou des personnes d’origine du royaume du Kongo d’Afrique centrale (actuelle République du Congo, République démocratique du Congo, l’Angola et le Gabon), qui étaient des esclaves vénézuéliens et haïtiens, lorsque Bolívar enfui d’Haïti.

Ce sont ces Kongo haïtiens et vénézuéliens qui ont aidé Simon Bolívar dans son combat contre l’envahisseur espagnol. Ces troupes africaines Kongo et d’autres groupes africains avaient combattu en 1816 depuis le port de Jacmel, et obtenu l’indépendance des 5 pays espagnols. Le 17 décembre 1830, Bolivar meurt à Santa Marta, en Colombie, après avoir souffert de la tuberculose. Matea Bolivar partagera avec la famille du héros mort, la grande tristesse qui les avait accabla. À un âge très avancé, cette dame assista au second enterrement du Libérateur en 1842 aux côtés du président de l’époque de Venezuela, José Antonio Paez.

Les gens à Caracas avaient été surpris par la longévité de Matea Bolivar, qui avait accompagné aussi le Président, Antonio Guzman Blanco, quand ils avaient déplacé les restes de Bolívar de la cathédrale de Caracas pour le Panthéon national le 28 octobre 1876. Matea avait alors 103 ans .

Et il est important de mentionner que ces deux anciennes esclaves de la famille Bolívar à savoir Hippolyta Bolivar et Matea Bolívar sont entrées en mars 2017 au Panthéon national du Venezuela à côté de Bolivar à Caracas, grâce à la volonté du gouvernement bolivarien actuel. Très rare événement dans l’histoire des Amériques de voir des esclaves noirs dans le panthéon national d’un pays, c’est peut-être le premier cas aux Amériques. Car comme nous le voyons déjà que le système raciste fait que plusieurs Afrodescendants qui avaient combattu pour la liberté de ces pays n’ont pas de statues ou n’ont pas bénéficié même de débaptisation des avenues et rues en leurs noms. Ils ne figurent même pas dans les manuels d’histoire des écoles et des Universités. Il est important de saluer cette initiative du gouvernement bolivarien du Venezuela qui a élevé deux afro-descendantes dans la lignée des héroïnes nationales.

Aujourd’hui, l’héritage des Bantous d’Afrique centrale est fortement présent au Venezuela comme le démontrent les religions afrodescendantes Palo Mayombe, une tradition en provenance du bassin du Congo, qui rappelle le nom de la grande forêt équatoriale au sud de l’actuel Congo Brazzaville. Cette forêt fait partie du territoire de l’actuel royaume Loango; Birimba où il ya une divinité au nom de Loango; le carnaval de Callao dans l’état de Bolivar avec le défilé de Las madamas (les femmes habillées en tissu africain) qui évoque les femmes avec les vêtements Kongos ou encore la danse du Hamac qui se remémore des danses Kongo.

Juliette Paule Zingan et Alioune Ndoye

Casting gagnant du PS à Dakar: le duo Alioune NDOYE et Juliette Paule ZINGAN

En politique, comme partout ailleurs, le leadership ne se quémande pas. Il fleurit par l’agir et le bon sens mais n’est valorisé que par vos collaborateurs qui en décident selon leur appréciation de votre aptitude réelle à les mener à l’objectif commun. Cette conviction, mienne, semble vouloir se vérifier avec un homme et une dame. Avec deux camarades de Parti, des faits et des échéances internes au Parti Socialiste (PS) s’y prêtent également.

Alioune Ndoye. C’est bien de lui qu’il s’agit dans ses premières lignes. Lébou, fils de lébou, allaité politiquement à la mamelle nourricière socialiste, le monsieur ne peut passer inaperçu au milieu de la masse. Dame nature s’en est tout bonnement opposée en le dotant d’un teint qui force les regards, très loin de la noirceur réputée légendaire chez les gens de son ethnie. Le reste s’est imposé de par sa chaleur humaine, son tempérament modéré et sa compétence.

Juliette Paule Zingan et Alioune Ndoye

Juliette Paule Zingan et Alioune Ndoye

Financier de formation, Cadre dans une grosse boite de la place, Maire de la commune de Dakar-Plateau depuis 2009, Directeur de l’École du Parti et Membre du Secrétariat Exécutif National (SEN) du Parti Socialiste, posé, courageux dans ses postures et brillant débatteur, l’homme mobilise et depuis toujours pour le Parti Socialiste. Quand, consciemment, il décida de lier son destin politique à celui des verts de Colobane, Alioune Ndoye s’engagea dans tous les combats du Parti Socialiste, quels qu’en furent les enjeux de l’heure. Il a su séduire et gagner la confiance des habitants de la Commune de Dakar-Plateau tout comme celle de ses camarades militants du PS, sans forcer la main à qui que ce soit. Le travail est son dada et son bilan en tant que Maire parle éloquemment de lui-même. Une fierté pour le Parti Socialiste. Sous son magistère, la Commune de Dakar-Plateau est la première de l’Afrique de l’Ouest à être certifiée ISO 9001. Certification obtenue à partir de quatre caractéristiques, entre autres, l’exigence d’actes de la direction en tant que premier acteur et permanent de la démarche du système qualité, l’exigence administrative permettant la sauvegarde des acquis.

Le PS, gagnerait, dans la réorganisation prochaine de ses structures et instances, pour le Département de Dakar et naturellement pour le poste de Secrétaire National à la Vie Politique, à tenir compte du profil du Maire de Dakar-Plateau. L’agression du 05 Mars 2016 de responsables du Parti et le saccage de la Maison du Parti Socialiste, commandités par des camarades de Dakar, ne peuvent être banalisés et méritent que les militants dakarois, quelque part responsables d’un trop laisser-faire pour certains et d’un statuquo coupable pour d’autres, manifestent un sursaut d’honneur et repositionnent le Parti dans son lustre d’antan dans la capitale. Les Jeunesses Socialistes du Département de Dakar, orphelines au plus fort de la fronde, s’étaient vaillamment dépensées pour traverser les longues nuits de la bataille « Aar sunu momel » sans l’appui conséquent d’un leader socialiste de Dakar. Les contestations nées de la ligne politique édictée par la base du Parti et mise en exécution par les instances dirigeantes du PS ont également jeté un sombre brouillard dans les rangs socialistes. La fraîche exclusion des camarades trouble-fêtes nécessite, au recto de la sanction, une courageuse et stratégique initiative de reconquête des zones affectées. Toutes situations qui engagent aujourd’hui le Parti Socialiste à un difficile casting de ses hommes, femmes et jeunes à responsabiliser.

Le siège, administration centrale du Parti, se trouve à Dakar. Et les socialistes, notamment les militants jeunes dakarois, réclament du regard, aux responsables du Parti, un choix éclairé sur un lieutenant de la contrée, maîtrisant les rouages et le fonctionnement du PS, prêt à se mettre en avant quand il le faudra et surtout grand rassembleur. Le camarade Alioune Ndoye, par chance, en dégage sociologiquement, politiquement et intellectuellement le profil. S’y ajoute qu’aucun militant ou adversaire sérieux ne peut réfuter que l’homme a toujours affiché à son compteur d’éclatants résultats électoraux tout comme il entretient d’excellents rapports avec les différentes communautés religieuses. Ne score pas qui veut en politique. Il faut véritablement un sens du management, un investissement tactique du terrain, un discours limpide aux oreilles de l’opposant le plus farouche et une population rassurée par le projet de communauté. Alioune Ndoye en a fait preuve, tant au profit du Parti Socialiste que dans la mixte commune de      Dakar-Plateau qu’il dirige magistralement depuis neuf (09) belles années déjà.

Tout en les encourageant à investir massivement le champ politique, le monsieur aux lunettes constamment bien ajustées s’applique, assez souvent, à ressasser aux plus jeunes que seul le métier fait l’indépendance de l’individu. Un discours honnête et motivant, empreinte indélébile d’un franc-parler révélateur de son penchant pour une jeunesse bien formée, engagée et entreprenante, capable de véritables mutations et non éternellement attentiste, à la merci des requins sociaux.

L’autre porte-étendard du PS est une battante qui s’est frayée un chemin sur le cahoteux terrain politique souvent désigné comme la chasse gardée des hommes. Ancienne directrice de cabinet de l’édile de Mermoz Sacré-Cœur, Juliette Paule Zingan est aujourd’hui députée du peuple. Tenace et très engagée au sein des verts, Juliette est de ces dames qui croient fermement que l’étoile est une femme et que c’est de la petite graine que naît la forêt. Par sa combativité, reconnue de tous, la nouvelle élue de la treizième (13e) législature démontre sans cesse que l’audace est la clé d’accès aux rêves les plus incroyables de l’humain.

Fidèle parmi les fidèles au Secrétaire Général du Parti Socialiste, Ousmane Tanor Dieng, cette femme de caractère a été des rudes batailles du PS ces dernières années, prenant souvent les devants quand certains de ses camarades de la gent masculine se tournaient les pouces. Ce qui n’a pas manqué de lui valoir, à maintes occasions, des flots de critiques qu’elle encaisse, flegmatique et sourire aux lèvres, comme du carburant pour repartir de plus belle le lendemain. Les partisans du moindre effort tout comme les éternels stratèges de bureaux climatisés n’ont réellement jamais pu composer avec celle que l’on surnomme à juste titre « la lionne de Mermoz Sacré-Cœur ». Elle qui semble tirer, de sa phrase fétiche, toute la substance de son énergie débordante : « Rien ne se donne gratuitement. Il faut croire en soi et travailler sérieusement. » Pour Juliette, le terrain est sacré en politique. Il faut l’investir avec détermination, le sillonner dans tous les sens, s’y forger au contact des uns et des autres et y récolter les graines du succès ou l’ivraie de l’échec. C’est d’ailleurs ainsi qu’elle a ramolli l’arrogance de bon nombre de ses opposants locaux, déjoué leurs pronostics sur sa pugnacité et sa capacité de mobilisation et abruti les gesticulations hasardeuses du jeune loup, maire de sa commune, qui s’en prenait régulièrement, par haine subite et maladive, au premier responsable du PS et à ses instances dirigeantes.

Véritable «Linguère socialiste», la camarade Juliette Paule Zingan, positionnée comme responsable des femmes pour le Département de Dakar, serait assurément une carte maîtresse pour le parti de feu Léopold Sédar Senghor dans ses réaménagements futurs. En plus d’être très engagée, l’honorable députée traine également la réputation de quelqu’un de très accessible, de simple et ne fuyant jamais les débats quand il s’agit de défendre le Parti Socialiste, quels que soient le profil et le poids des adversaires en face. Ses voisins témoignent sans cesse de son ouverture d’esprit, de sa générosité et de son humanisme tout comme les étudiants qu’elle appuie dans leur formation professionnelle. Elle est aussi appréciée et écoutée par une large frange des jeunesses du Parti, notamment celles de Dakar, qu’elle n’a cessé de conseiller au plus fort de la dernière crise ayant secoué le Parti, sans lésiner sur les moyens, selon ses possibilités.

Au-delà du soutien éclairé, public et assumé concernant les camarades Alioune Ndoye et Juliette Paule Zingan, qui pareillement siège au Bureau Politique (BP) et au Secrétariat Exécutif National (SEN) du Parti Socialiste, j’apporte également mon indéfectible appui au camarade Ousmane Tanor Dieng. Ce, s’il en acceptait encore le poids de la charge, pour à nouveau briguer la direction nationale du Parti, au prochain congrès, afin de maintenir le cap du dépoussiérage et de la réorganisation du Parti, de mener à terme les réformes nécessaires et en vue au PS, de couver sereinement les stratégiques foulées du Parti Socialiste vers la reconquête et l’exercice du pouvoir et enfin pour une stabilité du compagnonnage avec le Benno Bokk Yaakar (BBY) dans l’intérêt suprême du peuple sénégalais. J’apporte idem le même et intense soutien à la camarade Aminata Mbengue Ndiaye, Présidente du Mouvement National des Femmes Socialistes. N’en déplaise aux prétentieux et aux plus pressés que l’horloge, à ceux-là qui pensent pouvoir forcer les étoiles à graviter autour d’eux. À ceux-là qui, dans leur sport favori, le verbiage, s’égosillent un jour que le PS est mort et le lendemain avouent, désarçonnés et médusés, que le Parti Socialiste est en réalité bien portant, attractif et dynamique. Une vitalité qui leur ota le sommeil, à tel point qu’ils reconnurent, très peinés, que le Président Ousmane Tanor Dieng pourrait être un sérieux candidat pour la future présidentielle, s’il était un égoïste assoiffé de pouvoir, tellement le PS demeure structuré, incontournable sur la scène politique nationale et en constante animation.

La bêtise n’ayant d’adversaire que la sagesse, un impératif se pose au Parti Socialiste. En dehors des soixante-douze (72) ex-camarades officiellement exclus au niveau national et dans la diaspora, le cas des autres récalcitrants au sein des mouvements intégrés et affiliés, des structures de jeunesse et des coordinations, doit être explicitement, textuellement et définitivement traité par la direction du Parti avant d’aller plus en profondeur dans les rééchelonnements à venir. Chasser la louve et jouer avec la meute de ses petits revient à flirter avec l’agression et les attaques sournoises. Une plaie à moitié nettoyée est une garantie d’infection profonde. Ôter l’ivraie foisonnante d’un champ n’a jamais appauvri la terre de ce dernier, même si au regard tout semble désert.

Aujourd’hui donc, plus que jamais, il urge pour tout militant de se tenir debout pour la défense des intérêts stratégiques du PS. Servir le Parti, faire l’avantage de l’Etat et le bonheur des sénégalais est ce qu’il nous faut constamment garder à l’esprit. Tel doit rester le but essentiel de notre posture, nous autres militants socialistes, mus par le sens de l’intérêt commun et conscients de notre historique responsabilité dans la stabilité et le progrès de cette nation. Les saboteurs intensifieront leurs actions destructrices en ces moments de renouvellement de toute la chaine organisationnelle de notre formation politique. Ils se sont juré de nous diriger par la force de leur volonté hitlérienne ou de casser le PS en mille morceaux. Peut-être même que d’autres inconstants, qui se trouveraient encore camouflés dans nos rangs, nous découvriront eux-mêmes leurs véritables visages de pions au gré des jours à venir. Tant pis ! La terre continuera de tourner, les forces se renouvelleront comme les cycliques saisons du temps et le Parti Socialiste n’en mourra jamais. Sa jeunesse, constante et vaillante à chaque génération, reste déterminée à préserver l’héritage et à garder inébranlables les fondements de la bâtisse mère. Un seul mot d’ordre : vigilance et engagement redoublés à toutes les stations du Parti.

Que Dieu bénisse le Parti Socialiste. Amen !

Le tableau "Tutu" (1973) par Ben Enwonwu représente la sublime beauté de la Princesse Ife Adetutu Ademiluyi.

La Mona Lisa Africaine vendue pour 1 million d’euros à Londres

L’art noir atteint de nouveaux sommets comme indique la vente, hier, du portrait de la Princesse nigériane Ife, Adetutu (Tutu) Ademiluyi immortalisée par le peintre nigérian Ben Enwonwu pour un peu plus d’un million d’euros dans une enchère londonienne.

Le tableau "Tutu" (1973) par Ben Enwonwu représente la sublime beauté de la Princesse Ife Adetutu Ademiluyi.

Le tableau « Tutu » (1973) par Ben Enwonwu représente la sublime beauté de la Princesse Ife Adetutu Ademiluyi.

On pensait tirer que 300.000 euros de la célèbre toile originale de la Princesse Tutu par Ben Enwonwu dont les reproductions habillent la plupart des foyers nigérians. Le contexte actuel a fait plus que triplé la mise à la galerie Bonhams, le 28 février 2018, puisque cette toile avait disparu en 1975 avant d’être retrouvée dans un appartement londonien en 2017, hérité par un individu qui désire rester dans l’anonymat.

Dans l’ère du temps, le mouvement mondial qu’a créé la sortie, la semaine dernière, du film Black Panther qui auréole la royauté africaine, y est peut-être aussi pour quelque chose dans le prix majoré de la toile où se pose une authentique reine africaine. Ce film de superhéros à gros budget de Marvel a exacerbé la fierté noire sur les cinq continents, du simple individu à la mégastar.

Un autre tableau de Ben Enwonwu intitulé « Négritude » a trouvé preneur cette même journée pour 100.000 euros.

Le peintre africain, auteur du chef-d’œuvre Tutu, est né à Onitsha, une ville portuaire nigériane en 1917. Né dans une famille aisée, Ben Enwonwu étudie l’art et l’anthropologie en Angleterre et aux États-Unis avant d’enseigner lui-même. Il fut mondialement reconnu lorsqu’il fit un bronze de la reine Elizabeth II alors qu’elle rendra visite au Nigeria en 1956. Mais c’est sa toile Tutu qui le propulse dans la sphère réduite des Maitres. Le père du modernisme nigérian meurt dans son pays en 1994 après avoir reçu l’Ordre de l’Empire britannique, l’Ordre National du Mérite au Nigeria et fait Officier de l’Ordre National de la République au Sénégal.

Ben Enwonwu dans son atelier d'art à Ikoyi, banlieue de Lagos, Nigeria

Ben Enwonwu dans son atelier d’art à Ikoyi, banlieue de Lagos, Nigeria

L’art noir compte aujourd’hui de plus en plus d’aficionados parmi les salons les plus huppés du globe. L’artiste afro-américain Marck Bradford  a vendu sa toile « Constitution IV » pour 5.8 M$ US, l’Éthiopienne Julie Mehretu cède « Retopistics: A Renegade Excavation » pour 4.6 M$ US et en 1996 Chris Ofili se défait de The Holy Virgin Mary, une peinture qui représente une Vierge noire peinte de façon abstraite pour 4.5 M$ US.

C’est un artiste Noir, un Haïtien, qui tient le record de la plus chère brocante par un artiste américain et celui d’un artiste noir également. 110.4 M$ ont été déboursés pour acquérir une œuvre sans titre, fait à l’aérosol par Jean-Michel Basquiat (1960-1988). C’est l’une des dix œuvres de l’histoire à avoir dépassé le cap des 100 M$ US.

Cet art noir est en émergence partout et surtout à la grandeur d’un continent noir qui est en pleine mutation et en expansion.

Par contre, il ne faut pas oublier que cet art millénaire, reconquis par des artistes contemporains, a perdu un pan important de son patrimoine puisqu’il fut volé, pillé, truandé pendant des centaines d’années de colonisation. Actuellement, la France refuse toujours de restituer des trônes et bijoux pillés à l’État béninois.

Haïti est l’exemple même qui prouve que l’humanitaire maintient le sous-développement - journaliste haïtien

Oxfam suspendu d’Haïti pour scandale sexuel

Haïti a suspendu les activités de l’ONG internationale Oxfam dans le pays après qu’un rapport d’inconduite sexuelle par certains de ses employés a été révélé au grand jour.

« Le gouvernement haïtien a décidé de suspendre temporairement l’autorisation d’Oxfam GB d’opérer en Haïti », a déclaré jeudi Bocchit Edmond, chef de la mission de l’ambassade de la République d’Haïti à Londres, auprès de médias.

Haïti est l’exemple même qui prouve que l’humanitaire maintient le sous-développement - journaliste haïtien

Haïti est l’exemple même qui prouve que l’humanitaire maintient le sous-développement – journaliste haïtien

Alors qu’un séisme en 2010, qu’on dénomme maintenant comme étant « LE séisme»,  éventrait  la première République noire indépendante du monde, Oxfam initialement Oxford Committee for Famine Relief (l’abrégé date de 1965), une ONG britannique, comme quantité d’autres ONG, s’est rendu sur l’ile antillaise pour venir en aide au gouvernement haïtien rendu dysfonctionnel et au peuple haïtien qui perdait entre 200 000 et 300 000 de ses membres du à la force du cataclysme. C’est pendant cette crise sans nom, alors que le pays se trouvait les deux genoux à terre, que les gens mouraient, que l’institution caritative s’est livrée à des débauches sexuelles avec des prostituées haïtiennes sans ressource.

Le rapport caviardé de onze pages intitulé:  « Haïti Investigation Final Report – Confidential » révélé par The Times en début février,  relate une « culture de l’impunité » chez certains membres du personnel d’Oxfam. Des mineures auraient fait partie des orgies d’Oxfam. « On aurait dit une orgie à la Caligula avec des prostituées en tee-shirts Oxfam », titre sans détour le quotidien britannique The Times.

Aucun des sept employés de l’ONG, comparée à un paradis fiscal par Private Eye, pointé du doigt dans le rapport interne d’Oxfam, n’a fait face à la justice malgré que la prostitution soit illégale en Haïti et que l’âge du consentement soit de 18 ans. Quatre employés ont été renvoyés et l’on a permis à trois autres seniors de démissionner (« une sortie digne » selon le rapport), dont Roland van Hauwermeiren, le directeur régional de l’organisation en Haïti, qui, pour ajouter l’insulte à l’injure, admet avoir engagé des prostituées dans la villa louée par l’ONG avec rien de moins que « des fonds caritatifs », souligne The Times.

Dans la riche enclave de Pétion-Ville ou se nichait van Hauwermeiren, Mikelange Gabou, alors âgé de 16 ans, enceinte, elle  entame une relation avec le pervers âgé de 61 ans qu’elle affirme être un amateur de spectacles lesbiens. La jeune mère dénonce maintenant au média, qu’il y apportait beaucoup et très fréquemment des prostituées à la villa louée pour lui, par Oxfam, dans le quartier huppé de l’arrondissement de Port-au-Prince.

Le Belge âgé aujourd’hui de 68 ans est également accusé d’avoir payé pour des relations sexuelles au Tchad où il était directeur du pays pour Oxfam avant de se rendre en Haïti.

Les représentants d’Oxfam ont rencontré le gouvernement haïtien, a indiqué l’organisation caritative, après le dévoilement de l’affaire par The Times. Simon Ticehurst et Margalida Massotse sont se sont ainsi engagés à coopérer à l’enquête haïtienne, selon un communiqué.

Les autorités haïtiennes auront peut-être droit à plus de collaboration qu’avec Helen Evans, une ancienne exécutive de chez Oxfam,  qui a déclaré dans une interview télévisée, qu’elle avait transmis des preuves de femmes contraintes à des rapports sexuels en échange d’aide humanitaire, mais qu’aucune mesure n’avait été prise.

Préoccupée par les contrôles insuffisants effectués sur le personnel travaillant avec de jeunes enfants, sur Twitter, Helen Evans, qui est une politicienne à Oxford, où l’organisation caritative en question est basée, a déclaré dans un rapport qu’elle a compilé en 2014 que 10 % du personnel est témoin ou victime d’agression sexuelle et que l’organisation prétendument humanitaire affirmait ne rien pouvoir faire contre cela.

Une suspension de deux mois est imposée à Oxfam, alors qu’Haïti dit enquêter sur la façon dont Oxfam GB a traité les allégations de déviance de son personnel payant pour du sexe en réponse à l’aide humanitaire requise pour le tragique séisme de 2010, le plus meurtrier de l’histoire d’Haïti, seul territoire francophone indépendant des Caraïbes.

Oxfam a présenté ses excuses au gouvernement et au peuple haïtiens pour les exactions commises par d’anciens membres du personnel en 2011. Oxfam s’est engagée à mettre en place un certain nombre d’initiatives visant à améliorer ses politiques et pratiques incluant la création d’une commission indépendante, conclut platement leur communiqué.

Comme un accro aux drogues dures, le gouvernement haïtien mené par Jovenel Moise, poursuivra sa relation dépendante avec l’ONG britannique, malgré que le Président haïtien avertit que « le dossier Oxfam n’est que la pointe de l’iceberg ». La sanction semble poindre du gouvernement britannique qui qualifie, elle, la situation d’inacceptable.

Le film Black Panther, plus grand qu’un succès au box-office

Plus qu’un film, Black Panther est un événement culturel. Les cinéphiles et les communautés Noires semblent être emballés par le dernier film de superhéros de Marvel, Black Panther, qui mettra en vedette Chadwick Boseman et Lupita Nyong’o.  Une semaine avant sa sortie en salle, le film de Disney bat des records de tous les temps de prévente de billets aux États-Unis.

Blade avec Wesley Snipes fut bien le premier film de Marvel mettant en vedette un superhéros noir, mais le film Black Panther est réalisé, coécrit par un Afro-Américain, Ryan Coogler (Fruitvale Station (2013), Creed (2015)). Il affiche donc une distribution saisissante d’acteurs majoritairement afro-américains: Chadwick Boseman, Michael B. Jordanm, Lupita Nyong’o, Danai Gurira, Daniel Kaluuya, Letitia Wright, Angela Bassett, Forest Whitaker ont tous de puissantes présences.

Le héros Black Panther est antérieur au nom du groupe militant américain du même nom Black Panther. Afin de se distinguer, Marvel décida de renommer, un action qui ne dura que quelque temps, son Black Panther en Black Leonard pour éviter toute analogie.

Le héros Black Panther est antérieur au nom du groupe militant américain du même nom Black Panther. Afin de se distinguer, Marvel décida de renommer, un action qui ne dura que quelque temps, son Black Panther en Black Leonard pour éviter toute analogie.

Dans le dernier film de superhéros Black Panther, les Noirs sont enfin dépeints comme des individus élevés, intelligents, intenses. Le scénario fictif avant-gardiste redresse historiquement des faits; l’Histoire des Noirs ne débute plus dans les délabres de l’esclavage, mais bien au-delà, dans de vastes, florissants et puissants royaumes  africains.

Après Fast and the Furious 8, Black Panther est le film le plus dispendieux dirigé par un Afro-américain. Le film de superhéros de Marvel, une filiale de Disney, place les protagonistes africains au centre de l’œuvre, coupant avec la tradition cinématographique hollywoodienne reconnue pour son whitewashing outrancier.  On a qu’a revenir aux films de 2016 Nina sur Nina Simone, celui de 2014  Exodus, God and Kings de Ridley Scott,  le Prince of Persia : Les Sables du temps avec un Jake Gyllenhaal incarnant le perse dans le rôle principal ou de penser aux difficultés de financement que rencontrent un film comme Red Tails pour se rendre compte la flagrante marginalisation des Noirs au cinéma occidental.

L’excuse qu’au cinéma, un Noir n’est pas banquable ne tient plus. Avant même sa sortie, le phénomène du film Black Panther est déjà un succès mondial.  Des vedettes américaines comme Octavia Spencer se sont fait un devoir de ramasser de l’argent pour permettre à un maximum d’enfants afro-américains, en mal de modèles,  d’assister à une représentation du 18e film de l’univers de Marvel. Obi Umunna, une avocate née de migrants nigérians, a participé à la collecte de fonds : « Je pense que c’est une opportunité formidable pour eux de se voir représentés sous un jour très positif … comparé à certaines des images négatives que vous voyez au quotidien.  »

Le héros Black Panther fut créé en 1966 par le bédéiste Stan Lee à qui l’on doit aussi Spiderman. Le Black Panther  s’appuie sur son génie intellectuel qui émane de sa connexion avec ses ancêtres et des divinités, son entraînement physique rigoureux, ses compétences en arts martiaux, son accès aux technologies avancées et à sa richesse pour combattre ses ennemis. De son vrai nom T’ Challa, il est le roi et protecteur de Wakanda, une nation est-africaine fictive, technologiquement la plus avancée au monde. Wakanda serait une version utopique de l’Empire Monomotapa du Zimbabwe (aussi appelé Empire du Grand Zimbabwe ou Mutapa)du XVe siècle.

Au plus fort de son essor commercial, l’Empire Monomotapa semblait presque aussi invincible que son homologue de la bande dessinée. En fin de compte, une combinaison de facteurs a conduit à sa chute : luttes intestines entre les provinces, affrontements religieux causés par les chefs de village convertis au christianisme, et prises de contrôle des ressources (beaucoup d’or puis le commerce des esclaves) par les Portugais  pour n’en nommer que quelques-uns. Au milieu des années 1700, l’Empire Monomotapa s’était effondré au milieu d’une guerre civile.

Black Panther a fait sa première mondiale au Dolby Theatre de Los Angeles le 29 janvier 2018. La première a présenté un tapis violet. les membres de la distribution, et d’autres invités portaient des vêtements africains, pour honorer les racines africaines du film.

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