Plus on sait, moins on affirme

Le terme « Nollywood » est un mot-valise associant le « N » de Nigéria et le « ollywood » de Hollywood (suivant le même modèle que l'expression Bollywood : « B » de Bombay et « ollywood » de Hollywood)

Netflix s’empare de Nollywood

Netflix, le géant du streaming en ligne basé aux États-Unis investit un montant colossal de huit milliards de dollars dans le cinéma africain.

Fort de ses 125 millions d’abonnés en 2018, présent dans plus de 130 pays, Netflix qui offre des films et des séries en streaming ne pouvait qu’embrasser le cinéma original africain et spécialement celui de Nollywood qui est, devant Hollywood, juste derrière Bollywood, le second plus important producteur de films au monde.

Le terme « Nollywood » est un mot-valise associant le « N » de Nigéria et le « ollywood » de Hollywood (suivant le même modèle que l'expression Bollywood : « B » de Bombay et « ollywood » de Hollywood)

Le terme « Nollywood » est un mot-valise associant le « N » de Nigéria et le « ollywood » de Hollywood (suivant le même modèle que l’expression Bollywood : « B » de Bombay et « ollywood » de Hollywood)

Nollywood, qui évoque le cinéma nigérian, est une source abondante de créations cinématographiques. Chaque année, plus de 2000 titres y voient le jour pour un public estimé à plus de 100 millions de cinéphiles. Connu pour mettre l’accent sur l’abondance plutôt que sur la qualité du long métrage, cette variable a évolué pour maintenant offrir au spectateur une expérience plus léchée. C’est peut-être cet effort qui a attiré le regard de Netflix ou peut-être son manque de choix de créations non-américaines qui a mené leur flaire vers d’autres lieux.

Netflix a déjà acquis des droits pour des films de Nollywood, dont la comédie romantique The Wedding Party, ainsi que le thriller October 1 , mais seulement après qu’ils furent projetés dans les cinémas locaux.  Cette fois-ci, Netflix  a pris les devants et a racheté les droits mondiaux de la comédie de Geneviève Nnaji  Lionheart à la veille de sa première mondiale au Festival international du film de Toronto (TIFF). Netflix a annoncé l’accord il y a quelques semaines. Cette acquisition marque le premier film original de Netflix au Nigéria.

On sent le nouveau penchant de Netflix pour le cinéma black indépendant. Il y a quelques mois elle offrait un lucratif contrat de 100 M$ pour trois ans au producteur afro-américain Kenya Barris, auteur de la série Black-Ish qui déménagera sa série sur la plateforme en ligne ou, pense-t-il, il trouvera plus de liberté dans son scénario qui met en scène une famille afro-américaine.

Netflix peut désormais tenter le marché africain au côté de la plateforme lancé le 1er décembre 2011, iROKOtv surnommé le « Netflix of Africa ». Le succès d’iROKOtv qui compte plus de 5000 titres de Nollywood, est le premier service de streaming majeur à proposer du contenu Nollywood, offre une mesure du marché et de l’attrait des films africains. Iroko a également réussi à porter sa relation avec Nollywood à Nokia et dans des chaînes de diffusion internationales sur DStv (Afrique du Sud), Sky (Royaume-Uni) et de Canal Plus (France).

Comme partout ailleurs, les joueurs locaux de la télévision ont réagi à l’intrusion de ce nouveau compétiteur aux poches profondes.  Une demande de réglementation est un appel commun des monopoles établis qui trouvent leur emprise sur un marché local contesté par un perturbateur technologique, et MultiChoice, n’est pas différente. Au début, la société sud-africaine a tenté de concurrencer Netflix en lançant son propre service de diffusion en continu alors que la tendance des visionnements marquait un avantage pour le web. Maintenant, MultiChoice, la plus grande plateforme de télévision africaine, exige des règles plus strictes sur son propre marché.

Calvo Mawela, un exécutif de MultiChoice qui compte dans ses rangs 88 % de Noirs (56 % de femmes noires), a accusé Netflix d’avoir fait perdre à la compagnie présente dans au moins quinze pays africains plus de 100 000 abonnés l’année dernière et 40 000 dans l’année en court. Dans un entretien accordé le 12 juillet 2018 au journal Business Day en Afrique du Sud, M. Mawela a appelé les régulateurs à mettre un terme à Netflix et à d’autres services du genre.

Il y a là, sans l’ombre d’un doute, entre la tradition congolaise et le Rastafarisme, une connexion spirituelle.

Tradition congolaise et Rastafarisme, la connexion spirituelle…

La spiritualité est une expérience intime, un marathon plutôt qu’un sprint, un des rares chemins où la route est autant importante que la destination.

La spiritualité est propre à un peuple, avec son repère de pensée et ses représentations divines.

De ces éléments, et avec un consensus au sein de sa communauté, l’être spirituel rassemble les bases de ce qui constitue sa religion.

Il y a là, sans l’ombre d’un doute, entre la tradition congolaise et le Rastafarisme, une connexion spirituelle.

Il y a là, sans l’ombre d’un doute, entre la tradition congolaise et le Rastafarisme, une connexion spirituelle.

S’il y a tant de religions, c’est parce qu’il y a tant de peuples. Les Luba du Congo appellent Maweja Nangila l’être suprême que les Maures de Mauritanie appellent Allah.

Dans la tradition de certaines collectivités du bassin du Congo, « Nganga », un mot en lingala, signifiait connaisseur, voyant, guérisseur. J’écris « signifiait », car le nom a hérité d’un équivalent de plus depuis le contact avec les colonisateurs. En effet, aujourd’hui, Nganga signifie aussi « sorcier ». Même que ce dernier synonyme a pris le dessus sur tous les autres.

Pourtant, d’un regard étymologique, le terme Nganga n’a aucune racine de sorcellerie. En fait, Nga signifie Moi, Nganga veut donc littéralement dire « MoiMoi ». Une représentation pour désigner le moi intérieur, le moi supérieur, le moi spirituel. Le Nganga était donc celui censé avoir une connaissance profonde de son âme, d’où son rôle de guérisseur parmi les siens.

D’ailleurs, la traduction lingala de médecin est « Monganga », dont Nganga en est la radicale et qui signifie fidèlement : celui qui est « MoiMoi », que l’on peut interpréter par celui qui est guérisseur.

Le Nganga d’antan pratiquait le Nkisi, un exercice mystique afin d’opérer ses visiteurs. De nos jours, Nkisi est associé au mot fétiche. Parce que le lingala compte plusieurs mots polysémiques, curieusement, Nkisi veut aussi dire médicament. Ce qui nous renvoie encore une fois à la posture du Docteur.

Ce qui est encore plus étonnant est de retrouver la notion de Nganga en plein cœur du Rastafarisme. Le Rastafarisme, une religion issue de la Jamaïque, prophétisée par Marcus Garvey au début du 20e siècle et galvanisée par Bob Marley près de 50 ans plus tard.

Les croyants de Ras Tafari suivent trois concepts fondamentaux, et une de ces trois doctrines est l’« I and I » (Moi et Moi). Force est de constater qu’ « I and I » n’est que la version anglophone de Nganga. Les « Rastas » définissent l’ « I and I » comme étant « Jah (Dieu) est en chacun ».

Le Rastafarisme n’a pas fait de copier-coller sur la tradition congolaise, il a découvert ce principe grâce à sa propre inspiration spirituelle.

Il est frappant de voir qu’à des siècles d’intervalles, dans des environnements bien différents, deux communautés arrivent exactement à la même conception de l’esprit.

Il y a là, sans l’ombre d’un doute, entre la tradition congolaise et le Rastafarisme, une connexion spirituelle.

Colin Kaepernick est un métis. Heidi Russo, sa mère naturelle, une Américaine blanche, a donné naissance à Colin à l'âge de 19 ans puis, elle le donna en adoption à Rick et Teresa Kaepernick, un couple blanc qui avaient déjà deux autres enfants plus âgés.

Nike offre une ligne de vêtements à Colin Kaepernick

Colin Kaepernick, ce footballeur américain qui a ébranlé bien au-delà du monde de la NFL (National Footbal League) en posant le genou par terre durant l’hymne national américain,  a reçu un énorme support de Nike, la marque mondiale numéro un d’articles de sports.

Après avoir fait de Colin Kaepernick le visage de la campagne publicitaire du 30e anniversaire « Just Do It », certains des plus grands noms de la NFL se sont rangés du côté de Nike, en dissipant l’idée du président américain qui réclame le licenciement de joueurs pour avoir manifesté contre l’injustice sociale et la brutalité policière pendant l’hymne national américain.

Colin Kaepernick est un métis. Heidi Russo, sa mère naturelle, une Américaine blanche, a donné naissance à Colin à l'âge de 19 ans puis, elle le donna en adoption à Rick et Teresa Kaepernick, un couple blanc qui avaient déjà deux autres enfants plus âgés.

Colin Kaepernick est un métis. Heidi Russo, sa mère naturelle, une Américaine blanche, a donné naissance à Colin à l’âge de 19 ans puis, elle le donna en adoption à Rick et Teresa Kaepernick, un couple blanc qui avaient déjà deux autres enfants plus âgés.

Believe in something. Even if it mean sacrificing everything (Croyez en quelque chose. Même si cela signifie de tout sacrifier), annonce la publicité de Nike avec Colin Kaepernick.

Lundi après-midi, au lendemain de l’annonce de Nike, Serena Williams et LeBron James, qui ont tous deux des contrats avec la société, ont offert un soutien sans équivoque à Nike. Hier, la meilleure joueuse de tennis mondial twittait: « Spécialement fière de faire partie de la famille Nike aujourd’hui ».

La joie ne fut pourtant pas unanime. Sur Facebook  certains « illuminés » ont posté des vidéos d’eux-mêmes jetant au feu leurs souliers Nike ou les mettant à la poubelle. Un mouvement de boycottage de la marque s’est même initié. Faut savoir qu’aux États-Unis, le football américain a les dimensions qu’occupe la religion. Le sport y est aussi vu comme une métaphore d’un système militaire, les joueurs sont perçus comme de braves soldats, des héros.  Et dans l’Amérique  de Trump, cet emballement s’est couplé subtilement avec l’enjeu de la race.

Évoluant préalablement pendant six saisons à San Francisco pour les 49ers, c’est lors de la saison 2016 que le numéro sept devient le centre de l’attention. Au cours de cette saison, Colin Kaepernick a commencé à protester lors de l’hymne national en déclarant au NFL Network, en août 2016 qu’il « ne se lèverait pas pour témoigner de la fierté envers un drapeau d’un pays qui opprime les Noirs et les gens de couleur ». Colin Kaepernick devient une figure de proue du mouvement Black Lives Matter.

En réaction à ceci, cette action contre le mot d’ordre transmit implicitement aux sportifs : « Tiens-toi au sport et ferme-la », malgré les succès de Colin Kaepernick au sein des 49ers, l’équipe championne de cinq Super Bowl décide, avec l’attention accrue sur leur quart-arrière et la contagion de l’agenouillement au travers des quatre associations sportives majeures des États-Unis (MLB (baseball), NFL (football), NBA (basketball) ,hockey (NHL)) de ne pas renouveler son contrat à la fin de la saison 2016. Une franche gifle au mouvement du Black Lives Matter à laquelle n’adhère pas la majorité blanche de la population américaine.

En collant sa marque à Colin Kaepernick avec un nouvelle ligne de vêtements, comme Michael Jordan, Nike, en plus d’offrir un lucratif contrat à l’athlète qui a perdu son emploi dans la NFL, se positionne franchement en faveur au mouvement international du Black Lives Matter. « Nous pensons que Colin est l’un des athlètes les plus inspirants de cette génération, qui a su utiliser la puissance du sport pour faire avancer le monde », a déclaré Gino Fisanotti, vice-président de la marque pour l’Amérique du Nord.

La NFL a maintenant derrière lui le plus grand fabricant de vêtements sportif au monde avec une campagne publicitaire qui soutient fermement Colin Kaepernick, un ex-joueur de la NFL, en plus d’avoir un contrat qui stipule que le swoosh sera visible sur les trente-deux uniformes des équipes de la NFL jusqu’en 2028. Malgré que le montant de ce contrat est demeuré secret, Nike a signé un contrat similaire avec la NBA de huit années pour un montant d’un milliard de dollars américains.

Au Mexique, les communautés afros ne représentent que 1% de la population totale (1.4 M). Ils n'ont jamais été reconnus comme un groupe ethnique, une nation ou une culture, subissant une discrimination en tant que groupe exclu. LA NEGRADA est le premier film de fiction mexicain entièrement tourné dans l'une de ces communautés noires, avec des populations locales, sans acteurs professionnels. Un effort pour leur donner la parole et les rendre visibles.

La Negrada : le premier film mexicain avec une distribution noire voit enfin le jour

Le réalisateur Jorge Pérez Solano marque l’histoire du Cinéma latino-américain avec le film La Negrada, considéré comme le premier film mexicain avec une distribution complètement noire.

Peut-être est-ce encore l’effet Black Panther puisque longtemps, les communautés afro-latinos furent négligées et discriminées par les gouvernements et les sociétés d’Amérique latine, aujourd’hui, en 2018, elles ne font que commencer à habiter les écrans de cinéma.

Au Mexique, les communautés afros ne représentent que 1% de la population totale (1.4 M). Ils n'ont jamais été reconnus comme un groupe ethnique, une nation ou une culture, subissant une discrimination en tant que groupe exclu. LA NEGRADA est le premier film de fiction mexicain entièrement tourné dans l'une de ces communautés noires, avec des populations locales, sans acteurs professionnels. Un effort pour leur donner la parole et les rendre visibles.

Au Mexique, les communautés afros ne représentent que 1% de la population totale (1.4 M). Ils n’ont jamais été reconnus comme un groupe ethnique, une nation ou une culture, subissant une discrimination en tant que groupe exclu. LA NEGRADA est le premier film de fiction mexicain entièrement tourné dans l’une de ces communautés noires, avec des populations locales, sans acteurs professionnels. Un effort pour leur donner la parole et les rendre visibles.

Entièrement tourné dans des poches de concentrations de populations afro-mexicaines, dans les petites villes d’Oaxaca, dont est natif le réalisateur sans être afro-mexicain lui-même, et de Costa Chica, La Negrada a employé des acteurs et actrices non professionnels locaux pour raconter l’histoire d’un triangle amoureux entre deux femmes, Juana et Magdalena et un homme Neri.

Au Mexique, les Afro-Mexicains représentent un pour cent de la population totale, mais ils ne sont pas reconnus comme groupe ethnique officiel.  En raison de ce manque de reconnaissance officielle, elles continuent d’être exclues des programmes subventionnés par le gouvernement pour les groupes minoritaires marginalisés, malgré la dure réalité de leur situation actuelle.

Dans une interview offert à OkayAfrica Jorge Pérez Solano s’exprime: « Mon père était autochtone et j’ai des traits indigènes prononcés. J’ai vécu beaucoup de racisme et de préjugés en tant que natif d’Oaxaca vivant dans la pauvreté et une apparence ouvertement autochtone. Mon expérience de vie et mes sentiments marginalisés dans mon propre pays sont la raison pour laquelle je sensibilise sur les exclus de notre société, je rends ces communautés visibles dans mes films. Mon intention était de faire un film pour sensibiliser à la détresse des Afro-Mexicains afin d’accroître leur visibilité et d’entamer un dialogue sur notre identité nationale. »

La bande-annonce officielle du film La Negrada commence par une démonstration d’un profilage raciale qui laisse sans mot l’une des protagonistes de l’histoire.  « Vous n’êtes pas mexicaine, vrai? D’où viens-tu, négra? » invective un douanier mexicain.  Puis, s’en suit de ces mots sur l’écran, blanc sur un fond noir: « Il y a des Mexicains que personne ne voit. » Ces mots confirment l’intention du cinéaste qu’il divulgue aussi dans une interview télé : « Faire prendre conscience du sort des Afro-Mexicains qui sont en grande partie oubliés. »

Sur le plan sonore, la bande-annonce ajoute, un bonus thématique avec la chanson « El Zanate » de Bertín y Su Condesa. Son titre fait référence au quiscale mexicain, un oiseau à plumes noires. Les paroles annoncent un oiseau détesté à cause de la couleur de son plumage. Un tel morceau en dit long sur l’aliénation sous-jacente que ressentent les Afro-Mexicains dans leur propre pays.

Les Afro-Mexicains sont pour la plupart des descendants d’esclaves, dont le plus célèbre d’entre eux, Gaspard Yanga, issu d’une famille royale du Gabon, est devenu le premier esclave libéré à la fin du 16e siècle. Il a fondé le village de Yanga à Veracruz. Des traces de cette présence africaine peuvent être trouvées à ce jour.  Bien que l’esclavage ait été officiellement aboli au début du 19e siècle par une nation nouvellement indépendante, l’héritage de la déshumanisation d’un peuple persiste.

La sortie du film au Mexique n’a pas été sans controverse. Plusieurs organisations – telles que Mexico Negro, Huella Negra et Afrodescendencias en Mexique — ont publié une déclaration dénonçant l’utilisation par le réalisateur du mot « sauvage » dans une interview accordée à un journal national pour décrire les Afro-Mexicains. Ils soutiennent également que le drame colporte des stéréotypes sur les Noirs.  « La Negrada reproduit de nombreuses idées pitoyables et des stéréotypes sur le peuple afro-mexicain, en plus de contenir des erreurs qui dénaturent les coutumes des populations afro-descendantes de Costa Chica. » émet l’organisme Afrodescendencias sur Twitter, un groupe qui souhaite contribuer à la construction d’une société plus juste, équitable et sans racisme au Mexique.

Basé sur la pratique du français, « La Grande Dictée » a été conçu comme un projet choral avec la volonté d’être accessible à tous : québécois, de toutes origines, et toutes générations confondues, invités à participer à ce grand élan autour de la langue française !

À la rencontre des communautés de la France d’outremer, grands ambassadeurs de la langue française

« La Grande Dictée 2018-2019 » est un projet choral et rassembleur de promotion et de valorisation de la langue française qui s’appuie sur la littérature, les écrivains et les cultures de la France d’Outremer. D’une durée de 6 mois, ce projet s’adresse au grand public québécois dans toute sa diversité linguistique, ethnoculturelle, et sociale et valorisera la fierté de participer. Afin d’être accessible au plus grand nombre, notamment les communautés non-francophones, le projet proposera également des activités de médiation culturelle via un maillage avec des organismes dédiés à la francisation, au soutien communautaire ou encore à la diversité ethnoculturelle non francophone. Le lancement du projet aura lieu le 29 septembre prochain, à l’université McGill, avec l’organisation d’un concours d’orthographe ludique suivi d’un spectacle de conte sur le thème de l’Île de la Réunion, dans le cadre des Journées de la Culture.

Basé sur la pratique du français, « La Grande Dictée » a été conçu comme un projet choral avec la volonté d’être accessible à tous : québécois, de toutes origines, et toutes générations confondues, invités à participer à ce grand élan autour de la langue française !

Basé sur la pratique du français, « La Grande Dictée » a été conçu comme un projet choral avec la volonté d’être accessible à tous : québécois, de toutes origines, et toutes générations confondues, invités à participer à ce grand élan autour de la langue française !

L’hommage des communautés de la France d’outre-mer à la langue française
La France d’outre-mer (Les Outre-Mer) comprend les territoires de la République française situés hors des frontières hexagonales. Elle se compose de 13 territoires dont 11 habités : Clipperton, Guadeloupe, Guyane, Ile de la Réunion, Mayotte, Martinique, Nouvelle Calédonie, Polynésie Française, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, St-Pierre et Miquelon, Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) et Wallis et Futuna.
Disséminés dans plusieurs régions du monde – Amérique, Océanie, océan Indien, mer des caraïbes et Antarctique – les ultramarins partagent tous la même langue : le français.

Nombre d’entre eux sont d’ailleurs des figures emblématiques de la littérature française. On ne présente plus Aimé Césaire, écrivain, poète, dramaturge et homme politique, Frantz Fanon, Édouard Glissant, ou également parmi nos contemporains, Patrick Chamoiseau (prix Goncourt pour Texaco), Maryse Condé, Gisèle Pineau et Christiane Taubira !

« La Grande Dictée » sera une occasion de découvrir ou redécouvrir les écrivains ultramarins d’hier et d’aujourd’hui. Et également de souligner la richesse de la langue française au travers de récits dépeignant des cultures et des univers variés.
De St-Pierre et Miquelon, archipel français d’Amérique du Nord, situé dans l’océan Atlantique nord, au sud de l’Île canadienne de Terre-Neuve, en passant par l’Île de la Réunion, dans l’océan indien, jusqu’à la Polynésie Française située dans le sud de l’océan pacifique, c’est tout un florilège de mots et d’expressions inusité que le grand public pourra apprécier », commente Ania Ursulet, Fondatrice et Présidente de FrancoKaraïbes.

Andre Leon Tally

The Gospel According to André proposé par le Festival Mode & Design 2018

Pour sa 18e édition présentée les 20, 21 et 24 août prochains à Montréal, le Festival Mode & Design, qui se vante d’être plus important rendez-vous mode et design extérieur en Amérique du Nord, dans sa programmation variée, promet de la diversité aux aficionados de la Mode.

« Il est inspirant et important pour nous de créer des dialogues entre le public et les différentes disciplines telles que la mode, le design, les arts et l’esprit de la rue. Nous sommes d’avis que les idées les plus influentes surgissent quand la rue s’approprie la mode, et la mode, la rue. Voilà pourquoi nous proposons au public de venir à la rencontre de conférenciers aux parcours inspirants », développe Chantal Durivage, VPE Développement Créatif et Co-Fondatrice dans un communiqué.

Andre Leon Tally

Andre Leon Tally dans le film The Gospel According to André

C’est dans ce cadre, le 15 août 2018 au cinéma Parc, que l’organisation, TVA Film pour être plus juste, nous invitait a une projection en avant-première du Film de Kate Novack: The Gospel According to André.

Pour celles et ceux qui sont à des années-lumière du monde extravagant de la mode, André Leon Tally est une icône mondial cet univers parallèle. Andre Leon Tally est à la mode ce que Picasso est à l’art. L’Afro-Américain, aujourd’hui âgé de 68 ans, a été élevé dans le sud ségrégué du sud des États-Unis et incarne maintenant une figure incontournable de la Haute Fashion. C’est ce parcours extraordinaire  que dépeint le documentaire de 94 minutes présenté une première fois au Festival international du film de Toronto (TIFF) le 8 septembre 2017.

Sensibilisé à la mode à un très jeune âge par sa grand-mère, au milieu des années 70 Andre Leon Tally choisit de poursuivre ses rêves et se dirige vers New York pour y faire carrière. « Fashion was our Passion » décrit bien cette pulsion qui motivait le jeune André.

En 1974, alors que Andre Leon Tally travaillait au Metropolitan Museum of Art de New York, l’un des plus grands musées d’Arts au monde, qu’une certaine Diana Vreeland,  une éditrice de magazine de mode, le prend sous son influente aile. Ceci permit à l’Afro-américain de faire d’intéressantes rencontres dont celle avec très populaire Andy Warhol. Puis, comme dans un jeu de dominos, les contacts dévalent tous un après l’autre, Karl Lagerfeld, Calvin Klein, Tom Ford, Micheal Jackson, Diana Ross, nommez-les… André les fréquente.

Le jeune Andre Leon Tally

Le jeune Andre Leon Tally

La suite logique fut Paris. D’autres rencontres, comme celle avec Yves St-Laurent, dont il fait une critique en 1978, placent Andre Leon Tally à l’avant-scène de la mode mondiale. Il devient un critique de mode influent, consacré dans les colonnes du magazine Vogue en 1983 en tant Directeur de nouvelle mode de 1983 à 1987 puis directeur artistique de 1988 à 1995 avec tout le support l’éditrice en chef du magazine Grace Mirabella. Les mots d’Andre émeuvent, transportent. « Il faut regarder le monde avec le regard kaléidoscopique de l’enfant et être émerveillé par tout », conseille le critique dans le film documentaire.

Étoile noire solitaire parmi les éditeurs de mode, la jalousie a tôt fait d’atteindre ses compatriotes, son entourage. On le surnomme Queen Kong, sans doute du a son homosexualité et son appartenance a la communauté noire, « un singe gai » dira André consterné,  ou encore on raconte qu’il a couché pour se retrouvé si haut perché dans hiérarchie. Tout cela ne fait qu’endurcir son envie d’avoir une vie professionnelle remplie en en écartant l’amour. « Je ne suis jamais tombé amoureux et cela est mon seul regret » Se confie-t-il.

Le film documentaire The Gospel According to André est en somme une reconnaissance de l’apport essentiel de Noirs dans la monde la mode. Même si Andre Leon Tally choisit de ne pas militer en prenant les rues ou levant le poing, il laisse consciemment transpirer sa nature dans son travail.

Ce film rempli de photos d’archives d’Andre Leon Tally, prendra l’affiche dans sa version originale anglaise au cinéma Parc le 17 août 2018, mais également dans  le cadre du Festival Mode & Design le 21 et 26 août 2018.

Aretha Franklin grièvement malade

R.E.S.P.E.C.T., ces sept lettres qui ont propulsé Aretha Franklin parmi les plus hautes étoiles de la musique, a aujourd’hui, lundi 13 août 2018, reconquis les réseaux sociaux alors que la santé de la « Reine de la Soul» âgé de 76 ans se trouve grandement déclinante.

Aretha Louise Franklin est née le 25 mars 1942 à Memphis dans le Tennessee

Aretha Louise Franklin est née le 25 mars 1942 à Memphis dans le Tennessee

Plusieurs sources rapportent que la première chanteuse féminine à introduire les rangs du panthéon du Rock and Roll, un an avant les Beatles,  en 1987, serait atteinte d’un cancer et présentement en soins palliatifs, des soins de fin de vie. La famille d’Aretha Franklin serait à son chevet pour ces moments difficiles dans sa demeure, en attendant le pire, dans l’arrondissement de la ville de Détroit aux États-Unis.

Depuis 2017, Aretha Franklin annonçait qu’elle se contenterait de quelques concerts en mettant de côté de plus exigeantes tournées d’une carrière qui s’étend sur six décennies. Âgée d’environ dix ans, alors orpheline de mère, Aretha Franklin a commencé à chanter du gospel dans une église de Detroit où son père était pasteur.

Sa puissante voix, pénétrante, enivrante, bouleversante ne trouve pas son égal. Très tôt l’artiste connait le succès. Depuis la fin des années 1960, la chanson « Respect », originellement chantée et écrite par Otis Redding, a inspiré et encouragé plusieurs mouvements de droits (féminisme, le combat des droits des Afro-américains) dont Aretha connait très bien le combat. Elle interpréta « Precious Lord » aux funérailles de Martin Luther King, un ami de longue date de son père.

Après plus de 75 millions d’albums vendus mondialement, à l’inauguration du premier mandat de Barack Obama,  le premier Président noir des États-Unis, Aretha Franklin s’exécute au le micro en 2009 pour un de ces moments hors du temps lorsqu’elle chantera : « My Country ‘Tis of Thee ».

Missy Elliott, la rappeuse, chanteuse, danseuse et productrice américaine, était l’une des nombreuses personnalités comme Mariah Carey, Chaka Khan, Bill Clinton qui se sont emparées de la twittosphère pour exprimer leur soutien et leur amour à Mme Aretha Franklin. « Nous devons célébrer les légendes vivantes alors qu’elles sont là pour le voir. Beaucoup nous ont donné des décennies de musique intemporelle… », conclut l’artiste.

Mise à jour: Aretha Franklin est morte le 16 août 2018 d’un cancer du pancréas.

L'élection présidentielle congolaise de 2018 doit avoir lieu le 23 décembre 20181 en République démocratique du Congo (RDC) en même temps que des législatives. Reportée à plusieurs reprises depuis 2016, cette élection devrait donner un successeur à Joseph Kabila, qui occupe le poste de président de la République démocratique du Congo depuis 2001.

Joseph Kabila ne se représentera pas pour un 3e mandat

À la grande surprise de tous, et surtout conformément à la Constitution du second plus vaste pays d’Afrique, Joseph Kabila Kabange ne se représentera pas aux élections présidentielles de la République démocratique du Congo (RDC) prévues en décembre 2018.

L'élection présidentielle congolaise de 2018 doit avoir lieu le 23 décembre 20181 en République démocratique du Congo (RDC) en même temps que des législatives. Reportée à plusieurs reprises depuis 2016, cette élection devrait donner un successeur à Joseph Kabila, qui occupe le poste de président de la République démocratique du Congo depuis 2001.

L’élection présidentielle congolaise de 2018 doit avoir lieu le 23 décembre 2018 en République démocratique du Congo (RDC). Reportée à plusieurs reprises depuis 2016, cette élection donnera un successeur à Joseph Kabila, qui occupe le poste de président de la République démocratique du Congo depuis 2001.

La coalition au pouvoir de Joseph Kabila, héritier du Pouvoir en 2001 après l’assassinat de son père Laurent-Désiré Kabila, a nommé Emmanuel Ramazani Shadary , un « catholique pratiquant » comme a tenu a précisé le porte-parole du gouvernement,  comme candidat à la présidence malgré que ce député national congolais soit sur la liste noire des institutions européennes dont il ne peut pénétrer sur le territoire depuis mai 2017. L’ancien ministre de l’Intérieur compte parmi les partisans les plus fidèles de Kabila mais, en tant que politicien, il n’est pas très populaire parmi les quelque 80 millions d’habitants de la RD Congo.

Plusieurs candidats de l’opposition se sont inscrits au scrutin, dont l’ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, fondateur du Mouvement de Libération du Congo (MLC), un groupe politico-militaire. Jean-Pierre Bemba a été incarcéré par la cour pénale internationale pendant près de dix ans pour crimes de guerre (assassinats, viols et pillages) et crimes contre l’humanité (assassinats et viols) avant d’être acquitté en 2018.

Un autre candidat est l’économiste, Vital Kamerhe. Ambitieux aveugle selon Wikileaks, il est chef du parti d’opposition Union pour la nation congolaise et ancien président de l’Assemblée nationale, arrivée troisième aux élections de 2011.

Félix Tshisekedi, le chef du plus grand parti d’opposition, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le fils de feu Étienne Tshisekedi qui a occupé le même poste avant lui a également déposé sa candidature.

Le retrait de M. Kabila met  fin à des années de spéculations sur la question de savoir si le « Raïs », comme le surnomme ses partisans, qui possède quantité d’entreprises congolaises qui lui rapportent des centaines de millions de dollars, défierait les limites de son terme de deux mandats au pays du coltan.

Le gouvernement a conservé le suspense jusqu’au   dernier moment pour annoncer la décision de Joseph Kabila de ne pas se représenter. La date limite pour l’inscription des candidats à la commission électorale était ce mercredi 8 août 2018 en après-midi.

L’Église catholique, qui occupe un espace important en RDC depuis la colonisation belge,  a immédiatement qualifié la décision de M. Kabila de « grand pas ».

« Les partenaires régionaux et internationaux du Congo doivent continuer à exercer une forte pression pour que le pays connaisse une transition véritablement démocratique et pour empêcher toute nouvelle répression », a déclaré Ida Sawyer, directrice adjointe, division Afrique de Human Rights Watch qui de 2008 à 2016, fut basée en RD Congo, d’abord à Goma puis dans la capitale, Kinshasa. « Nous sommes encore très loin d’un processus électoral crédible, et beaucoup de choses peuvent arriver en décembre, y compris des délais supplémentaires. »

Quiconque remportera le vote du 23 décembre 2018 s’empare d’un vaste pays avec des milliards de dollars de richesses minérales, disputés par des dizaines de groupes armés qui se battent pour en obtenir une partie. Des millions de Congolais ont été déplacés par divers conflits internes.

Chaque année a lieu en octobre un rassemblement de plusieurs milliers de Héros, où von Trotha ordonna leur destruction. En 2008, cet endroit devient le parc historique Ozombu Zovindimba Cultural Center, où de nombreux cadavres sont enterrés. Le musée national situé dans la capitale ne précise pas qu'il est construit sur les ruines d'un fort ayant servi de camp de concentration, alors que la gare a été bâtie sur un charnier et que le camp de Shark Island (où sont morts environ 3000 personnes) est devenu un camping.

Des peuples de Namibie exigent Réparation à l’Allemagne devant une cours américaine

Un tribunal des États-Unis a entendu des représentants des peuples Héréro et Nama et des représentants du gouvernement allemand, dans une affaire de dommages-intérêts pour ce qu’on reconnaît aujourd’hui comme étant le premier génocide du XXe siècle.

Chaque année a lieu en octobre un rassemblement de plusieurs milliers de Héros, où von Trotha ordonna leur destruction. En 2008, cet endroit devient le parc historique Ozombu Zovindimba Cultural Center, où de nombreux cadavres sont enterrés. Le musée national situé dans la capitale ne précise pas qu'il est construit sur les ruines d'un fort ayant servi de camp de concentration, alors que la gare a été bâtie sur un charnier et que le camp de Shark Island (où sont morts environ 3000 personnes) est devenu un camping.

Chaque année a lieu en octobre un rassemblement de plusieurs milliers de Héros, où von Trotha ordonna leur destruction. En 2008, cet endroit devient le parc historique Ozombu Zovindimba Cultural Center, où de nombreux cadavres sont enterrés. Le musée national situé dans la capitale ne précise pas qu’il est construit sur les ruines d’un fort ayant servi de camp de concentration, alors que la gare a été bâtie sur un charnier et que le camp de Shark Island (où sont morts environ 3000 personnes) est devenu un camping.

Entre 1830 et 1900, le Royaume-Uni et la France envahissent de plus de la moitié de l’Afrique. En 1884 l’Allemagne se voit accorder quatre zones d’expansion qu’elle nomme Togoland (Togo), Ostafrika (Tanzanie, Rwanda, Burundi), Kamerun (Cameroun) et Südwestafrika (Namibie). C’est sur ce dernier territoire que se mettent en place les enjeux et les conditions du drame. Environ 100 000 Héréro et Nama ont été tués entre 1904 et 1908 à la suite d’une politique d’extermination de masse lancée par les troupes coloniales allemandes menées par le général Lothar von Trotha.

Reconnaissant ces atrocités, en octobre 2006, le conseil municipal de Munich a décidé de débaptiser une rue appelée von Trotha (depuis 1933 par les autorités nazies) pour lui donner le nom de « Hererostraße » (rue des Héréros).

Mardi 31 juillet 2018, la juge américaine Laura Taylor Swain a présidé l’audience d’une heure à New York, où une délégation d’une cinquantaine de Héréros et Namas s’est joint aux plaignants.

« Tout ce que nous demandons, c’est une justice réparatrice pour le génocide », a déclaré Ngondi Kamatuka, une Américaine d’origine hérérienne. « Tout ce que nous voulons, c’est qu’il y ait un jury qui puisse peser la preuve.»

En août 1904, lors de la bataille de Waterberg, von Trotha fait encercler les Héréros de trois côtés, ne leur laissant qu’une seule issue pour fuir: le désert du Kalahari. Alors que les Héréros essayent d’y trouver refuge, von Trotha fait empoisonner les points d’eau, dresse des postes de garde à intervalles réguliers avec ordre de tirer sans sommation à la vue de chaque Héréro, homme, femme ou enfant. L’ordre officiel d’extermination (Vernichtungsbefehl) du général von Trotha est : « Chaque Héréro trouvé à l’intérieur des frontières allemandes, armé ou non, en possession de bétail ou pas, sera abattu ».

En quelques semaines les Héréros meurent par dizaines de milliers de soif et de faim dans le désert Omaheke; les survivants sont enfermés dans des camps de concentration inspirés de ceux faits par les Britanniques en Afrique du Sud contre les Boers quelques années plus tôt. La moitié des prisonniers sont morts en captivité.

La question clé à l’étude était de savoir si un tribunal fédéral américain avait compétence pour entendre l’affaire, intentée par les peuples de Namibie qui demandent une indemnisation pour les souffrances de leurs ancêtres.

Pour que la loi américaine sur les immunités souveraines (Foreign Sovereign Immunities Act) soit formellement établie aux États-Unis, Héréro et Nama doivent démontrer que la richesse provenant des biens acquis durant la période coloniale allemande a un lien direct avec la propriété actuelle commerciale aux États-Unis.

Kenneth McCallion, l’avocat des plaignants, a fait valoir qu’un certain nombre de propriétés allemandes à New York ont été achetées en conséquence directes de la richesse accumulée par le travail forcé et l’expropriation de biens pendant le génocide. Il a également soutenu que la vente des restes humains des victimes du génocide au Musée américain d’histoire naturelle (AMNH) démontre un lien commercial valable entre le génocide et les intérêts commerciaux américains.

L’Allemagne fait valoir que les États-Unis n’ont pas compétence pour connaître de l’affaire.

La juge Swain a conclu la session en ajournant l’affaire. Elle décidera si les États-Unis ont compétence sur l’affaire dans les prochaines semaines, mais n’a pas fixé de date.

Les descendants des victimes, un groupe diasporique d’au moins quatre pays, se battent pour la justice réparatrice depuis plusieurs générations. En janvier 2017, trois groupes associatifs distincts de Héréros ont intenté un recours collectif contre l’Allemagne, accusant l’État de génocide, vol et expropriation de biens quand la Namibie était sous la domination coloniale allemande.

Les plaignants réclament des réparations semblables à celles des survivants de l’Holocauste juifs reçus après la Seconde Guerre mondiale. Au cours des six dernières décennies, l’Allemagne a réparé et compensé son rôle historique dans l’Holocauste de la Seconde Guerre mondiale en versant 70 milliards de dollars aux survivants depuis 1952.

Ce roman dont le titre est inspiré d’une citation du latin raconte l’histoire de Tama, jeune fille vendue par son père à une femme pour qu'elle ait une vie meilleure en France. Dépaysée, la petite Tama sera asservie, humiliée et vivra des années de souffrance avant de rencontrer Izri avec lequel elle aura quelques moments de bonheur...

Toutes blessent, la dernière tue: un thriller aux dimensions réalistes

Des thèmes qui nous interpellent

*La servitude du temps moderne
L’exploitation à toute échelle de l’être humain. Actuellement cela semble étonnant et relève de l’invraisemblable. Pourtant cela est bel et bien réel et existe dans un pays qui proclame pourtant la liberté et l’égalité!

Profitant de la pauvreté d’une famille dans un village au Maroc, Mejda, une émigrée psychopathe qui souffre de l’alcoolisme de son conjoint et de sa violence à l’égard de son fils, se livre à un commerce particulier : c’est celui des jeunes filles. Un trafic illégal… inhumain. Elle avait fait venir Tama, une fillette de huit ans en payant son père avec un peu d’argent beaucoup de promesses d’une meilleure éducation pour sa fille. Elle la livre comme bonniche à ses clients en s’arrangeant avec la famille d’accueil de ne jamais la laisser franchir la porte de la maison.

Ce roman dont le titre est inspiré d’une citation du latin raconte l’histoire de Tama, jeune fille vendue par son père à une femme pour qu'elle ait une vie meilleure en France. Dépaysée, la petite Tama sera asservie, humiliée et vivra des années de souffrance avant de rencontrer Izri avec lequel elle aura quelques moments de bonheur...

Ce roman dont le titre est inspiré d’une citation latine raconte l’histoire de Tama, jeune fille vendue par son père à une femme pour qu’elle ait une vie meilleure en France. Dépaysée, la petite Tama sera asservie, humiliée et vivra des années de souffrance avant de rencontrer Izri avec lequel elle aura quelques moments de bonheur…

Le non-respect de la dignité de la personne se concrétise en Tama. Humiliée, battue et torturée; elle est le souffre-douleur de toute la famille qui la méprisait. Souvent affamée, mal logée et mal habillée, la petite Tama doit répondre à toutes les exigences et à tout moment. Elle travaille plus de 18 h sur 24, tous les jours de la semaine et tous les mois de l’année. Elle est cuisinière, femme de ménage, baby-sitter et doit payer pour la mauvaise humeur de chaque membre de la famille qui vient décharger sur elle sa colère voire sa violence. Toujours c’est elle le bouc émissaire qui doit subir la vengeance de la petite société et payer les frais de son ébullition jusqu’à ce qu’elle se calme.

Toutes blessent, la dernière tue vient pour nous rappeler que l’esclavage, phénomène des temps révolus, est encore d’actualité. Un roman qui tire la sonnette d’alarme contre l’esclavage : le pire des phénomènes que l’humanité n’ait jamais connu.

** Le viol
Dans Toutes blessent, la dernière tue, la féminité de la plume ne passe pas inaperçue. L’attention particulière accordée à certains sujets en témoigne. Si Tama échappe de justesse aux nombreuses tentatives de viol de son employé alors qu’elle est à peine en âge de puberté, elle n’échappera pas à celles de Greg, et pendant de longues semaines. Habituée aux coups, la violence physique n’est rien par rapport aux séquelles psychiques laissées par cet acte de barbarie. Sur elle comme sur toutes les femmes, le viol a laissé ses traces.

Des traces de viol on en trouvera après des années encore. Cette fois chez un personnage masculin. Gabriel, dont la fille a été tuée après un viol collectif sous le regard de tout le monde n’arrive pas à oublier ce terrible souvenir qui pèse encore sur son cœur meurtri. Le père décide de venger sa fille. Il se transforme à un tueur en série des assassins, mais aussi des témoins passifs du meurtre qui sont des complices à ses yeux. Voilà comment la violence engendre la violence!

Ce roman attrayant a la particularité critiquer la lâcheté et la passivité des personnes devant des situations qui demandent tout sauf l’indifférence; et d’alerter sur le danger auquel sont exposées des femmes sans protection devant des loups humains affamés.

UN ROMAN NOIR ; UN RÉCIT POLYPHONIQUE :
La polyphonie fait de l’histoire de Tama un roman pessimiste assez particulier. Les voix multiples du récit offrent au lecteur le plaisir de connaître de plus près plusieurs échantillons de l’humanité et l’occasion de saisir la variété de leurs points de vue.
Il est vrai que Tama, personnage principal de cet ouvrage, s’empare de la quasi-totalité du récit pour mieux exposer les souffrances d’une fillette réduite à l’esclavage domestique, or cela n’empêche pas d’autres narrateurs d’en prendre part pour y exposer les misères de leurs existences. Même pour Mejda, incarnation du mal dans le roman, esclavagiste et corsaire à petite échelle ou sur commande, il y aura une marge pour remonter sur son passé et essayer de comprendre son détraquement.

C’est ainsi qu’on pourrait comprendre la cause de l’agressivité et de la brutalité. Victime de la violence de son père, le jeune dealer aura une enfance troublée et finit par commettre un parricide. Ce crime dissimulé va peser lourdement sur lui. De l’argent sale et facile, Iz en a, mais de la tranquillité et de la quiétude il n’en aura jamais; c’est pour dire que l’argent ne fait pas le bonheur. Avec lui, le lecteur est plongé dans le monde de drogue, de violence et de règlement de comptes entre bandes au sud de la France.

Les flashbacks de Tama nous éclairent comment une petite élève au sud du Maroc se retrouve esclave à la merci de ses employés et avec la complicité de Mejda, de son père, du destin…de tout le monde. Avec elle, le lecteur est aussi emprisonné toute la journée dans la cuisine, avec toute sorte de corvée, pour aller dormir trois ou quatre heures à la buanderie. Toutes blessent, la dernière tue n’est pas un roman carcéral. Il l’est en quelque sorte.

Les moments de bonheur de l’héroïne sont éphémères. Le lecteur en a le pressentiment. L’histoire se poursuit et le malheur de Tama aussi. Elle demeure dans l’esclavage. Elle change seulement de maître dont la tyrannie la malhonnêteté et l’oppression varient d’intensité. Si son attachement pour Iz était la seule chose qui la retient dans ce monde, elle finit par avoir cette liberté tant recherchée pour le rejoindre. Une liberté d’une triste existence. Une liberté à tout jamais.

Exposant des sujets gênants et inquiétants qui interpellent chacun de nous à prendre ses responsabilités, ce roman noir, pathétique et attrayant, a le privilège de nous rappeler cet égoïsme de l’individu de l’ère actuelle qui se détache de toutes les valeurs de l’humanité si son intérêt s’y oppose. Un roman où Karine GIEBEL atteint la plénitude et consolide ainsi sa place de leader du polar en France.

L’Humour haïtien consacré avec le premier Pikliz International Comedy Festival

Le 13 juillet 2018, s’inaugurait à Montréal, capitale mondiale du vivre ensemble comme aimait l’annoncer fièrement l’ancien maire de Montréal Denis Coderre, le tout premier Pikliz International  Comedy Festival (PICF), un spectacle dédié au stand-up comique black, haïtien plus spécifiquement.

Après l’irrévérence, l’indifférence de spectacle comme SLAV de Robert Lepage envers les communautés noires, une situation qui se perpétue dans l’offre culturelle des bonzes bornés de la province québécoise, complètement détaché du parcours, du cheminement ou même de l’existence des Afro-néo-québécois de la Belle Province, le PICF symbolise, tout comme le Gala Dynastie d’ailleurs, une obligation de la communauté noire à se prendre en main et offrir à ses membres un quelque chose qui les vante au lieu de les diffamer, de les abaisser.

PIKLIZ International Comedy Festival n’est pas qu’un simple festival humoristique, mais c’est aussi une représentation de la diversité culturelle de la ville de Montréal et d’ailleurs.

PIKLIZ International Comedy Festival n’est pas qu’un simple festival humoristique, mais c’est aussi une représentation de la diversité culturelle de la ville de Montréal et d’ailleurs.

Le « Fait par Nous, pour Nous », encore marginal au Québec, devient un mouvement imposé qu’on ne peut plus éteindre ni étouffer. De multiples associations d’entrepreneurs Noirs voient le jour, des manifestations culturelles comme le Pikliz International  Comedy Festival sont naturellement édifiées.

Pour cette première journée de trois consacrée au rire et à la comédie haïtienne, l’organisation du Pikliz International  Comedy Festival proposait cinq stand-up, tous des femmes, dans une soirée ayant pour thème Haitian Queens of Comedy. Ce show féminin ou féministe complètement HI-LA-RANT, où l’on pouvait de plus se sustenter de nourriture haïtienne, allait se matérialiser rue Parc, dans un Théâtre Rialto plein à craquer de plus de 800 âmes, presqu’uniquement de noirs composés, avec une majorité écrasante de femmes. Disons qu’au moins 75 % de l’assistance l’était et ce chiffre est très conservateur.

Excellent départ. Sans aucun retard, 21 h, l’humoriste haïtienne Garihanna Jean-Louis qui vit de son art après avoir terminé l’école Nationale de l’humour, pimpante et bouffonne, assurait l’animation de la soirée d’humour. Après une introduction savoureuse, elle présenta la stand-up, Ms B (Bernadette) qui allait ouvrir les gorges de rires exaltés de la foule dont l’âge moyen se situait entre trente et quarante ans. L’humoriste américano-haïtienne allait survoler pendant 25 minutes, en anglais pointé de Créole bien senti, les sujets de l’apparence de la femme haïtienne, des cheveux au maquillage. Si votre curiosité est piquée, vous pourrez suivre cette humoriste avec son sens prononcé de l’autodérision sur YouTube au nom de MsBComedy.

Acclamée dès son entrée, Jessie Woo poursuivait dans la veine du stand-up américain submergé dans les moeurs haïtiennes. Originellement de Miami, puis de New York, l’humour de l’artiste des médias sociaux, comme elle se définit elle-même, met l’accent sur les relations amoureuses et les particularités de grandir dans un cocon haïtien. Encore une fois, c’était désopilant. Drôle, mais drôôôôôle! Au terme de sa prestation, Jessie Woo a tenu à inciter la foule haïtienne à visiter Haïti et d’embrasser leur héritage malgré tout ce qu’on peut en dire et en penser.

La prochaine humoriste, Liz Faublas, allait mettre l’émotion du Rialto à son paroxysme. Les murs du monument historique vibraient pendant près de trente minutes aux éclats de la foule qui se tordait de rire aux histoires folles, névrosées de cette Haïtienne née chez les Yankees. Liz Faublas  exposait les modifications de son corps évoluant maintenant dans les eaux de la cinquantaine. Elle eut droit à la consécration pour une artiste, une ovation debout bien méritée à la fin de son monologue ultra comique et pour adultes avertis.

Pour clore cette soirée sans pareil, Cynthia Jean-Louis, la sœur l’animatrice, également médecin, allait s’emparer du micro avec un sujet d’actualité, la Coupe du Monde de la FIFA en Russie ou plus généralement le foot (le soccer). Sujet pas évident pour un public montréalais, et autant plus féminin, un public généralement peu familier avec ce sport. Le public, bon joueur, a tout de même succombé au charisme indéniable de l’artiste qui était en Haïti la veille.

Soirée parfaite pour cette première qui se terminait dans une joie complète vers 23 h 15. Le Pikliz International  Comedy Festival qui se poursuit le 14 et 15 juillet 2018 est certainement une destination de choix pour ceux et celles qui ont envie de voir autre chose que les éternels mêmes visages avalisés par une structure discriminante endurcie.

Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, en visite à Addis-Abeba, la capitale de l'Éthiopie, a déclaré que les récents développements montrent qu'un vent d'espoir souffle sur l'Afrique.

L’Éthiopie et l’Érythrée font la paix après des décennies de guerre

Dans le cadre d’un accord historique qui verra l’ouverture d’ambassades, le développement de ports, l’Éthiopie et l’Érythrée ont finalement mis fin à leurs « états de guerre » après des pourparlers entre les dirigeants des pays voisins de la corne de l’Afrique.

Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, en visite à Addis-Abeba, la capitale de l'Éthiopie, a déclaré que les récents développements montrent qu'un vent d'espoir souffle sur l'Afrique.

Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, en visite à Addis-Abeba, la capitale de l’Éthiopie, a déclaré que les récents développements montrent qu’un vent d’espoir souffle sur l’Afrique.

L’accord a été signé lundi 9 juillet 2018 à la mairie d’Asmara, la capitale de l’Érythrée par le président érythréen, Isaias Afwerki et le nouveau Premier ministre éthiopien élu il n’y a que 3 mois de cela, Abiy Ahmed. Le dégel des relations entre l’Éthiopie et l’Érythrée a été bien accueilli dans la région, d’autant plus que l’on craignait que la tension frontalière ne dégénère en guerre à grande échelle.

Uhuru Kenyatta, le président  voisin de l’Éthiopie, le Kenya, a félicité les deux dirigeants sur Twitter. Le président rwandais Paul Kagame, l’actuel président de l’Union africaine, a salué leur courage, en disant sur Twitter qu’ils « faisaient ce qu’il fallait pour leur peuple ».

Ce rapprochement soudain met fin à une guerre froide qui dure depuis plusieurs décennies et surtout à la guerre sur la frontière qui, entre 1998 et 2000, fera 80.000 morts en engloutissant des centaines de millions de dollars dans ce conflit fratricide.

L’ONU décide en 1952 de fédérer l’Érythrée à l’Éthiopie, qui l’annexe en 1962. Ce sera le début de la guerre d’indépendance qui se terminera en mai 1991 par la victoire du mouvement indépendantiste, le Front populaire de libération de l’Érythrée (FPLE) mené par Isaias Afwerki, et donc par la défaite du gouvernement éthiopien. L’Érythrée accède ainsi à l’indépendance en 1993 et propulse Isaias Afwerki à la présidence qui depuis lors, il y a 25 ans déjà aujourd’hui, est le seul Président qu’ait connu le pays d’Afrique de l’Est.

Le ministre érythréen de l’Information, Yemane Gebremeskel, s’emparant de Twitter, le médium de communication de prédilection des politiques, semblerait-il, y dépose en moins de 140 caractères : « L’état de guerre qui existait entre les deux pays a pris fin ».

Les deux dirigeants ont déclaré que les pays amélioreraient les relations politiques, économiques et diplomatiques.

Le radiodiffuseur d’État éthiopien a déclaré que les deux hommes avaient « accepté de participer au développement de ports », ce qui pourrait donner un énorme coup de pouce économique aux deux pays, en particulier pour l’Éthiopie, un pays devenu enclavé en 1993 après que l’Érythrée, qui baigne sur la côte de la mer Rouge, a voté son départ. Malgré cela, l’Éthiopie possède l’une des économies les plus florissantes d’Afrique.

Les liaisons de transport et de téléphone seront également rétablies. Les vols pourraient reprendre dès la semaine prochaine, rapporte l’agence éthiopienne FBC. Au cours des 20 dernières années, il était impossible de voyager directement d’une nation à l’autre. Il n’y avait pas de vols, la frontière terrestre fut fermée et les lignes téléphoniques ne fonctionnaient pas. Cela soulève la possibilité que les familles qui ont été divisées par le conflit puissent enfin être réunies.

La paix s’impose un mois après qu’Abiy ait surpris les gens en acceptant pleinement un accord de paix qui a mis fin à la guerre frontalière de deux ans entre les deux pays.

La décision du mois dernier d’accepter pleinement l’accord était la plus grande réforme annoncée par le Premier ministre éthiopien qui a pris ses fonctions en avril 2018 et lancé rapidement une vague de réformes en libérant les journalistes et les personnalités de l’opposition de prison en plus de débloquer des centaines de sites web suite aux années de manifestations antigouvernementales qu’a connu l’Éthiopie, deuxième pays d’Afrique par sa population, derrière le Nigeria.

Benetton dans l’eau chaude pour une pub affichant des migrants Noirs

La semaine dernière, Benetton, une compagnie italienne de mode et du vêtement, récidivait dans la controverse avec une publicité affichant des migrants rescapés sur la mer Méditerranée. Certains ont crié à la récupération crasse, d’autres avançaient le génie de sensibiliser sur cette actualité muette.

L’organisation caritative SOS Méditerranée, qui donne une réponse humanitaire d’urgence où plusieurs dizaines de milliers de personnes sont mortes noyées depuis les années 2010, a fustigé le géant de l’habillement Benetton pour cette campagne publicitaire mettant en vedette une photo de migrants sauvés en mer.

Campagne publicitaire controversée de Benetton

Campagne publicitaire controversée de Benetton

« SOS Méditerranée se dissocie entièrement de cette campagne montrant une photographie prise alors que nos équipes portaient secours à des personnes en détresse en mer le 9 juin 2018 », indique mardi 19 juin sur Twitter l’ONG qui à bord de l’Aquarius, un navire de 77 mètres, sauve des vies en appliquant une loi non-négociable:  la loi de la mer, qui oblige à porter assistance à toute personne en détresse en mer.

« La dignité des survivants doit être respectée en toutes circonstances » clôt le twit, sans omettre de condamner préalablement l’initiative mercantile du photographe.

Du coté de Benetton, ou son site web fait rêver la diversité, le groupe italien a connu sa plus grande perte en 2017 avec un déficit de 180 millions d’euros. Cette dernière publicité, qui renoue avec son passé scandaleux (le pape et un imam s’embrassant franchement sur les lèvres, femme noire allaitant un bébé blanc, photos de condamnés à mort… la liste est très longue) , à tout de même l’effet d’imposer l’idée du sinistre cercueil qu’est la mer Méditerranée pour les migrants africains et leurs traitements par les faiseurs de lois européennes.

Le ministre italien de l’Intérieur, également député européen Matteo Salvini – le leader de la Ligue du Nord, un parti anti-immigré, islamophobe qui ne s’émeut point devant le sombre spectacle de naufrages d’environs 4000 migrants annuellement dans la mer Méditerranée, trouve a critiquer Benetton sur Twitter, écrivant : « Suis-je le seul à trouver cela méprisable? »

La semaine dernière SOS Méditerranée sauvait la vie de 630 personnes, parmi lesquels se trouvaient sept femmes enceintes. Le navire a été pris dans de profonds tourments après que le gouvernement populiste de l’Italie ait refusé de permettre aux migrants de débarquer. Les migrants, parmi lesquels des dizaines d’enfants séjournaient, ont finalement été emmenés en Espagne, le 17 juin. Aujourd’hui, alors que l’Aquarius mouille dans la ville de Marseille en France, il a été accusé de faire de la traite humaine par le Rassemblement national, la nouvelle pancarte du Front National de Marine Le Pen.

« Commençons par nous occuper de nos pauvres avant de ceux des autres, ce n’est pas à la France de supporter le malheur des autres.» laisse tomber Stéphane Ravier, sénateur français, un des membres du groupe politique d’extrême droite de Le Pen.

Comme toutes les richesses pharamineuses européennes découlent inévitablement de l’Afrique, que ce soit hier lorsqu’ils entassaient des Noirs dans d’inhumains négriers pour les envoyés serviles en Occident ou qu’aujourd’hui, de précieuses cargaisons d’or, de pétrole, de diamants, de bauxite, de coltan, de cuivre, de coton, et j’en passe, tous obtenu à vil prix par des économies inclinées froidement par les intérêts néocoloniaux, quittent inlassablement les ports africains, les Européens devraient être en mesure d’accepter inconditionnellement ces populations qui fuient les conditions créées par cet enrichissement malfaisant dont ils profitent largement à tous les niveaux.

Selon Mme Jee-Peng Tan, consultante à la Banque mondiale, le Rwanda fait partie des pays subsahariens qui ont fortement investi dans l'éducation de base de qualité. « Après le génocide de 1994 contre les Tutsis, le pays a mis en place de bonnes politiques et le taux de scolarisation dans l'éducation de base est louable », a-t-elle déclaré. En 2011. Le taux d'alphabétisation au Rwanda est, selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), de 71 %.

Le Rwanda retire les téléphones portables des écoles

Le gouvernement rwandais de Paul Kagame interdit l’utilisation des téléphones cellulaires aux élèves des écoles primaires et secondaires pour lutter contre la distraction des jeunes étudiants et aussi pour les protéger contre les risques de la traite humaine.

Selon Mme Jee-Peng Tan, consultante à la Banque mondiale, le Rwanda fait partie des pays subsahariens qui ont fortement investi dans l'éducation de base de qualité. « Après le génocide de 1994 contre les Tutsis, le pays a mis en place de bonnes politiques et le taux de scolarisation dans l'éducation de base est louable », a-t-elle déclaré. En 2011. Le taux d'alphabétisation au Rwanda est, selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), de 71 %.

Selon Mme Jee-Peng Tan, consultante à la Banque mondiale, le Rwanda fait partie des pays subsahariens qui ont fortement investi dans l’éducation de base de qualité. « Après le génocide de 1994 contre les Tutsis, le pays a mis en place de bonnes politiques et le taux de scolarisation dans l’éducation de base est louable », a-t-elle déclaré. En 2011. Le taux d’alphabétisation au Rwanda est, selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), de 71 %.

Cette initiative du ministère du Genre et de la Famille est le fer de lance de nouvelles politiques approuvées par le cabinet cette semaine.

Une fois de plus, comme pour le sac plastique au Cameroun depuis 2014, l’Afrique innove avec des politiques audacieuses qui sauront inspirer sinon courber positivement les politiques occidentales.

Selon cette décision de Kigali, il est conseillé aux étudiants d’utiliser un téléphone mobile uniquement lorsqu’ils sont avec leurs parents et de les laisser à la maison lorsqu’ils vont à l’école.

« Vous ne pouvez pas enseigner à un enfant qui discute sur les médias sociaux et qui envoie des photos », a déclaré, le jeudi 14 juin 2018, la Ministre du Genre et de la Promotion de la famille, Espérance Nyirasafari, qui a perdu ses parents lors du génocide des Tutsis de 1994.

La Ministre, nommée depuis 2016, a également déclaré que les téléphones portables facilitent l’accès des étudiants aux criminels. Elle a donné un exemple de trafiquants d’êtres humains qui traquent avec leur téléphone leurs prochaines victimes qui, dans la plupart des cas, sont de jeunes filles et garçons.

« La plupart des crimes de traite d’êtres humains sont commis par téléphone. Les trafiquants dirigent leurs victimes potentielles jusqu’à ce qu’elles tombent entre leurs mains », a déclaré Mme Nyirasafari.

Pour dissuader les jeunes étudiants d’utiliser leurs téléphones portables dans l’établissement scolaire, il a été décidé qu’un enfant qui serait pris la main dans le sac serait renvoyé chez lui et devrait y retourner accompagné de ses parents. Les parents eux-mêmes seront sensibilisés sur les directives d’utilisation des téléphones et devront rédiger une lettre d’engagement conjointe avec le jeune qui assurera que l’enfant ne l’utilisera plus à l’avenir.

« En cas de récidive, l’étudiant sera définitivement expulsé », a annoncé le Dr, Eugène Mutimura, le Ministre de l’Éducation du pays d’Afrique de l’Est où la scolarité est obligatoire jusqu’à l’âge de 18 ans.

L’impact négatif de cellulaire ne se limite vraisemblablement pas aux jeunes personnes. Une étude menée par des chercheurs de l’Université Kent aux États-Unis en 2013 concluait que l’utilisation du téléphone cellulaire était corrélée négativement aux résultats universitaires, mais positivement à l’anxiété. En d’autres termes, les plus accros à leur mobile sont aussi les plus anxieux, et obtiennent de moins bonnes notes que les étudiants qui savent décrocher de leur téléphone.

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