La situation des droits de l'Homme au Yémen a été examinée par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies pour la première fois entre mai et septembre 2009 lors de l'examen périodique universel (EPU). Le Yémen a accepté d'appliquer plus de cent recommandations des membres du Conseil. Tout en promettant de réaliser des progrès en mettant sur pied une commission nationale des droits de l'homme et en légiférant sur l'âge minimum du mariage, il a fermement rejeté l'abolition de la peine de mort. En 2009, des condamnations des peines de flagellation ont été appliquées. Le prochain EPU du Yémen est prévu en 2013.

Manifestations au Yémen contre un gouvernement établit depuis 1990

Des dizaines de milliers de Yéménites ont manifesté contre le gouvernement jeudi lors d’une manifestation monstre conçue par l’opposition qui a pour nom « la journée de la colère». Ce rassemblement partisan a lieu une journée après que le président Ali Abdullah Saleh a offert de démissionner en 2013.

La situation des droits de l'Homme au Yémen a été examinée par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies pour la première fois entre mai et septembre 2009 lors de l'examen périodique universel (EPU). Le Yémen a accepté d'appliquer plus de cent recommandations des membres du Conseil. Tout en promettant de réaliser des progrès en mettant sur pied une commission nationale des droits de l'homme et en légiférant sur l'âge minimum du mariage, il a fermement rejeté l'abolition de la peine de mort. En 2009, des condamnations des peines de flagellation ont été appliquées. Le prochain EPU du Yémen est prévu en 2013.

La situation des droits de l'Homme au Yémen a été examinée par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies pour la première fois entre mai et septembre 2009 lors de l'examen périodique universel (EPU). Le Yémen a accepté d'appliquer plus de cent recommandations des membres du Conseil. Tout en promettant de réaliser des progrès en mettant sur pied une commission nationale des droits de l'homme et en légiférant sur l'âge minimum du mariage, il a fermement rejeté l'abolition de la peine de mort. En 2009, des condamnations des peines de flagellation ont été appliquées. Le prochain EPU du Yémen est prévu en 2013.

Le Yémen est une république. Le droit de vote est accordé à tous les citoyens de plus de 18 ans. La Constitution date du 16 mai 1991 et fut amendée le 29 septembre 1994. Le président est élu pour un mandat de sept ans.

La Cour suprême est la plus haute instance du pouvoir judiciaire, mais en pratique, en dehors des grandes villes, la stricte application de la charia est en place. L’apostasie de l’islam est interdite et passible de la peine de mort.

Les militants antigouvernement ont attiré plus de 20.000 personnes à Sanaa, la capitale yéménite, la plus grosse foule depuis la vague de protestations qui a frappé l’État de la Péninsule arabique il y a deux semaines, inspiré par des manifestations qui ont renversé le pouvoir de la Tunisie et menace encore le président égyptien.

Mais une manifestation pro-Saleh de la même ampleur a également pris place, et les partisans du président actuel qui représente le Yémen depuis plus de trois décennies ont fait le tour de la capitale invitant par haut-parleurs les Yéménites à se joindre à leurs contre-manifestations.

Les manifestations à Sanaa se sont interrompues au milieu de journée, les manifestants des deux côtés se sont dispersés pacifiquement pour la pause traditionnelle de l’après-midi ou ils mâchent du qat. Le qat ou Khat est une espèce d’arbuste ou d’arbrisseau (une sorte de fusain) dont les feuilles sont connues pour leur effet stimulant et euphorisant comparable à celui de l’amphétamine. Ce stimulant léger est largement consommé au Yémen, mais interdit en Arabie Saoudite ou en France, mais pas dans ses colonies.

Ali Abdullah Saleh (gauche), président du Yémen depuis 1990 et Mouammar Kadhafi (droite), président de la Libye en poste depuis 1970

Ali Abdullah Saleh (gauche), président du Yémen depuis 1990 et Mouammar Kadhafi (droite), président de la Libye en poste depuis 1970

« Les gens veulent un changement de régime », scandaient les manifestants antie gouvernement lors de leurs rassemblements près de l’Université de Sanaa, un principal point de ralliement. « Non à la corruption, non à la dictature. »

Le président Ali Abdullah Saleh, lorgnant les troubles qui se répandent dans le monde arabe, a indiqué mercredi qu’il quitterait ses fonctions lorsque son mandat se terminerait en 2013, et a promis que son fils ne prendra pas les rênes du gouvernement.

À la suite de la réunification des deux Yémen, Ali Abdullah Saleh est devenu le président du Yémen unifié en 1990 et a soutenu l’Irak de Saddam Hussein lors de la guerre du Golfe (1990-1991), sans pour autant soutenir l’annexion du Koweït par l’armée irakienne. Il fut parti prenant de la guerre civile au Yémen de 1994 faisant de 7 000 à 8 000 victimes lorsque les autorités du Sud tentèrent de faire sécession, en vain.

Il est le premier président élu du pays en 1999 avec 96 % des voix et est réélu le 22 septembre 2006 avec 77,2 % des suffrages.

M. Saleh, un allié clé de Washington contre Al-Qaïda, cherche à éviter une confrontation avec l’opposition qui risquerait de déclenchant une insurrection semblable de celle en Égypte.

Les enjeux sont élevés pour le Yémen qui est sur le point de devenir un État défaillant. Il doit lutter contre une résurgence d’une aile d’Al-Qaïda, réprimer le séparatisme au sud et cimenter la paix avec les rebelles chiites au Nord.

L’opposition Yémenite a déclaré qu’il voulait des garanties pour assurer que les réformes seraient mises en oeuvre, et a exigé de meilleures conditions de vie pour les Yéménites. Environ 40 pour cent d’entre eux vivent avec moins de 2 dollars par jour tandis qu’un tiers souffrent de faim chronique.

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