En 2002, Molefi Kete Asante, un professeur d'une Université américaine, a inscrit Madame C.J. Walker sur sa liste des 100 plus grands Afro-Américains.

Madame C. J. Walker, première femme Noire millionnaire par ses propres moyens

En 2002, Molefi Kete Asante, un professeur d'une Université américaine, a inscrit Madame C.J. Walker sur sa liste des 100 plus grands Afro-Américains.

En 2002, Molefi Kete Asante, un professeur d’une Université américaine, a inscrit Madame C.J. Walker sur sa liste des 100 plus grands Afro-Américains.

Madame C.J. Walker (Décembre 23, 1867 – 25 mai 1919) était une femme d’affaires afro-américaine, entrepreneure dans le domaine des soins capillaires. Elle a fait sa fortune en développant et commercialisant une gamme de produits de beauté capillaires pour les femmes noires. Elle fonda la compagnie  C.J. Walker Manufacturing Company.

Madame C.J. Walker est née sous le nom de Sarah Breedlove, le 23 décembre 1867 à Delta, en Louisiane, de Owen et Minerva Breedlove.  Née dans une famille de six enfants, Sarah Breedlove avait une sœur, Louvenia et 4 frères: Alexandre, James, Salomon, et Owen Jr. Ses parents étaient esclaves d’un propriétaire d’une ferme, Robert W. Burney. Bien que certaines sources affirment que ses parents sont morts au cours d’une épidémie de fièvre jaune, cette information est inexacte. Sa mère est morte la première, peut-être en raison d’une épidémie de choléra en 1872. Son père se remaria et mourut peu après, quand elle avait sept ans.

Sarah a emménagé avec sa soeur aînée, Louvenia, et son beau-frère, Willie Powell. Elle déclara plus tard qu’elle épousa Moses McWilliams à l’âge précoce de 14 ans pour enfin avoir sa propre maison et échapper aux abus de Powell. Trois ans plus tard, elle donna naissance à sa fille Lelia McWilliams.

Lorsque Sarah eut 20 ans, son mari mourut et elle se retrouva donc veuve. Peu de temps après elle déménagea à St. Louis, où trois de ses frères étaient barbiers.  Elle rejoint l’Église africaine méthodiste épiscopale Saint-Paul, où elle chanta dans le chœur. Là, elle fut fortement influencée par des femmes telles que Jessie Batts Robinson, une enseignante et la femme de l’éditeur d’un journal, Christopher Robinson.

Le 11 août 1894, Sarah épousa un homme du nom de John Davis. Ce mariage a pris fin vers 1903. En janvier 1906, elle épouse un vendeur de journaux, Charles Joseph Walker. Le divorce fut prononcé en 1912.

Comme beaucoup de femmes de son époque, Sarah expérimente une perte de cheveux. À cette époque, la plupart des Américains n’avaient pas la plomberie, ni de chauffage ou mémé de l’électricité, ils se baignaient et se lavaient les cheveux souvent. La résultante fut une détérioration grave de la sante du cuir chevelu chez les femmes noires.

Sarah essaya des remèdes maison et des produits déjà sur le marché pour tenter de guérir sa calvitie jusqu’à ce qu’elle développe finalement son propre shampooing et une pommade contenant du soufre afin de favoriser la pousse des cheveux et assainir son cuir chevelu malade.

Bientôt Sarah, maintenant connue sous le nom Madame C.J. Walker vendait ses produits à travers les États-Unis. Alors que sa fille Lélia dirigeait une entreprise de vente par correspondance à Denver, Madame Walker et son mari voyageaient à travers les états du sud et de l’est des États-Unis. Ils se sont installés à Pittsburgh en 1908 pour y ouvrir le Lélia College afin de former des « professionnels du cheveu.» En 1910, Madame CJ Walker déménage à Indianapolis, en Indiana où elle a établi son siège social et y construit une usine.

Tout au long de sa carrière, Madame C.J. Walker a continué de donner de l'argent à le NAACP, le YMCA et des écoles noires, des organisations, des individus, des orphelinats et des maisons de retraite

Tout au long de sa carrière, Madame C.J. Walker a continué de donner de l’argent à le NAACP, le YMCA et des écoles noires, des organisations, des individus, des orphelinats et des maisons de retraite

Par la suite, Sarah Breedlove commence à donner des conférences à d’autres femmes noires et les aide à construire leur propre entreprise. Elle a également donné des conférences sur les questions noires, conventions parrainées par de puissantes institutions noires de l’époque. Après l’émeute raciale de East St. Louis, elle rejoint les dirigeants de l’association nationale pour l’avancement des gens de couleur (NAACP- National Association for the Advancement of Colored People) dans leurs efforts pour soutenir la législation pour faire en sorte que le lynchage soit un crime fédéral.

En 1918, lors du congrès biennal de l’Association nationale des Colored Woman (NACW), elle a été reconnue pour avoir fait la plus grande contribution pour sauver l’Anacostia, un quartier de Washington (DC), résidence de l’abolitionniste Frederick Douglass.

Frederick Douglass, né Frederic Augustus Washington Bailey vers 1818 et décédé le 20 février 1895 à Washington D.C. (États-Unis) est un homme politique et écrivain américain. Noir et né esclave, il sera l’un des plus célèbres abolitionnistes américains du XIXe siècle. Son ouvrage La vie de Frederick Douglass, esclave américain, écrite par lui-même constitue un classique des témoignages d’esclaves qui connut un retentissement important lors de sa publication en 1845.

Tout au long de sa carrière, Madame C.J. Walker a continué de donner de l’argent à le NACCP, le YMCA et des écoles noires, des organisations, des individus, des orphelinats et des maisons de retraite.

En mai 1918, elle s’installe à Irvington, New York dans la Villa Lewaro, qui a été conçu par Vertner Tandy, le premier architecte Noir diplômé de l’État de New York et membre fondateur de la fraternité Alpha Phi Alpha.

Alpha Phi Alpha (ΑΦΑ) est, aux États-Unis, la première fraternité interuniversitaire à avoir été créée par des Afro-Américains. Fondée le 4 décembre 1906 sur le campus de l’université Cornell à Ithaca, dans l’État de New York, l’organisation utilise pour se représenter des symboles et des icônes empruntées à l’Égypte antique.

Un de ses voisins a été l’industriel John D. Rockefeller. Madame C.J. Walker est décédée à la Villa Lewaro le dimanche 25 mai 1919 des suites de complications de l’hypertension. Elle avait 51 ans.

À sa mort, elle était considérée comme la plus riche femme afro-américaine en Amérique et connue pour être la première millionnaire afro-américaine. Sa fille, A’Lelia Walker, est devenue la présidente de la Société C.J. Walker Manufacturing. Vous pouvez vous procurez les produits pour les cheveux de Madame CJ Walker sur mescheveuxdereve.com. Le site est en francais et anglais.

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