Les grandes stèles - obélisques - aksoumites, marquent selon les archéologues l'emplacement des tombeaux des souverains de ce royaume antique. Ils figurent parmi les plus grands monolithes jamais façonnés par l'homme. Le plus grand d'entre eux mesurait 35 mètres de haut.

Le Royaume d’Aksoum, le premier état africain à avoir ses propres pièces de monnaie

Les grandes stèles - obélisques  - aksoumites, marquent selon les archéologues l'emplacement des tombeaux des souverains de ce royaume antique. Ils figurent parmi les plus grands monolithes jamais façonnés par l'homme. Le plus grand d'entre eux mesurait 35 mètres  de haut.

Les grandes stèles - obélisques - aksoumites, marquent selon les archéologues l'emplacement des tombeaux des souverains de ce royaume antique. Ils figurent parmi les plus grands monolithes jamais façonnés par l'homme. Le plus grand d'entre eux mesurait 35 mètres de haut.

Le Royaume d’Aksoum ou Empire aksoumite était un royaume commercial important dans le nord-est de l’Afrique, qui s’est développé à partir du IVe siècle av. J.-C. pour atteindre son apogée au Ier siècle. Son ancienne capitale, Aksoum, se situait au nord de l’actuelle Éthiopie. Le royaume utilisa le nom « Éthiopie  » dès le IVe siècle. Il est également le lieu présumé où repose l’Arche d’alliance et la maison de la reine de Saba. Aksoum a été également le premier grand empire à se convertir au christianisme.

Aksoum fut longtemps considérée comme ayant été fondée par des sabéens de langue sémitique qui auraient traversé la Mer Rouge en venant d’Arabie du Sud (l’actuel Yémen), mais la plupart des chercheurs s’entendent maintenant pour dire que ce fut un développement autochtone. En effet, il existait l’ancien royaume D’mt (ou Da’amot), avant toute migration sabéenne au IVe et Ve siècles av. J.-C.. En outre, le Guèze, l’ancienne langue sémitique d’Érythrée et d’Éthiopie, est maintenant connu pour ne pas avoir dérivé de la langue de Saba et il y a des signes de présence de langues sémitiques en Éthiopie et en Érythrée au moins 2000 av. J.-C..

Les rois Aksoumites portait le titre officiel de ngś ngśt – Roi des Rois, qui devint plus tard dans la langue Guèze, negusä nägäst ou négus

L’influence du Royaume de Saba semble aujourd’hui avoir été mineure, limitée à quelques localités, et disparaissant après quelques décennies ou un siècle. Pour rajouter à la confusion, dans l’antiquité, il existait en Éthiopie une ville dénommée Saba qui ne semble toutefois pas avoir été une possession du Royaume de Saba.

Situé au nord de l’Éthiopie,Djibouti et de l’Érythrée, Aksoum était profondément impliqué dans le commerce entre l’Inde et la Méditerranée.

Dans le Périple de la mer Érythrée, Aksoum est mentionné au Ier siècle apr. J.-C. comme un important marché pour l’ivoire qui était exporté dans tout le monde antique. Il est précisé qu’à cette période le roi d’Aksoum était Zoscales qui, en plus de régner sur le royaume d’Aksoum, contrôlait également deux ports sur la Mer Rouge : Adulis (près de Massaoua) et Avalites (Obock).

Le royaume d’Aksoum a bénéficié d’une transformation majeure du système de commerce maritime qui reliait l’Empire romain et l’Inde. Ce changement a eu lieu au début de l’Ère commune. L’ancien système commercial reposait sur des voiliers naviguant le long des côtes entre de nombreux ports. La mer Rouge n’était que d’une importance secondaire par rapport au Golfe Persique et aux routes terrestres vers le Levant.

À partir de 100 avant J.-C., une route entre l’Égypte et l’Inde a été établie, en passant par la mer Rouge et en utilisant les vents de la mousson pour traverser la Mer d’Oman directement vers le Sud de l’Inde. En l’an 100 après J.C., le volume du trafic commercial sur cette nouvelle route avait éclipsé les anciennes routes. La demande des Romains pour les marchandises venant d’Inde a augmenté de façon spectaculaire, entraînant un accroissement du nombre de grands navires traversant la mer Rouge de l’Égypte romaine vers la mer d’Oman et l’Inde.

Le royaume d’Aksoum était idéalement situé pour profiter de ce nouveau commerce. Adulis est rapidement devenu le principal port pour l’exportation de marchandises venant d’Afrique, telles que l’ivoire, l’encens, l’or et les animaux exotiques. Afin de fournir de telles marchandises, les rois d’Aksoum ont oeuvré à développer et élargir un réseau commercial à l’intérieur du royaume. Ils durent faire face à un rival qui exploitait le même réseau commercial depuis beaucoup plus longtemps, le Royaume de Koush, qui fournissait l’Égypte en marchandises venant des pays d’Afrique par l’intermédiaire du couloir du Nil. Toutefois, au Ier siècle apr. J.-C., Aksoum a pris le contrôle des territoires Koushites.

Le Périple de la mer Érythréedécrit explicitement comment l’ivoire recueilli sur le territoire Koushite était exporté par le port d’Adulis au lieu de passer par Méroé, la capitale de Koush. Au cours des IIe et IIIe siècles, le royaume d’Aksoum a continué d’étendre son contrôle sur le bassin sur de la mer Rouge. Une caravane à destination de l’Égypte a été créé à l’écart du corridor du Nil. Le Royaume d’Aksoum est ainsi parvenu à devenir le principal fournisseur de produits africains pour l’Empire romain.

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