Malgré les critiques dues aux violations des droits et libertés des Gambiens, Yahya Jammeh bénéficie d'un fort soutien pour avoir présidé à une forte croissance économique, ainsi qu'à la construction de routes, d'écoles et d'hôpitaux

Le président gambien réaffirme détenir le remède du sida

Le président gambien Yahya Jammeh a déclaré que des dizaines de patients atteints du VIH/SIDA dans le petit État ouest-africain ont été guéris en utilisant sa mixture secrète d’herbes bouillies.

M. Jammeh a annoncé pour la première fois qu’il avait trouvé un remède naturel pour soigner le sida en 2007, stimulant un vent de mépris des experts médicaux occidentaux qui affirmaient qu’il donnait de faux espoirs aux malades.

« Qui suis-je pour attendre que tout le monde me gratifie » a déclaré celui qui est au pouvoir de la République de Gambie depuis 1996, dans une émission de la télévision d’État dimanche soir, annonçant que 68 patients avaient été guéris depuis un centre de traitement.

Malgré les critiques dues aux violations des droits et libertés des Gambiens, Yahya Jammeh bénéficie d'un fort soutien pour avoir présidé à une forte croissance économique, ainsi qu'à la construction de routes, d'écoles et d'hôpitaux

Malgré les critiques dues aux violations des droits et libertés des Gambiens, Yahya Jammeh bénéficie d’un fort soutien pour avoir présidé à une forte croissance économique, ainsi qu’à la construction de routes, d’écoles et d’hôpitaux

« De même que le prophète Mahomet a établi l’Islam, j’ai aussi établi de guérir le VIH/sida au point qu’aujourd’hui, 68 personnes sont soulagées de la maladie », a-t-il dit.

De l’autre coté, l’Organisation mondiale de la santé et les Nations Unies ont déclaré que les traitements de M. Jammeh pour le VIH / sida sont alarmants principalement parce que les patients sont tenus de cesser leurs médicaments antirétroviraux, ce qui les rend plus vulnérables à l’infection.

Le président gambien a déclaré que ce dernier groupe est le septième lot de patients guéri du VIH/SIDA par un traitement débuté il y a cinq ans, grâce à l’entremise de son remède à base d’herbes.

[pullquote_right]En 2002, le premier journal francophone de Gambie (L’écho du baobab) voit le jour. Mais, un seul exemplaire sort des presses et plusieurs des journalistes sont emprisonnés par la police secrète gambienne (appelée la NIA)[/pullquote_right]La Gambie est un pays anglophone enclavé par le Sénégal sur la côte ouest de l’Afrique, pays populaire auprès des touristes européens en quête de soleil.

M. Jammeh est arrivé au pouvoir en Gambie dans un coup d’État sans effusion de sang en 1994. L’homme de 47 ans, le deuxième président qu’est connue le pays, est accusé par les militants de violations des droits de l’homme au cours de son règne, et plus récemment attirés les critiques internationales pour l’exécution de neuf détenus condamnés à mort par peloton d’exécution. Bien que la peine de mort restât légale, il n’y avait pas eu d’exécutions en Gambie depuis 1985.

M. Jammeh a déclaré dimanche que son gouvernement allait intégrer pleinement la « médecine naturelle » à tous les hôpitaux du pays, afin de compléter les techniques médicales occidentales.

D’autres dirigeants africains ont attiré les critiques pour avoir glorifié la puissance de remèdes naturels pour lutter contre le sida. L’administration de l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki a été ridiculisée pour avoir nié qu’il existait un lien entre le VIH et le sida tout en prescrivant des traitements tels que la racine de betterave au lieu de médicaments internationalement approuvés.

En 2012, l’Américain Timothy Brown serait le premier cas mondialement reconnu de guérison du VIH. Il aurait été soigné indirectement à la suite d’une greffe de moelle osseuse alors qu’il était atteint d’une leucémie en 2007.

Le taux de VIH en Gambie est relativement faible par rapport à d’autres pays africains, avec 2 pour cent du pays atteint soit environ 1,8 million de personnes infectées, selon les Nations Unies.

Nouvelles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marquées d\un *

Share