Le continent africain dispose désormais d'une seconde femme présidente, Joyce Banda

Le Malawi assigne la seconde femme à la tête d’un État Africain

Le continent africain dispose désormais d'une seconde femme présidente, Joyce Banda

Le continent africain dispose désormais d’une seconde femme présidente, Joyce Banda

Joyce Banda a prêté serment samedi comme nouveau président de la Nation sud africaine du Malawi.

Suite à la mort du président Malawite, Bingu wa Mutharika, décédé le jeudi 5 avril à la suite d’une crise cardiaque à l’âge de 78 ans, Joyce Banda, 62 ans, la vice-présidente du pays, a prêté serment samedi 7 avril 2012 pour devenir la première femme malawite et la deuxième femme présidente d’Afrique, après Ellen Johnson Sirleaf au Libéria.

La transition pacifique du pouvoir fut un grand soulagement au Malawi, où une crise politique semble avoir été évitée après la mort subite du président Bingu wa Mutharika.

Pour de nombreux Malawites qui blâmaient Mutharika pour la crise économique actuelle que connait le pays le plus endetté du monde, c’est aussi un moment de grand espoir pour le changement.

Samedi matin, quand elle était encore vice-présidente, Joyce Banda est apparu lors d’une conférence flanquée de l’armée, la police et de ses collègues au gouvernement.

Au Malawi, selon les médias, elle n’a pas directement répondu à la question à savoir si elle assumerait la présidence, mais elle aurait affirmé, « La constitution est en vigueur. »

En effet, quelques heures plus tard, elle a prêté un serment officiel à l’Assemblée nationale dans la capitale de Lilongwe, malgré les objections de certains ministres du gouvernement.

La Constitution du Malawi stipule que le vice-président prend la succession au cas où le président serait empêché ou décédé.

Immédiatement après la mort de M. Mutharika par arrêt cardiaque, la situation était nébuleuse. On ne savait pas si cela se produirait parce que Mme Banda avait eu une discorde avec le président Mutharika en 2010.

Même si elle est restée officiellement vice-présidente, elle a été expulsée du parti politique par M. Mutharika pour « pratiques contre le parti » en décembre 2010. Elle a ensuite formé son propre parti. Le président Mutharika semblait être en voie de nommer son frère pour la remplacer, mais la cour a bloqué les tentatives de l’ex-président de la démettre en tant que vice-présidente.

Le 8 septembre 2011, le rôle de vice-président a été laissé vacant dans un remaniement ministériel. Cependant, elle était encore légalement la vice-présidente du pays telle que mandatée par la Constitution. Elle a été invitée par Hetherwick Ntaba la porte-parole du DPP, le parti au pouvoir, de démissionner en tant que vice-présidente.

Joyce Banda a ordonné que les drapeaux de la nation soient mis en berne pour la période de deuil de son prédécesseur, mais il y a déjà quelques rapports qui annoncent que certains Malawites célèbrent la mort de Mutharika.

Bingu wa Mutharika, décédé à l’âge de 78 ans, était un ancien fonctionnaire de la Banque mondiale et a été élu au pouvoir en 2004 puis à nouveau en 2009.

Le Malawi, sous la présidence de Mutharika, s’est pourvu d’un puissant système politique et démocratique avec une constitution qui respecte les droits humains, la séparation du pouvoir et la règle de droit.

Le 31 janvier 2010, le président Mutharika a remplacé Muammar al-Gaddafi à la tête de l’Union africaine. Lors de son discours inaugural, il a réitéré que le continent africain n’était pas pauvre, mais que la population africaine l’était et il a aussi appelé à ce que l’Afrique développe l’Afrique.

Dernièrement il a été accusé d’envenimer les relations avec les donateurs importants — en particulier les États-Unis et la Grande-Bretagne — qui ont ensuite retenu des centaines de millions de dollars d’aide si nécessaire.

Joyce Banda est une militante de longue date des droits des femmes et d’éducation au Malawi. Fondatrice et chef de la direction de l’Association nationale des femmes d’affaires du Malawi, elle est lauréate avec le président du Mozambique, Joaquim Chissano, du prix Leadership Afrique 1997. De 2004 à juin 2006, elle est ministre des Femmes et de l’Enfance, puis ministre des Affaires étrangères du 1er juin 2006 au 22 mai 2009.

Elle devrait diriger le pays au moins jusqu’aux élections prévues en 2014. Elle hérite d’une tâche difficile.

Le Malawi est l’un des pays les plus pauvres du monde où la majorité des gens vivent dans une pauvreté abjecte. Le pays est sujet aux catastrophes naturelles — les sécheresses extrêmes et les inondations et fait face à des pénuries de carburant critique et une hausse des prix alimentaires.

Pour gouverner efficacement, Banda aura besoin d’une coopération parmi les membres élus du parti politique de Mutharika, dont elle a été expulsée. Joyce Banda est également la fille d’un musicien populaire. Elle est mariée à un juge en chef à la retraite.

Elle a une sœur qui a été embauchée par la vedette mondiale de la pop Madonna pour gérer une école pour filles au Malawi, mais le projet n’a jamais vu le jour et elle fut congédiée.

Joyce Banda est aujourd’hui la deuxième chef d’État féminine en Afrique. La présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf a quant à elle été élue la première fois en 2006.

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