Le président sud-africain Jacob Zuma (à gauche) et président de la FIFA Sepp Blatter

Démentir les clichés de l’Occident sur l’Afrique

La nation arc-en-ciel en passe de bien organiser son Mondial!

Le président sud-africain Jacob Zuma (à gauche) et président de la FIFA Sepp Blatter

Le président sud-africain Jacob Zuma (à gauche) et président de la FIFA Sepp Blatter

Rarement l’attribution de l’organisation d’un Mondial à un pays ces dernières décennies aura déchaîné une furie médiatique sans nom comme l’Afrique du Sud en a été l’objet depuis 2004. Voici déjà une semaine que la grande fête mondiale du football bat son plein en terre sud-africaine. Sans que l’hydre de l’apocalypse annoncée par plusieurs médias du Nord depuis plusieurs mois ne fasse son apparition sur le sol des Bafana Bafana. Que sont donc devenues les prévisions les plus pessimistes les unes que les autres sur l’Afrique du Sud envoyées au monde ?

« L’affreuse chenille qu’était notre pays il y a quelques années est devenue un ravissant papillon », dixit l’archevêque anglican sud-africain, Desmond Tutu (Prix Nobel de la Paix en 1984), à la faveur du préconcert annonçant l’ouverture du Mondial 2010. Propos justes qui dépeignent l’état d’esprit dans lequel s’est mise l’Afrique du Sud pour organiser le Mondial 2010, le premier sur le sol d’Afrique. Locomotive de l’économie africaine, le pays de Nelson Mandela a vu les choses en grand en organisant, non pas son Mondial, mais celui de tout le continent africain !

La Nation arc-en-ciel n’a pas ainsi hésité à s’inspirer des traditions et valeurs du continent noir pour définir les contours de la mascotte du Mondial 2010, « Zakumi », qui est d’ailleurs symbolisée par un « petit lion »; un animal emblématique de la savane africaine. Il en est de même de « l’hymne officiel » de ce Mondial qui est une reprise du tube « Waka Waka » du célèbre groupe musical camerounais « Zangaléwa ». La chorégraphie exécutée lors de la cérémonie d’ouverture de cette grande compétition sportive ainsi que les morceaux qui l’ont accompagnée (chantés par des artistes de renom de différentes régions d’Afrique) n’ont pas non plus dérogé au panafricanisme. Même la diaspora noire a été conviée à retourner à ses sources par le biais du célèbre R. Kelly à cette occasion. Bref, le pays de N. Mandela est en train d’organiser “un Mondial en Afrique, par l’Afrique et pour le monde” ! N’en déplaise aux habituels détracteurs du continent berceau de l’humanité et à ses fossoyeurs de tous crins. Un parfait pied de nez à tous les Occidentaux qui à longueur de journée jetaient en pâture planétaire le côté négatif du plus riche État d’Afrique sur les plus grands canaux médiatiques du monde qu’ils contrôlent. Un peu comme si parmi les nations industrialisées de la Terre, l’Afrique du Sud était le pire élève.

Zakumi (né le 16 juin 1994 (1994-06-16) (16 ans)) est la mascotte officielle pour la Coupe du monde de football de 2010. Son nom vient de « ZA », l'abréviation internationale pour l'Afrique du Sud, et « kumi », un mot qui signifie « dix » dans diverses langues africaines.

Zakumi (né le 16 juin 1994 (1994-06-16) (16 ans)) est la mascotte officielle pour la Coupe du monde de football de 2010. Son nom vient de « ZA », l'abréviation internationale pour l'Afrique du Sud, et « kumi », un mot qui signifie « dix » dans diverses langues africaines.

« Le taux de criminalité en Afrique du Sud est l’un des plus élevés du monde » ! Cette phrase est l’une des nombreuses mises en garde brandies par les Occidentaux avant le début du Mondial 2010. Depuis l’ouverture de la 19e Coupe du monde, pas une seule agression scandaleuse n’a pris forme en terre sud-africaine ! « L’effectivité des moyens de transport durant le Mondial 2010 est remise en cause par la grève des chauffeurs de taxi à quelques jours de l’entame de la Coupe du monde » ; c’était l’une des dernières infos de la série des « bad news » sur l’Afrique du Sud relayée par les grands médias du Nord. À quelques heures de la cérémonie d’ouverture de ce Mondial, la nation arc-en-ciel a mis en service de nouveaux trains dont les performances ont été saluées par leurs premiers passagers. Cette réussite n’a en aucun cas attiré l’attention des détracteurs de l’Afrique… Une semaine après le lancement du « Mondial africain », aucune défaillance majeure autour des infrastructures abritant cette grande compétition n’a été signalée par les différentes délégations étrangères présentes en terre sud-africaine. Au point que les habituels chercheurs de poux dans les cheveux de dame Afrique en sont venus à réclamer l’interdiction des « vuvuzela » (trompettes de carnaval) qui servent à encourager les footballeurs dans la pure tradition de l’Afrique australe.

C’est dire que les 2.000 milliards de FCFA d’investissements consentis par le contribuable sud-africain pour accueillir la 19e Coupe du monde n’ont pas été vains. D’ailleurs, selon des spécialistes de l’économie du football, le Mondial 2010 devrait rapporter à l’Afrique du Sud près de 9.000 milliards de FCFA. « Yes, you can », lançait Barack Obama au continent noir depuis Accra (au Ghana) en juillet 2009, à la faveur de sa première visite en Afrique subsaharienne dans la peau de chef d’État américain. Comme on le voit, avec un zeste d’abnégation, de la détermination et surtout de la volonté politique, l’Afrique est à même de soulever des montagnes ! Contrairement aux clichés entretenus à son sujet par les ennemis, volontaires ou involontaires, de son développement. Aux autres Africains de dupliquer cette victoire sud-africaine dans d’autres secteurs d’activité. Trois semaines nous séparent encore de la fin de la première Coupe du monde abritée par l’Afrique. Mais les prouesses déjà réalisées par la locomotive économique du continent noir sont déjà prometteuses… Pour envisager l’organisation dans les prochaines décennies en Afrique des Jeux olympiques qui demandent plus d’investissements humains et financiers.

httpv://www.youtube.com/watch?v=4hKWBYvn0Bw

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