Changements climatiques : de l’argent pour le Gabon

Mieux vaut prévenir que guérir.  C’est le dicton qui sous-tend un nouvel accord signé dimanche 22 septembre 2019 entre le Gabon, symbole incontestable de la Françafrique, et la Norvège, qui deviendra ainsi le premier pays africain à recevoir de l’argent pour préserver sa forêt.

L’Initiative forestière en Afrique centrale (CAFI) est une collaboration entre le PNUD, la FAO, la Banque mondiale, six pays d’Afrique centrale et une coalition de donateurs, dont le Royaume de Norvège, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Les six pays centrafricains participants sont le Cameroun, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la Guinée équatoriale, le Gabon et la République du Congo.

Les changements climatiques font continuellement l’actualité tout autour de la planète. On réalise vite qu’il n’y a pas que la forêt amazonienne qui fournit l’oxygène tant précieuse aux humains. L’Afrique offre à la planète bleue des forêts qui s’étendent à l’infini, absorbant, piégeant le dioxyde de carbone (CO2), un gaz à effet de serre, en quantité colossale.   Si la forêt amazonienne est le poumon de la Terre, celles d’Afrique équatoriale en sont le poumon droit.

Cette forêt africaine est elle aussi en danger. Son bois satisfait environ 70 % des besoins énergétiques de ses habitants, un taux nettement supérieur à celui du reste de la planète.

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime que, rien que de 1980 à 1995, la déforestation a représenté plus de 10 % du total de la couverture forestière du continent. Un choc reconnu par cet accord avec le Gabon, qui abrite aussi la moitié de la population totale des éléphants d’Afrique.

Selon l’entente issue de l’Initiative forestière en Afrique centrale (CAFI), une initiative norvégienne datant de septembre 2015, la Norvège versera au Gabon 10 dollars par tonne de carbone non émise, par rapport à la moyenne annuelle du pays d’Afrique centrale entre 2005 et 2014, avec un maximum de 150 millions de dollars (136 millions d’euros)  sur dix ans.

L’annonce intervient dans le cadre du Sommet Action Climat 2019 de l’ONU qui a eu lieu aujourd’hui lundi, le 23 septembre 2019 à New York, auquel le secrétaire général Antonio Guterres a demandé à l’ensemble des pays d’élever leurs objectifs de réduction des gaz à effet de serre.

Né à Manchester au Royaume-Uni, Lee White, le nouveau Ministre gabonais de la Forêt, de la Mer, de l’Environnement, chargé du Plan climat s’est dit heureux de l’entente historique. M. White a été mis au poste de ministre par le Président Ali Bongo il y a quelques mois suite à des saisis inquiétantes de kévazingo, un bois précieux, un bois sacré et vénéré dans la tradition et surtout interdit d’exploitation, au grand dam des Chinois.

Le Gabon est un chef de file en matière de préservation de la forêt pluviale en Afrique centrale, avec la création de treize parcs nationaux depuis l’an 2000.

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